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Full text of "Annales de la Société royale malacologique de Belgique"

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TOME XIX 



(TROISIÈME SERIE, TOME IV) 



ANNEE 1884 



BRUXELLES 

P. WEISSEXBRUCH, IMPRIMEUR DU ROI 

45, RUE OU POINÇON, 45 











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BELGIQUE 



TOME XIX 



(TROISIÈME SÉRIE, TOME IV) 



ANNÉE 1884 



^BRUXELLES 

P. WEISSENBRUCH, IMPRIMEUR DU ROI 

45, RUE DU POINÇON, 45 



CONTRIBUTION 

A L'ÉTUDE DES SABLES PLIOCÈNES DIESTIENS 



PAR 



EIRIsTEST "WAJSr IDB3SI BROECK 



- SEANCE DU 5 AVRIL 1884 - 



En 1882, dans mon Introduction au mémoire de P.-H. Nyst sur la 
Conchyliologie des terrains tertiaires de la Belgique *-, j'ai exposé divers 
faits qui, conformément à ce que j'avais annoncé dans des publications 
antérieures 2 , m'engageaient à rattacher les sables pliocènes à Isocardia 
cor des environs d'Anvers à l'étage ou système diestien, à moins qu'ils 
ne dussent représenter un étage spécial : le casterlien. 

Je faisais remarquer qu'en tout cas ils devaient être définitivement 
séparés des dépôts de l'étage scaldisien, dont ils avaient toujours été 
considérés comme représentant l'assise inférieure. 

La première partie de cette thèse vient d'être reprise incidemment par 
M. R. Storms, qui, dans une note intitulée : Un nouveau gîte fossilifère 

1 Introduction à la Conchyliologie des terrains tertiaires de la Belgique de P.-H. Nyst, 
par E. Van den Broeck. (Ann. du Musée royal d'hist. natur., t. III, 1882.) 

2 Esquisse géologique et paléontologique des dépôts pliocènes des environs d'Anvers, par 
E. Van den Broeck. (Ann. Soc. Malac. de Belgique, t. IX, 1874. 2« partie, 1876-1878.) 

Exposé sommaire des observations et découvertes stratigraphiques et paléontologiques 
faites dans les dépôts marins et -fluvio -marins du Limbour g, pendant les années 1880-1881, 
par E. Van den Broeck. (Ann. Soc. Royale Malac. de Belgique, t. XVI, 1881. Séance du 
3 septembre 1881. ) 

Diestien, Casterlien et Scaldisien. Note sur les dépôts lagunaires pliocènes d'Heyst-op- 
den-Berg et de Beersel et sur leur synchronisme dans la région d'Anvers, par E . Van den 
Broeck. (Ann. Soc. Royale Malac. de Belgique, t XVII, 1882. Séance du 6 mai 1882.) 



8 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

diestien, lue à la séance du 20 janvier dernier de la Société géologique de 
Belgique *, a fait connaître quelques détails sur des fossiles pliocènes 
qu'il a découverts dans les grès ferrugineux du sommet de la colline 
diestienne qui s'étend entre Meerhout et Eynthout. 

Les espèces citées sont : Natica sp. 9 Pleurotoma sp., Isocardia cor, L., 
Pectunculus glycimeris, L., Astarte Omaliusi, Laj., Astarte incerta*! 
Wood, Venus imbricata, J. Sow., Venus ovata, Penn., Lucina borealis, 
L. et Ditrupa subulata, Desh. 

M. Storms laisse entendre qu'on pourra sans doute trouver dans la 
faune diestienne de la colline d'Eynthout, surtout lorsqu'elle sera mieux 
connue, des affinités suffisantes avec la faune des sables à Isocardia cor 
pour confirmer mon opinion sur le synchronisme rappelé plus haut. 

Dans la séance du 17 février dernier de la Société géologique de 
Belgique, M. Cogels a présenté, au nom de M. van Ertborn et au sien, 
quelques brèves observations relatives à la note de M. Storms. 

Sans se prononcer entièrement sur les conclusions de l'auteur au sujet 
de l'âge du dépôt de la colline d'Eynthout, M. Cogels paraît faire cer- 
taines réserves sur le rapprochement indiqué, et il rappelle la faune 
observée dans les sédiments diestiens obtenus par un sondage effec- 
tué à Zeelhem, à 16 kilomètres au sud-est du point indiqué par 
M, Storms. 

L'énumération de ces espèces avait été donnée précédemment par 
MM. Cogels et van Ertborn dans une communication insérée dans le 
procès- verbal de la séance du 8 janvier 1882 de la Société Malacolo- 
gique 2 . Ce dernier travail avait pour but d'attirer l'attention des explo- 
rateurs sur l'intérêt que présente l'étude de la faune diestienne. En con- 
cluant, les auteurs disaient «que les recherches doivent être dirigées dans 
la zone qui s'étend immédiatement au-dessus de la couche de cailloux 
(base de l'étage), jusqu'à deux mètres au-dessus de cette couche ; plus 
haut, ajoutaient-ils, les chances deviennent presque nulles». 

Je vais maintenant reprendre successivement chacun de ces points, en 
y appliquant les nouvelles observations qui seront exposées ci-après. 

Les explorations entreprises pour les travaux de la Carte géologique 
ont fait découvrir, dans la région indiquée par M. Storms, ainsi qu'aux 
environs de Tessenderloo, une demi-douzaine de points fossilifères, tous 
situés vers le sommet des collines de sables et de grès ferrugineux dies- 
tiens qui s'élèvent dans ces localités. 

1 Un nouveau gîte diestien fossilifère, par R. Storms. (Ann. Soc. Géologique de Belgique, 
t. XI, 1884. Séance du 20 janvier 1884.) 

2 Contribution à V étude des terrains tertiaires en Belgique, par P. Cogels et 0. van 
Ertborn. (Ann. Soc. Royale Malac. de Belgique, t. XI, 1882. Séance du 8 janvier 1882.) 



MÉMOIRES 



9 



Un premier gisement est fourni par la petite colline qui s'élève immé- 
diatement à l'ouest de Tessenderloo. M. G. Vincent, chargé des explora- 
tions paléontologiques de la carte, y a trouvé le Ditrupa subulata, Dcsh. 
en grande abondance. Le point fossilifère se trouve vers le sommet de la 
colline, à la cote 40. 

En s'avançant de 5 kilomètres vers le nord-ouest, on arrive à la chaîne 
de hauteurs qui s'étend entre Eynthout et Meerhout,et dont les points 
culminants se trouvent vers l'altitude de 35 à 37 mètres. 

Les talus du chemin creux qui descend au sud de Zittaert montrent des 
grès ferrugineux diestiens, dans lesquels on rencontre une abondance 
extraordinaire de Ditrupa subulata, Desh. A 1,500 mètres au sud-ouest 
du grand carrefour que présente ce chemin, une petite colline s'élève à la 
cote 33, tout contre la route de Veedyck à Nieuwstraat. Les grès ferru- 
gineux du sommet fournissent de bonnes empreintes des espèces sui- 
vantes : 



Chenopus pes-pelecani, L. 


c 


*Astarte sulcala? Da Costa. 


c 


Nassa reticosa, J. Sow. 


c 


Cardita scalaris? Lealhes'Ms. 


ce 


Natica, sp . 


c 


Lunulites, sp. 


ac 


Fusus, sp. 


rr 


Ditrupa subulata, Desh. 


ce 


*Astarte incerta, Wood. 


c 


Fragments de lignite. 


ac 



A 350 mètres plus au nord, dans le bois, un grès ferrugineux diestien 
a fourni une belle empreinte de * Venus casina, L. 

Enfin, un chemin creux descendant obliquement le flanc méridional de 
la colline d'Eynthout, à 1 kilomètre à l'est de cette dernière localité, a 
permis de récolter une abondante moisson de fossiles. Ce point représente 
probablement le gîte exploré par M. Storms. 

Voici, d'après les déterminations soigneusement faites par M. G. Vin- 
cent, la liste des espèces provenant du gisement diestien d'Eynthout : 



Fusus, sp. rr 

Nassa reticosa, J . Sow. ac 

*Nassa labiosa, J . Sow. ar 

Conus Dujardini, Desh . rr 

* Voluta Lambertiil Sow. r 

*Naticamillepwictata,Lmk. ac 

Chenopus pes-pelecani, L . c 

Turritella incrassata, J. Sow. r 

*Trochus turbinoides, Nyst. c 

Calijptrœa Sinensis , L . ac 

Ringicula buccinea, Broc. r 



*Cylichna cylindracea, Penn. ar 

*Teredo Norvegica ? Spengl. rr 

*Cultellus tenuis, Phil. r 

Thracia, sp. rr 

* Venus ovata, Penn . ac 

* Venus imbricata, J. Sow. ac 

* Venus casina, L. ce 
Isocardia cor, L. ac 
Lucina borealis , L . ar 

*Astarte Basteroti, Lajonk. c 
*Astarte Omaliusi ? Lajonk. *. 



1 Détermination douteuse, d'après une mauvaise empreinte rapportée à cette espèce 
par M . Storms. 



c 


Pectenopercularis, L. 


rr 


c 


*Lingula Dumortieri,Ny st. 


rr 


ce 


Lunulites, sp. 


ac 


ce 


Serpula, sp. 


c 


rr 


Ditrupa subulata, Desh . 


ce 


rr 


Balanus, sp. 


r 



40 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

*Astarte iticerta, S. Wood. 
*Astarte sulcata? Da Costa. 

Cardita scalaris, Leathes'Ms. 

Pectunculus glycimeris, L . 
*Yoldia semistriata? Wood. 
*Modiola sericea, Bronn. 
*Pecten grandis ? J. Sow. rr 



Les espèces qui, dans les listes précédentes, sont marquées d'un asté- 
risque *, sont nouvelles pour la faune des sables diestiens. Le gîte 
d'Eynthout offre, à ce point de vue, un grand intérêt; car sur les 
36 espèces qu'il a fournies, 18 formes, soit la moitié, n'ont jamais été 
observées jusqu'ici dans l'étage diestien, sans compter 7 autres formes 
dont la détermination spécifique n'a pu être faite, par suite du mauvais 
état des échantillons. 

Dans quelle mesure est-il possible de préciser le niveau stratigraphique 
occupé par ces sédiments fossilifères dans l'étage diestien ? C'est ce que 
va nous permettre d'élucider la coupe d'un puits artésien creusé au sud 
de Tessenderloo, à un kilomètre précisément au sud-est du point fossili- 
fère de la colline diestienne de Tessenderloo. 

Ce puits, creusé à la cote 43 par M. Peters, de Juprelle, à côté du 
moulin de M. Jacobs, et à 150 mètres à l'est de la route de Diest, a ren- 
contré les cailloux de la base du diestien après avoir traversé, sous une 
mince pelure de terre végétale, dix-neuf mètres de sables et de grès ferru- 
gineux. Il est ensuite resté jusque 41 mètres dans une formation différente, 
paraissant appartenir à l'oligocène. 

Ce renseignement, trouvé dans les nombreuses notes et coupes détail- 
lées que nous a obligeamment remises le sondeur, M. Peters, établit clai- 
rement qu'à un kilomètre au sud- est du point fossilifère de Tessenderloo, 
la base du diestien se trouve à la cote 4- 24. 

On sait que les couches tertiaires d'une grande partie de la plaine belge 
sont affectées d'un plongement vers le nord-ouest et qui, dans le Limbourg 
et dans la province de Liège, représente une pente variant de 4 à 6 mè- 
tres par kilomètre. Ici cette pente ne paraît pas aussi accentuée, du moins 
pour la base des formations tertiaires supérieures. Le pliocène, d'ailleurs, 
recouvre en stratification transgressive les dépôts sous-jacents. Ce qui, entre 
bien d'autres faits, prouve qu'une pente, si peu accentuée qu'elle soit, existe 
néanmoins ici, c'est que si les sédiments diestiens existent encore à la cote 
35 et 37 au sommet de la colline d'Eynthout, ils se trouvent, à 15 kilo- 
mètres plus au nord-ouest, dans la région des collines de Lichtaert et de 
Casterlé, à une altitude tellement basse que le flanc de ces collines 
montre, vers la cote 20 environ, la base de l'étage pliocène supérieur ou 



MÉMOIRES 11 

scaldisien à Fusus contrarius l . Ce fait, qui implique une pente de 
plus de quinze mètres pour 15 kilomètres, nous oblige à admettre une 
inclinaison minimum d'un mètre par kilomètre. 

D'après ceci, la base du diestien serait, dans la colline fossilifère de 
Tessenderloo, à la cote + 23. Les fossiles ayant été observés à la cote 40, 
le niveau en serait situé à au moins 17 mètres au-dessus de la base du 
diestien. 

Si nous passons maintenant à la colline d'Eynthout, située à 7 kilomè- 
tres au nord-ouest du puits artésien précité, et si l'on n'admet que le plon- 
gement minimum des couches à raison d'un mètre par kilomètre, on 
arrive à constater que la base de l'étage diestien se trouve dans cette 
région à la cote + 17. Or, les fossiles s'observent dans les divers gîtes de 
la colline d'Eynthout à la cote 35. Ils se trouveraient donc à 18 mètres au- 
dessus de la base de l'étage. La coïncidence de cette évaluation avec 
celle précédemment obtenue résulte de ce fait que les gisements de 
Tessenderloo et d'Eynthout appartiennent exactement au même niveau 
diestien et que l'appréciation donnée plus haut sur l'allure du plonge- 
mentdes couches est bien justifiée. 

Il est donc établi maintenant que les gisements fossilifères de la colline 
d'Eynthout se trouvent à un niveau très supérieur de la formation dies- 
tienne et bien différent de celui représenté par tous les points fossilifères 
connus jusqu'ici. 

Les conditions de gisement de la faune d'Eynthout permettent de pré- 
ciser plus encore. Tandis que la partie inférieure, non fossilifère, des 
talus et des escarpements diestiens à sommet coquillier, montre l'absence 
complète d'éléments grossiers mélangés aux sables glauconifères, on re- 
marque au contraire, apparaissant vers le haut dans la masse du dépôt, 
des graviers, puis de petits cailloux arrondis ou roulés de quartz blanc et 
de silex un peu altéré. Ces éléments grossiers deviennent très abondants 
à l'extrême sommet des grès ferrugineux qui couronnent les hauteurs, et 
ils sont intimement mélangés avec les fossiles. On en trouve à l'intérieur 
de certaines empreintes, surtout de celles des Lamellibranches, qui 
cependant sont généralement restés bivalves. On a bien affaire ici, comme 
l'a justement fait remarquer M. Storms, à une formation littorale, et ce 
niveau fossilifère graveleux représente un véritable dépôt de plage sous- 
marine d'émersion et, par conséquent, l'extrême sommet de l'étage 
diestien. 

1 Ce fossile caractéristique de l'horizon supérieur pliocène a jusqu'ici été généralement 
désigné dans les divers travaux publiés à la Société Malacologique sous le nom de Trophon 
antiquum. (Voir, au sujet de ce changement de dénomination, nos observations et celles 
de MM. Cogels, Pelseneer et Dollfus, insérées dans le Procès-verbal des séances des 
5 novembre et 3 décembre 1882, et du 7 janvier 1883.) 



12 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

La faune elle-même présente un faciès indiquant nettement la proxi- 
mité des rivages. Il suffit, pour s'en convaincre, de se rappeler la présence 
de formes essentiellement littorales, telles que les Balanes, les Tarets et les 
Serpules, l'abondance du Ditrupa subulata, celle des Lamellibranches en 
général, dont les exemplaires, presque toujours bivalves, sont bien in situ 
et curieusement groupés par colonies de même espèce. 

Il résulte de tout ce qui précède que le diestien contient au moins deux 
niveaux fossilifères bien distincts : l'un, à la base du dépôt, et étant jus- 
qu'ici représenté dans les divers gisements de la région de Louvain et au 
Bolderberg; l'autre, à l'extrême sommet du dépôt, et n'étant jusqu'ici 
connu que par les grès ferrugineux coquilliers des collines de Tessen- 
derloo et d'Eynthout. 

Outre les recherches que MM. Cogels et van Ertborn indiquaient 
comme devant se localiser dans les deux mètres inférieurs de la formation 
diestienne, il conviendrait donc d'en effectuer aussi dans les grès ferrugi- 
neux du sommet des collines ou des coupes montrant l'apparition des élé- 
ments du gravier d'émersion de l'étage diestien. 

Il me reste maintenant à aborder la question du synchronisme avec les 
dépôts pliocènes de la région d'Anvers. 

Il est facile de constater que sur les 29 espèces de mollusques bien 
déterminés des divers gîtes d'Eynthout, il n'en est que 11 qui appartien- 
nent à la faune des sables miocènes d'Anvers (sables à Pànopœa Menardi 
et sables h Pectuncidus pilosus). Vingt et une d'entre elles ont été signalées 
dans la faune des sables pliocènes à Isocardia cor, et vingt-deux se retrou- 
vent dans la faune scaldisienne à Fusus contrarias. 

La faune diestienne d'Eynthout est donc bien pliocène. À première vue 
elle paraît avoir des affinités à peu près égales avec les deux formations 
pliocènes de la région d'Anvers, mais on ne perdra pas de vue que la 
faune des sables à Isocardia cor est loin d'être entièrement connue. Les 
recherches que M. Cogels et moi avons faites dans cet horizon sont loin 
de représenter la somme d'explorations effectuées dans l'horizon supérieur 
à Fusus contrarius par les nombreux paléontologues qui s'en sont occupés 
et qui n'ont généralement pas connu le premier dépôt. 

On remarquera, d'ailleurs, dans le tableau dressé plus loin, que cer- 
taines espèces diestiennes du gîte d'Eynthout, telles que Nassa labiosa et 
Calyptrœa sinensis, non mentionnées pour la faune des sables à Isocardia 
cor, se retrouvent cependant à la fois dans les dépôts miocènes d'Anvers 
et dans les dépôts pliocènes les plus supérieurs. Devant vraisemblablement 
faire partie de la faune des dépôts intermédiaires, elles montrent claire- 
ment que celle-ci est encore incomplètement connue. 



MEMOIRES 13 

La présence, dans le gisement diestien d'Eynthout, de quelques espèces 
caractéristiques, spéciales aux couches à Isocardia cor, ne laisse d'ailleurs 
aucun doute sur les affinités de ces deux faunes pliocènes. Telles sont 
notamment : Trochus turbinoïdes, Ringicula buccinea, Isocardia cor, 
Astarte sulcata et Ditrupa subulata. 

Si Ton constate, d'un autre côté, la présence d'espèces que l'on ne ren- 
contre à Anvers que dans l'horizon supérieur pliocène à Fusus contra- 
rius, telles que JVassa reticosa, Venus imbricata, V. casina, Pectunculus 
glycimeris et Pecten opercularis, cela s'explique par le fait que le niveau 
fossilifère d'Eynthout, représentant l'extrême sommet de l'étage diestien, 
doit nécessairement être l'objet d'une certaine évolution faunique, carac- 
térisée par l'introduction de formes nouvelles, appelées à se développer 
dans la période de sédimentation immédiatement ultérieure, à Fusus con- 
trarius. 

A Anvers, au contraire, les sables à Isocardia cor doivent nécessaire- 
ment représenter la base d'une formation pliocène, dont la partie supérieure 
a été fortement dénudée et affouillée lors de l'invasion des flots de la mer 
scaldisienne hFusus contrarius. C'est ce que démontre d'ailleurs la présence 
de très nombreuses coquilles remaniées de la faune à Isocardia cor dans les 
bancs fossilifères inférieurs des sables à Fusus contrarius. 

Quoi qu'il en soit de la correspondance précise des niveaux, il me paraît 
actuellement difficile de contester encore que les sables pliocènes à Isocar- 
dia cor de la région d'Anvers appartiennent à l'étage pliocène diestien et 
qu'ils doivent être éliminés de l'étage scaldisien, lequel reste exclusive- 
ment constitué par les sables à Fusus contrarius. 

C'est la thèse que j'ai constamment défendue depuis 1874, et que j'ai 
exposée pour la première fois dans mon Esquisse des dépôts pliocènes des 
environs d'Anvers 1 . 

Afin de permettre d'embrasser dans leur ensemble tous les résultats 
réunis jusqu'à ce jour sur l'étude de la faune diestienne, j'ai dressé ci- 
après un tableau synoptique résumant les faits positifs constatés jusqu'ici 
et fournissant en même temps tous les points de comparaison désirables. 

Les conclusions qui se dégageront de ce tableau auront donc une 
valeur et une portée tout autres que si l'on se bornait à l'étude comparative 
et critique de gisements diestiens isolés. D'ailleurs, il est maintenant 
devenu nécessaire de grouper systématiquement les renseignements épars 
sur la faune de l'un des plus intéressants dépôts tertiaires de la Belgique, 
qui aujourd'hui possède déjà, outre quinze formes restant à identifier, 

1 Esquisse géologique et palèontologîque des dépôts pliocènes des environs d'Anvers, par 
E. Van den Broeck. (Ann. Soc, Malac. de Belgique, t. IX, 1874, 2 me partie, 1876-1878, 
p. 83-374. 



44 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGîQUE DE BELGIQUE 

soixante-dix espèces bien déterminées, tandis qu'en 1880 on ne pouvait 
encore guère citer que la Terehratula grandis, brachiopode dont le gise- 
ment a fourni l'objet de longues controverses au sein de la Société 
Malacologique. 

Voici maintenant comment a été établi le tableau ci-dessous : 

J'ai dressé la liste aussi complète que possible de tous les fossiles 
signalés par les explorateurs qui, depuis ces dernières années, ont 
entrepris l'étude de ces dépôts. Je citerai MM. Cogels et van Ertborn, 
Kaeymaekers, Storms, Vincent et moi-même. Par suite des recherches 
exécutées dans ces derniers temps, toutes les espèces citées dans le tableau 
se trouvent dans les collections formées par le Service de la carte, au 
Musée royal d'Histoire naturelle, où elles ont fait l'objet d'études minu- 
tieuses, qui ont permis à M. Vincent de vérifier et parfois de modifier les 
déterminations précédemment fournies par des empreintes moins nettes 
ou moins caractéristiques. 

Chaque fois que le moindre doute s'est encore attaché à la détermina- 
tion d'une espèce, un point d'interrogation, placé en regard du nom spéci- 
fique, l'indique consciencieusement. Enfin, lorsque la détermination est 
restée vraiment difficile ou douteuse, le nom générique seul a été indiqué. 

Grâce à l'obligeance de MM. Raeymaekers et Storms, nous avons été 
mis à même, M. Vincent et moi, de vérifier certains échantillons intéres- 
sants ou rares recueillis par ces collègues. C'est enfin M. Vincent qui a 
déterminé, en 1881, les fossiles du sondage de Zeelhem. 

On voit qu'il serait difficile de s'entourer de plus de garanties pour la 
bonne détermination des éléments du tableau ci-dessous l . 

Certaines espèces de la liste sont imprimées en caractères plus petits 
et leur nom, mis entre parenthèse, est précédé d'un astérisque dans la 
colonne des numéros d'ordre. Ce sont les fossiles incontestablement rema- 
niés, qui ont été recueillis vers la base des sables diestiens de la colline 
du Bolderberg. 

On se souvient que j'ai signalé 2 , dans le gîte pliocène du Bolderberg 

1 Pendant l'impression de ce travail, M. Raeymaekers, qui a entrepris avec un soin tout 
particulier la recherche et l'étude des gisements fossilifères des terrains tertiaires des 
environs de Louvain, a bien voulu me communiquer un grand nombre de renseignements 
supplémentaires sur la distribution des fossiles diestiens recueillis par lui dans divers 
points de la région susdite et comprenant notamment les gisements du Pellenberg, de 
Steenrots et d'Everbergh. Je m'empresse de lui en témoigner toute ma reconnaissance . 

Je viens personnellement de découvrir, pendant l'exécution de mes levés géologiques de 
la feuille de Diest, plusieurs gisements fossilifères dans cette région typique des sables 
diestiens. 11 y aura lieu d'exposer plus tard les résultats des recherches qui seront exécu- 
tées en ces divers points, qui enrichiront sans doute encore la faune diestienne. 

2 Observations nouvelles sur les sables diestiens et sur les dépôts du Bolderberg, par 
E. Van denBroeck. (Ann. Soc. Malac. de Belgique, t. XV. Bulletins. Séance du 6 no- 
vembre 1880.) 



MÉMOIRES 15 

— découvert par moi à peu de distance au-dessus du banc coquillier 
miocène qui se trouve partiellement raviné par le diestien — deux niveaux 
fossilifères diestiens, dont l'un, à la base de la formation, renfermait, 
mélangé avec la faune m situ diestienne, des éléments remaniés, arra- 
chés au banc coquillier miocène sous-jacent. Dans le niveau supérieur, 
situé à environ deux mètres plus haut, la faune diestienne était presque 
entièrement pure. 

Ces espèces remaniées du Bolderberg, bien que trouvées dans le 
diestien, n'appartiennent donc pas à la faune de cet étage, et l'on constate 
d'ailleurs qu'elles sont toutes abondantes dans le niveau coquillier miocène 
sous-jacent du Bolderberg, ainsi que dans les dépôts miocènes d'Anvers, 
tandis qu'elles n'existent dans aucun autre gîte diestien des environs de 
Louvain, d'Eynthout, etc. Au Bolderberg, d'ailleurs, ces espèces de la 
faune miocène se trouvaient généralement localisées dans le niveau infé- 
rieur diestien. 

Ces formes anciennes n'ont pas plus de valeur que le Cassiclaria nodosa, 
Sol., et diverses autres formes éocènes : dents de poissons, etc., rema- 
niées du bruxellien, que M. Rutot et moi avons observées dans le gravier 
base du diestien, dans la coupe du mont César, à Louvain. A ce propos, 
j'ajouterai que ce gisement diestien nous a fourni, en même temps, un 
fragment de maxillaire de Balenoptera?, qui doit incontestablement faire 
partie de la faune diestienne. Je joindrai ce renseignement inédit à ceux 
fournis dans le tableau ci-dessous. 

Ce qui précède montre que le plus grand soin a présidé à la confection 
du tableau, dont je vais maintenant expliquer la disposition. 

La première colonne est réservée aux divers gisements des environs de 
Louvain, les lettres P, E, S, L et C signifiant respectivement : le Pellen- 
berg, Everbergh, Steenrots, Lubbeek et le mont César. 

La deuxième colonne est réservée au Bolderberg. Le gîte fossilifère 
diestien de cette localité — qu'il ne faut pas confondre avec le niveau 
coquillier miocène sous-jacent — se dédoublant par places en deux zones, 
j'emploierai la lettre i pour indiquer la zone inférieure (où se trouvent 
fréquemment des espèces remaniées du substratum coquillier miocène); la 
lettre B signifiera simplement le nom de la localité pour les divers points 
où le niveau fossilifère diestien n'est pas dédoublé, et enfin, la lettre s de 
la deuxième colonne s'appliquera aux espèces recueillies dans la zone 
supérieure, à environ deux mètres au-dessus de la zone i. 

La troisième colonne du tableau est consacrée aux gisements d'Eyn- 
thout et de Tessenderloo, respectivement indiqués par les lettres corres- 
pondantes E et T. 

Enfin, la quatrième colonne fournit .les quelques renseignements men- 
tionnés précédemment au sujet du forage de Zeelhem (Z). 



4 6 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Aucun autre gisement, relatif à la faune des sables de Diest, n'a été 
signalé à ma connaissance l . Aussi les colonnes suivantes du tableau sont- 
elles consacrées aux éléments de comparaison fournis par les dépôts 
miocènes de la région d'Anvers et du Bolderberg, par les dépôts pliocènes 
de la région d'Anvers et du crag anglais, et enfin par la faune des mers 
actuelles. 

C'est la cinquième colonne qui est réservée à la faune miocène. 
La lettre B représente le gisement classique du Bolderberg, tandis que la 
lettre A correspond aux faunes des sables miocènes à Panopœa Menardi 
et à Pectunculus pilosus explorés à Edeghem, au Kiel, à Burght et à l'en- 
ceinte d'Anvers. 

La sixième colonne doit attirer plus particulièrement l'attention. Elle 
correspond à cette partie de la faune pliocène d'Anvers que je rapporte à 
l'étage diestien et qui est bien connue sous le nom de faune des sables à 
Isocardia cor. Les principaux gisements sont : Zwyndrecht, sur la rive 
gaucbe de l'Escaut; les bassins creusés en 1874; les nouvelles cales 
sècbes; Deurne ; etc., sur la rive droite. C'est la lettre I qui désigne cet 
intéressant niveau. La lettre B, qui accompagne ou remplace parfois la 
lettre I dans la sixième colonne, indique la présence des fossiles diestiens 
dans une zone spéciale des environs d'Anvers, restée peu connue, désignée 
sous le nom de sables à bryozoaires et qui bien certainement appartient 
au même étage que les sables à Isocardia cor. 

Suivant l'assimilation que je propose, la faune de Y étage diestien se 
compose donc non seulement des espèces trouvées dans les sables ferrugi- 
neux de Diest et groupées dans le tableau ci-dessous, mais encore de 
toutes celles fournies par les divers gisements des sables à Isocardia cor 
et aussi des sables à bryozoaires ; espèces dont Fénumération sera fournie 
plus loin en annexe, du moins pour ce qui concerne les mollusques. 

La septième colonne du tableau est consacrée aux espèces diestiennes 
qui se retrouvent à Anvers, ainsi que dans la Campine anversoise, dans 
la faune pliocène supérieure, à Fusus contrarius. On sait qu'un phéno- 
mène bien accentué de ravinement et de dénudation sépare ces sables de 
l'horizon caractérisé par Y Isocardia cor. Les sables à Fusus contrarius 
doivent seuls constituer l'étage scaldisien, ainsi que je l'ai déjà fait obser- 
ver à diverses reprises dans mes publications antérieures. 

L'astérisque qui remplace parfois la lettre F dans la septième colonne 
indique les espèces qui paraissent n'exister dans les sables à Fusus con- 
trarius qu'à l'état de fossiles remaniés, dérivés des sables à Isocardia cor. 
Le point d'interrogation qui suit la lettre F indique qu'un doute au moins 
doit être soulevé dans ce sens . 

1 Voir toutefois la note 2 de la page précédente. 



MUMOUŒS 17 

La huitième colonne du tableau est consacrée à la représentation des 
espèces diestiennes dans les deux grands horizons du crag anglais. Les 
lettres C et R correspondent au « Coralline Crag » et au « Red Crag », 
lesquels sont respectivement synchroniques des dépôts pliocènes belges 
des colonnes 6 et 7. 

Des doutes s'attachent parfois à la présence in situ de certaines espèces 
dans le Red Crag, lequel contient une grande abondance de fossiles 
remaniés du Coralline Crag*. Un point d'interrogation accompagnant la 
lettre R est destiné à indiquer cette réserve, et l'astérisque *, qui parfois 
remplace cette lettre, annonce que l'espèce se trouve incontestablement à 
l'état de fossile remanié dans le Red Crag*. 

La neuvième colonne du tableau est fournie par la constatation de 
la persistance des formes pliocènes diestiennes dans les mers actuelles, 
qu'indique la lettre A. 

Le point d'interrogation qui suit ou qui parfois remplace la lettre A 
indique un doute plus ou moins accentué ou bien l'existence d'un désac- 
cord enîre les auteurs, dont certains seulement acceptent l'assimilation de 
la forme fossile ainsi désignée avec des coquilles récentes. 

J'ai extrait une partie de ces renseignements du tableau synoptique 
très détaillé dont j'ai fait suivre mon Introduction de stratigraphie 
paléontologique au mémoire posthume de P. -H. Nyst sur la Conchy- 
liologie des terrains tertiaires de la Belgique, publié en 1882. Je ren- 
verrai aux explications qui précèdent ce tableau et qui fournissent le 
détail des recherches sur lesquelles ces renseignements ont été basés. 
C'est ainsi que les numéros de la dixième et dernière colonne renvoient aux 
numéros d'ordre de la liste générale que j'ai dressée dans le travail précité 
et permettront de se rendre exactement compte des assimilations qui ont 
été proposées relativement à la persistance, dans les mers actuelles, de 
certaines espèces de la faune diestienne. 

Si Ton compare les données du tableau ci-dessous à celles contenues 
dans les diverses listes isolées qui ont paru sur la faune des sables dies- 
tiens, on remarquera certaines petites modifications, des suppressions et 
surtout quelques additions intéressantes pour divers gisements. Cela pro- 
vient de la revision attentive qui a été faite par les soins de M. G. Vincent, 
d'après les échantillons réunis au Musée, revision à la suite de laquelle il 
convient de remplacer les listes éparses publiées jusqu'ici par le tableau 
d'ensemble ci-dessous, le seul dont toute détermination douteuse ou 
erronée ait été aussi complètement écartée que possible. 



18 



SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 



TABLEAU SYNOPTIQUE 

des fossiles recueillis dans les salles ferrugineux diestiens (pliocène infé- 
rieur), montrant les relations de leur faune avec celle des dépôts de la 
région d'Anvers, du Crag anglais et avec la faune des mers actuelles. 



ENUMERATION 

DES 

ESPÈCES. 



SABLES FERRU- 
GINEUX DIESTIENS. 



° Z 

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RÉGION 
D'ANVERS. 



BIOCERE 









PLIOCENE. 



^73 

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Vertébrés . 

Balenoptera ? sp. 
Lamna elegans, Acj. 
Lamna, sp. . 
Otodus, sp. . 
Galeocerdo, sp.. . 

Crustacés . 
Balanus, sp. . . . 

Gastropodes. 

Murex al veolatus, /. Sow . 

— scalariformis?iV"j/s£. 
Ficula intermcdia, Sism. 
(Fusussemiglaber? Beyr.) 

— gracilis, Da Costa. 

Fusus, sp 

Buccinopsis Dalei , J. 

Sow 

Nassa reticosa, J. Sow. 

— labiosa, /. Sow.. 
Cassis saburon, Brug. . 



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N° 35 



N° 28 



(!) Deux empreintes recueillies dans le niveau inférieur diestien du Bolderberg ne peu- 
vent se rapporter à aucune autre espèce que le Fusus semiglàber Beyr. , dont les collections 
du Musée royal d'histoire naturelle contiennent de beaux échantillons, ainsi étiquetés 
par P. -H. Nyst et provenant du Kiel et d'Edeghem. Cette espèce a été citée dans les listes 
miocènes sous le nom de Fusus Beyrichi,Nyst. C'est incontestablement une espèce miocène 
qui, bien que n'ayant pas encore été rencontrée dans le banc coquillier miocène du Bol- 
derberg, doit certainement s'y trouver comme à Edeghem et au Kiel, près d'Anvers. 

( 2 ) Cette espèce se trouve, dans les collections du Musée royal d'histoire naturelle, com- 
prise dans la série miocène du Bolderberg; mais il est aisé de voir, par la nature de la 
roche qui contient cette empreinte, que l'échantillon provient du niveau fossilifère diestien. 

Il en est de même pour quelques autres espèces qui ont ainsi été confondues parmi les 
éléments de la faune miocène du Bolderberg. 

(3) Voir la note ci-dessus. 



MÉMOIRES 



19 







SABLES FERRU- 


RÉGION 








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ÉNUMÉRATION 


GINEUX DIESTIENS. 


D'ANVERS. 


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PLIOCÈNE. 


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(Oliva flammulata, Lmk.) 




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Conus Dujardini, Dés/i. 


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18 


Pleurotoma intorta, Broc. 
























var. plicatilis . 


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N° 42 


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(Pleurotoma turbida, 
























Brand.var. cataphracta) 


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19 


Pleurotoma inermis. 
























Partsch . 


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(Pleurotoma interrupta, 




























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20 


Pleurotoma, sp. 


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21 


VolutaLambertii,/. Sow. 


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N°52 


22 


Natica varians? Duj. 


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23 


— millepunctata,Z,mA;. 


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25 


Chenopuspes-pelecani, L 


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26 


Turritella incrassata, /. 


























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( Turritella incrassata , 
























var. attrita, Nyst.) . 


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(Xenophora Deshayesi ? 




























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27 


Trochus zizyphinus, L. 


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28 


— turbinoides,iV?/s£. 


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No 93 


29 


Calyptraaa sinensis, L. 


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30 


Dentalium costatum, /. 


























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No 4iS 


31 


Ringicula buccinea, Broc. 


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32 


Scaphander lignarius, L. 


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33 


Cylichna cylindracea, 
























Penn. 
Lamellibranches. 


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34 


Teredo norv egica? Spengl. 




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35 


Solen ensis, L. . 


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36 


Cultellus tenuis, Phil. 


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37 


Panopsea Faujasi, Men. 
























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No 259 


38 


Mactra solida? L. . 


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39 


— arcuaia, /. Sow. 


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N°228 


40 


Thracia inflata, Sow. . 


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No 264 


41 


Thracia, sp. ... 


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42 


Semele prismatica, Mon- 


























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13 


Tellina Benedeni, Nyst. 


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N 231 



0) Voir la note 2 de la page 18. 



20 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 







SABLES FERRU- 


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RÉGION 


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ÉNUMÉRATION 


GINEUX DIESTIENS. 


D'ANVERS. 


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PLIOCÈNE. 




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Donax poîita, Poli. 




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45 


Venus ovata, Penn. 


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40 


— imbricata, /. Sow. 


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N°216 




47 


— casina, L. 


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Cytherea chione, L. 


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( — eryçhioides, Bast.) 


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49 


Cyprina islandica, L. 


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50 


Cardium decorticatum, 


























S. Wood. 


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N« 167 




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(Cardium sabturgidum , 






























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Isocardia cor, L. . 


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( — lunulala, Nyst? 


























var. sulcata, Nyst.) 


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52 


Lucina borealis, L. 


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53 


Diplodonta astarlea, Nyst 


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54 


Asiarte Basteroti, Laj. 


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N° 196 




55 


— Omaliusi, Laj. 


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56 


— incerta , S. Wood. 


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57 


— sulcata, Da Costa 


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(Astarde radiata? Nyst et 




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58 


Àstarte eorbuloides, 


























Lajonk . 


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59 


Caidila scalaris , Lea~ 


























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N°2H 




60 


Cardita orbicularis, Lea- 






























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61 


Cardita chamseformis, 


























Leathes' M s . 


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(Arca latesulcata y Nyst.) 


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62 


Pcctunculus glvcimeris, 


























L. . . . \ . . 


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63 


Limopsis aurita, .Broc. . 


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64 


Nucula lœvîgata, J.Sow. 


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65 


Yoldia semistriata, S. 
































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66 


Modiola sericea, Brown. 


. 


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67 


Lima Loscombi, G.-B. 




























PS 


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68 


Pecten grandis? J. Sow. 


. 


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69 


— opercularis, L. . 


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70 


— pusio? L. . . 




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A 







f 1 ) Voir la note 2 de la page 18, 



MÉMOIRES 



2< 



a 



171 
73 



74 
75 



7b 

77 



79 



30 



89 



33 
84 



35 



^NUMERATION 



DES 



ESPECES. 



Pecten ligerinus, Midi. 
Ostrea princeps? Wood. 
Anomia, sp 

Brachiopodes. 

Terebratula grandis, 

Blum . 
Lingula Dumortieri, Nyst. 

Bryozoaires . 

Eschara Segdwickii,i?rf 
Eschara, sp. 
Cupularia denriculata, 

Conrad 
Lunulites, sp. . . 

Ânnêlidcs. 

Serpula, sp. . . , 
Ditrupa subulata , Besh . 

Echinodermes. 
Echinus Nystii, Cott. 

Anthozoaires. 



(CyatÀim firma? Phil.) 
(Flabellum appendicula 

tiim, Brong.) . 
Turbinolia ? sp. 
Balanophyllia, sp. . 



Végétaux. 



Fragments de lignite. 



SABLES FERRU- 
GINEUX DIESTIENS. 



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N° 276 



n SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Sans vouloir tirer du tableau qui précède des conclusions définitives sur 
tous les points, on peut déjà mettre en évidence certains résultats qu'il 
met en lumière. 

On voit que dans l'état actuel d'avancement des recherches — effec- 
tuées sur un nombre très limité de points, eu égard à l'aire immense cou- 
verte par les sables glauconifères diestiens, — la faune de ce dépôt 
comporte quatre-vingt-cinq formes organiques, dont soixante-dix sont bieu 
déterminées. Laissant de côté les bryozoaires et les autres organismes 
inférieurs, nous arrivons au chiffre de soixante-cinq espèces de mollusques 
diestiens déterminés. 

Nous n'avons pas à nous occuper naturellement des quatorze espèces de 
fossiles remaniés, indiquées entre parenthèses, et dont le nom est précédé 
d'un astérisque. La simple inspection des colonnes 5 à 8 démontre en toute 
évidence — par l'absence de ces espèces dans les formations pliocènes de 
la région d'Anvers et du Crag anglais, et parleur présence, au contraire, 
dans les dépôts d'âge miocène — que c'est à juste titre que ces fossiles 
ont été reconnus comme remaniés dans le gisement du Bolderberg, seul 
point où ils aient été observés. 

Il est deux autres espèces, telles que Mitrex scalariformis et G omis Du- 
jardini, qui semblent devoir se ranger dans la même catégorie. Toutefois, 
les gisements d'Everberg et d'Eynthout où ont été trouvées ces espèces, 
s'opposent à cette interprétation, et Ton est bien forcé d'admettre qu'elles 
appartiennent à la faune pliocène diestienne. On remarquera même que la 
dernière espèce est représentée au sommet comme à la base de la formation 
diestienne. 

Des soixante-cinq espèces de mollusques diestiens fournis par les gise- 
ments représentés dans le premier groupe de colonnes du tableau, nous 
en retrouvons vingt-huit faisant positivement partie de la faune miocène 
de nos régions (5 e colonne du tableau); quarante-cinq d'entre elles se 
retrouvent dans les sables pliocènes à Isocardia cor et quarante-huit font 
partie de la faune des sables à Fusus contrarias . (Les gisements douteux, 
où les lettres initiales des diverses colonnes sont remplacées par le signe ?, 
ne font point partie des relevés précédents, non plus que de ceux qui 
suivent.) 

Passant à la comparaison avec le bassin pliocène anglais, on constate 
que sur ces soixante-cinq espèces diestiennes, il en est cinquante-deux 
appartenant à la faune du Coralline Crag, tandis que vingt-neuf seule- 
ment se retrouvent bien m situ dans le Red Crag. Dix-neuf autres 
espèces diestiennes, il est vrai, ont été encore recueillies dans ce dernier 
dépôt, mais avec un doute quant à leur provenance. On sait, en effet, que 
lescouches du Red Crag contiennent une forte proportion de coquilles re- 



MÉMOIRES 23 

maniées du Coralline Crag et qu'il n'est pas toujours facile de les recon- 
naître des fossiles in situ. Enfin, cinq autres espèces diestiennes qui ont 
été recueillies dans le Red Crag (et marquées d'un astérisque dans la 
huitième colonne du tableau) sont manifestement connues comme n'exis- 
tant à ce niveau qu'à l'état de fossiles remaniés, dérivés du Coralline 
Crag. 

De nos soixante-cinq espèces de mollusques diestiens, trente-deux se 
retrouvent positivement dans les mers actuelles et seize autres ont été 
identifiées, surtout par M. Gwyn Jeffreys, à des formes encore vivantes, 
mais une partie seulement de ces identifications est acceptée par d'autres 
paléontologues. Ne pouvant utilement prendre parti dans cette question, 
je me suis borné à indiquer graphiquement le plus ou moins de certitude 
qui paraît s'attacher à chaque identification, dont on trouvera le détail à 
l'aide du numéro d'ordre de la dernière colonne du tableau, laquelle renvoie 
à la liste détaillée que j'ai dressée pour mon introduction à la Conchylio- 
logie des terrains tertiaires de la Belgique, de feu P. -H. Nyst ( 1 ). 

Par suite du nombre relativement restreint d'éléments dont on dispose 
pour l'étude de la faune des sables diestiens, on ne peut accorder grande 
importance aux résultats numériques auxquels donnent lieu les compa- 
raisons fauniques; toutefois, on peut trouver clans les chiffres qui précè- 
dent des éléments d'appréciation suffisants pour se faire une idée des 
relations générales du dépôt. 

On voit que la faune des sables diestiens est nettement pliocène et l'on 
constate même que plus d'espèces diestiennes ont été trouvées dans les 
sables pliocènes supérieurs à Fusus contrâmes, que dans l'horizon sous- 
jacent à celui-ci, caractérisé par Y Isocardia cor. 

On n'oubliera pas, toutefois, l'observation rappelée précédemment sur le 
degré inégal d'avancement des recherches dans ces deux horizons, et l'on 
ne perdra pas de vue que la faune des sables diestiens types embrasse tout 
le développement vertical de l'étage, tandis qu'à Anvers la dénudation 
à laquelle a donné lieu le dépôt du scaldisien,à Fusus contrarius^Q nous 
permet pas de savoir si d'autres niveaux fossilifères, aujourd'hui affouillés 
et entièrement balayés, ne devaient pas compléter la faune des sables à 
Isocardia cor. 

Ce qui est bien certain, c'est que l'on retrouve dans la faune des sables 
grossiers diestiens tout un groupe d'espèces très nettement caractéris- 
tiques de l'horizon pliocène à Isocardia cor et que la plupart de ces 
espèces y sont abondantes et représentées dans des gisements très divers. 
Je citerai notamment : Isocardia cor, Astarte corbuloides \ Semele prisma- 
tica, Astarte sulcata, Limopsis aurita, Modiola sericea, Lima Loscombi, 

( J ) Loc. cit. 



24 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Pecten grandis, Pecten tigerinus, Teredo nortegica, Terébratala grandis, 
Ficidaintermedia, Pleurotoma inermis, TrorfinsturMnoideset Ringiculahuc- 
cinea. A ces espèces, on peut encore ajouter : Natka tartans, ScapM'nder 
lignarius, Yoldia semistriata, Cyprina islandica, Âstarte Omaliusi et 
Venus otata qui, bien que se trouvant à la fois dans les sables à Isocardia 
cor et dans les sables à Fusus contrarias, sont plus constantes et plus 
abondantes dans le premier horizon et en sont par conséquent plus carac- 
téristiques que du second. 

Les grandes affinités de la faune diestienne avec celle du Coralline 
Crag, qui est l'équivalent anglais de nos sables à Isocardia cor, coufirraent 
pleinement l'assimilation de ce dernier horizon aux sables de Diest, assi- 
milation qui, je pense, deviendrait maintenant difficile à contester, du 
moins au point de vue de la réunion des deux dépôts dans un seul et 
même étage diestien. 

Dans des publications antérieures (*), j'avais émis l'idée que les sables à 
Isocardia cor pourraient peut-être représenter une assise supérieure de 
l'étage diestien. Ces vues étaient basées : 

1° Sur le synchronisme, établi par MM. van Ertborn et Cogels et 
accepté par moi, sous sa forme absolue, des sables fins, micacés, non 
fossilifères de la Campine anversoise, avec les sables à Isocardia cor de la 
région d'Anvers ; 2° sur la constatation que j'ai faite du passage insensible 
de ces sables « casterliens » ( 2 ) de la Campine anversoise aux sables gros- 
siers diestiens sous-jacents. 

Ce qu'il convient de mettre en lumière, c'est que si les sables sans 
fossiles ou dépôts « casterliens » de la Campine anversoise appartiennent, 
en effet, comme les sables à Isocardia cor, à Y étage diestien, ils n'occupent 
cependant pas le même niveau stratigraphique que ces derniers. 

Les sables « casterliens» viennent au-dessus de la puissante masse des 
sables grossiers diestiens, tandis que les sables à Isocardia cor de la 
région d'Anvers sont synchroniques de la base et de la partie inférieure 
de cette même masse. On doit considérer les sables graveleux et caillou- 
teux avec dents de poissons, Turbinolia et Cardita senilis, qui sont à la 
base des sables à Isocardia cor, dans la région des bassins d'Anvers, 



{') Diestien, Casterlien et Scaldisien. Note, etc., par E. Van den Broeck. (Annales Soc. 
roy. malac. de Belgique, t. XVIII, 1882. Séance du 6 mai 1882.) 

Introduction au mémoire de P.-H. Nyst, sur la conchyliologie des terrains tertiaires 
de la Belgique, par E. Van den Broeck. (Annales du Musée roy. d'hist. nat. de Belgique, 
t. III, 1882.) 

( 2 ) André Dumont, qui a été sur le point de créer un système spécial pour recevoir les 
sables fins, micacés de la Campine anversoise, a, dans ses notes, désigné à plusieurs 
reprises ceux-ci sous le nom de subies casterliens, du nom de Casterlé, localité où ces 
dépôts sont bien développés. 



MÉMOIRES 25 

comme l'équivalent stratigraphique de la base caillouteuse des sables 
diestiens, abstraction faite du temps qu'il a fallu à la mer pliocène 
diestienne pour étendre successivement ses rivages dans la direction 
du sud. 

Il est certain aussi que le niveau fossilifère diestien du sondage de 
Zeelhem, avec ses dents de poissons, Turbinolia, Cardites,etc, représente 
le même niveau. 

Seuls, les sables fins, micacés et sans fossiles de la Campine anversoise, 
ainsi que la formation polderienne ou lagunaire d'Heyst-op-den-Rerg et 
de Beersel, dont j'ai montré la liaison intime avec les premiers ( J ), forment 
un niveau supérieur à la masse compacte des sables grossiers diestiens; 
et si l'origine lagunaire ou polderienne de toute la masse des sables fins 
de la Campine anversoise pouvait être suffisamment établie, il convien- 
drait de classer ceux-ci dans l'étage diestien comme représentant l'assise 
supérieure ou « Casterlienne » de cette formation. 

Contrairement à ce qu'une portée trop absolue donnée à l'assimilation 
énoncée par MM. van Ertborn et Cogels m'avait fait croire en 1882, cette 
assise supérieure ne pourrait nullement englober les sables à Isocardia 
cor, qui appartiennent incontestablement à l'assise inférieure de l'étage 
diestien, et ne diffèrent des amas sableux grossiers du Pellenberg, du 
Bolderberg* et de toute la région classique diestienne que parce qu'ils 
représentent un faciès moins littoral de la même période sédimentaire. 

Résumant les données qui viennent d'être exposées dans le cours de ce 
travail, on obtient renonciation des points suivants, dont le levé géolo- 
gique détaillé du bassin pliocène diestien fournira, suivant toute appa- 
rence, les preuves stratigraphiques positives : 

1° Les sables grossiers diestiens, les sables à Isocardia cor et sans doute 
ceux à bryozoaires de la région d'Anvers; les sables fins, micacés, sans 
fossiles, de la Campine anversoise et les dépôts lagunaires ou polderiens 
d'Heyst-op-den-Berg et de Beersel appartiennent tous à Y étage pliocène 
diestien ; 

2° L'étage pliocène scaldisien reste uniquement constitué par les sables 
à Fusus contrarias de la région d'Anvers et de la Campine anversoise; 

3* Les sables à Isocardia cor de la région d'Anvers et les sables grave- 
leux avec dents de poissons qui leur servent de substratum, représentent, 
sous l'influence d'une sédimentation moins littorale, la partie inférieure 
et la base caillouteuse des sables grossiers diestiens de la région au sud et 
à l'est d'Anvers. La faune des sables à Isocardia cor appartient donc au 
niveau fossilifère inférieur de l'étage diestien, représenté aux environs de 
Louvain et au Bolderberg ; 

(') Voir la note 1 de la page précédente. 



26 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



4° Les sables fins micacés, sans fossiles, de la Campine anversoise et les 
dépôts argileux lagunaires ou polderiens d'Heyst-op-den-Berg et de 
Beersel représentent, sous l'influence d'une sédimentation moins franche- 
ment marine, la partie supérieure des sables grossiers diestiens de la 
région au sud et à l'est d'Anvers, y compris le niveau graveleux d'immer- 
sion qui les termine. Ces dépôts sans fossiles, qui sont au moins en partie 
de nature lagunaire, correspondent donc aux sédiments fossilifères supé- 
rieurs de l'étage diestien, représentés par les gîtes de Tessenderloo et 
d'Eynthout ou bien sont plus récents encore dans l'étage; 

5° Une assise supérieure devra sans doute être, au moins régionna- 
lement, établie dans l'étage diestien pour recevoir ces dépôts lagunaires et 
les sables fins de la Campine anversoise. 

C'est uniquement à ces dépôts de la Campine anversoise que doit s'ap- 
pliquer le nom de sables de Casterlé,dont les notes de Dumont fournissent 
la première mention. 

ANNEXE. 



Afin de présenter le tableau le plus complet possible de la faune de 
l'étage diestien, je crois utile de donner ci-après l'énumération complète 
de tous les fossiles spécifiquement déterminés encore non cités dans le 
tableau précédent; fossiles qui ont été observés jusqu'ici par M. Cogels 
et par moi dans les sables diestiens à Isocardia cor de la région d'Anvers. 



Cancellaria Lajonkairi, Nyst. 
Terebra inversa, Nyst. 
Cassidaria bicatenata, J. Sow. 
Pleurotoma turricula, Broc. 

— modiola, Jan. 
Clavatula plicifera, S . Wood . 
Cyprcea europœa, Mont. 
Naiica cirriformis, J. Sow. 

— varians ? Duj . 
Chemnitzia elegantissima, Mont. 
Pyramidella plicosa , Bronn . 
Odostomia conoidea, Broc . 
Tarbonilla similis, S. Wood. 
Eulima subulata, Don. 

— intermedia? Cantr. 
Cerithium tuberculare, Mont . 

— granosum, S. Wood. 
Scalaria frondicula, S. Wood. 

— subulata? J . Sow . 

— Hennei, Nyst. 

— clathratula, Adams. 



Fossarus sulcatus, S . Wood var. lineo- 

latus, S. Wood. 
Rissoa proxima, Aider. 

— Stephanisi, Jeffreys. 
Trochus conulus ? L . 

— occidentalis, Migh. et Ad. 
Adeorbis subcarinatus, Mont. 

— striatus, Phil. 
Pileopsis ungaricus, L. 
Dentalium vulgare, Da Costa. 
Tormtella lomatilis, L. 

— subulata, S. Wood. 
Cylicfi7ia umbilicata. Mont. 
Bulla acuminata, Brug. 
Ostrea edulis,L. 

Anomia ephippium, L . 

— striata, Broc. 
Pecten Westendorpi, Nysl. 

— princeps, J. Sow. 

— lineatus, Da Costa. 

— radians, Nyst. 



MÉMOIRES 



27 



Pecten Gerardi, Nyst. 
Lima subauriculata, Mont. 
Pinna pectinata, L. 
Modiola phaselina, Phil. 
Limopsis anomala, d'Eichw. 
Nucula nucleus, L. 
Nucinella ovalis, S. Wood. 
Leda pygmœa, Munst. 
Cardium nodosum, Turton . 
Cryptodon flexuosum, Mont. 
Diplodonta Woodi, Nyst. 
Kellia ambigua, Nyst et West. 

— coarctata, S. Wood. 

— suborbicularis , Mont . 
Montacuta ferruginosa, Mont. 

— bidentata, Mont . 
Lepton depressum , Nyst . 
Cyprinarustica, J. Sow. 
Cz'rce minima, Mont. 



Cucullœa pectunculoides, Scac. 
Astarte obliquata, J. Sow. 

— Burtini, Lajonk. 

— Galeotti, Nyst. 
Woodia digitaria, L. 
Cardita senilis, Lmk . 
^4 rca /acte» , L . 
Cytherearudis, Poli. 
Ar ternis lincta, Pult. 
Lutraria elliptica, Lmk. 
Tellina compressa. Broc. 

— balaustina, L. 
Psammobia ferroensis, Chemn. 
iî/i/a trucata, L . 

— fragilis, Nyst. 
Corbula striata, Walk. et B. 
Neœraobesa, Losen. 
Poromya granulata, Nyst et W. 
Glycimeris angusta, Nyst. 



Parmi les divers organismes marins qui, outre les mollusques ci-dessus 
énumérés, font partie de la faune des sables diestiens à Isocardia cor y on 
peut citer toute une série d'entomostracés, un nombre considérable de 
vertébrés : cétacés, oiseaux et poissons et une centaine d'espèces de bryo- 
zoaires qui, presque tous, se retrouvent dans le Coralline Crag du bassin 
anglais. La plus grande partie de ces divers fossiles provient, il est 
vrai, d'un niveau spécial assez localisé, dont le classement stratigraphique 
n'a encore pu être précisé ; ce sont les sables à bryozoaires qui, eux 
aussi, doivent vraisemblablement se rattacher à l'étage diestien. On trou- 
vera, sur ces couches et sur les divers organismes qu'elles renferment, des 
renseignements détaillés dans mon Esquisse géologique et palèontologique 
des dépôts pliocènes des environs d'Anvers. 

Je crois pouvoir terminer avec ces renseignements l'exposé des données 
réunies jusqu'à ce jour sur la faune des dépôts qui se rattachent à l'étage 
pliocène diestien et, à en juger par les progrès considérables qu'a faits, 
dans ces dernières années, l'étude de cette formation si intéressante, on 
ne tardera sans doute pas à voir se résoudre les dernières difficultés que 
présentent encore certains points secondaires de la stratigraphie des dépôts 
diestiens. 



LE 



TERRAIN QUATERNAIRE D'OSTENDE 



ET LE 



CORBICULA. ^JL^TJTVIÏT^ A.JL>I&, 



PAR 



Gustave F. DOLLFUS 



(Planches 1-2.) 



- SEANCE DU 2 AOUT 1SS4. - 



J'ai déjà eu l'occasion de m'occuper ailleurs ( l ) des couches tertiaires 
rencontrées lors du forage artésien d'Ostende et dont une collection 
d'échantillons soigneusement recueillie m'avait été transmise par les 
soins si obligeants de M. l'ingénieur Leblanc. 

Mais j'avais laissé de côté, dans cette notice, l'étude des couches 
quaternaires et, si j'y reviens aujourd'hui, c'est que l'étude de ces dépôts 
les plus récents attire spécialement l'attention présente des géologues et 
qu'il m'a paru que l'examen des couches rencontrées à Ostende pouvait 
fournir quelques données précieuses sur l'ordre et la nature des phéno- 
mènes quaternaires. 

Au point de vue historique, nous devons mentionner qu'on trouve 
divers renseignements généraux sur le môme sujet publiés déjà par 
MM. Nyst ( 2 J, Dewalque ( 3 ) et Meugy ( 4 ). 

(') 1877. Annales. Soc. géol. du Nord, t. V., p. 22. 

(*) 1859. Nyst. Bulletin. Soc. paléont. d'Anvers, t. I, p. 27-30. 

( 3 ) 1833. Dewalque. Bulletin. Soc. géol. de France, 2 e sér., t. XX, p. 235: 1868. Dewalque. 
Prodrome d'une descript. géol. de la Belgique, p. 243. 

( 4 ) 1852. Meugy, Géologie de la Flandre française, p. 225. 



MÉMOIRES 29 

Voici d'abord la liste pure et simple des couches rencontrées, avec 
leur épaisseur et leur profondeur, telle qu'elle résulte du journal des 
sondeurs et d'une coupe lithographiée publiée par les soins de 
l'administration communale : 

Sondage d'Ostende. 

Épaisseur. Profondeur. 

1. Terre végétale sableuse ln 25 m 25 

2. Sable fin, gris, calcareux ÎHS lnviO 

3. — limoneux, gris-jaune m 50 i m 90 

4. Limon grisâtre m 80 2 m 70 

5. Sable gris, argileux . l m 80 4 n, oO 

6. — pur, à coquilles mannes . . m 60 5 m l0 

7. Tourbe noire i m 35 6 n >45 

8. Argile grise ou bleuâtre ...... 2 m 65 9 m 10 

9. Sable gris bleuâtre mobile . ... . 8 m 50 17 m 60 
10. Argile jaunâtre et grise foncée . . . . 2 m 20 19 m 80 
41. — griae sableuse 2 m 65 22 m 45 

12. Sable gris fluide 3 m 55 26™00 

13. — gros coquillier n, 50 26 m 50 

14. — avec coquilles brisées ..... 4 m 9Q 31 m 40 

15. — avec galets roulés et coquilles . . 2 ,n 00 33 m 40 

16. — gris verdâtre 0'»10 33 m 50 

17. Argile plastique Surface du terrain tertiaire. 

Je ne m'arrêterai pas aux couches n 0> 1 , 2 et 3, qui renferment des 
débris de briques et de plâtras provenant de constructions actuelles. 

La première couche géologique est le n° 4, consistant en un limon 
grisâtre qui paraît un sable de dunes imprégné de limons argileux, sali 
par une submersion postérieure. 

La couche n° 5 est un sable gris un peu argileux, intimement lié et 
semblable au n° 6, qui est seulement moins argileux. J'ai trouvé dans ces 
couches 5 et 6 les coquilles suivantes : 

Cardium edule, L. var. minor; 

Téllina laltica, L. ; 

Mytilus edulis, L. ; 

Cylichna mamillata, Philippi ; 

Hydrohia ulvce, Pennant sp. var. minor. 

Le n° 7 figure une tourbe bien noire, pure, compacte, sans caractère 
particulier. 

N° 8. C'est une argile bleuâtre ou grise, presque pure, imperméable ; 
je n'y ai vu que des débris coquilliers qui paraissent appartenir à la 
Scrobicularia piperata. 

N° 9. Épaisse couche de sable fin, d'un gris bleuâtre avec: Scrobicularia, 
2?iperata, Cardium edule. 



30 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Couches 10 et 11. Ces couches, qu'on aurait pu réunir en une seule et 
qui sont désignées simplement par les expressions : d'argile sableuse grise 
et jaune, sont simplement le Limon- Lehm, la terre à briques du Nord. Il 
ne me semble pas qu'il puisse y avoir de doutes sur cette attribution ; c'est 
une pâte argilo-sableuse, un peu micacée, à grains fins de quartz, enrobés 
dans une argile ferrugineuse; la couleur actuelle des échantillons est 
fauve; mouillés, ils paraissent gris ou jaunes. 

N 08 12, 13, 14 et 15. Ces couches présentent une série de sables de 
grosseur décroissante à mesure qu'on s'élève depuis la base du dépôt. La 
couche supérieure n° 12 est un sable fin mobile, le n° 13 est un sable 
demi-fin, les n os 14 et 15 sont des sables graveleux avec galets. 
L'ensemble constitue une seule formation qui débute par une plage agitée 
pour se terminer par un dépôt calme. La faune du n° 12 est celle déjà 
observée au n° 9, tandis que la faune des n os 13 et 14 est nombreuse, 
distincte et franchement marine. On en trouvera plus loin l'étude. 

Les galets des couches inférieures présentent une bonne série des 
couches solides détruites dans le voisinage; plus loin, j'en donnerai le 
détail. 

J'attribue provisoirement les 10 centimètres de sable fin inférieur n° 16 
au contact de l'argile ypresienne, au sable caillouteux quaternaire qui est 
au-dessus. 

D'après ces données, la coupe supérieure du sondage d'Ostende peut 
être figurée par le graphique suivant : 



MÉMOIRES 



31 



SONDAGE D'OSTENDE. 
Coupe graphique de la région supérieure : 1/200. 



Remblais 



Terre végétale .... 



» avec débris 



W 



\\// \\t 



O 

S 






a 

sa 

a 

•a 



Limon récent. 



Sable marin supérieur. 5-6 

Tourbe 7 

Argile bleue marine (imperméable) ... 8 



Sable gris marin (mobile) 9 



Limon-Lehm . 



40-11 



Sables marins et graviers à la base 
coquilliers (plage quaternaire) . 



12-16 



Tertiaire éocène-ypresien . 






\'-\v: 



W ..' ; - 



I ; ; * 

- - i 1 V- 

- - - ** 















■«?J M 



*' v:". x ' -'^^-v » 







32 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

On remarquera de suite que nous avons à la partie supérieure du son- 
dage le même système de dépôts marins et tourbeux qui se retrouvent au 
nord de la France, à Watten, à Audruicq, à Ardres, et qui forment 
l'extrémité ouest de la plaine maritime décrite par les Belpaire (*) et qui 
s'étend sur les Flandres, la Hollande, le Hanovre et se prolonge en 
Danemark. 

Ces dépôts marins récents qui enserrent le lit de tourbe sont de l'époque 
romaine ; ils ont été étudiés par MM. Debray, Gosselet, Lejeune et par 
moi-même lorsque j'en ai indiqué la faune ( 2 ). 

Leur stratigraphie, leur nature, sont nettement déterminés ; ils compren- 
nent, en suivant la théorie des dépôts périodiques exposée par M.Rutot( 3 ), 
sur laquelle M. VandenBroeck s'est étendu également( 4 ),les phénomènes 
successifs suivants : 

Relèvement. Dépôts modernes. 

Affaissement. Sables marins supérieurs. 

Durée continentale (Phase polderienne). Tourbe. 

Relèvement lent — Argile imperméable. 

. „ . ( Extension des sables marins inférieurs. 

Affaissement. { T -. „.'-,. 

( Inondation. Graviers littoraux n° 9. 

Ce qui est digne d'attention, c'est la présence du Limon-Lehm au-des- 
sous de ces formations récentes. Son existence avait déjà été admise à 
cette place, mais il était fort utile de la constater une fois de plus dans une 
série hors de contestation. 

Cette couche, plus claire au sommet qu'à la base, présente une épais- 
seur de4 m 85 normale dans la région. 

Au-dessous du limon quaternaire, nous trouvons une masse de sables 
coquilliersde 11 mètres et les divers niveaux distingués dans cette épais- 
seur par les sondeurs sont sans importance. 

La faune que voici est partout la même : 

coquilles quaternaires (pleistocene) rencontrees dans le sondage 

d'ostende. 

I. Espèces du littoral belge actuel d'après M. Pelseneer. 
IL Espèces fossiles du pliocène belge d'après M. Mourlon. 

(*) Antoine et Alphonse Belpaire. De la plaine maritime depuis Boulogne jusqu'au Dane- 
mark. Anvers 1855. (Extension de la tourbe, 2 e partie, p. 42 ) 

(■>) 1872. Debray. Mémoires. Soc. des sciences de Lille (ouvrage couronné); 1872. Debray. 
Annales. Soc. géol. du Nord, t. I, p. 19-29-85; 1878 Gosselet. Bulletin. Soc. géol. de 
France, 3° s., t. VI, p. 547; 1872. Dollfus. Annales Soc. géol. du Nord, t. I, p. 10. 

( 3 ) 1883. Rutot. Les phénomènes de la sédimentation marine. (Bulletin. Musée roy de 
Bruxelles, t. II, p. 41.) 

( 4 ) 1883. Ern.Van den Broeck.&wr un mode nouveau de classification et de notation gra- 
phique des dépôts géologiques (Bulletin. Musée roy. d'hist. nat. de Bruxelles, t. II, p. 341.) 



MEMOIRES 






Couche. 


Vivantes. 


Pliocène. 


N» 13. N» H. 


I. 


II. 


4 


V 




4 4 


V 




4 


V 




4 






4 4 






4 4 






4 


M 




4 


M 




4 




P? 


4 


V 




4 


V 




4 






4 4 


V 




4 






4 






4 


M 


P 


4 4 


V 




4 






4 


V 




4 


M 




4 


M 




4 4 


V 




4 


V 




4 4 


V 




4 


V 


P 


4 


V 




4 




P 


4 4 


V 




4 4- 


V 




4 4 






4 4 






.4 4- 


V 


P 


4 






4 






4 4 


V 





33 



Murex erinaceus,L. , 
Nassa reticulala, L. . 
Natica Alderi, Forbes. 
Odostomia unidentata, Mont.(*) 

— rissoides, Hanley ( 2 ) 
Parthenina spiralis, Mont.-sp. 
Turritella communis, Risso 
Cœcum glabrum, Mont. 
Scalaria pulchella, Biv. 
Littorina obtusata, L. . . 
Rissoa parva, Da Costa . 

— inconspicua, Aid. . 
Hydrobia ulvœ, L. (») . . 
Skeneaplanorbis, Fabr.-sp. 

Valvata piscinalis , Mull. ( 4 ) 
Adeorbis subcarinalus, Mont. 
Trochus ciuerarius, L. 

— exasperatus, Pennant 

— magus, L. 
Acmea pellucida, L. . 
Dentalium slriolalum, Simp. 
Tellina baltica, L. 

— fabula, Gron. . 
Scrobicularia piper ata, Gm. 
Maclrasolida,L. . 

— stultorum, L. . 

— subtruncata, Mont. 
Donaxvittatus, Da Costa . 
Venus gallina, L. . . 
Corbicula fluminalis, Mull. 
Goodallia triangularis , Mont. 
Cardium edule, L. . 

— papillosum, Poli. 
Limopsis minutus, Phil. . 
Pecten varius, L. . 



(*) A part le type d'Odostomia unidentata, j'ai rencontré une variété gonflée qu'on pour- 
rait désigner comme : var. ampla, G. Doll, et qui est exactement figurée par Sars, G.-O., 
Mollusca regionis articœ Norwegiœ, 1878, pi. 11, fig. 6. 

( 2 ) L'échantillon de- la couche 13 se rapporte à la variété alba Jeffreys. 

( 3 ) Tous mes échantillons sont gros, solides, et, quand ils sont incomplets, subcarénés à 
la base, comme ceux figurés par Sars pi. 22, fig. 2. 

( 4 ) Valvata piscinalis var. antiqua. Espèce haute, forte, à ombilic extrêmement étroit, 
comme celle figurée par Wood dans le supplément du Crag Mollusca et par Sandberger, 
Conchy. der Vorweldt, qui se trouve dans les graviers anciens de l'Autriche, de la Bour- 
gogne et de l'Angleterre ; une variété presque identique est encore vivante dans les canaux 
du nord de la France. 

( 5 ) Synonyme An' Dentalium a\ssorum de Sars, conforme à la figure de Sars, G.-O, 
pi. 20, fig. 10 (1 exemplaire). 

3 



u 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Couche. 


Vivantes. 


Pliocène 


N». 13 N° 14. 


1. 


II. 


-f + 


V 


P 


+ 4- 


V 


P 


• ~b -f* 


Y 


P 


. . + 






+ + 






. • + 






+'■ + 







Mytilus edulis, L 

Ostrea edulis, L 

Anomia ephippium, L. ... 
Fragments de Mytilus (esp. striée) 

— Nucula (nucleus ?) . 

— Syndosmya (alba ?). 

— Pecfén(pl. sp.). 



La liste des couches 13 et 14, que nous pouvons réunir, tout en remar- 
quant la prépondérance des Gastropodes dans le niveau 13 et celle des 
Lamellibranches dans le niveau 14, renferme 38 espèces déterminées. 
Elles sont toutes connues vivantes dans les mers du nord de l'Europe. 
Un certain nombre d'entre elles n'habitent plus sur les côtes de 
Belgique, si nous nous en rapportons au récent catalogue de M. Pel- 
seneer. 

En éliminant les coquilles trouvées mortes, marquées d'un M, et qui 
peuvent avoir été remaniées sur la plage actuelle provenant du dépôt 
quaternaire inférieur, nous en trouvons 21, soit 55 p. c. seulement, 
recueillies vivantes (V) aujourd'hui. Ceci nous montre que la faune 
actuelle de Belgique est très appauvrie relativement à la faune 
pleistocène. C'est par la présence d'espèces du Nord, et surtout par des 
variétés du nord de l'Europe, que la faune quaternaire se caractérise ; 
elle montre surtout une mer froide, mais vigoureusement peuplée. 

Seulement 8 espèces sont communes avec les sables pliocènes d'Anvers, 
soit 13 p. c, chiffre relativement très faible et qui montre combien la 
faune quaternaire est distincte de la faune tertiaire pliocène ; elle est 
plus différenciée du pliocène que de la mer actuelle. 

Enfin, le manque absolu d'espèces méridionales, la prédominance des 
formes du Nord, confirment dans la pensée que, lors de la période quater- 
naire, le Pas-de-Calais n'était pas ouvert. 

Les débris remaniés, cailloux et fragments des couches 14 et 15, peu- 
vent se diviser en plusieurs groupes : 
1° Silex de la craie demi-roulés. 

2° Cailloux noirs très roulés (Pebbles), provenant originairement de la 
craie, mais roulés et repris par la mer dans les couches de l'éocène infé- 
rieur (ypresien-landenien). 

3° Grès tertiaires (paniselien, bruxellien). 

4° Fossiles divers de l'ypresien supérieur, Cardita, plmicosta, Num- 
mulites planulata, Turritella sp.? 

5° Débris coquilliers ferrugineux roulés (Pliocène), se distinguant à pre- 
mière vue, analogues aux dépôts du Bolderberg et du crag anglais : Ostrea, 
Balanes, Echinocyamus, Bryozoaires : Cellaria fistulo$a y Cellepora sp. ? 



MÉMOIRES 35 

Tous ces débris, qui proviennent de couches existant encore au nord, à 
l'est ou au sud d'Ostende, à une plus ou moins grande distance, formés 
aux dépens des couches crétacées, éocènes inférieures et moyennes, joints 
à la présence de Corbicula fluminalis et Valvata piscinalis, var. anliqua, 
dénotent la présence d'un fleuve d'une certaine importance, se jetant 
anciennement dans la mer au voisinage d'Ostende. 

Ce fleuve, sans analogie avec le petit cours d'eau actuel, devait avoir 
un cours ressemblant à celui de l'Escaut dans sa partie supérieure et 
comme aurait été celui de cette rivière si elle eût continué sa direction 
première du sud-ouest au nord-ouest, au lieu de tourner brusquement 
au nord-est comme elle le fait à Espierres. Elle aurait recueilli alors la 
Lys à son passage à Courtrai, etc. 

Enfin, la présence de débris de fossiles du Crag donne à penser que les 
sables pliocènes se sont étendus au moins jusqu'à Heyst, sans s'éloigner 
davantage au sud-ouest, puisqu'ils n'apparaissent pas en place à Ostende. 

Signalons, enfin, des débris ftElepIias meridionalis et Rhinocéros 
ticliorhinus rejetés parfois sur la plage et cités par M. Dewalque d'après 
des déterminations de M. Van Beneden. 

Pour pouvoir classer avec quelque sécurité les couches que nous venons 
d'étudier du puits d'Ostende, nous devons comparer cette succession avec 
celle des terrains étrangers analogues. 

Dans ce but, j'ai interrogé divers géologues sur le quaternaire marin 
de leurs pays et sur le gîte du Corbicula fluminalis. Diverses réponses 
me sont parvenues que je vais rapidement analyser. 

ANGLETERRE. 

J'ai reçu de M. J.-W. Harmer, de Norwich, qui a si bien étudié le 
terrain tertiaire supérieur de l'est de l'Angleterre avec M. Wood ('), la 
lettre suivante, que je n'ai fait que traduire : 

« Le Cyrena fluminalis se rencontre rarement dans les dépôts pliocènes 
supérieurs du crag supérieur, c'est-à-dire dans le crag rouge marin de 
Suffolk et le crag fluvio-marin de Norwich, dit crag de Norfolk. On le 
trouve aussi quelquefois dans les couches que M. Searles W. Wood et 
moi-même avons nommées couches de la vallée de la Bure et qui appar- 
tiennent à la série glaciaire inférieure. 

Cependant, les dépôts dont cette espèce est la coquille caractéristique 
sont les graviers quaternaires anciens de la Tamise, dont on connaît des 
équivalents dans divers points de l'est de l'Angleterre. 

Or, je crois qu'il est universellement reconnu aujourd'hui, par tous les 

C) 1872. S.-V. Wood, J.-F.-W. Hamer. Outline of the Geology ofthe upper tertiaries of 
east Anglia. (Paleont. Soc. Supp. Crag Mollusca. Univalves I. Introduction.) 



36 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

géologues anglais qui se sont occupés des terrains récents, qu'il y a eu 
deux époques glaciaires ou de froid excessif. La première étant celle 
pendant laquelle la glace a atteint son plus grand développement et qui 
est celle que mon ami Wood nomme période des « grandes glaces » (of 
major glaciation) ; la seconde, ou de plus « faible froid » (min or glaciation), 
étant caractérisée par une bien plus faible extension de la glace et par une 
puissance de dépôts correspondants beaucoup plus faible. Entre ces 
deux périodes de froid, il semble qu'il soit intervenu une période 
pendant laquelle les lits de graviers et de terre à briques se sont 
déposés, et c'est dans ces lits que se rencontre le Cyrena fluminalis avec 
grande abondance, à ce point que M. W. Wood les a nommés : formations 
à Cyrènes. Vous trouverez sur ce sujet des renseignements détaillés 
publiés par M. Wood, dans une notice de novembre 1882, dans le Quarterly 
Journal de la Société géologique de Londres. 

Les principales localités dans lesquelles se rencontrent les lits à Cyrènes 
interglaciaires sont : 

1° Beaucoup d'endroits dans la vallée de la Tamise et dans le comté 
voisin d'Essex; 

2° La basse région souvent marécageuse s'étendant depuis Cambridge 
jusqu'au Wasb, entre le Norfolk et le Lincolnshire. Dans cette région, 
on peut suivre les stations suivantes, se rapprochant de la mer : À Bar- 
mouth, près Cambridge, se montre un dépôt entièrement nuviatile avec 
Hélix arbustorum, Unio littoralis, etc.; à March, à 30 milles plus près 
de la mer, le Cyrena se trouve dans un gravier qui est sans nul doute 
l'équivalent marin des lits de Barmouth en même temps que beaucoup 
d'espèces purement marines; vous en trouverez la liste plus bas. Ces 
espèces ont été déterminées en partie par M. Steertchly, de Y Ordonnance 
Survey, et en partie par moi-même, car j'ai étudié ce sujet avec soin 
pendant bien des années; 

3° Plus au nord enfin, le Cyrena fluminalis se rencontre dans divers v 
dépôts nuviatiles aux environs de l'estuaire de l'Humber, qui sépare le 
Lincolnshire du Yorkshire. 

Deux espèces trouvées associées avec le Cyrena fluminalis, qui sont 
Y Unio littoralis et YHydrobia marginata (Belgrandia), connue à Cam- 
bridge et ailleurs, ne sont plus connues vivantes en Angleterre ; elles ont 
émigré au midi. Deux autres espèces qui ont disparu également des Iles bri- 
tanniques, Y Hélix fruticum etYHelix ruderata, paraissent, au contraire, ! 
s'être éloignées au nord. Je présume que les dépôts des environs de Paris 
dans lesquels vous avez retrouvé les mêmes espèces sont du même âge et, j 
comme ceux de la Somme, corrélatifs avec notre formation à Cyrènes de j 
l'est de l'Angleterre. » 



MÉMOIRES 



37 



FAUNE DES DÉPÔTS DU CAMBRIDGESHÏRE ACCOMPAGNANT LE CORBICULA 

FLUMINALIS. 



GASTROPODES. 

Aporrhais pes-pelecani. 
Buccinum nndatum. 
Dentalium costatum. 
Lacinia crassior. 

— divaricata. 
Littorina littorea. 

— rudis. 
-— obtusata. 

Nassa nitida. 

— reticidata. 
Natica calma. 

— helicoides. 

— Alderi. 
Pleurotoma pyramidalis . 

— ru fa. 

— turricula. 
Purpura lapillus. 

— — var. imbricata, 
Hydrobia nlvœ. 

Scalaria communis. 
Trochus cinerarius. 
Trophon antiquus ( 1 ). 

— clathratus. 

— truncatus. 
Turritélla communis. 

LAMELLIBRANCHES. 

A s tarte borealis. 

— compressa. 

— sulcata. 



Astarte elliptica. 
Cardium edule. 
Corbula gibba. 
Cyprina islandiea. 
Mactra ovalis. 

— solida. 

— — var. elliptica. 
Modiola modiolus. 

Mya arenaria. 

— truncata. 
Mytilus edulis. 
Nucula nucleus. 
Ostrea edulis. 
Pholas dactylus. 
Scrobicularia piper ata. 
Tapes pullastra. 
Tellina baltica . 

— lata. 
Rhynchonella psittacea. 

MAMMIFÈRES. 

Bos longifrons. 

— primigenius. 
Cervus megaceros. 
Elephas antiquus. 

— meridionalis , 
Equus caballus. 
Felis spelœa. 
Hippopotamus major. 
Rhinocéros tichorhinus , 
Sus scrofa. 



Cyclas cornea. 
Cyrena fluminalis. 
Pisidium amnicum. 
Pisidium Hensloxvianum . 
Unio littoralis. 
— lumidus. 
Ancylus fluviatilis. 
Bithinia tenlaculata. 
Carychium minimum . 
Clausilia biplicata. 



MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES : 

Cyclas caly culata ? 



Pisidium pulchellum. 

Unio pictorum. 

Ancylus lacustris. 

Azeca tridens. 
Clausilia rugosa. 



(i) Neptunea antiqua, L. sp. Bulletin Soc. roy. malac. de Belgique, t. XVIII, p 9, 1883. 



38 



SOCIETE ROYALE MALAGOLOG1QUE DE BELGIQUE 



Hélix arbustorum. 

— erïcetorum. 

— nemoralis. 

— pulchella. 

— rotundata. 
Zonites cellarius. 

— nitidus. 

— nitidulus. 
Hydrobia marginata. 
Limnœa auricularia. 

— peregra. 
Planorbis carinatus. 

— complanalus. 

— nitidus. 

— vortex. 
Pupa marginata. 

— pygmœa. 
Succinea putris. 
Valvata cristata. 
Vertigo antivertigo. 
Zua lubrica. 



Hélix concinna. 

— fruticum. 

— pygmœa. 

— rufescens. 

Zonites fulvus. 
— radiatulus. 



Limnœa palustris. 

—■ truncatula. 
Planorbis contortus. 

— glaber. 

— spirorbis. 

Pupa umbilicata. 
— Moulinsiana. 



Valvata piscinalis, var. anliqua. 



KENT. 



Je n'ajouterai que peu de mots aux indications données par M. Harmer, 
n'ayant pas l'intention d'analyser ici incidemment les immenses travaux 
que les géologues anglais ont produits depuis trente ans sur le glaciaire 
et le quaternaire de leur pays; je me contenterai de parler d'un gîte de 
Cyrena flwminalis que j'ai visité à Erith, à quelques lieues à l'est de 
Londres. 

Le gîte d'Erith est situé à une altitude très basse, élevé de quatre à six 
mètres au-dessus delà Tamise et à quelques centaines de mètres au sud de ce 
fleuve, au point où les collines du sud de Londres viennent mourir vers 
Test (Woolwich). 

J'ai trouvé une analogie complète de dépôts entre ce diluvium anglais 
et celui des environs de Paris et de la Somme. Même allure torrentielle, 
même situation relative vis-à-vis des cours d'eau actuels, mêmes détails 
dans les coupes, dans les limons, les altérations, etc. 

La faune est aussi identique. Voici diverses coupes prises à Erith, dans 
la sablière attenant à la briqueterie principale : 



(*) 1872. S.-V.Wood, J.-F.-W. Harmer. Outline of the geology ofthe upper tertiaries of 
east Anglia. (Paleont. Soc. supp. Crag Moll. Univalves T. Introd.); 1877. Searles Wood 
et Harmer. Quart. Journal, février 1877; 1878. Harmer. Transact. oftheNorfolh. (Natur. 
Soc. I, adress. of Président); 1879. Harmer. Transact. of the Norfolk. (Natur. Soc. II, 
adress. of Président.) 



MÉMOIRES 



39 



I. 



7. Terre végétale 

6. Lits de cailloux roulés . . . . 
5. Lehm (terre à briques). . 
A. 4. Sable jaune fin avec coquilles. . 
Ravinement. 
3. Sable gris tertiaire (Thanetien) . 
2. Silex non roulés, amoncelés, verdis 



i m 00 
m 10 
m 80 
l m 00 

4 m 00 
m 25 



1. Craie blanche, visible sur 5-6 mètres. 

II. 

6. Terre végétale _ . m 50 

5. Limon caillouteux. 4 m î>0 

4. Cailloux roulés m 30 

3. Limon argileux, gris, fissuré, sans fossiles .... 2 m 15 
A. 2. Sable grossier, jaune, à grains sub-égaux, coquillier, 

quelques cailloux en bandes ..... . 3 m 50 

4. Sable tertiaire. 

III. 

3. Terre végétale . m 60 

2. Limon pur, fendillé, avec quelques bandes argileuses . 8 m 00 
A. 1 Sable jaune à stratification variée, coquillier, avec galets, 

sur 2 m Û0 

Les couches marquées A m'ont fourni les coquilles suivantes : 



FAUNE QUATERNAIRE D ERITH l 



Planorbis complanatus , L. sp. 

— rotundatus, Poiret (leucos- 

toma, Auct.). 

— spirorbis, L. 
Limnœa peregra, Mùll. 

— - truncatula, MûlL 
Bithinia tentaculata, L. 
Valvata piscinalis Miill. (var. depressa, 
Pfeiff.). 

— piscinalis, Miill. (type). 



Valvata crislata, Mùll. 
Hélix, sp.? (Groupe du rupestris, Drap.) 
Corbicula fluminalis, M. 
Sphœrium comeum, L. sp. 

— canaliculatum, Drap. 
Pisidium amnicum, Miill. 

— obtusale, L. K. 

— Henslowianum, Shepp. 

— caliculatum, Dupuis ? 
Vnio, sp.? 



D'après l'ouvrage de M. Whitaker ( l ), la même sablière a fourni des 
ossements des espèces suivantes : 



Elephas primigenius. 
Rhinocéros tichorhinus. 
Cervus elaphus. 



Bospriscus. 
— longifrons. 
Hippopotamus major. 



( l ) 1864. M. Whitaker. Geol. of parts ofMidd. Heref. etc., page 62. 



40 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

On remarquera la différence d'épaisseur des couches dans nos diverses 
coupes et l'accroissement des limons glaciaires (Lehm), en marchant vers 
l'est, des points des coupes I à III. 

Les cailloux appartiennent aux silex de la craie; quelques-uns sont plus 
noirs, plus ronds que ne sont des galets fluviatiles : ce sont des galets 
marins tertiaires remaniés dans le quaternaire. 

SOMME. 

La position stratigraphique des couches quaternaires des environs 
d'Abbeville où ont été rencontrés les CorMcula Jtuminalis, n'est pas 
douteuse. 

Dès 1860, M. Preswich a pu recueillir lui-même cette coquille en place 
à Menchecourt, dans le gravier du voisinage de la couche d, à côté des 
« sables gras » . 

Plus tard, en 1864, le même auteur a confirmé la position de cette 
Cyrèue dans les couches qui renferment également, vers Ahbeville, des 
coquilles marines de rivage comme : Littorina, Gardium edule, Tellina 
baïtica, ainsi que des coquilles terrestres et fluviatiles Helix^ Bitlù- 
nia, etc. Lyell, dans son livre de l'antiquité de l'homme, a donné de 
nombreux détails sur la même question. M. de Mortillet a donné, en 
1863, une consultation sur les vingt-deux espèces terrestres et fluviatiles 
du quaternaire (') de la vallée de la Somme et a discuté leur valeur ther- 
mique. Il a conclu qu'elles indiquaient un climat humide, mais pour le 
moins égal au climat actuel de la Provence ou de la Toscane. 

L'examen personnel que nous avons pu faire du quaternaire des envi- 
rons d'Amiens, en compagnie deM. d'Ault-Dumesnil, nous le fait identifier 
complètement avec celui de l'Oise et des environs de Paris. 

SEINE-ET-OISE. 

Nous avons reconnu, Tan passé, le Corbicula Jluminalis parmi des 
coquilles du terrain tertiaire remaniées dans le diluvium quaternaire de 
Cergy et qui nous avaient été envoyées à déterminer par M. Ganilh, 
employé des contributions, à Pontoise. 

Le gîte de Cergy est situé à un niveau très bas, près de l'Oise, à 
trois kilomètres et demi au sud de Pontoise, dans une sablière, en face du 
village d'Éragny, dans la partie convexe d'une grande boucle que fait 
l'Oise. Le terrain est planté de petits bois ; l'exploitation du gravier est 
ancienne et étendue. 

Le diluvium repose à Cergy dans les points les plus bas, sur un sable 

(») Bulletin. Soc. géol. de France, t. XX, p. 293. 



MÉMOIRES 41 

fin, roux, un peu argileux, qui a été traversé sur deux à trois mètres par 
un petit sondage pour recherche d'eau; on peut attribuer ce sable au 
niveau supérieur des sables de Cuise; l'altitude est d'environ vingt mètres, 
celle de l'Oise étant moyennement de dix-huit mètres au-dessus du niveau 
de la mer dans les points voisins. 

Ailleurs, dans la région la plus haute de la balastière, le diluvium 
repose sur le calcaire grossier, glauconieux, inférieur. 

Les couches de la balastière sont fort irrégulières et varient d'un point 
à l'autre; cette variabilité des couches donne parfois à Tune une grande 
épaisseur qu'elle donne plus loin à une autre, et cette dernière la perd 
quelques mètres après à l'avantage d'une autre, couche voisine. Il en 
résulte des biseaux, des ravinements, des lentilles qui n'ont pas de valeur 
stratigraphique. Pour qui a étudié, d'ailleurs, le mode d'alluvion des 
cours d'eau torrentiels, le diluvium parisien ne présentera rien que de 
bien connu. Les torrents peuvent changer l'emplacement de leur lit en 
quelques heures, ils transportent et remanient sans cesse les sables et 
cailloux qu'ils roulent; ils ravinent et ils remblayent continuellement des 
masses considérables sur de grandes distances. 

C'est donc à tort qu'on chercherait à voir dans l'épaisseur du dilu- 
vium parisien divers âges caractérisés par des couches diverses séparées 
par des ravinements; il y a, au contraire, unité de dépôt pour la même 
altitude hypsométrique. C'est tout au plus si on peut dire que le dilu- 
vium des bas niveaux est généralement composé de deux masses grave- 
leuses, séparées par des sables fins parfois argileux, dits sables gras, qui 
indiquent une période de calme relatif, et que la masse caillouteuse 
inférieure est la plus puissante, celle qui a les plus gros éléments et est 
la plus torrentielle. 

Voici une coupe de la balastière de Cergy qui donnera une idée de la 
succession et de la nature des couches : 

T.V. Terre végétale i m 10 

7. Limon brunâtre O m ÎO 

6. — caillouteux roux m 30 

5. Lits de sable avec cailloux moyens l m 50 

4. — fin, coquillier m 20 

3. Lits de cailloux et sable grossier l m 00 

2. Gros sable avec gros cailloux ........ m 60 

1. Poudingue de gros cailloux m 20 

Ravinement. 

0. Calcaire grossier inférieur. 

Nous remarquons à la base un poudingue n° 1, dur, de cailloux 
roulés, réunis par un ciment calcaire et agglutinés les uns aux autres; 
cette couche ne diffère du n° 2, le sable grossier avec cailloux, que par 



42 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

la présence irrégulière d'un ciment ; l'épaisseur de ce lit durci est très 
variable, elle peut différer de m 05 à m 40. C'est une modification posté- 
rieure de la base, analogue à la modification rouge du sommet du diluvium, 
mais inverse et symétrique. Ce poudingue est fort développé dans la 
vallée de la Marne, il y est parfois exploité comme pierre de construction, 
à Cbelles, entre autres. On a cru voir à son sommet un ravinement et on 
en a conclu qu'il formait une coucbe distincte, un borizon géologique 
particulier, un diluvium plus ancien. C'est une erreur, le poudingue de 
la base du diluvium est un produit de formation postérieure, continue; il 
se forme à diverses bauteurs de la masse, lorsqu'il y a précipitation dans 
le sous-sol de carbonate de cbaux, par suite de la rencontre d'eaux sou- 
terraines chargées de sels de natures diverses, comme, par exemple, à la 
jonction des eaux d'infiltration supérieures venues des coteaux, mises en 
contact avec les eaux d'infiltration basses du cours de la rivière. Comme 
rien n'est plus irrégulier que la limite supérieure de l'imbibition 
et de la consolidation, on se croit en face d'un ravinement, mais on n'en 
a que l'apparence. Si on étudie de près certaines zones de sables fins, 
certains lits de cailloux, on les voit passer de la partie dure à la partie 
meuble sans interruption. Nous avons ici, à la base du diluvium normal, 
un phénomène analogue à celui qui se passe à son sommet, et qui est 
connu sous le nom de diluvium rouge. Là, il y a aussi apparence de 
ravinement du diluvium normal, mais alors par décalcarisation des cou- 
ches supérieures par la pénétration des eaux atmosphériques, comme l'a 
démontré M. Van den Broeck. 

Vers le milieu du dépôt diluvien, on remarque généralement (couche 
n° 4) un lit de sable fin, légèrement argileux, nommé salle gras; dans ce 
sable, j'ai trouvé quelques rares et fragiles coquilles quaternaires terrestres 
et fluviatiles, que j'ai pu déterminer comme suit : 

FAUNE QUATERNAIRE DE CERGY. 



Ancylus simplcx, Buchoz (fluviatilis, 

Auct.) 
Limnœapalustris, Miill. 

— auricularidy L. 
Planorbis rotundatus, Poiret (leuco- 

toma, Auct.). 



Valvata piscinalis, Miill. 
Paludestrina, sp.? 

Hélix hispida, L. var. raripila, Sandber. 
Corbicula fluminalis, Mùll. 
Sphœrium cometim, h. 



Ce gîte de Cergy ne m'a encore fourni que des ossements indétermi- 
nables de gros animaux ; mais le même terrain , dans le gîte de Valmondois, 
au nord de Pontoise, dans la sablière du chemin de fer du Nord, placée 
identiquement au même niveau, a présenté à M. Lousteau une belle série 
d'ossements dont M. Gaudry a donné la détermination (*). 

(!) 1878. Bulletin. Soc. géol. de France, 3 e aér., t. VI, p. 310. 



MÉMOIRES 43 

Ce sont : 



Elephas primigenius 
Rhinocéros tichorhinus . 
Cervus tarandus. 



Bos primigenius. 
Equus caballus. 



On remarquera que toutes ces déterminations concordent parfaitement 
avec celles des animaux avec lesquels le Cyrena fluminalis a été trouvé 
en Angleterre, en Belgique et ailleurs. 

Les coquilles tertiaires remaniées abondent dans les couches 1, 2, 3 et 5. 

Elles appartiennent aux lignites du Soissonnais (Melania inguinata, 
Cerithium funatum), aux sables de Cuise (Cerithium acutum, Cyrena 
Gravesi), au calcaire grossier (Cerithium lapidum, Nummulites lœvigata) 
et aux sables moyens (Turritella, Ostrea, etc.). 

MARNE. 

Nous n'avons que peu de mots à dire de la découverte du Corbicula 
fluminalis près de Vitry-le-Français ; cette trouvaille fut l'objet d'un 
travail de M. Bourguignat, travail qui était prêt à être distribué lorsque, 
pendant les événements de 1871, il fut anéanti en entier chez son auteur, 
dans un pillage et un incendie dont il fut victime à Paris. Nous savons 
seulement que les coquilles gisaient dans un sable quaternaire occupant 
une poche profonde à un niveau élevé, dans le terrain crétacé. 

côte-d'or. 

M. Tournouër, dans une note substantielle sur les terrains tertiaires et 
quaternaires de la Saône, a trouvé (') le Corbicula fluminalis, var. trigo- 
nula, Wood, avec tout un cortège d'espèces disparues : Paludina burgun- 
dina, Pyrgula Nodotiana, etc., dans des limons et marnes à nodules 
calcaires, sur une grande étendue, à Bligny-sous-Beaune, Pouilly-sur- 
Saône, Auvillars, Pontailler près Auxonne. Il a cru que cette faune, par 
la prédominance de ses formes à température élevée, était plus ancienne 
que la faune à Elephas primigenius : « Sous réserve, on peut considérer 
cette alluvion ancienne de la Côte-d'Or comme correspondant au Forest 
Bed anglais, qui est supérieur au crag pliocène. » 

Postérieurement, M. Tournouër « a été amené à paralléliser les dépôts à 
Paludina burgundina avec ceux à P. bressana du F. Ogerien du pied du 
Jura, et à vieillir l'âge de ces formations. Il les a parallélisées avec les 
dépôts à Mastodon arvernensis et Borsoni, qui, liés aux sables de Trévoux, 
se trouveraient tertiaires comme eux » . Nous n'avons pas à juger ici cette 

( l ) 1866. Tournouër. (Bulletin. Soc. géol. de France, 2e sér,, t. XXII, page 788 et 
figures); 187?. Tournouër. (Bulletin. Soc. géol. de France, 3 e sér., t. V,p. 732.) 



44 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGïQUE DE BELGIQUE 

opinion, que nous n'avons pas vérifiée nous-même; en l'acceptant dans 
les termes où elle est présentée, nous nous trouverions en présence d'un 
CorMcula Jluminalis plus ancien qu'aucun de ceux que nous avons 
examinés jusqu'ici, et nous pourrions considérer la Côte-d'Or comme une 
trace de chemin par où cette coquille est montée du Midi pour se 
répandre dans le Nord à la période géologique consécutive. 

Enfin, n'en ayant eu aucun exemplaire pour comparaison entre les 
mains, nous ne pouvons affirmer qu'il s'agisse positivement de notre type, 
les figures données présentant certaines différences qui peuvent faire 
supposer qu'il s'agit d'une variété particulière ou même d'une espèce 
distincte. 

ALLEMAGNE. 

M. Van Koenen m'écrit : 

« Le Cyrena Jluminalis (ou consohrina?) n'a été trouvé que deux 
fois en Allemagne à ma connaissance : 

1° A Brornberg, dans une position géologique restée inconnue ; 

2° A Teutschenthall, près Halle s/S. (Saxe). Ici, l'espèce a été trouvée 
dans des graviers anciens, avec d'autres coquilles d'eau douce et terrestres : 

Limnœa, Paludina dilumi et des vertébrés : 

jElephas primigennis. 

Rhinocéros ticliorlrinus* 

Cervus, etc. 

Ces couches sont sans aucun doute interglaciaires. » 

ITALIE. 

M. le marquis A. de Gregorio, dont la compétence est connue pour les 
terrains tertiaires de la Sicile, m'écrit : 

« Au sujet du Cyrena Gemmellari, Philippi, le dépôt de l'argile de 
Cefali,prèsde Catane, dans laquelle a été trouvée cette espèce par Philippi, 
est post-pliocène et de la même époque que celui de Ficarazzi dont nous 
connaissons maintenant la faune par le catalogue qu'en a publié M. le 
marquis de Monterosato ( 1 ). 

« J'ai été deux fois à Cefali sans rencontrer cette espèce et je pense 
qu'elle doit être rare; je n'en ai pas fait cependant une étude particulière. » 

Je ferai remarquer que le C. Qemmellari est accompagné en Sicile 
comme souvent ailleurs, d'espèces franchement marines; Philippi qui 
ignorait en 1836 cette particularité, fut ainsi conduit à attribuer par 

(i) Catalogo délie Conchiglia fossili di Monte Pellegrino e Ficarazzi presso Palermo. 
(Bollett. Com. R. Geol. Ital. 1877, n° 1-2); Brugnone. Osservaz. critiche sub catal. del 
marquis di Monterosato, (Bull. Mal. Ital., vol. III, 1877, p. 17.) 



MEMOIRES 45 

erreur d'autres espèces de mollusques accompagnant cette Cyrène à des 
genres fluviatiles, comme son Valvata strïata, qui appartient, au contraire» 
à un genre marin, soit AdeorUs ou C y clos tréma. 

M. de Monterosato a démontré, dans le catalogue dont parle M. de 
Gregorio, que les dépôts de Monte-Pelegrino étaient de l'époque post- 
pliocène- glaciaire . 

Il y a rencontré vingt-sept espèces du nord de l'Atlantique qui ne 
vivent plus aujourd'hui dans la Méditerranée, comme : 



Neptunea antiqua. 
Buccinum undatum. 
Trichotropis boreàlis. 
Trochns cinereus. 
Panopœa norvegica. 



Mya truncata. 
Mactra solida. 
Cyprina islandica. 
Pectunculus glycimeris. 
Dentalium striolatum. 



M. de Monterosato m'écrit également qu'il n'a point connaissance que 
cette espèce ait été trouvée ailleurs en Italie. 

Peut-être est-ce aussi le Cyrena panormitana de Bivona? Mais nous 
n'avons pas pu vérifier cette citation. 

Des formes très voisines ont été récemment trouvées sur le chemin 
d'émigration qu'aurait pu suivre cette espèce dans ses déplacements vers 
l'Orient; ce sont : 

EN GRÈCE. 

1° Le Corbicula liellenica de Tournouër, 1878. (Journal de Oonchyl., 
3 e sér., t. XVIII, p. 81, pi. II, fig. 2.) Cette espèce rapportée de Grèce, 
près de Corinthe, par MM. Gorceix et Fouqué, a été trouvée dans le 
pliocène récent. 

M. Tournouër fait observer à ce propos que les Cyrènes fossiles qui ont 
apparu dans le Purbeck et leWeald se développent dans l'éocène parisien, 
où elles paraissent avoir atteint leur maximum, passent par l'oligocène 
de l'Europe occidentale, puis dans le miocène du Bordelais. Par contre, 
elles paraissent manquer dans le miocène et le pliocène de l'Europe 
centrale et orientale. Actuellement, elles sont développées dans les grands 
fleuves de l'Afrique, de l'Asie méridionale et principalement de l'Amé- 
rique du Nord. 

EN ALGÉRIE. 

2° Le Corbicula saliarica de Fischer, 1872 (Journal de ConcJiyl.,B e sér., 
t. XVIII, p. 81, pi. II, fig. 1), coquille du Saharah oriental recueillie par 
M. L. Say et qui mesure: long-., 12 mm.;larg., 13 mm.; forme très trigone 
et tout à fait comparable à la variété du crag que nous a envoyée 
M, Harmer. 



46 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

C'est probablement à la même espèce qu'il faut rapporter le Cyrena cor 
ou finmmalis rencontré par M. Roche à Temassinin, dans le grand 
désert, lors de la première expédition Flatters (*), dans un diluvium qua- 
ternaire qui occupe une très grande surface. 

EN SIBÉRIE. 

Citons enfin, pour mémoire, que le Oorbicula fluminalis a été recueilli 
dans les graviers de la Sibérie, à Omsk, avec le mammouth, et décrit par 
MM. Schmitt et Martens ( 2 ) d'après des échantillons rapportés par 
M. Semenow. 

Je résumerai comme suit les renseignements fournis par la première 
partie de cette étude : 

I. Un dépôt de graviers torrentiels dits « glaciaires ou inter-glaciaires » , 
ou autrement diluviens, s'est étendu sur toute l'Europe occidentale avec 
une faune et des caractères identiques ; on peut le classer sous le nom de 
quaternaire inférieur ( 3 ). 

IL Les sables inférieurs d'Ostende et les dépôts du Cambridgeshire 
nous fournissent une bonne liste de la faune marine du quaternaire infé- 
rieur, si rare à rencontrer ordinairement, et qui est plus distincte de la 
faune pliocène que de la faune actuelle. Ces dépôts, sous leur faciès 
marin, ont reçu le nom de Pleistocène (Lyell). 

III. Un manteau de limon a recouvert le diluvium; c'est le Lehm, ou 
Loess, qu'on peut classer comme quaternaire supérieur. 

IV. Le quaternaire supérieur, qu'il ne faut pas confondre avec les 
limons remaniés, est recouvert par les dépôts récents avec débris histo- 
riques de l'homme qui constituent la période moderne, c'est l'alluvium, 
par opposition au diluvium. 

V. La faune quaternaire marine belge est plus variée que la faune 
actuelle ; elle indique une mer plus profonde ; elle n'a pas eu de commu- 
nications avec la Manche; ses affinités sont toutes avec les mers froides du 
Nord. Le fond de la mer du Nord paraît occupé par des sédiments qua- 
ternaires très importants. 

VI. La masse des graviers quaternaires inférieurs a occupé dans des 
vallées déjà existantes : dans la Tamise, la Somme, l'Oise, la Seine, la 
Marne, etc., plusieurs niveaux ou terrasses élevés de 30 et 15 mètres 
au plus au-dessus des grandes crues actuelles. 

(') 1884. Documents relatifs à la Mission au sud de l'Algérie.— Rapport Flatters, p. 208 
et 221. Paris, Imp. nat. 

(2) V. v. Martens, 1864. Zeits. d. D. geol. Ges., t. XVI, p. 345-348. 

( 3 ) Il faut considérer comme synonymes l'acheuleen et le chelleen de Mortillet, le post- 
pliocène de Lyell et le saharien de Mayer (1865), que cet auteur fait entrer à tort dans les 
dépôts tertiaires. — Tabl. et terminol. internat. , p. 2, 1884. 



MEMOIRES 47 

Synonymie et historique du Corbicula Jluminalis, Mûller sp. 

Il n'est pas douteux que le genre Cyrena, Lk ( l ) ne doive céder le pas au 
genre Corbicula, Mtihlf. ( 2 ).Le type de Megerle von Mûhlfeld est le même 
que celui de Lamarcket antérieur de sept années; Lamarck paraît n'avoir 
eu aucune connaissance de cette création, et même il donne un nom spéci- 
fique nouveau à son type Cyrena orientalis, sans s'apercevoir que l'espèce 
avait déjà été décrite par Mûller et figurée par Chemnitz. 

Mais l'autorité du maître était si grande, son genre Cyrène si rationnel, 
que les conchyliologues n'ont pas voulu l'abandonner; c'est, croyons- 
nous, Rang, en 1829, qui, tournant la difficulté, adopta le genre 
Cyrène comme grand genre et le genre Corbicula comme sous-genre, 
comme section, le genre de Lamarck devant renfermer les espèces dont 
les dents latérales sont crénelées. Cette opinion fut adoptée par Nyst, 
par Woodward, Deshayes et la plupart des conchyliologues; malheu- 
reusement, elle ne peut guère subsister, car le type de Lamarck a lui- 
même les dents latérales crénelées. 

Dès lors, le nom générique de Corbicula revient de droit au Tellina 
fiuminalis de Mûller, pour lequel Megerle a créé son genre. 

Le genre Cyrène de Lamarck ne peut être conservé que pour des 
espèces à dents latérales lisses et s'applique principalement à des espèces 
que Lamarck n'a pas connues, comme 0. ceylanica, Chemnitz sp. 

Le genre Cyrène, dont M. Temple-Prime a donné récemment un excel- 
lent catalogue, est devenu si nombreux en espèces qu'un démembrement 
est rendu indispensable. 

L'étude des sous-genres : Pseudo-Cyrena, Bourg, 1856 ; Polymesodon, 
Raf., 1820; Miodon, Ditypodon, Loxoptychodon, Donacopsis Sandbg., 
Bgeta, Adams, 1857, etc., nous entraînerait cependant trop loin. Ils sont, 
d'ailleurs, étrangers à notre espèce. On trouvera dans Meeke de très 
intéressants renseignements sur ces sous-genres ( 3 ). 

Le nom spécifique de consobrina (Caillaud) n'est pas meilleur ; il ne 
saurait, en aucune manière, être conservé, pour les motifs suivants : 

Le texte de Caillaud sur notre espèce est presque nul et il la qualifie 
de Corlicula consobrina d'Olivier, entendant par là que c'est Olivier, dans 
son voyage dans l'empire ottoman (1801-1804), qui en aurait fait d'abord 
la découverte et la nomenclature dans sa collection. Nous savons, d'autre 
part, qu'Olivier n'était pas conchyliologue et que ce qui se rapporte à cette 

Q) 1818. Lamarck. Animaux sans vertèbres, l re édition, t. V, p. 551. 

( 2 ) Megerle von Mûhlfeld. Mag. dev. Gesel. Natur. v. Berlin, t. V, f. 1, p. 38, 1811. 

( 3 ) 1876. Meek. Report of invertebrata Fossils of Missouri. United Geol. Survey y t. IX, 
p. 157. 



48 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLGGïQUE DE BELGIQUE 

science dans ses œuvres est dû à Bruguière (1796), qui fut son collabora- 
teur et mourut au cours du voyage. Quoi qu'il en soit de cette, tra- 
dition française de nomenclature, elle ne peut pas non plus entrer en lutte 
avec l'ancienneté de description des auteurs allemands. 

Enfin, le mot de consobrina avait été employé par Ferrussac en 
1818 (Dict. Se. Nat.), pour une espèce de Cyclas toute différente qui 
serait le Cyclas lacustris de Draparnaud, et ce nom ne pouvait être donné 
à nouveau par Caillaud en 1823. Il ne reste donc point de doute sur la 
nomenclature de cette espèce. 

SYNONYMIE. 

Espèce vivante : 

1774/ Tellina fluminalis, 0. F. Mùller, Hist. Verm. tert. fluv., El, p. 205, n° 390. 

— — fluviatilis, — — — ' — n° 392. 
1779. Tellina fluviatilis, Mvll.,Sç7irôtër Fleissen Conchyl., p. 193, pi. IV, fig. 2. 
1782. Venus fluminalis, — Chemnitz, Conchyl. Cabin., t. VI, p. 319, pi. 30, fig. 320. 

— — fluviatilis, — — — — p. 320, pi. 30, fig. 321. 
1790. Tellina fluminalis, Mùll., Gmelin, Syst. Nat., Ëdit. XIII, I, p. 3242, n° 79. 
1806. Cyclas euphratica, Lmk, Ann. du Mus. hist. nat., t. VII, p. 420. 

1818. — fluminalis, Mùll., Blainville, Dict. se. nat., t. XII, p. 280 (Cyanocyclas). 

— Cyrena orientalis, Lmk, Anim. sans vert., I r0 Édit., t. V, p. 552. 

— — fuscata, — — — — 

1823. — consobrina, Olivier in Caillaud, Voyage à Meroê, Egypte; Atlas, pi. LXI, 

fig. 10-44, texte (1827), t. IV, p. 263. 
4824. — fuscata, Lmk, Deshayes, Dict. class. hist. nat., t. V, p. 289. 
1835. — orientalis, Lmk, Édit. Desh., t. VI, p. 273. ) réunies 

— — cor, — — — p. 274. \ par 

— — fuscata, — — — p. 274. ; Deshayes. 

1844. — consobrina, Caill., Potier et Mien., Catalog. duMus. de Douai, t. II, p. 192. 

1845. Cyclas — Caill., Catlow, Conchyl. Nomencl.,n° 29. 

1853. Cyrena fluminalis, Mùll. Bourgr. in Saulcy., Voy. au t. de la mer Morte, liv. 15, 

p. 79. Cat. rais, des Moll. 

1854. — fluviatilis, Mùll., Mousson, Coq. rec, voy. Bellardi, p. 53. 

— — ambigua? Desh., Proceed. Zool. Soc, t. XXII, p. 345. 

1854. Crobicula fluminalis, Mùll., Gray., Cat. British Conchyl. Mus., n° 222. 

4856. Cyrena fluminalis, S. Woodwards, Proceed. Zool. Soc. (8 juillet), t. 24. 

1858. Corbicula fluminalis, W\\\.,H.A. Adams Gênera of récent Mollusca, t. II, p. 447. 

— — — — Desh., Anim. sans vert., Paris, I, p. 489. 

1861. Cyrena crassura, Mousson, Voy. deRolh. en Palestine, p. 64. 

1862. Corbicula cor, Lmk, Chenu., Man. Conchyl, t. II, p. 103, fig. 467 et 469. 
1868. — consobrina, Caill., Woodward, Man. Conchyl. , p. 462, pi. XIX, fig. 21 

et note. 
1870. Cyrena fluminalis, Mùll., Temple-Prime, Catal., esp. genre Cyrena, p. 4 31, n° 39. 
1882. Corbicula fluminalis, var. oxiana, E. von Martens, Uber centralasiatische Mol- 

lusken, Mém. acad, des se. S^Pélersbourg, VII e sér., t. 30. 



MÉMOIRES 49 

L'extension géographique de la faune vivante est déjà considérable ; 
cette espèce se trouve principalement dans le Nil, puis dans l'Euphrate, 
d'où elle a été rapportée par Niebuhr; elle se rencontre dans les cours d'eau 
du Liban, trouvée par Bellardi, dans ceux de la Géorgie et de la Perse, 
où elle a été recueillie par Eichwald, et l'on a dit aussi qu elle existait dans 
les fleuves de l'Inde; mais d'après Stoliczka, les Cyrènes de l'Inde auraient 
un léger sinus palléal et seraient différentes (Tryon). 

Espèce fossile : 

1834. Cyrena trigonula, S. Wood, Mag. nat. hist., t. Vil, p. 275, fig. 45. 
1836. — Gemmellari, Philippi, Enum. Moll. Siciliœ,!, p. 39, pi. IV, fig. 3. 
18c8. — Duchastellii, Nyst, Bull. Acad. des se. de Belgique, V, p. i 13, pi. I, fig. 1, 4. 
1841. — trigonula, Wood., Lyell., Éléments de Géologie, I, p. 61, fig. 26, 
1844. — Gemmellari, Philippi, Enum. Moll. Siciliœ, II, p. 3! . 
1848. — — Philippi, Bronn., Index paleont., I, p. 390. 

1850. — consobrina, Caill., Wood, Crag. Moll., II, p. 104, pi. XI, fig. 15, a,b, c. 
1858. — fluminalis, Mùll., Nyst, Bull. Soc.paléont. Anvers, vol. I. 
1860. — consobrina, Caill., Prestwich, Occur. of ' flint Impl. North France. Philo- 

soph. Transac, 11, p. 277-286. 

1862. — — Caill., Melleville, Bull. Soa. géol. de France, 2° série, t. XIX, 

p. 431. 

1863. — fluviatilis, Mùll., Mortillet, Bull. Soc. géol. de France, 2 e série, t. XX, 

p. 293. 

1864. — fluminalis, Miill., Prestwich, On the Geolog. position of flint Impl. Philos 

Transact., II, p. 247-282. 

— : . — — 0. F. Miill., Lyell. , Antiquité de l'homme, trad. Chap., fig. 17, 

p. 128,132, 148, 161, etc. 

— — (Corbioula) fluminalis, Miill., E. v. Martens, Zeits. d. D. Geol. Ges., I. XVI, 

p. 345-348. 

1865. — consobrina, C. Huxley and Etheridge, Catal. coll. foss.Mus. Geol. (Pliocène 

super.), p. 377, n 08 9-12. 

1866. — fluminalis, Mail,, Tournouër, Bull. Soc. géol. de France, t. XXIII, p. 788. 

1871. — consobrina, Caill., Prestwich, Quart. Journ. Geol., t. XXVII, p. 452. 

1872. — fluminalis, Mùll., Wood et Harmer, Crag. Moll. supp. Int., p. 27. 

1874. Corbicula fluminalis, Miill., S. Wood, Supp. Crag. Moll., t. II, part. III, p. 119. 

— Cyrena consobrina, Caill., Prestwich, trad. Mourlon, Struct. of Crag., p. 139. 

1875. — fluminalis, Miill., Sandbg. Land-u.-Suswasser. Conchyl., p. 735, pi. 33. 

fig. 2. 
1877. — — Tournouër, Bull. Soc. géol. de France, 3 e série, t. V, p. 732. 

DESCRIPTION 

Le test vivant du Corbicula fluminalis est extérieurement couvert 
d'un épidémie mince d'un brun olive plus ou moins foncé, plus clair dans 
la région palléale ; intérieurement, le test est violet ou bleuâtre principa- 



50 SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

lement vers les bords et blanchâtre dans d autres parties. La forme géné- 
rale un peu inéquilatérale varie entre la forme arrondie et ovale et la 
forme trigone; la surface est ornée de stries ou côtes concentriques plus 
ou moins serrées et saillantes. Les crochets, souvent corrodés et blanchis, 
sont saillants; ils sont armés intérieurement de trois dents cardinales 
moyennes subégales triangulaires et de deux dents latérales longues 
symétriquement placées. 

Un ligament saillant externe repose sur une des dents cardinales, la 
plus grande et la plus forte, qui est obliquement couchée. La dent cardi- 
nale centrale est presque droite. Les dents latérales sont ornées de fines 
crénelures qui s'emboîtent à l'intérieur dans des fossettes correspondantes. 

Le sinus palléal est simple; les empreintes musculaires, arrondies et 
nettes; le bord palléal, simple et tranchant; le côté du ligament est le côté 
postérieur de la coquille, il est aussi caractérisé par un corselet peu appa- 
rent et par des lamelles d'ornementation plus fortes, plus irrégulières, 
plus nombreuses et comme foliacées. 

Les bonnes figures de l'espèce vivante ne sont pas nombreuses ; sans 
parler de celle de Schrôter, qui est tout à fait mauvaise, les figures de 
Chemnitz sont médiocres; la figure 321, qui est le vrai Cyrena fuscata 
Lmk., a des stries ornementales moyennes; la figure 320 est couverte de 
stries-côtes fines et, bien qu'indiquée comme de l'Euphrate, est plus 
éloignée du type. 

11 faut exclure les figures 322 et 323 du même auteur, représentant une 
espèce à stries moyennes Cyrena fluminea de la Chine, espèce violacée au 
centre, voisine du fluminalis, mais distincte. 

Les figures de Caillaud sont faites par un dessinateur peu habitué à 
représenter les animaux ; elles sont sans précision de caractères, de grande 
taille et de formes irrégulières ; le texte est d'ailleurs absolument nul et 
sans description scientifique. Les figures de Deshayes, dans l'Encyclo- 
pédie méthodique, Vers, II, pi. 301, fig. 3, sont copiées de Chemnitz. 

Il reste les figures de Chenu, qui représentent la variété cor de Lamarck, 

L 19 
qui est ob-ronde-trigone ; elle a : — = ~ ; celle de Woodward, qui est assez 

bonne : - => — , un peu trop transverse et à crochets trop pointus. — 

Le polymorphisme du Corbicula fluminalis est très grand. 

Les exemplaires nombreux, très frais, qui nous ont été rapportés du 
canal d'eau douce de Suez par M. A. Bofil, de Barcelone, bien que 
typiques, présentent cependant des différences de formes que nous pou- 
vons classer comme suit, d'après leurs mesures : 

La largeur ou diamètre antéro-postérieur, dit aussi transversal, étant 



'MEMOIRES 54 

indiquée par la lettre L, et la hauteur ou distance des crochets au bord 
palléal, indiquée par H. Les dimensions sont données en millimètres. 

Variété trigonula : - = ^ ; 

L 27 
Variété subrotunda :- == ~ ; 

n la 

Variété major:— = — . 

On compte cinquante côtes concentriques très régulières, demi-serrée3 
dans le jeune âge, souvent effacées par la carie au sommet, foliacées et 
irrégulières au bord palléal. 

D'autres échantillons provenant du Caire par la Société Linnsea sont 

L 14 

petits, ils mesurent : ^ = -^-. Us constituent une variété amnicoides. 

Leurs côtes transverses sont peu apparentes au crochet et serrées; 
elles ne tardent pas à devenir régulières et se desserrent jusqu'au bord 
palléal, où elles sont assez distancées. La forme générale est trans verse et 
corbi forme. 

Des spécimens d'une provenance moins certaine, bien qu'également 

égyptienne, appartiennent à divers types : 

L 21 
1° Variété trigonula : ■= » ~ ; 

La coquille est épaisse, les stries concentriques, espacées, souvent 
distantes d'un millimètre vers le centre palléal. 

2° Variété ovalina : = = 75 ; 

n lo 

3° Variété amnicoides : 5 = — . 

n y 

La coquille est mince, les stries concentriques, serrées, fines; on en 

h 15 
compte trente-huit environ dans un exemplaire « = 77; elles sont plus 

serrées au crochet qu'au bord palléal. 

On peut généralement remarquer que dans les exemplaires trigones le 
test est plus épais et les côtes plus espacées, taudis que dans ceux ariani- 
coïdes ou ovales, le test est mince, les côtes généralement plus serrées. 

Les différences que nous venons de constater entre les échantillons de 
la faune actuelle se retrouvent dans les exemplaires fossiles que nous avons 
réunis ou qui sont décrits et figurés. 

Belgique. — Les exemplaires du quaternaire du littoral belge, appar- 
tenant au Musée de Bruxelles, m ont été gracieusement communiqués par 



52 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

l'intermédiaire de mon ami M. Van den Broeck; ils se répartissent comme 
suit : Fonds Lehon, I G 3031, Ostende. Deux petits exemplaires ovales 

réguliers, comptant 17-18 côtes transversales et mesurant : -p- =* ^rjjs 

11 

et -^-rjz ; ils appartiennent à la variété amnicoides et l'un est figuré pi. I 

et II, fig. 4. 

Même fonds, Blankenberghe. Quatre échantillons, dont deux grands 

L 19 
et épais ayant : - =» jr, appartenant à la variété trigonula et dont l'un est 

représenté pi. I et II, fig. I. 

et deux petits également trigonula, mais minces, ayant - =» — . 

Fonds Cuisinier, I G, 3391, Blankenberghe. Quatre échantillons, soit : 
un grand, très épais, à côtes espacées (voyez fig. 2), trigone ayant : 
L 19 
H"~19 1/2* 

r\ crrnnrl éV.hfl/ntillnn tvninnA fio» 3 trnnsvArep nvnnf. • 

H 19 



L 26 

Puis un grand échantillon typique, fig. 3, transverse, ayant : -tj^Tq» 



comptant vingt-sept à vingt-huit côtes grosses et espacées. 

1C 
9 



10 
Enfin, deux petits échantillons frustres de -^-, sans intérêt. 



France. — Les échantillons assez nombreux que nous possédons de 
Cergy peuvent se classer de la manière suivante : 
Variété trigonula, pi. I et II, figures 16 à 19, ayant les dimensions de 

h i9 \1 

ïï ^ 18 1/2' Ï6' 

Variété amnicoides, figures 24 à 26, pi. I et II, qui mesure : 
L j7 18 
il ** 14' 15* 

Enfin, des exemplaires typiques figurés de 20 à 23, mesurant : 
L __16 20 22 
Jf-~ÏV 18* 20* 

25 

Quelques spécimens très grands atteignent — , beaucoup sont encroûtés 

de carbonate de chaux et servent de noyau à un nodule concrétionné en 
voie de formation, phénomène qui se produit encore aujourd'hui autour 
des Unio et des Paludina de la Seine, de l'Oise, de la Marne, etc. 

Le nombre des côtes est variable; on en compte tantôt 17 sur une 
étendue de 15 millimètres, tantôt 26 sur 17 millimètres, comme dans les 
exemplaires vivants. Les côtes sont frustes au crochet, serrées ensuite et 
plus fortes et espacées vers le bord palléal; elles sont souvent fort irrégu- 
lières et serrées au contact de ce bord même. 



MEMOIRES 53 

Les exemplaires franchement trigones sont les moins abondants ; ils ont 
les dents cardinales sub-droites et plus solides que dans les autres variétés. 
Dans les variétés transverses, les dents cardinales latérales deviennent 
bien obliques et elles diminuent de hauteur et de forme. 

Angleterre. — Les exemplaires de M. Harmer de March sont de deux 

12 14 1/2 
tailles: et ■, mais voisins de forme ; ils se rapprochent de la forme- 

ob-ronde-trigone nommée cor par Lamarck et que nous n'avions pas 
encore eu l'occasion de voir à l'état fossile. La forme générale est régu- 
lière, les côtes foliacées, irrégulières, fines. Cette forme, bien caractérisée, 
est figurée sous les n os 14 et 15, pi. I et IL 

Nous n'avons pas rapporté d'Erith de grands exemplaires entiers, mais 
seulement des fragments qui ne permettent pas la mesure. Notre plus grand 

15 

donne — ; il est de forme typique. 

9 8 
D'autres, nombreux, plus petits, sont ovales, ils ont -, -; d'autres, 

enfin, sont plus ovales encore et appartiennent à la variété amnicoicles* 

7 
Voyez figures 10 à 13, ayant r-j-r. 

La distance des côtes des sillons varie beaucoup ; il y a des exemplaires 
à 17 stries sur 7 millimètres, d'autres qui n'ont que 15 stries sur 8 milli- 
mètres. Ces petits échantillons sont très voisins de ceux de la collection 
Lehon de Belgique ; le test est mince, les dents latérales coupantes et 
fines. 

Les figures des Corbimla jluminalis fossiles d'Angleterre sont nom- 
breuses et bonnes ; dans leur nombre, il faut compter le Oovbicula DucMs- 
tellii de Nyst, fondé sur un échantillon du crag de Norfolk fourni par 

Wood à M. le comte Duchastel. 

L 21 
S. Wood a figuré la variété trigonula, pi. XI, fig. 15 C, de : — = ^â, 

comme sub-lisse, l'abandonnant dans ses publications récentes comme 
forme distincte, ainsi qu'il l'avait considérée d'abord. Les figures typiques 

15 a-b sont transverses, à côtes espacées, -u = ô7> UI * V en crassalleti- 

formes. Il n'hésite pas, dans son supplément, à confirmer l'identité de la 
forme quaternaire avec l'espèce vivante. Les figures de Lyell en donnent 
également une assez juste idée. 

Allemagne. — Les exemplaires de M. von Koenen sont fort beaux, 
grands, solides; trois exemplaires bien typiques sont figurés 6, 7, 8; ils 

L 23 
mesurent : -==—., On compte une trentaine de stries transverses, fortes, 
H 20 l 

espacées d'un millimètre sur une grande étendue de la surface. 



54 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

De la même localité, un exemplaire, fîg. 9, est nettement de la variété 

L 15 

trigonula de Wood. Il est solide, il a : ô^ôi» la charnière est forte et 

ramassée, le crochet proéminent, les côtes paraissent plus serrées que 
dans les exemplaires précédents. 
Je résumerai comme suit cette seconde partie de ma note : 

I. La nomenclature du Corbicuïa Jtwminalis paraît définitivement 
établie. 

II. Cette espèce, fort variable à l'état vivant, ne diffère point de l'espèce 
fossile, parmi laquelle on retrouve les mêmes variétés. 

III. Les variétés principales sont : 
Var. trigonula y Wood. 

Var. cor, Lmk. 

Var. amnicoides, G. Doll. 

IV. Cette forme, dont nous ne connaissons pas la patrie miocène et 
pliocène, mais venant sans doute du Midi, une fois répandue dans le qua- 
ternaire inférieur, s'est ensuite retirée au Sud-Ouest, où nous la trouvons 
encore. 

V. La présence d'une espèce de mollusque méridional n'est pas plus 
en contradiction avec la nature diluvienne glaciaire des dépôts qui la 
renferment que les débris si connus de Rhinocéros, d'Éléphants, d'Hippopo- 
tames, etc. : elle les accompagne et les confirme, au contraire. 



COMPTE-RENDU DES EXCURSIONS 



DE LA. 



SOCIÉTÉ ROYALE MÀLACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

A AUDENARDE, RENAIX, FLOBECQ ET TOURNAI 
Du 14 au 17 août 1884 (1) 



(PLANCHES Ill-Vl) 



SÉANCE DU 1" MARS 1885 



La Société ayant décidé de se joindre à la Société géologique de Bel- 
gique pour tenir en commun la session extraordinaire annuelle, les 
membres qui ont pris part aux excursions et assisté aux séances sont : 



MM. J. Ballion; 
L. Bayet ; 
P. Cogels; 
F. Cornet; 
L. Cornet, fils; 
A. de Loë; 
É. Del vaux; 
H. Denis ; 
J. Denis, fils; 
E. Denys; 



G. Dewalque; 
V. Dupont; 
J. Faly; 
A. Firket; 
0. Fontaine ; 
G. Hock; 
M. Lohest; 
J. Moens; 
J. Ortlieb; 
A. Piret; 



P. Plumât; 
A. Rutot ; 

E. Van den Broeck; 
H. Vandendaele ; 
0. van Ertborn ; 
J. Van Mossevelde ; 
G. Velge; 
V. Watteyne. 



Plusieurs personnes étrangères aux deux Sociétés ont assisté aux 
séances et pris part aux excursions, notamment : M. M. De Puydt, direc- 
teur du contentieux de la ville de Liège. 



(') La liste des principales publications, ainsi que celle des cartes géologiques, rela- 
tives à la région visitée par la Société, se trouvent placées à la suite du compte-rendu. 



56 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Séance d'ouverture du jeudi 14 août 1884. 

PRÉSIDENCE DE M. P. COGELS. 

A 9 heures du soir, les membres des deux Sociétés se trouvaient réunis 
à l'hôtel de la Pomme d'Or, à Audenarde. 

M. Cogels, après avoir déclaré ouverte la session extraordinaire des 
deux Sociétés réunies, procède à l'installation du bureau définitif qui 
doit présider aux travaux de cette session. 

A l'unanimité des membres présents, la composition de ce bureau est 
fixée ainsi qu'il suit : 

Président : M. P. Cogels; 

Vice-présidents : MM. J. Ortlieb, et G. Dewalque; 

Secrétaires : MM. É. Del vaux et B on 0. van Ertborn. 

M. Cogels, en prenant place au fauteuil de la présidence, adresse à ses 
collègues quelques paroles de remerciaient et de bienvenue. 

Le Président donne communication d'une lettre de M. Th. Lefèvre, 
secrétaire de la Société royale Malacologique, qui s'excuse de ne pouvoir 
venir se joindre à ses collègues : la mère de notre confrère étant tombée 
subitement malade. 

M. Delvaux dépose sur le bureau un rouleau de cartes topographiques 
de la région à l'échelle de 1/40000. Il communique une lettre de M. le 
major Hennequin par laquelle le directeur de l'Institut cartographique 
militaire, au nom de M. le Ministre de la guerre, offre aux Sociétés réunies 
ces feuilles sur lesquelles les nouveaux chemins de fer ont été ajoutés à la 
plume. 

L'assemblée, par l'organe de son Président, exprime sa gratitude et 
vote à l'unanimité au Ministre et à M. Hennequin des remercîments que 
le secrétaire est chargé de transmettre. 

Le secrétaire soumet à l'approbation de la Société le programme des 
excursions projetées dans les environs de Eenaix, Flobecq et de Tournai ; 
il ajoute quelques explications complémentaires sur la partie qu'il est 
appelé à diriger et donne lecture d'une lettre de M. Cornet sur le même 
sujet. 

PROGRAMME DES EXCURSIONS POUR LA SESSION DE 1884 

Jeudi 14 août, à 9 heures du soir, réunion à Audenarde, hôtel de la 
Pomme d'Or, sur la place de l'Hôtel-de-Ville. Discussion du programme. 
Nomination du bureau ('). 

( l ) Si on aie temps, on jettera un coup d'œil sur les collections archéologiques du Musée 
et on visitera les monuments de la ville ; l'hôtel de ville, l'église de Pamele (style de tran- 
sition, 1235), Sainte-Walburge, la fontaine, etc. 



MÉMOIRES 57 

l re journée. Vendredi 15 août 

Départ d'Àudenarde à 7 h. 20 m. — Arrivée à Renaix à 7 h. 42 m. La 
première journée est consacrée à l'exploration des profondes tranchées de 
la voie ferrée de Renaix à Lessines. — Si le temps le permet, on visitera 
celles de l'embranchement en construction de Nederbrakel. 

Tranchée de Renaix (garé). Position des terrains primaires, secon- 
daires et de l'étage landenien. — Etage ypresien : argile sableuse à pous- 
sière de mica, avec banc à Ostrea rarilamella. — Sables à Nummulites 
planulata. — Quaternaire. 

Tranchée d'Eekdriesch. Sables supérieurs ypresiens. - — Gravier 
quaternaire avec débris roulés du banc à Nummulites planulata. — 
Ancien lit de ruisseau, avec tourbe au sommet d'un monticule. 

Tranchée de Waetsbrugge. Sable ypresien. — Gravier quaternaire, 
avec blocs roulés à Nummulites planulata et ossements de mammifères 
éteints : Bos primigenius, Equus caballus, Rhinocéros ticlwrhinus, etc. 

Tranchée de Guchten. Sable ypresien surmonté de l'argilite terreuse 
avec moules de turritelles. — Cailloux, limon. 

Tranchée de Wayenberghe. Assise des sables ypresiens supérieurs. 

— Bancs à Nummulites planulata. Alternances de sables, renfermant 
des lits d'argile schistoïde et d'argilite terreuse à turritelles. 

Couches à crustacés : Xantliopsis bispinosa, Thenops scyllariformis, 
Cancer rotnacensis, etc. Contact du paniselien : argile base; passage de 
l'argile à l'argilite glauconifère avec psammites. 

Tranchée de Beaufaux. Argilite moyenne et supérieure paniselienne 
avec bancs de psammites : on verra plus loin, à la gare d'Ellezelles, la 
partie inférieure de l'argilite. — Horizons fossilifères à Nucula parisiensis, 

— à Nautilus, — Aturia, — Ovula gigantea, — Nipadites Burtini; — 
bois silicifié (conifères), etc. 

Sablière du moulin d'Ellezelles. Sable paniselien argileux. — 
Sable paniselien stratifié, avec poches renfermant des fossiles silicifiés 
entre autres, Nummulites planulata. Gravier laekenien, sable de Laeken. 

— Quaternaire. 

Déjeuner. Achat de fossiles. 

Tranchée de la gare d'Ellezelles. Gravier inférieur paniselien. — 
Argilite inférieure paniselienne à gros éléments, avec plaques et nodules 
d'argile durcie fossilifère. 

Tranchée de Rigaudrye. Argilite marneuse paniselienne pétrie de 
tubulations d'annélides, etc. 

Bifurcation de Rigaudrye. Contact de l'argilite blanche paniselienne 
à turritelles sur le sable ypresien à Nummulites planulata. 

Passage a niveau de Quesnau. Faciès particulier des sables ypresiens. 



58 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Épaisses bandes de glauconie, absolument pure, tenant la place du banc 
à Nummulites planulata disparu. 

Eetour à la gare d'EUezelles. On prend le train de 3 h. 25 m. 
Arrivée à Audenarde à 4 h. 19 m. Dîner à 5 heures. Séance, discussion. 

2« journée. Samedi 16 août 

Départ d'Audenarde comme le jour précédent. La deuxième journée est 
particulièrement consacrée à l'étude des étages supérieurs à Téocène. 

Musiekberg (147 mètres). Argile ypresienne. — Sables ypresiens. — 
Banc à Nummulites planulata, avec glauconie et dents de poissons. — 
Contact de l'argile base du paniselien. — Argilite paniselienne avec psam- 
mites fossilifères (crustacés). — Sables paniseliens. — Gravier laeke- 
nien. — Sable de Laeken. — Gravier wemmelien. — Sable de Wemmel. 
— Argile glauconifère. — Cailloux et sables argileux glauconifères, base 
dudiestien. — Diestien. — Sables jaunes. — Argile rose micacée. — 
Sables graveleux. — Cailloux cariés. — Cloisons limoniteuses et pou- 
dingue de Renaix. — Sables grossiers et grès ferrugineux. 

Stations préhistoriques. Silex taillés et polis. Tumulus. 

Déjeuner. — Achat de silex taillés, etc. 

PoTTELBERa (157 mètres). Étude des assises supérieures à l'argile glau- 
conifère dans des coupes fraîches de 10 à 15 mètres. — Nombreuses sta- 
tions préhistoriques des âges de la pierre polie et du bronze. — Silex 
taillés et polis. — Tumulus. — Cimetières gallo-romains, etc. 

Départ pour Tournai. Dîner à 5 h. 30 m. Séance et discussion, comme 
le jour précédent. 

3 e journée. Dimanche 17 août 

Départ en voiture à 7 h. 30 m. du matin. — La première partie de la 
journée est consacrée à l'étude des carrières de Chercq et de Calonne sous 
la direction de M. Cornet; la deuxième partie comprend l'excursion au 
Mont-Saint-Aubert et l'exploration de la tranchée d'Ormont, à Kain, sous 
la conduite de M. Delvaux. 

l re partie. — Rive gauche de V Escaut 

Carrière- dite du Cornet, à Chercq : tuffeau landenien et sables avec bancs 
de grès ; — marnes nerviennes (dièves) ; tourtia de Mons ; tourtia de Monti- 
gnies-sur-Roc et de Tournai ; — dépôts aachéniens; —calcaire carbonifère. 



MEMOIRES 59 

Carrière du Baron, à Chercq : mêmes superpositions. — Achat de fossiles 
du calcaire carbonifère, du tourtia et du landenien. 

2 e partie. — Rive droite du fleuve 

Coupe du cimetière du Nord : fortes toises; dièves; dépôts aachéniens; 
calcaire carbonifère. 

Mont-Saint- Aubert. La série complète des étages tertiaires, à commencer 
des sables landeniens. 

Kain. Coupe du cimetière; contact de l'argile base ypresienne sur les 
sables fins landeniens. 

Grande tranchée d'Ormont et de Barbissart (1,400 mètres). On y observe 
le contact de l'argile ypresienne sur l'étage landenien. — Sables de Landen. 
— Tuffeau ou argilite de Landen , fossilifère avec gyrolithes. Crétacé 
(fortes toises). Calcaire carbonifère. 

On prend le train à Kain. Retour à Tournai. Dîner. Séance, discussion. 
Départ. 

Le programme des excursions est adopté sans modifications. 

coup d'œil général sur la région 
Messieurs, 

La décision prise par nos deux Sociétés de choisir, pour y faire leur 
excursion annuelle en commun, les régions tertiaires de notre pays, nous 
montre l'importance non seulement géologique, mais sociologique de 
ces régions; elle nous amène à nous demander en vertu de quelle loi 
mystérieuse les plus grands événements qui ont marqué dans l'histoire 
de l'humanité ont presque toujours eu pour théâtre les régions à sol 
alluvial, quaternaire ou tertiaire. 

En effet, sans rappeler les luttes sanglantes qui ont changé le sort du 
monde, n'est-ce pas, pour faire appel à de meilleurs souvenirs, dans les 
alluvions du Nil qu'a pris naissance la civilisation égyptienne, mère de 
la nôtre? Là était Memphis, avec ses collèges où venaient s'instruire 
les législateurs de la Grèce, et Alexandrie, la ville des écoles ! N'en était- il 
point de même au bord des fleuves de l'Inde et de la Chine? C'est dans 
les alluvions du Céphise, de l'Ilissus et dans celles de l'Eurotas que se 
sont élevées ces villes à jamais fameuses dans la mémoire des hommes : 
l'austère Lacédémone et Athènes, la patrie des lettres, des arts, du génie, 
et je puis ajouter de la science, puisque Aristote y avait professé. 

Nos puissantes communes du moyen âge, Gand, Bruges, Ypres, et 



60 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

plus tard Anvers, et dans les temps modernes, ces foyers de l'activité 
humaine, ces points nodaux où se concentre l'effort intellectuel, écono- 
mique, social de notre race : Londres, Berlin, Paris, ne sont-ils point 
marqués par des villes à sol tertiaire? Le plus puissant mouvement 
d'émancipation des temps modernes, la Révolution française, s'est accom- 
pli sur ce même terrain tertiaire, de sorte que si l'Anthropologie, fille de 
la Géologie, nous montre l'humanité commençant sur les sommets pri- 
maires, la Sociologie nous fait assister, dans la plaine sédimentaire, à son 
développement et à son épanouissement magnifique. 

Au sein d'une assemblée composée de géologues, est-il besoin de rap- 
peler qu'en 1837, André Dumont, abordant les collines de Renaix, y 
planta l'étendard de la science; le premier, il dégagea du chaos la géologie 
de la région tertiaire que nous allons parcourir. Chacun de vous sait, 
qu'avec ce coup d'œil incomparable que donne le génie, il put démêler 
et marquer d'un trait magistral les grandes divisions qui ont servi de base 
à la constitution géologique de la contrée. 

Ces collines ont exercé leur attraction sur sir Ch. Lyell; le puissant 
géologue, l'infatigable voyageur, habitué à parcourir le monde, s'attacha 
à relier les systèmes établis chez nous par Dumont, aux grandes divisions 
des pays voisins, et vous savez s'il y réussit complètement. 

Le Prodrome de M. Dewalque, en 1868, et la Description des collines 
tertiaires de MM. Ortlieb et Chellonneix, en 1870, reprirent, pour en 
préciser les détails, l'œuvre de ces maîtres illustres et l'exploration de nos 
collègues est si complète, leurs observations sont si sûres, leurs définitions 
si exactes qu'elles ont fixé à tout jamais la géologie de la région. En sorte 
que tout récemment, quand la Société Malacologique a voulu revoir, en 
1879, le site de Renaix, les remarquables comptes rendus que nous pos- 
sédons de cette excursion, par MM. Ortlieb et Rutot, n'ont pu que con- 
firmer la justesse des vues et les déductions antérieures. 

Mais la science ne s'arrête jamais; après avoir défini un organisme dans 
son ensemble, en avoir étudié et décrit les parties essentielles, elle passe 
à l'observation des détails et cherche à pénétrer l'entostracture. Or, c'est, 
qu'on nous permette le mot, l'histologie de la région que vous êtes appelés 
à faire aujourd'hui. Car, fortune inespérée, la lancette s'est précisément 
enfoncée, le scalpel s'est promené et nous ont permis d'atteindre, ici, par 
des puits artésiens, le réseau vasculaire de la contrée, là, par des cou- 
pures, des tranchées de chemin de fer, ce que j'appellerai volontiers avec 
l'Edda : le tissu musculaire, la chair et le derme de nos collines. Grâce à 
ces circonstances, il vous sera donné d'étudier, dans toute leur fraîcheur, 
ces tissus inaltérés, et demain vous constaterez, une fois de plus, cette 
vérité devenue banale, que tous les progrès sont solidaires et, comme on 
l'a dit maintes fois, que la géologie doit beaucoup aux chemins de fer. 



MÉMOIRES 61 

Le programme qui vous a été soumis vous a fait connaître, messieurs, 
les points principaux que nous proposons à votre étude. Au cours de vos 
explorations, ce qui vous frappera tout d'abord, c'est l'horizontalité 
absolue des sédiments dans la direction est-ouest et leur régulière et faible 
inclinaison au nord. Aucun bouleversement n'est venu affecter le dépôt 
délaissé par le retrait des mers. 

Vous vous demanderez, sans doute : en quels points inconnus de ses 
antiques falaises l'Océan a-t-il arraché les roches cristallines qui lui ont 
servi d'éléments pour construire les épais dépôts de sédiments tertiaires 
qu'il a jetés, comme un voile, sur les têtes arasées de nos roches primaires ? 

Cette question, qu'on n'eût osé aborder il y a vingt ans, nous pensons 
que les étonnants progrès accomplis dans l'étude microscopique des roches 
permettront bientôt de la résoudre. L'instrument qui a permis à l'œil de 
l'homme de déceler la présence de poussières cosmiques, de chondres de 
bronzite, entremêlées aux argiles rouges des grands fonds qui tapissent les 
régions abyssales des mers, saura bien nous aider à reconnaître, dans le 
grain roulé de nos sables, la forme, à moitié effacée, d'un cristal de zircon 
ou de sphène et nous conduire vers le lieu d'origine où les roches élémen- 
taires qui les renferment sont encore en place. Dès à. présent, il nous 
paraît qu'on peut, sans témérité, les présumer venues du nord et du nord- 
ouest. 

Ces divers dépôts sont venus, comme on sait, superposer leurs nappes 
successives et ont formé ce rivage incliné en pente douce que vous con- 
naissez, dont la concavité paraît tournée au nord-ouest. 

Un certain nombre de périodes continentales se sont succédé pendant 
lesquelles les eaux météoriques, tombant sur cette immense surface, y 
ont coulé suivant la ligne de pente, esquissé le relief, qu'elles ont buriné 
ensuite profondément. 

Cependant d'autres dépôts originaires de l'ouest et du nord ont recou- 
vert, à l'époque glaciaire, nos sédiments marins, tandis que, vers la fin 
de la même période, une débâcle venue du sud a roulé des cailloux arden- 
nais et étendu le dernier manteau de limon sur les anfractuosités déjà 
profondes de la plaine. Puis les eaux pluviales ont repris leur séculaire 
travail; elles ont déblayé les crevasses supérieures, comblées par le limon, 
dégagé nos vallées et rempli les dépressions de la plaine, où leur cours 
ralenti n'entraîne et ne dépose plus aujourd'hui que des sédiments fins 
impalpables. Tel semble être le processus des faits généraux que la 
stratigraphie a constatés. 

Au point de vue de la paléontologie, on progresse tous les jours. Il ne 
me semble pas possible de passer sous silence les belles collections de fos- 
siles réunies par M. E. De Jaer à un niveau ypresien que vous verrez 



62 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGïQUE DE BELGIQUE 

demain, et les listes si complètes dont MM. Rutot et Vincent ont enrichi 
le paniselien. Vous me permettrez également de vous présenter quelques 
horizons nouveaux à Nautïlus, Atitria, Ovula, Cyprcea, Nipadites et hois 
silicifîés qui, je l'espère, vous offriront quelque intérêt. Vous serez frappés 
de retrouver dans le paniselien de Belgique, une faune que vous êtes habi- 
tués à voir plus haut dans la série stratigraphique de Cassel ; et l'erreur 
que Dumont a commise en plaçant du bruxellien sur nos collines vous 
paraîtra bien concevable. Quand à la la récolte de fossiles que vous 
pourrez faire au cours de vos explorations, je crains, faut-il l'avouer, 
qu'elle ne soit pas d'une abondance extraordinaire; le paniselien, 
si riche lors de l'ouverture des travaux, ne fournit plus ces pièces 
magnifiques que nous avons recueillies dans le principe. Peut-être 
la tranchée de Wayenberghe, où les crustacés pullulaient et où ils se 
ramassaient par centaines, en livrera-t-elle quelques-uns. J'ai averti 
de votre venue les garde-barrières et les ouvriers terrassiers ; mais les 
travaux de la moisson occupent, en ce moment, vous le savez, tous les 
bras. 

Notre éminent confrère, M. F. Cornet, nous montrera, dans d'immenses 
carrières, ces assises primaires et secondaires qu'il connaît si bien et que 
M. Briart et lui ont éclairées d'une vive lumière. 

Nous étudierons pour la première fois, en aval de Tournai, sur la rive 
droite de l'Escaut, à partir du calcaire carbonifère de la gare, le crétacé 
représenté par les marnes nerviennes, puis le tertiaire, sous les espèces du 
tuffeau ou argilite de Landen, des sables verts landeniens et de l'argile 
compacte ypresienne ; ensuite toute la succession des étages tertiaires de 
Mont-Saint-Aubert, si fidèlement décrits par notre savant collègue et excel- 
lent confrère M. Ortlieb. 

Sur le territoire de Flobecq, à partir de Renaix, vous verrez successive- 
ment se développer sauf le bruxellien, toutes les assises de l'éocène. Vous 
remarquerez, sans doute, la puissance considérable des étages ypresien et 
paniselien : nulle part, en notre pays, leurs assises ne sont mieux repré- 
sentées, ni aussi complètes. 

Au-dessus de l'argile glauconifère, il vous sera donné d'étudier, dans 
des conditions exceptionnelles, ces couches de cailloux, de sables entre- 
mêlés de graviers, d'argile gris-rose, de poudingue, et ces masses de limo- 
nite concrétionnée, qui emprisonnent dans leurs énormes cloisons, des 
sables glauconifères sans fossiles. Vous nous engagerez, sans doute, en 
attendant la preuve paléontologique, à persévérer dans notre première 
décision et à ranger dans le diestien, les dépôts graveleux du Pottelberg. 

Les alluvions de l'Escaut, les tourbières d'Audenarde,le quaternaire et 
les dépôts modernes nous offriront quelques faits dignes d'intérêt, sur les- 
quels je ne manquerai point d'appeler votre attention. 



MÉMOIRES 63 

Enfin, l'homme préhistorique a vécu sur les collines que vous allez 
gravir ; il n'est pas permis au géologue de l'oublier. Notre ancêtre y a 
laissé des débris fossiles, eonstruit des monuments, façonné des instru- 
ments en silex, en basalte, en jadéite, en bronze et en corne de cervidés, 
de formes aussi nombreuses que variées. Ces intéressantes dépouilles, 
j'eusse voulu, messieurs, les mettre sous vos yeux; malheureusement, le 
propriétaire des collections les plus complètes de la région, M. l'avocat 
Joly, se refuse obstinément, malgré la démarche personnelle que j'ai 
tentée auprès de lui, de vous les laisser examiner. Les hommes de sa 
profession ont généralement des idées plus larges ; au point de vue de la 
science, sa détermination mérite d'être vivement.... regrettée. 

Je pourrai toutefois, je l'espère vous montrer, messieurs, remplace- 
ment de plusieurs stations humaines, les tumuli que le vandalisme des 
explorateurs superficiels a respectés, et peut-être le hasard nous fournira- 
t-il notre revanche et fera-t-il trouver quelque belle pièce, quelque pré- 
cieuse relique échappée aux investigations antérieures. 

Et, si le temps ne nous fait pas défaut, si les circonstances nous favo- 
risent, peut-être aurons-nous la bonne fortune de rencontrer, dans cette 
partie de la montagne, où passe la limite ethnographique, quelques-uns 
des rares types humains que le cours des siècles n'a pas encore réussi à 
déraciner, à faire entièrement disparaître, et qui sont, comme vous savez, 
les derniers survivants des tribus brachycéphales noires qui, avant l'aube 
de l'histoire, colonisèrent la vieille terre de la patrie. 

Séance du 15 août 

La séance est ouverte à 7 h. 1/2 du soir, dans un salon de l'hôtel de la 
Pomme d'or, à Audenarde. 

Le procès- verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. le Président invite M. Delvaux à prendre la parole pour faire 
l'exposé des travaux et explorations de la journée. 

Compte-rendu de l'exploration du 15 août aux tranchées de la ligne 
de Renaix à Lessines, par É. Delvaux. 

TRANCHÉE DE LA GARE DE RENAIX ( l ) 

La gare de Renaix occupe l'extrémité orientale d'une importante 
tranchée que la Société a visitée, ce matin, à sa descente du train. Le 

(*) N° 1 de la carte itinéraire annexée au compte-rendu. 



64 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

niveau de la voie ferrée se trouve fixé, avec une légère pente vers 
l'ouest (*), à la cote d'altitude 44. La tranchée, profonde de 9 mètres, est 
creusée tout entière dans la partie supérieure de l'étage ypresien. Avant 
de passer à l'examen de ce que nous avons sous les yeux dans les talus, il 
ne semblera hors propos à personne de dire un mot de ce que l'on ne peut 
voir : du sous-sol. Grâce à plusieurs puits artésiens, récemment forés à 
quelques centaines de mètres de la gare, il a été possible de se faire une 
idée assez exacte, de là position du terrain primaire; la surface de celui- 
ci a été atteinte, croyons-nous, à la cote d'altitude 55 sous le niveau de la 
mer ( 2 ). 

Quant à la position du terrain secondaire, nous la connaissons avec 
exactitude, les concrétions siliceuses des fortes toises ont été rencontrées 
à la cote 23.40 ( 3 ) et nous en possédons les échantillons. 

Les assises supérieures du terrain crétacé manquent; elles ont été 
entraînées par la dénudation, mais elles ont laissé, notamment la 
cinquième, des traces nombreuses de leur existence : le conglomérat à 
silex, composé d'éléments prétertiaires, se trouve à la cote d'altitude 
— 23 ( 4 ). ' 

Les étages tertiaires inférieurs, le montien et le heersien font également 
défaut. L'étage landenien, qui repose immédiatement sur le conglomérat 
à silex, est encore peu développé, peu puissant; il est constitué à la base 
par le tuffeau ou argilite glauconifère, et à la partie supérieure par des 
sables très fins, glauconifères, parfois concrétionnés en bancs de psammite 
plus ou moins durs. La puissance totale de l'étage ne dépasse pas 
18 mètres ( 5 ). 

Le contact de l'étage ypresien, qui succède au précédent, marqué par 
une couche de cailloux roulés de grosseur moyenne, noirs et plats, a été 
constaté à la cote — 4.50 ( 6 ). 

L'argile ypresienne inférieure est subschistoïde, compacte, gris bleu 
violacé (à cause de la présence des oxydes de fer et de manganèse) ; elle 
renferme des septaria, des concrétions pyriteuses, des fragments de lignite 
et des nodules de phosphate de chaux, dont la découverte a été récemment 



(!) Entre le passage à niveau et la bifurcation, il y a une dénivellation de m 90. 

( 2 ) É. Delvaux. Les Puits artésiens de la Flandre. Etude des données fournies à la 
stratigraphie et à l'hydrographie souterraine par les forages exécutés jusqu'à ce jour dans 
la région comprise entre la Lys, V Escaut et la Dendre. (Ann. Mémoires. Soc. géol. de 
Belgique, t. XI, 1883.) Puits de M. V e Thomas (Magherman), p. 15 et 36. 

( 3 ) Op. cit. Puits de M. Rosier-Allard, p. 36. 

( 4 ) Op. cit. Même puits, p. 37. 

( 5 ) Op. cit. Même puits, p. 9 à 11. 

( 6 ) É. Delvaux. Note sur le forage d'un puits artésien exécuté en août 1882, à Renaix 
(Extrait des Annales (Mémoires) de la Soc. géol. de Belgique, t. X, 1883, p. 17.) 



MÉMOIRES 65 

signalée ( I ). Elle passe insensiblement à l'argile sableuse fine, gris 
bleuâtre terne, à poussière de mica : vous l'avez eue sous les yeux dans 
l'excavation que nous avons fait pratiquer au nord de la voie. 

Cette argile, nous l'assimilons à celle de XErïbus ( 2 ) ; elle constitue 
notre assise moyenne y 2 et renferme également des nodules pbosphatés 
ainsi que des rognons de pyrite, plus ou moins volumineux, concré- 
tionnés autour de débris organiques de fossiles qui ont servi de centre 
d'attraction. 

A la partie supérieure de l'argile précitée, un peu en dessous du pla- 
fond de la rigole, qui borde la voie ferrée, il existe un banc assez épais 
formé à'Ostrea rarilameïla, Desb, bivalves, de grande taille. Ce banc, 
dont la présence nous a été signalée, pour la première fois, aux environs 
de Leuze, par notre collègue et ami M. J. Faly, a été mis à nu lors du 
creusement de la tranchée; il est resté longtemps a découvert, et de 
nombreux individus ont été recueillis par plusieurs habitants de Renaix. 
M. l'avocat E. Joly, chez qui nous les avons vus, en à distribué quelques 
exemplaires, entre autres à sir Ch. Lyell, à M. F. Cornet et à d'autres 
personnes. 

Quoique la position du banc ne laisse subsister aucun doute, puisque 
les fossiles étaient, quand nous les avons vus, encore enveloppés pour la 
plupart de leur gangue d'argile sableuse, et qu'il ait été rencontré par le 
forage du puits de notre collègue M. Dupont ( 3 ), nous n'avons pu, 
malgré les plus actives recherches exécutées sur les indications de M. Joly 
et des ouvriers qui ont travaillé au creusement de la tranchée, arriver à 
le retrouver. Nous avons exécuté, dans ce but, une série de sondages (*) 
échelonnés sans rien rencontrer, et la récompense pécuniaire que nous 
avons offerte au sieur Demeulemeester, chef-piocheur, s'il arrivait à le 
mettre à découvert, n'a point produit de résultat. Nous n'avons recueilli 
dans l'argile sableuse de cette tranchée que des moules de turritelles, de 
cardites, un crabe, Xanthojpsis Uspinosa, Bell., quelques débris indéter- 
minables et des nodules de phosphate de chaux. 

L'argile à poussière de mica passe en montant au sable à Nummulites 
planulata; la transition est insensible, argile dans le fossé, sable vers les 

(*) É. Delvaux. Découverte de gisements de phosphate de chaux appartenant à Vétage 
ypresien, dans le sous-sol de la ville de Renaix et dans celui de la région de Flobecq. 
(Extrait des Annales (Mémoires) de la Soc. géol. de Belg., t. XI, p. 15.) 

( 8 ) F. Cornet. Compte rendu de l'excursion aux environs de Ciply. (Extrait du Bull, 
de la Soc. géol. de France, 3 e série, t. II. Réunion extraordinaire à Mons, etc., p. 39, 
1874.) 

( 3 ) Op. cit., p. 6. 

(*) É. Delvaux. Notes d'itinéraires, sondages du 26 octobre 1882, n°« 6896, 6897, 6898, 
6899, 6900 et 6901. 



66 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

derniers mètres supérieurs de la tranchée : la séparation peut être placée 
à mi-hauteur du talus. 

La Société, après avoir constaté ces faits et leur exacte reproduction 
sur la carte géologique de Renaix, examine quelques rognons concré- 
tionnés autour de débris fossilifères indéterminables, provenant de l'assise 
sableuse mise à nu à l'occasion de son passage ; elle rebrousse ensuite 
chemin vers l'est. Au point où les talus atteignent leur hauteur maxima, 
elle aperçoit une couche assez épaisse de cailloux roulés quaternaires, 
surmontée de limon sableux jaunâtre remanié : ces dépôts ravinent éner- 
giquement l'étage ypresien sous-jacent. 

Au sortir de la tranchée, nous nous sommes engagés sur la nouvelle 
voie ferrée de Renaix à Lessines, dans la direction d'Eekdriesh. 

TRANCHÉE d'eEKDRIESCH (*) 

La tranchée d'Eekdriesch, longue de 450 mètres environ, entame les 
sables ypresiens à Nummidites planulata, qui sont surmontés de cailloux 
et de dépôts remaniés argilo-sableux, assez épais, exploités aux alentours 
comme limon pour la fabrication des briques. La Société s'est arrêtée à 
hauteur du signal, pour voir dans les talus une double dépression, en 
fond de bateau, qui coupe obliquement le sommet de la colline ( 2 ) ; ce 
double profil est tracé par le lit d'un ancien cours d'eau qui prenait sans 
doute origine au sud-est de Renaix, sur les hauteurs de Hoogheyden, et 
allait se jeter dans le Meulebeek. Après avoir affecté des allures torren- 
tueuses, entraîné des cailloux, roulé des blocs de grès ou de calcaire 
nummulitique, le ruisseau s'est apaisé, son cours s'est ralenti à ce point 
qu'un dépôt assez épais de tourbe fibreuse, brun noir, bien caractérisée, a 
pu s'y développer. 

Des échantillons de cette tourbe, ainsi que des fragments de blocs à 
nummulites, ont été mis sous vos yeux; quant au profil du lit du ruisseau, 
que nous avons montré dans le temps à plusieurs de nos confrères, il a 
disparu sous le revêtement de blocs de calcaire qui maintient les talus. 

Heureusement, le tracé du lit quaternaire de ce cours d'eau a pu être 
levé en temps utile et, vu l'intérêt qu'offre cette coupe, nous cédons au 
désir exprimé par nos collègues en la reproduisant dans le compte rendu 
de l'excursion ( 3 ). 

Les superpositions observées dans la tranchée n'ont donné lieu à 
aucune discussion. Le terme supérieur a toutefois fourni matière à une 
observation qui ne manque pas d'intérêt. 

(!) N° 2 de la carte itinéraire. 
.^Œote d'altitude, 53 mètres. 
( 3 ) Voir à la fin du volume, pi. I, fig. 1. 



MÉMOIRES 67 

M. Van den Broeck a désiré savoir si M. Delvaux considère le dépôt 
supérieur de la tranchée comme limon hesbayen proprement dit ou bien 
s'il le rapporte à un terme plus ancien de la série quaternaire ; il connaît 
des dépôts semblables à celui-ci, qu'il a observés dans le Limbourg, 
aux environs de Tirlemont notamment, où ils sont très développés et où 
l'étude des limons est pleine d'enseignements. 

M. Delvaux ne voit, dans le dépôt supérieur de la tranchée, aucun des 
caractères du limon hesbayen ; il range ces couches parmi les dépôts 
d'alluvions. Si le talus avait conservé sa fraîcheur première et si les blocs 
de calcaire qui forment le revêtement étaient enlevés, on constate- 
rait, ainsi que l'indique du reste la coupe relevée, que la base du 
quaternaire, très complexe en ce point, est constituée d'alluvions et de 
dépôts de transport variés. Quant à la partie inférieure, la couche caillou- 
teuse, elle appartient sans conteste, comme on le verra plus loin (*), au 
quaternaire à Elephas primigenms . 

L'auteur fait remarquer que l'affleurement ypresien que l'on vient de 
voir n'a pu être noté sur la carte géologique de Renaix ; le creusement 
de la tranchée n'était pas commencé à l'époque où cette feuille a été 
publiée ( 2 ). 

TRANCHÉE DE WAETSBRUGGE (') 

Nous avons parcouru ensuite la tranchée de Waetsbrugge ; vers son 
extrémité nord-est, il a été pratiqué, toujours dans les sables ypresiens, 
une emprise de 50 mètres environ de côté, à l'effet d'obtenir le 
ballast nécessaire à la construction du remblai de la voie. La coupe que 
vous avez pu examiner dans cette excavation, et que l'on trouvera repro- 
duite à la fin du compte rendu ( 4 ), s'éloigne peu de celle que nous venons 
d'étudier, mais elle offre un intérêt exceptionnel, parce que les éléments 
paléontologiques qui y ont été rencontrés permettent de déterminer avec 
précision l'âge des dépôts que nous discutons. 

En effet, dans les cailloux en couche épaisse qui se voient à la base du 
quaternaire, nous avons recueilli, entremêlés aux fragments de psammites 
paniseliens, aux JVummulites planulata roulées et aux blocs de calcaire 
nummulitique, des ossements de mammifères appartenant à des espèces 
éteintes, savoir : 



(*) Tranchée de Waetsbrugge. 

( 2 ) La coupe de cette intéressante tranchée et les renseignements qui s'y rapportent , 
ont été annexés au texte explicatif du levé géologique de la planchette de Flobecq. 

(3) N° 3 de la carte itinéraire. 

( 4 ) Voir pi. I, fig. 2. 



68 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Equus cdballus. Molaires. 

Bos primigenhis. Fémur extrémité proximale dans son intégrité, 

avec une bonne partie de la diaphyse ; 

Divers fragments d'os longs. 
Rhinocéros tichorhinus. Partie antérieure d'une mandibule, en bon état 

de conservation ; 

Un humérus gauche, dont l'extrémité distale est 

intacte. 
M. Dewalque a posé la question de savoir si ces ossements et le dépôt 
qui les enveloppe sont bien en place, s'ils n'ont pas été entraînés de plus 
haut. 

M. Delvaux estime qu'il est fort difficile de dire si ces dépôts sont en 
place ou non ; leur nature spéciale est d'être roulés. Ils peuvent avoir été 
entraînés de points plus élevés, situés sur les collines voisines; toutefois, 
la présence, parmi les débris roulés, de nombreux individus de Nummu- 
lites planiilata très peu émoussés, presque intacts, ainsi que la faible 
usure des ossements de Rhinocéros tichorhinus et autres mammifères, 
tendent à prouver que les éléments de transport ne sont pas venus de bien 
loin. 

TRANCHÉE DE GUCHTEN ( l ) 

La société a traversé sans s'arrêter cette tranchée, qui ne diffère pas 
sensiblement des deux précédentes et dont la coupe n'offre rien de remar- 
quable. Dans largilite jaune terreuse qui surmonte les sables hNummulites 
planulala, nous avons signalé la présence de nombreux moules disséminés 
de turritelles ; quelques rares individus ont conservé leur têt. 

GRANDE TRANCHÉE DE WAYENBERGHE ( 2 ) 

Le niveau moyen de la voie ferrée est à la cote 73 ; la hauteur maxima 
des talus n'est pas éloignée de 12 mètres; en déduisant 2 mètres pour le 
paniselien, qui forme la crête, et en ajoutant 19 mètres, hauteur du rem- 
blai que nous venons de parcourir, on arrive à constater que l'assise des 
sables ypresiens à nummulites atteint une trentaine de mètres de puis- 
sance en ce point (3). 

Au niveau de la voie, s'étend le banc massif à Nummulites planulata y 
bien développé, avec ses lits ou amas lenticulaires de nummulites subor- 
donnés, disposés très irrégulièrement au dessus et en dessous. Malgré le 

(*) N° 4 de la carte itinéraire. 

(*) N° 5 de la même carte. 

( 3 ) On sait que l'épaisseur maxima de l'assise dépasse 40 mètres au sud de Renaix et 
de Flobecq ; c'est â peu près la puissance de la même assise au Bois de Mon», d'après 
M. A. Houzeau de Lehaie, Guide au mont Paniseî, p. 3,1874. 



MÉMOIRES 69 

revêtement de calcaire qui le dérobe à nos yeux, la société retrouve aisé- 
ment les blocs et des débris en quantité suffisante pour lui permettre de 
fixer son appréciation. Nous avons fait remarquer à cette occasion que, 
partout dans la région que nous avons étudiée, la position de cet horizon 
est invariablement fixée à une dizaine de mètres en-dessous du sommet des 
sables ypresiens (*). 

C'est à un niveau correspondant et dans la même couche que 
M. E. De Jaer a recueilli, à deux kilomètres d'ici ( 2 ), la magnifique collec- 
tion de fossiles ypresiens qui est bien connue des géologues. 

Au-dessus du banc à nummulites et jusqu'à une ligne sombre qui 
s'observe à l ra 80 ou 2 mètres de la crête du talus oriental, les couches 
sableuses, séparées par de minces lits d'argile schistoïde blanchâtre, 
alternent avec des bancs épais d'argilite terreuse, jaune clair, remplis de 
moules de turritelles déprimées; quelques-unes possèdent encore leur têt, 
mais la friabilité de celui-ci est extrême. 

On a recueilli en place, dans cette tranchée, quelques petits ossements 
de vertébrés et des crustacés par centaines. L'état de conservation de ces 
derniers ne laissait rien à désirer ; ils avaient conservé la carapace, leurs 
pattes, et jusqu'aux parties les plus délicates de l'appareil masticateur 
étaient demeurées dans les rapports anatomiques normaux. Ils abon- 
daient principalement à mi-hauteur, mais on en a trouvé depuis la partie 
supérieure du banc à nummulites jusqu'au sommet de l'ypresien, où ils 
s'arrêtent. 

Nous possédons de cette tranchée les espèces suivantes : 

LISTE DES FOSSILES YPRESIENS DE LA TRANCHÉE 

DE WAYENBERGHE 

MAMMIFÈRE POISSONS 

Vertèbre de petit rondeur. -, , , 

Cœlorhynchus rectus. As:. 

OISEAU 

Lamna elegans, Ag. 
Vertèbre. ., . . 

_..■'■■■'.■■-. — cuspidata, Ag. 

Tibia, extrémité proximale. 0lodus Rutoti< wink , . 

reptile Galeocerdo latidens, Ag. 

Chelonia sp? Myliobates toliapicus, Ag. 

( ! ) Il en est de même au flanc méridional du mont Panisel, où les relations stratigra- 
phiques des assises ont été moins troublées que partout ailleurs aux environs, par les 
actions mécaniques postérieures. 

( 2 ) Ancien tunnel abandonné d'Ellezelles. Les coordonnées de l'orifice du puits princi- 
pal, à compter de la borne provinciale de la route de Renaix à Lessines, sont : Long, 
est, 230 m.; Lat, sud,600 m.; Alt. 112. Planchette de Mainvault XXXVIII/1. Carte topogra- 
phique de la Belgique à l'échelle de 1 '20.000. 



70 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



JEtobates rectus, Dix. 

CRUSTACÉS 

Thenops scyllariformis, Bell. 
Xhanthopsis bispinosa, Bell. 

— unispinosa, Bell. 
Plagiolophus Wetherelli, Lovv. 
Cancer rotnacensis, Delv. sp. n. (4). 

— flandriens, Delv. sp. n. 

CÉPHALOPODES 

Belosepia tricarinaia, Wat. 
Beloptera sp ? 
Nautilus sp? 

GASTÉROPODES 

Volula elevata, Sow. 
Natica semipatula, Desh. 

— palnla ? Desh . 

— sp? 

Ficula tricostata, Desh. 
Turritella édita , S o w . 

— hybrida, Desh. 

— Dixoni, Desh. 
Vermetus bognoriensis, Sow. 
Bifrontia laudunensis, Desh. 

SCAPHOPODES 

Dentalium lucidum, Desh. 

BRACHIOPODÇS 

Lingula De Jaeri, Vinc. 

LAMELLIBRANCHES 

Ostrea submissa , var. maj., Desh. 

— — var. min., Desh. 

— rarilamella, Desh. 
Pecten corneus, Sow. 

— plebeius, Lmk. 



Modiola De Jaeri, Vinc. 
^Lrca modioliformis, Desh. 
Crassatella propinqua, Wat. 
Pectunculus decussatus, Sow. 
Nucula fragilis, Desh. 
Cardium fraudator, Desh. 
Lucina squamula, Desh. 

— mi7ù, Desh. 

— consobrina, Desh. 
Cardita plan icosta , Lmk . 

— Prevosti, Desh. 

— elegans, Lmk. 
Tellina Ediuardi, Desh. 
Corbula regtdbiensis, Morr. 

— pisum, Sow. 
Thracia oblata, Sow. 

ANNÉLIDES 

Ditrupa planata, Sow 
Serpula heptagona, Sow. 

ÉCHINIDES 

Scutellina rotunda, Galeot. 
Cidaris Vincenti, Cott. 
Cidaris sp? 

ANTHOZOAIRES 

Turbinolia sulcata, Lmk. 
Paracyathns crassus, Edw. 

BRYOZOAIRES 

Lunulites sp ? 
Flustra sp ? 
Membranipora pilosa, Lin. 

FORAMINIFÈRES 

Nummulites planulata, Brug. 
— elegans, Sow. 



La partie supérieure des sables ypresiens est altérée, rougie, sur une 
épaisseur qui varie d'un point à un autre, mais qui ne dépasse jamais 
m 60. Au dessus s'observe le contact de l'argile sebistoïde gris-bleu, 
paniselienne, que nous avons pu observer de près, à quelques mètres de 
là, dans un cbemin en rampe. Quoique l'argile ne ravine pas les sables 
sous-jacents, puisque les phénomènes qui ont amené le contact se sont 
passés sous l'eau, et qu'il y ait presque soudure, néanmoins la ligne 
séparative des étages est nette et se remarque d'assez loin ( 2 ). 

(1) La description des espèces nouvelles paraîtra incessamment dans les Annales de la 
Société. 
(*) On trouvera la coupe de cette tranchée à la tin du volume, pi. I, fig. 3 et 4. 



MÉMOIRES 1\ 

Après avoir passé quelques instants à vérifier ces superpositions, à 
prendre des échantillons du banc fossilifère à Niimmulites planulata et 
d'autres fossiles, que MM. Ortlieb et Faly recueillent à différents niveaux, 
on jette un coup d'œil sur le théâtre de l'accident qui a marqué en ce 
point la construction de la ligne Renaix-Lessines. Par suite de l'effondre- 
ment dû aux infiltrations et pour éviter les glissements en masse qui se 
sont produits et qui ont bouleversé et entraîné la partie nord du bois, la 
voie ferrée a dû être reportée de 20 mètres au sud-est. 

M. Delvaux fait remarquer que, si la carte géologique à grande échelle 
avait existé, ou si l'on avait pris la précaution de consulter un géologue, 
on eût certainement évité d'attaquer, à flanc de coteau, une assise 
éminemment ébouleuse, on eût épargné des frais de construction considé- 
rables et la ligne eût été ouverte six mois plus tôt à la circulation. 

La société gravit, au sortir de la tranchée, un chemin en rampe, con- 
duisant au moulin du Chat sauvage, qui permet d'approcher l'argile base 
de l'étage paniselien et de la toucher du doigt. 

Chacun constate que cette formation, qui manque au mont Panisel, est 
identique à l'argile du Scheutveld (*), signalée pour la première fois par 
notre collègue M. Vincent. M. Rutot rappelle que cette argile est fossili- 
fère aux environs de Bruxelles. 

Il n'en est point de même à Wayenberghe. A part des dents de poissons 
vides, des fragments de plaques dermiques de chéloniens et quelques 
autres débris indéterminables, trouvés au contact des deux étages dans la 
tranchée, nous n'avons jamais rencontré, en ce point, de fossiles dans 
l'argile base du paniselien. D'un autre côté, à Leynstraet, non loin d'ici, 
ils sont abondants. Nous y avons recueilli dernièrement des moules de 
JVucula parisiensis brunis par la limonite, de nombreux Fusus, TurMnolia 
snlcala et, en général, la plupart des fossiles caractéristiques du niveau 
le plus inférieur de l'argilite paniselienne. 

M. Dewalque a désiré connaître les motifs qui ont engagé l'auteur à 
s'écarter des vues de Dumont et à faire de cette argile la base de l'étage 
paniselien. 

M. Delvaux a indiqué les raisons suivantes : 

1° La différence de composition minéralogique. L'étage ypresien est 
terminé, à sa partie supérieure, par des sables fins, micacés, blanchâtres, 
très meubles, absolument dépourvus d'argile et privés de glauconie. La 
base du paniselien, au contraire, est constituée d'une argile schistoïde 

(*) G. Vincent. Note sur les dépôts paniseliens d'Anderlecht près Bruxelles. Ann. Soc. 
Malac. de Belgique, X, 1875, et planchette XXXI/2, Anderlecht, de la carte de la Bel- 
gique à l'échelle de 1/20.000. 



72 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

compacte, non pailletée de mica, sans le moindre mélange de sable et 
souvent chargée de très nombreux et très gros grains de glauconie. 

2° Les différences fauniques. Les espèces, si remarquables par leur 
caractère et leur nombre, que nous venons de voir localisées au sommet 
de l'ypresien, cessent brusquement avec les sables, tandis que l'argile est, 
en certains points, comme ici par exemple, absolument dépourvue de 
fossiles. Ailleurs, à Leynstraet, où l'argile est fossilifère, ce sont des 
espèces toutes différentes qui apparaissent, et il faut monter assez haut 
dans l'argilite pour retrouver les crustacés et les survivants ypresiens qui 
ont réussi à s'adapter aux conditions d'existence du nouveau milieu et à 
s'y développer. 

3° L'altération du sommet de l'étage ypresien, qui s'arrête brusquement 
avec lui. Chacun a pu constater que les soixante derniers centimètres de 
l'étage ypresien sont plus ou moins remaniés, relativement impurs et 
rougis par des éléments limoniteux étrangers, puisque les sables du som- 
met de l'étage ne renferment pas de glauconie. Or, ces traces d'altération 
s'arrêtent tout à coup. En effet, les sables ne passent pas à l'argile par 
transition insensible, mais cette dernière trace une ligne visible de loin, 
d'une netteté remarquable, qui marque sa base, et cette ligne n'est pas 
limitée à la tranchée que nous explorons, mais s'observe partout, s'étend 
à des espaces considérables et se retrouve en des points fort éloignés les 
uns des autres. 

4° La présence, constatée dans la tranchée, d'un lit de gros grains de 
quartz, avec des dents de poissons vides, dont il ne reste que le cornet 
d'émail et des fragments de plaques dermiques de chéloniens. Ce faible 
dépôt, qui marque à peine ici le contact, se manifeste au mont de la 
Cruche, à Renaix (?)-, sous les espèces d'un gravier bien caractérisé, à 
gros éléments, que l'on a pu suivre lors de l'exécution de certains travaux 1 
d'art récemment achevés. 

5° Enfin, cette argile, qui apparaît tout à coup si nettement, ici comme 
à Leynstraet, n'est pas localisée à la base du paniselien, mais se continue 
en lits plus ou moins épais, sur toute la hauteur de l'étage ; elle monte 
dans l'argilite, se poursuit dans les sables glauconifères, qu'elle traverse, 
et se retrouve à l'état de linéoles, jusqu'au sommet du paniselien, en 
conservant toujours les mêmes caractères. 

Après cet exposé, l'auteur a montré l'argile base se chargeant, quelques 
mètres plus haut, de sable et de glauconie et passant insensiblement à 
l'argilite avec psammites; on peut suivre l'entier développement de cette 
dernière assise sur toute la longueur du chemin. Comme nous avions 

Q) É. Delvaux. Notice explicative de la planchette de Renaix. Bruxelles, 1881, p. 10. 



MÉMOIRES 73 

occasion de rencontrer encore de nombreuses coupes dans l'argilite, la 
Société n'a pas jugé nécessaire de poursuivre l'examen dans cette direction. 
En descendant la rampe, M. Cornet met la main sur un crabe qui s'était 
attardé tout au haut des sables ypresiens : le moule indique Xanthopsis 
Mspinosa. 

La trancbée suivante offre les mêmes superpositions ; nous ne nous y 
sommes pas arrêtés. Un remblai colossal, à base largement étalée, qui a 
coûté à l'ingénieur des peines infinies à cause des continuels glissements 
qui s'y sont manifestés, et que les plus simples notions de géologie eussent 
permis d'éviter, franchit le ravin où coule le Schoonbeke et nous conduit 
à l'entrée de la trancbée de Beaufaux. 

TRANCHÉE DE BEAUFAUX (*) 

Cette immense trancbée, Tune des plus étendues et des plus profondes 
du pays, permet à la voie ferrée de franchir l'arête de partage des deux 
bassins, le seuil qui rattache les collines de Saint-Sauveur au massif du 
Pottelberg, et d'atteindre la gare d'Ellezelles. 

Tout entière dans l'argilite glauconifère paniselienne, avec bancs super- 
posés, absolument horizontaux, de psammites fossilifères, la tranchée 
nous offre, dans son développement le plus complet, la partie moyenne 
et supérieure de cette assise, dont on voit plus loin, dans la gare d'Elle- 
zelles, la partie inférieure. 

Le sommet de la tranchée atteint la cote 106 ; on n'y observe qu'une 
faible épaisseur de limon, dont la base est marquée par quelques rares 
cailloux. 

Très riche au point de vue des fossiles, cette tranchée a permis à 
l'auteur d'établir dans l'argilite certains horizons paléontologiques, bien 
nets, qui resteront. Tout d'abord il faut renoncer, nous semble-t-il, à 
l'expression, jusqu'ici en usage, de niveau à Pinna wiargaritacea. Ce 
fossile n'est pas localisé à une hauteur déterminée dans l'argilite, mais se 
rencontre indifféremment et souvent en grande abondance dans toute 
l'épaisseur de l'étage. 

La partie inférieure de l'argilite est surtout caractérisée par l'abon- 
dance extraordinaire de Nucula parisiensis, Desh., bivalve, qui y forme 
des amas et ne s'élève guère plus haut. Un banc épais de psammites, que 
l'œil peut suivre d'une extrémité à l'autre de la tranchée, indique le niveau 
exact de l'horizon à nautiles. 

Ces céphalopodes ont vécu dans la mer paniselienne; ils sont ici en 

( x ) N° 6 de la carte itinéraire. 



74 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

place : nous avons recueilli des individus de tout âge, depuis les plus 
petits jusqu'aux adultes arrivés au dernier terme du développement. Nous 
possédons même des exemplaires qui présentent des cas de déformation 
pathologique. Le milieu ambiant devait leur être éminemmeut favorable : 
certains individus qui sont en notre possession atteignent plus d'un 
mètre de circonférence ; nous croyons ne pas nous tromper en fixant à 
cinq le nombre des espèces nouvelles provenant de cette tranchée. 

Mais les nautiles ne constituent pas à eux seuls la faune de ce riche 
niveau ; nous avons réuni de nombreux exemplaires à'Aturia zigzag, 
Sow., des ovules de toute taille, entre autres Ovula gigantea, Munst., et 
quelques espèces nouvelles, dont notre collègue M. Th. Lefèvre a bien 
voulu entreprendre la description. Mentionnons également Cyprœa ovifor- 
mis, Sow ., Nummulit.es planulala, Brug., Nipadites Burtini, Brug., et 
des troncs d'arbres (probablement des conifères) silicifiés, de m 60 de 
diamètre et de plusieurs mètres de longueur, perforés parles taretset les 
mollusques lithophages. Nous donnons ci-après la liste des espèces qui 
ont été recueillies par nous dans cette tranchée, à différents niveaux. 



LISTE DES FOSSILES PANISELIENS DE LA TRANCHÉE 

DE BEAUFAUX 

REPTILES GASTÉROPODES 

Chelonia sp? Roslellaria lucida, Sow. 

^™o™„ — fissurella, Lmk. 

poissons ' 

Cancellaria subevulsa, d'Orb. 

Lamna elegans, Ag. F i cu la tricostata, Desh. 

myriapodes Fusus bulbus, Chemn. 

,„ , . . , . ~ , — bulbiformis, Brand. 

Scolopendra pamselensis, Delv. sp. n. _ . , ... „ 

t r Buccinum stromboides, Herm. 

crustacés Cassidaria diadema, Desh. 
Tkenops scyllariformis, Bell. nodosa, Sol. 

Xanthopsis bispinosa, Bell. Conus concmnas, Low. 

Cancer aldenardensis, Delv. sp. n. Pleurotoma Wateleti, Desh. 
Cancer sp? — Nilssoni, Desh. 



CEPHALOPODES 



Voliita cithara, Lmk. 
— éleva ta, Sow. 
Belosepia sp? _ plicatella, Desh. 

Nautilus imperialis, Sow. Cyprœa oviformis, Sow. 

— centralis, Sow. Ovula gigantea, Munst. 

— disciformisy Delv. sp. n. — sp? 

— Darwini, Delv. sp. n. Natica semipatula, Desh. 

— Crepini, Delv. sp. n. — palula, Desh. 

— Falyi, Delv. sp. n. — pachycheila, Sow. 
Aturia zigzag, Sow. Cerithium giganleum, Lmk. 



MÉMOIRES 



75 



Cerithium commune, Desh. 
Metula juncea, Sow. 
Turritella édita, Sow. 

— hy brida, Desh. 

— Dixcni, Desh. 
Solarium bicarinatum, Desh. 

— bistriatum. 

— subgranulatum, d'Orb. 
Vermetus Nysti, Gai . 
Phorus nummulitiferus, Lmk. 

SCAPHOPODES 

Dentalium acicula. 

LAMELLIBRANCHES 

Oslrea submissa, Desh. 

Ostreaspl 

Anomia sp? 

Pinna margaritacea, Lmk. 

— a/finis, Sow. 
Modiola costulata, Sow. 
Nucula parisiensis, Desh. 
Pectunculus polymorphus, Desh. 
Cardium paniselense, Vinc. 

— obliquum, Desh. 

— porulosum, Lmk. 
Crassatella Nystana, d'Orb . 

— propinqua, Wat. 
Cardita planicosta, Lmk. 
Cytherea ambigua, Desh. 

— nitidula, Lmk. 

— jmurama, Desh. 
Mactra Levesquei, d'Orb. 
Tellina semUtriata, Desh. 

— Edwardsi, Desh. 

— hybrida, Desh . 



iSo/êtt angustut, Desh. 
Cultellus fragilis, Desm. 
Corbula regulbiensis, Morr. 

— pisum, Sow. 
Pholas vulgaris, Vinc. 
Teredo Burtini, Desh. 

ANNÉLIDES 

Ditrupa planata, Sow . 
Serpula triangularis, Gai. 

— heptagona, Sow. 

— filiformis, Sow. 

échinides 
Schizaster acuminatus, Gold. 
Hemiaster Houzeaui, Cott. 
Cidaris Vincenti, Cott. 

ANTHOZOAIRES 

Paracyathus crassus, Edw. et Haim, 

BRYOZOAIRES 

Lunulites sp? 
Flustra sp? 

SPONGIAIRES 

Spicules. 

FORAMINIFÈRES 

Nummulites planulata, Brug. 

VÉGÉTAUX 

Caulinites parisiens^ , Brong. 
Nipadites Burtini, Brong. 

— ellipticus, Bow. 

— prismaticus, Delv. sp. n. 
Bois de conifères, Crép. 

— carbonisé. 



Nous avons fait remarquer que c'est à ce niveau, qui correspond aux 
assises types du mont Panisel, qu'il faut rapporter la trouvaille du pre- 
mier articulé paniselien qui ait été recueilli jusqu'à ce jour : nous l'assi- 
milons à un individu de la classe des Myriapodes, peu éloigné de Scolo- 
pendra viridicomis. 

Actuellement, les fossiles ne se présentent plus avec la même abondance 
qu'à l'époque des travaux: toutefois, nous avons ramassé en passant, il y 
a quelques jours à peine, un crabe, Xantliopsis bispinosa, Bell., Cultellus 
fragilis, Desm., des fragments assez volumineux de bois silicifîé, etc. 



76 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

SABLIÈRE DU MOULIN DU MONT d'eLLEZELLES Q) 

Arrivée à l'extrémité orientale de la tranchée, la Société a abandonné la 
voie ferrée pour gagner, par un chemin encaissé, le sommet de la colline, 
où est ouverte la sablière du moulin ( 2 ). 

Au fond de l'excavation, profonde de 5 mètres, vous avez vu les sables 
argileux paniseliens surmontés de sables à stratification horizontale, avec 
fines linéoles d'argile et quelques paillettes de mica blanc. Ces sables ren- 
ferment en certains points de larges dalles de grès rude, dont la surface 
est souvent recouverte de fossiles silicifîés, en saillie. Ils offrent aussi par- 
fois des poches peu étendues, de forme irrégulière, où le sable est absolu- 
ment meuble et qui constituent de véritables nids ou amas de fossiles. On 
les trouve, ainsi qu'à Ten-Abeele ( 3 ), dans un état merveilleux de conser- 
vation : Cardium paniseïense, Vinc, par exemple, a été recueilli avec les 
épines intactes, de 2 à 3 millimètres de longueur. 

Les Nummulites planulata, répandues dans tout l'étage, sont particu- 
lièrement abondantes à ce niveau. Nous nous permettons d'insister d'au- 
tant plus volontiers sur leur présence, que nous croyons être le premier 
qui ait réussi à établir incontestablement l'existence de Nummulites pla- 
nulata dans toutes les assises de la série paniselienne. 

On se rappelle qu'il n'y a pas bien longtemps, en 1874, lorsque la 
Société Géologique de France visita la double colline du Bois de Mons, 
on admettait que les nummulites trouvées dans le paniselien n'y étaient 
point en place ; on démontrait même que la nature de leur substance 
protoplasmique s'opposait à ce qu'elles vécussent dans les sables gros- 
siers ( 4 ). 

Actuellement, le doute n'est plus permis: nos recherches ont démontré 
que cet important foraminifère n'a jamais atteint en Belgique un aussi 
complet développement et présenté d'aussi beaux et nombreux exem- 
plaires que dans les sables paniseliens à grès rude, du territoire de 
Flobecq. 

Nous possédons un assez grand nombre d'espèces silicifiées qui pro- 
viennent de cette sablière et, outre les Nummulites planulata de grande 
taille, nous citerons, parmi les espèces les plus importantes, Cerithium 

(!) N° 7 de la carte itinéraire. 

(2) Cote d'altitude 121 mètres. 

( 3 ) Nous avons indiqué, sous le n° 13 de la carte itinéraire, l'emplacement des sablières 
de Ten-Abeele, que nous avons fait connaître dans les documents qui accompagnent le 
levé géologique de la planchette de Renaix . 

(<) E. Van den Broeck.. Nummulites planulata du paniselien, p. 33, 35, 36. Extraits 
Ann. Soc. Gêol. de France, III e série, t. II. Compte rendu de la session extraordinaire à 
Mous, 1874. 



MEMOIRES 77 

giganteum, Lmk, dont la présence à ce niveau ne manquera pas d'être 
remarquée. 

A jx sables fossilifères à stratification horizontale, succèdent des sables à 
stratification oblique ou croisée, qui ne renferment aucun fossile ; ils sont 
souvent altérés, rougis à la partie supérieure et offrent des perforations 
tubuliformes et des traces d'annélides qui caractérisent, ainsi que le fait 
remarquer M. Van den Broeck, les dépôts de plage ou de rivage et que les 
dépôts profonds ne présentent jamais. 

Au sommet de ces sables, nous avons montré le contact de l'étage laeke- 
nien, qui s'effectue par l'intermédiaire du gravier base, épais de 10 à 12 
centimètres. Quoique altéré, privé de ses fossiles, il est néanmoins bien 
reconnaissante ; il ravine faiblement les sédiments paniseliens et supporte 
les sables de l'étage, avec grains de quartz laiteux disséminés. 

Enfin, les cailloux quaternaires, entremêlés d'argile glauconifère 
impure ravinant énergiquement l'étage laekenien, et le remanié sablo- 
limoneux de surface couronnent l'escarpement ( l ). 

A une faible distance de la sablière du moulin, M. Delvaux montreen 
passant l'emplacement d'une petite excavation, beaucoup moins étendue, 
mais présentant une coupe plus complète encore que la précédente. 

Maintenant, on la chercherait en vain ; sa trace même est effacée ; mais 
elle a été relevée et offre trop d'intérêt pour n'être pas reproduite : on la 
trouvera à la fin du volume ( 2 ). 

Le sommet de la colline a été jadis occupé par une peuplade pré- 
historique. On a recueilli et nous possédons de cette station de nombreux 
et beaux instruments, en silex taillé et poli, de l'âge néolithique ; le silex, 
comme dans toute la région, provient de Spiennes. 

Pendant le déjeuner, un zélé chercheur de Renaix, M. Vandendaele, 
met à la disposition des confrères quelques-unes des espèces paniseliennes 
silicifiées les plus abondantes du gîte de Ten-Abeele ( 3 ); elles appar- 
tiennent au même horizon que la sablière du moulin que nous venons de 
visiter. On achète, en outre, un certain nombre de fossiles et assez bien de 
silex taillés, grattoirs, couteaux et pointes de flèche, que les gens de la 
localité viennent nous offrir. 

Après s'être convenablement restaurée, la Société descend à la gare 
d'Ellezelles par le chemin direct de Riscotrie, et nous revoyons dans les 
talu3 les superpositions observées tout à l'heure dans la sablière. Le 
sable paniselien semble plus altéré, jaune rouge ; il passe assez rapidement 
à l'argilite : celle-ci s'élève très haut en ce point. 

0) Voir à la fin du compte rendu, pi. I, flg. 5. 
( 8 ) N° 8 de la carte itinéraire et pi. I, fig. 6. 
( 3 ) N° 13 de la même carte. 



78 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

TRANCHÉE DE LA GARE d'eLLEZELLES ( l ) 

Dans une excavation creusée pour servir de cave à l'auberge où la 
société s'est arrêtée un instant, nous avons constaté jadis, au contact de 
l'étage paniselien sur les sables ypresiens à Nummulites planulata t la 
présence d'un gravier à très gros éléments, plus que pisaires. Le grain de 
ce gravier va diminuant en montant et n'offre plus, dans le fossé de la 
tranchée, que des dimensions réduites de moitié. 

Ce conglomérat, qui n'existe pas au mont Panisel, est constitué, comme 
vous l'avez constaté, par des fragments plus ou moins arrondis de quartz 
hyalin, par d'énormes grains de glauconie réniforme et de petites masses 
pisaires d'argile noir verdâtre, identique à l'argile base de l'étage. 

A diverses hauteurs, ce conglomérat devient plus cohérent et se concré- 
tionne en bancs gréseux, qui se distinguent de tous ceux que nous avons 
observés jusqu'à présent par le volume des éléments et la coloration vert 
sombre de la masse, qui passe au brun rougeâtre lorsque la roche est 
altérée. Sur le fond noir verdâtre de celle-ci se détachent des rognons 
d'argile durcie, blanche, fossilifère, irrégulièrement distribués, et, à la 
partie supérieure des bancs de grès, on remarque des plaques minces de 
la même substance siliceuse. Ces rognons ne font aucune effervescence 
dans les acides. 

On trouve parfois dans ces nodules argileux, des moules de gastéro- 
podes, principalement de Natica; dans le gravier inférieur, à gros 
éléments, nous n'avons recueilli que des dents de poissons et Cardium 
paniselense, Vinc. Un peu plus haut, à 2 mètres au-dessus du fond du 
fossé qui borde la voie ferrée, les fossiles commencent à se montrer; 
M. Faly a trouvé un certain nombre d'espèces dans les couches glauconi- 
fères sableuses. 

M. Ortlieb explique la formation du dépôt blanchâtre qui apparaît à la 
partie supérieure des bancs gréseux par la ténuité extrême des particules 
argileuses en suspension, ténuité qui a permis à l'eau de les transporter à 
travers la masse graveleuse et de les déposer, comme dans un filtre, à la 
surface des bancs concrétionnés. 

M. F. Cornet, qui a l'œil partout, ramasse dans le fossé un beau 
fragment de Nautilus imperialis , avec têt; cette pièce provient incontes- 
tablement du gîte de Beaufaux. 

M. Del vaux fait remarquer que le sommet de la tranchée où la Société 
s'est arrêtée correspond exactement, comme niveau stratigraphique, à 

(') N° 9 delà carte itinéraire. 



MÉMOIRES 79 

l'argile blanche à turritelles de la bifurcation de Rigaudrye, qui se place 
sous l'argilite à nucules que l'on a vue dans la tranchée de Beaufaux. 

Nous nous sommes remis en marche. A mi-chemin de la gare d'Ellezelles, 
que nous venons de quitter, et de la tranchée de Rigaudrye, que nous allons 
atteindre, on voit un petit talus qui entame l'argilite paniselienne : les 
bancs de psammites, très altérés, y sont toujours horizontaux. 

TRANCHÉE DE RIGAUDRYE («) 

Cette tranchée, qui appartient au même niveau stratigraphique que la 
base de la tranchée de Beaufaux, montre également l'argilite avec bancs 
de psammites d'une horizontalité parfaite. Vous avez pu constater que le 
faciès de la roche diffère quelque peu de celui précédemment observé. 
L'argilite et les psammites sont pénétrés de toutes parts de points, noyaux 
ou cordons cylindriques argileux plus ou moins volumineux, les uns 
absolument irréguliers, les autres contournés en forme de minuscules 
gyrolithes; la roche est, en outre, perforée en tous sens par les mollusques 
lithophages et pétrie d'innombrables traces d'annélides qui caractérisent 
les dépôts de rivage. 

Par places, l'argilite est fossilifère et particulièrement riche en très 
petites espèces ; M. Cornet, toujours heureux, découvre un crabe au pied 
du talus occidental de la voie. 

BIFURCATION DE RIGAUDRYE ( 2 ). 

Arrivée à la bifurcation, la Société a quitté un instant la voie ferrée 
pour s'engager de 60 à 80 mètres dans un chemin profondément encaissé. 
Dans le talus oriental, elle a vu en contact (*) sur les sables fins glauconi- 
fères à Nunmulites planulata de l'ypresien, une argile marneuse blanche, 
friable, fossilifère, avec rares points très fins de glauconie. 

Nous avons fait remarquer que cette roche, intermédiaire entre les 
dépôts graveleux de la gare d'Ellezelles et l'argilite de la tranchée de 
Beaufaux, bien que très friable ici, est d'une ténacité singulière en d'autres 
endroits peu éloignés; c'est ainsi que sur le territoire de Saint-Sau- 
veur ( 4 ), il est presque impossible de briser les blocs avec la pioche. Cette 
roche renferme, ici comme là-bas, un assez grand nombre de fossiles, 
principalement des gastéropodes; les turritelles (deux espèces) sont parti - 

( l ) N° 10 de la carte itinéraire. 

(') N° 11 de la même carte. 

(»; Cote d'altitude 86. 

{*) Les coordonnées géographiques de ce point, à compter du clocher de l'église de 
Saint-Sauveur; sont : Long, est, 2,020 m.; Lat. nord, 1,320 m., Alt. 84 m. Planchette de 
Frasnes, XXXVI/4. Carte topographique de la Belgique à l'échelle de 1/20,000. 



80 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

culièrement abondantes ; le seul lamellibranche recueilli est JVucula 
parisiensis , Desh., qui est le fossile caractéristique de ces couches.. Vers 
la surface, la roche plus ou moins altérée est toujours décalcifiée, et les 
fossiles s'y rencontrent à l'état de moules; nous avons constaté qu'il n'en 
est pas de même en profondeur; les espèces ont conservé leur têt, et la 
roche fait effervescence, ce qui nous a engagé à lui maintenir le nom de 
marne ou argile marneuse. 

Cette argile marneuse blanche se charge bien vite de glauconie; à une 
faible hauteur au-dessus de la ligne ondulée de contact, elle est déjà très 
glauconifère ; ce minéral n'offre nulle part d'aussi gros grains. En mon- 
tant, la roche passe à l'argilite à nucules, avec bancs durs bien carac- 
térisés. 

Après avoir consacré quelques instants à la constatation de ces faits et 
à la recherche des fossiles, vous avez regagné la voie ferrée, où le con- 
tact de Targilite blanche sur les sables ypresiens supérieurs continue à 
s'observer nettement sur une longueur de plus de 300 mètres. 

EXCAVATION DU PASSAGE A NIVEAU DE QUESNAU {}) 

Nous abandonnons la tranchée au point où elle recoupe le passage à 
niveau et entame légèrement le sable à Nurtimulites planulata et nous 
descendons, par un chemin en rampe, dans une vaste excavation qui a 
fourni le sable nécessaire au remblai de la voie ferrée. 

Tout au bas de la rampe, quelques coups de bêche mettent à découvert 
une bande faiblement ondulée qui tranche par sa coloration vert noirâtre 
foncé sur le fond blanc des sables. Cette bande, dont la continuité est 
rompue, de distance en distance, par les actions mécaniques qui ont donné 
lieu à la formation de nombreuses failles, comme on peut le voir dans la 
coupe reproduite à la fin de volume ( 2 ), est formée de grains pressés de 
glauconie absolument intacte, pure, sans mélange de sable. 

La bande de glauconie, dont l'existence a été signalée pour la pre- 
mière fois par nous à Sulsique ( 3 ), se rencontre, avec des épaisseurs qui 
varient, dans toute l'étendue de la région que nous avons étudiée ; elle 
tient lieu et occupe l'emplacement exact (à 10 mètres sous le sommet de 
l'étage) du banc de calcaire à Nummulites planuïata dissous. 

Ce dernier n'est point partout aussi développé que dans la tranchée de 
Wayenberghe ; il s'atténue souvent et se trouve réduit parfois à un 

(!) N° 12 de la carte itinéraire. 
( 2 ) Voir planche I, fig. 7. 

( 8 ) Ë. Delvaux. Notice explicative du levé géologique de la planchette de Renaix, p. 7 
et 8. 



MEMOIRES 81 

simple filet ou à quelques nummulites alignées les unes à côté des autres; 
parfois même les nummulites dissoutes ont totalement disparu, mais 
on trouve alors en leur lieu, et tenant exactement la place de la 
couche absente, une bande plus ou moins épaisse de glauconie noirâtre, 
comme celle que l'on voit ici, ou bien altérée, rougeâtre, comme celle qui 
s'observe aux environs de Nukerke, en descendant au moulin de Sul- 
sique (*), ou, plus près de nous, vers la 51 e borne de la route de Renaix à 
Flobecq (*). 

M. Van den Broeck, après avoir examiné un échantillon de cette nou- 
velle bande noire, demande si la glauconie n'occupait pas antérieurement 
un espace plus considérable en hauteur ; si elle ne s'est pas déplacée, 
agglomérée, ainsi qu'il semble résulter de son état présent; les grains lui 
paraissent avoir été triturés ; ils sont usés, roulés. 

M. Delvaux éprouve une vive répugnance à admettre cette hypothèse, 
qui ne lui semble pas nécessaire pour expliquer les faits. Pourquoi ces 
grains se seraient-ils rapprochés? En vertu de quelle loi se serait fait le 
triage? La pesanteur spécifique des grains de quartz est, à volume égal, 
à peu de chose près, celle des grains de glauconie ; nous n'avons aucun 
exemple d'un pareil triage dans les sables tertiaires. Pour l'auteur, la 
glauconie que la Société a sous les yeux est intacte, non roulée et bien en 
place ; elle occupe exactement l'emplacement du banc calcaire, dont elle 
suit toutes les ondulations. Il ne s'est produit, d'après M. Delvaux, d'autre 
mouvement qu'un léger tassement, résultant du vide produit par la dis- 
parition du têt calcaire des nummulites, comme on peut du reste le 
constater par la forme aplatie des grains de glauconie. 

Ce qui peut avoir induit en erreur M. Van den Broeck, c'est la pré- 
sence, parmi les gros grains de glauconie, de grains plus petits, presque 
semblables à de la poussière noire ; d'après M. Delvaux, les petits grains 
ne représentent pas, comme l'estime M. Van den Broeck, les débris de 
gros, mais, ainsi que chacun peut s'en assurer en les soumettant au 
microscope, des grains de glauconie intacts, moulés dans de très petits 
foraminifères. 

Quant à la relation existant entre les couches de glauconie et les bancs 
à nummulites, elle a été constatée et, quoiqu'on ne sache encore, à l'heure 
présente, rien de certain sur le mode et les conditions de formation de ce 

Les coordonnées géographiques de ce point, à compter du clocher de Sulsique, sont : 
Long, est, 186 m. ; Lat. nord, 420 m. ; Alt. 40 m. Planchette de Renaix, XXIX/8. Carte 
topographique de la Belgique à l'échelle de 1/20.000 

(2) Les coordonnées géographiques de ce point, à compter du clocher de Flobecq, sont : 
Long, ouest, 1,840 m.; Lat. sud. 540 m.; Alt. 75 m. Planchette de Flobecq, XXX/5. Carte 
topographique de la Belgique à l'échelle de 1/20.000. 

6 



82 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

silicate, les relations de la glauconie avec les foraminifères ne peuvent 
être niées et reposent sur des faits nombreux, bien observés. Déjà en 1875, 
M. Fr. Dewalque inclinait vers l'origine organique de ce minéral. Dans 
une Note sur la glauconie d'Anvers, publiée dans les Annales de la Société, 
le savant professeur déclarait qu'il était « d'autant plus autorisé à 
admettre l'origine organique de la glauconie que les grains de sables 
noirs d'Anvers, vus au microscope, paraissent formés de la réunion de 
grains plus petits, de formes plus au moins régulières, qui rappellent 
tout à fait les formes générales des foraminifères par leur surface arrondie 
et rugueuse et par leur mode de groupement (*) » . 

Cette opinion est également celle de Dana (*) ; elle est admise par la 
plupart des spécialistes, entre autres, par Dawson, qui a fait de la glau- 
conie l'objet d'une étude approfondie dans un mémoire estimé sur les 
les foraminifères et sur YEozoon canadense (f) ; par Elirenberg ( 4 ) et par 
d'autres auteurs dont la compétence est indiscutable. 

M. Velge reconnaît cette glauconie comme étant celle qu'il a observée 
dans les bancs mêmes à Nummulites pïamilata des environs d'Assche. 

M. Lobest demande ce que l'on obtient quand on soumet à l'action des 
acides un fragment de calcaire nummulitique. 

M. Delvaux répond que le résidu ne lui a jamais présenté autre chose 
que la glauconie et de rares paillettes de mica. 

M. G. Dewalque voudrait savoir s'il y a un grain de glauconie dans 
chaque .loge de nummulite ? 

M. Delvaux n'en a rencontré qu'exceptionnellement, et ceux-ci se trou- 
vaient toujours dans des loges ouvertes de nummulites brisées, comme au 
mont Panisel, par exemple, tandis qu'il a observé des amas considérables 
de grains autour de ces foraminifères. D'ordinaire, les grains de glau- 
conie offrent, dans la région, un volume triple ou quadruple de celui qu'ils 
devraient avoir pour pouvoir être contenus dans les loges. L'auteur pense, 
sans pouvoir en fournir toutefois la preuve, que la présence ou la forma- 
tion de la glauconie dépend, est subordonnée à l'existence des foramini- 
fères en général et des nummulites en particulier, mais que ce silicate 
ne peut, en aucune façon, être considéré même « in a certain sensé, le a 
sort of foraminiferal coprolitic natter of excrément » ( 5 ), comme un pro- 

( 1 ) Fr. Dewalque. Note sur la glauconie d'Anvers. Annales (Mémoires) de la Soc. Géol. 
de Belgique, t. II, p. 5, 1875. 

( 2 ) J.-D. Dana.. Manual of Qeology. 2 e édition, p. 1\1. 1884. 

( 3 ) History of the oldest known fossil Remains, and their relations to geological Urne 
and to the development of the animal Kingdom, by J.-W. Dawson. LLD. FRS, etc. 
London, 1875, p. 221. 

( 4 ) Ehrenberg. Ueber den Grûnsand. Berlin, 1856. 

( 5 ) Dawson. Op. cit., p. 222. 



MEMOIRES 83 

duit sécrété directement par ces foraminifères. Partout où le banc à num- 
înulites a existé, nous avons retrouvé, soit intacte, soit altérée, la bande 
de glauconie. 

M. Rutot est également d'avis que les nummulites ont vécu là où existe 
la couche de glauconie. 

M. Cogels se demande si les grains, tout en provenant des nummulites, 
sont descendus de plus haut ou s'ils sont restés en place. 

M. Van den Broeck est partisan d'un déplacement, d'une sorte de rap- 
prochement de transport vertical ; il insiste sur la possibilité du remanie- 
ment et sur les caractères roulés qu'offrent les grains de la glauconie que 
nous avons sous les yeux. 

M. Delvaux conteste le fait ; les grains de glauconie sont intacts ; 
chaque fois qu'il lui a été donné de constater, à la suite d'actions méca- 
niques, que la glauconie avait été frottée, qu'elle avait perdu l'abri pro- 
tecteur de sa pellicule vernissée luisante, chaque fois, les grains écaillés 
avaient échangé la teinte vert noir pour revêtir la coloration rouge 
intense ; ce n'était plus de la glauconie que l'on avait sous les yeux, mais 
de la limonite, comme celle que l'on voit non loin d'ici, sur le territoire de 
Mainvault ( l ), où l'allure de la bande est très tourmentée. Les grains que 
nous offre la coupe, examinés avec un grossissement suffisant, seront 
déclarés absolument intacts par tout le monde. 

M. Firket admet que les sables ont été lavés, remaniés, transportés et 
que pendant un arrêt de transport, il y a eu dépôt, dépôt dont l'impor- 
tance stratigraphique ne peut être niée. 11 y a eu une période de calme 
et une période agitée, période de remaniement et de concentration. C'est 
ce mouvement qui a aggloméré les nummulites en une place et, par suite, 
leur résidu, la glauconie. 

M. Rutot ne trouve pas ces remaniements absolument nécessaires : les 
phénomènes atmosphériques suffisent pour expliquer certains écarts de la 
sédimentation. 

D'après M. Delvaux, l'impossibilité de remaniements postérieurs semble 
établie à l'évidence par ce fait que la bande principale de glauconie sur- 
monte et est surmontée (*) de plusieurs bandelettes plus ou moins fines, 
mais toujours très régulières, de glauconie qui tiennent, comme la bande 
principale, la place des amas lenticulaires et des couches de nummulites 
subordonnées, La dissolution lente du calcaire a pu seule amener un tasse- 



(i) Les coordonnées géographiques de ce point, à compter du clocher de Flobecq, sont : 
Long, ouest, 1,840 m.; Lat. sud, 540 m.; Alt. 75 m. Planchette de Flobecq, XXX/5, 
contre la limite de la planchette de Mainvault. Carte de la Belgique à l'échelle de 1/20.000, 

( 2 ) Voir la coupe, planche I, fig. 7. 



84 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

ment parallèle aussi régulier que celui qu'offrent ces lignes équidistantes 
superposées. 

L'absence complète de sable dans les bandes glauconieuses constitue à 
elle seule une preuve décisive en faveur de la théorie de l'auteur. Chacun 
sait combien fin, impalpable, mobile est le sable ypresien : il pénètre 
partout. Dans les remaniements invoqués, il se serait mêlé à la glauconie 
et aurait évidemment enveloppé les nummulites. Or, il est aisé de s'assu- 
rer que la glauconie est absolument pure, sans aucun mélange de 
sable. 

Enfin, une dernière preuve résulte de la position stratigraphique de la 
bande de glauconie qui se trouve invariablement à 10 mètres du sommet 
de l'étage ypresien, point précis que paraît occuper partout, comme nous 
l'avons déjà répété, le banc à Nummulites planulata. 

Après les dernières constatations, chacun ayant recueilli les échantil- 
lons de glauconie à sa convenance, et le programme de la journée se trou- 
vant épuisé, nous avons rebroussé chemin pour gagner la gare d'EUe- 
zelles et prendre le train. Nous étions de retour, à 4 heures 20 minutes, 
à Audenarde. 

La Société, à la suite de cet exposé, adresse, par l'organe de son prési- 
dent, des remerciments à M. Delvaux. Puis la discussion est ouverte. 

M. Van den Broeck,qui s'est occupé spécialement de l'étude des forami- 
nifères, développe diverses propositions auxquelles répond M. Delvaux; 
il s'offre, si la chose peut intéresser les confrères, à présenter à la Société 
une communication sur les foraminifères ; cette promesse est accueillie 
avec empressement. Une causerie générale, à laquelle prennent part 
MM. Cogels, Delvaux, G. Dewalque, Firket, Hock, Lohest, Ortlieb et 
Velge, s'engage sur les diverses questions traitées pendant la journée et 
se prolonge assez tard dans la soirée, sans que les membres présents 
songent à s'en apercevoir et à regretter l'heure avancée. 

Cet échange d'idées, l'appréciation des faits observés, leur discussion 
immédiate, qui s'ensuit, constituent l'une des meilleures traditions de nos 
sociétés et ces causeries sans prétention sont peut-être la partie la plus 
utile de l'excursion. 

Séance du 16 août 

La séance est ouverte à 8 heures du soir, dans un salon de l'hôtel de 
la Petite Nef, à Tournai. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. le président donne la parole à M. Delvaux pour faire le compte 
rendu de l'excursion et résumer les observations de la journée. 






MEMOIRES 85 

Compte rendu de l'excursion du 16 août au Musiekberg 

et au Pottelberg 

par M. Del vaux 

Nous avons éprouvé, messieurs, un vif regret de ne pouvoir mettre sous 
vos yeux les importantes collections que des circonstances particulière- 
ment favorables ont permis à un habitant de Renaix de rassembler. Une 
démarche personnelle que nous avons faite en votre nom, auprès du pro- 
priétaire, M. l'avocat Jolly, pour obtenir l'autorisation de les visiter, n'a 
pas été couronnée de succès; malgré nos instances, nous n'avons pu 
obtenir cet acte de complaisance, qu'un homme de science n'eût jamais 
refusé. 

Si les collections de M. Vandendaele ne sont point comparables, pour 
la richesse, à celles de son compatriote, en revanche, vous avez pu voir 
avec quel zèle notre jeune collègue s'est empressé de nous en faire les 
honneurs. Vous vous êtes intéressés surtout à une jolie série de fossiles 
paniseliens silicifiés, provenant, pour la plus grande partie, du gisement 
deTen-Abeele (!). 

Les membres qui s'occupent d'études préhistoriques, et ils sont nombreux 
parmi les collègues présents, ont admiré un superbe polissoir en grès 
paniselien, pièce rarissime qui a été recueillie par M. Cambier, de Renaix» 
sur le sommet de l'Hotond ( 2 ). Une hache polie en grès et d'autres en 
silex de Spiennes proviennent de la même station. Après avoir passé en 
revue quelques beaux fragments avec têt de Nautilus, nous sommes 
sortis de la ville et nous nous sommes acheminés, par la rive droite du 
Meulebeke, vers le mont de la Musique. 

le musiekberg (147 mètres). 

Au sortir de la zone alluviale du ruisseau, au point précis où le chemin 
en rampe qui mène à la montagne se dégage des alluvions ( 3 ), nous 
avons vu, dans une prairie, une petite source ( 4 ) ombragée d'arbres, qui 
marque le passage de l'argile sableuse ypresienne, à poussière de mica, 
aux sables à JVummiiUtes planulata. 

(*) N° 13 de la carte itinéraire. Nous donnons à la fin du compte rendu la liste 
des espèces recueillies à ce niveau ; elle nous a été communiquée par M. Vandendaele. La 
plupart des déterminations ont été faites ou tout au moins revues par M. G. Vincent. 

( 2 ) Les coordonnées de ce point, à compter du clocher de la collégiale de Renaix, sont : 
Long, ouest, 1,800 m.; Lat. nord, 1,170 m.; Alt. 150 m. Planchette de Renaix, XXIX/8. 
Carte topographique de la Belgique à l'échelle de 1/20,000 

( 3 ) Cote d'altitude 44-45. 

( 4 ) N° 22 de la carte itinéraire. 



86 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Non loin de ce point, un peu avant d'atteindre la tranchée du chemin 
de fer, vous avez remarqué dans le talus an bord de la route une faible 
source qui prend naissance sur le banc même à nummulites. Enfin appa- 
raît la tranchée de la voie ferrée, profonde de 9 mètres, qui est tout entière 
creusée dans l'assise des sables ypresiens, y 3 . Nous avons montré à la 
Société, au milieu d'une petite excavation pratiquée à hauteur des fils 
télégraphiques (*), le banc cohérent à Nummulites planulata en place ( 2 ). 
Son épaisseur est de m 20, il renferme des amas lenticulaires de gros 
grains de glauconie et beaucoup de fossiles. Nous y avons recueilli: 
JBelosepia sp.? Lamna elegans, Ostrea submissa, Turritella 7iybrida,Pecten 
corneus, Pecten plebeius, Vermetus bognoriensis, JVatica sinuosa, Tliracia 
oblata, Ditrupa planata, Niimmulites planulata, Numm%ilit es elegans, etc., 
ainsi que des nodules phosphatiques. 

De l'autre côté du viaduc, on voyait naguère, dans le talus nord du 
chemin, une poche de recherche où le sable ypresien supérieur glauco- 
nifère meuble était bien caractérisé; maintenant, l'excavation est 
remblayée. 

A quelques mètres plus loin, avant d'arriver à une petite ferme nouvel- 
lement reconstruite ( 3 ), nous avons montré le point précis où se super- 
posent les étages ypresien et paniselien.Une excavation creusée pour servir 
de cave à la ferme nous a permis de noter exactement le niveau où s'opère 
le contact ( 4 ). Vous avez constaté que l'argile paniselienne s'élève jusqu'à 
la surface; partout le pavé de la route était défoncé. Quant au limon qui 
jadis recouvrait l'argile, il a été enlevé pour fournir les briques du bâti- 
ment de la ferme. 

Au détour du chemin, l'argile se charge peu à peu de glauconie, de 
sable et passe à l'argilite glauconifère avec psammites, qui apparaît bien 
développée et fossilifère en face des maisons ( 5 ) qui bordent la route ; 
nous y avons trouvé, il y a peu de jours, en compagnie de M. Dupont, un 
crabe que nous croyons être une espèce nouvelle. 

La Société s'est arrêtée un instant en ce point et, tout en cassant 
quelques psammites, les confrères ne restent point insensibles aux splen- 
deurs du paysage qui se déroule au loin sous leurs yeux. 

Non loin de ce gîte fossilifère, un escarpement de sable argileux (e), 
pins ou moins altéré, rougi, nous apprend que nous avons monté sans 
nous en apercevoir et quitté l'argilite. 

(!) N° 23 de la carte itinéraire. 

(*) Cote d'altitude 62. 

( 3 ) N° 24 de la carte itinéraire. 

(«) Cote d'altitude 71 ffi 50. 

( 5 ) N° 25 de la carte itinéraire. 

(fi) N° 26 de la même carte. 



MÉMOIRES 87 

A la croisée des chemins, en face d'une ferme qui s'élève à l'altitude de 
110 mètres, nous avons indiqué le point où M. A. Renard a recueilli, 
en 1879, un bloc de granité à petits éléments ( 1 ). 

Après avoir dépassé les maisons, nous prenons un étroit sentier de 
campagne qui mène à une excavation dont les parois, d'une blancheur 
éclatante, ont depuis longtemps attiré l'attention de tous les membres de 
la Société. 

SABLIÈRE DU MUSIEKBERG ( 2 ) 

En arrivant dans la sablière, M. Delvaux s'excuse de conserver la parole 
et de faire l'exégèse de cette coupe en présence de M. Ortlieb, qui a 
donné, le premier ( 3 ), il y a de longues années, une si complète et si 
exacte description du Musiekberg. Il rappelle que, depuis l'exploration de 
l'éminent confrère, cette sablière est devenue classique : tous les géologues 
l'ont, successivement visitée; la Société Malacologique l'a revue en 1879, 
et cette visite nous a valu deux comptes rendus remarquables, l'un par 
M, Rutot ( 4 ), à la Société Malacologique ; l'autre par M. Ortlieb ( 5 ), à la 
Société Géologique du Nord. 

Il y a huit jours, lors d'une course que nous fîmes en compagnie de 
notre confrère M. Dupont, pour juger de l'état des lieux, nous rele- 
vâmes ( 6 ), directement superposées dans une même excavation, les séries 
suivantes : 

ri Eboulis ; 

ç Quaternaire: cailloux, grès ferrugineux, fragments as poudingue de 
RenaiX) sables tertiaires et argile glauconifère remaniés ; 

£ Sable de Wemmel ; 

B Gravier wemmelien ; 

Y Sable de Laeken ; 

(3 Gravier laekenien ; 

( 1 ) É. Delvaux. Epoque quaternaire. De Vextension des dépôts glaciaires de la Scandi- 
navie et de la présence des blocs erratiques du Nord dans les plaines de la Belgique. 
Annales (Mémoires) de la Société Géologique de Belgique, t. XI, 1883. Liège in-8°, p. 66. 

( 2 ) N° 27 de la carte itinéraire. 

( 3 ) J. Ortlieb et Chellonneix. Etude géologique des collines tertiaires du département 
du Nord comparées avec celles de la Belgique. Lille, in-8°, 1870, p. 164. 

(•*) A. Rutot. Compte rendu, au point de vue paléontologique, de Vexcursion de la 
Société Malacologique de Belgique aux environs de Renaix. Etude sur la constitution du 
mont de la Musique. Ann. de la Soc. rot/. Malac , t. XIV, p. 7. 

( 5 ) J Ortlieb. Compte rendu d'une excursion géologique à Renaix. Extrait des Annales 
de la Société Géologique du Nord, t. VII, p. 67. 

( fi ) Voir la fin du volume, pi. II, fig. 1. 



88 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

a Sable paniselien à stratification oblique, passant vers le bas au sable 
argileux à stratification horizontale. 

Aujourd'hui, cette belle excavation, comme vous avez pu voir, était 
déjà en partie remblayée. Mais si les étages ne se présentaient plus direc- 
tement superposés, on pouvait néanmoins les étudier parfaitement et se 
rendre compte avec la plus grande facilité de leurs relations stratigra- 
phiques. 

C'est ainsi que, parcourant successivement, de l'ouest à l'est, les divers 
trous à sable de la carrière, vous avez vu, dans la première fosse, à main 
gauche, les sables paniseliens supérieurs, à stratification oblique ou 
croisée, surmontés du gravier et des sables laekeniens altérés. Dans une 
excavation contiguë, on a observé le même gravier et les mêmes sables 
laekeniens surmontés du gravier wemmelien plus ou moins remanié, et 
enfin, dans le talus nord de la sablière, on a constaté la succession des 
étages en série ascendante, c'est-à-dire le sable laekenien, surmonté du 
gravier wemmelien bien caractérisé; les sables de Wemmel, où, pour la 
première fois, l'existence de fossiles a été signalée, et, ravinant le sommet, 
le cailloutis quaternaire recouvert d'éboulis : argile glauconifère rema- 
niée, sables jaunes, grès ferrugineux, etc. 

Nous avons fait remarquer que le gravier laekenien fossilifère est assez 
rare en affleurement; nous ne l'avons rencontré qu'en un seul point au 
Musiekberg (*) ; il en est de même du gravier wemmelien fossilifère, qui 
n'affleure nulle part dans cette colline, bien qu'il y doive exister, attendu 
que nous avons recueilli en différents points des blocs roulés. Ces divers 
graviers, plus difficiles à distinguer quand ils sont altérés, sont néan- 
moins toujours reconnaissables. Nous avons montré, avec les échantillons 
à l'appui, à ceux de nos collègues qui ne sont pas familiarisés avec le 
tertiaire, que le gravier base du laekenien forme généralement une 
couche épaisse de m 08 à m 16. Le grain (de m 002 à m 003) est plus 
gros que celui du gravier wemmelien ; il est ovoïde, presque toujours 
composé de quartz laiteux, poli ; la bande apparaît souvent teintée en 
brun par la limonite et offre des taches noires résultant de la présence de 
matières organiques. 

Le gravier wemmelien, remarquable par sa continuité, n'est le plus 
souvent constitué que par une bande étroite, de m 04 au maximum. 
Le grain, plus petit de moitié que celui du gravier laekenien, affecte des 
formes géométriques se rapprochant du cube ; il est formé de quartz 
hyalin dont la transparence est parfaite, quand, ce qui arrive souvent, un 

(*) Les coordonnées de ce point, à compter du clocher de Louisendorp, sont: Long, 
est, 440 m. ; Lat. sud, 810 m.; Alt. 114. Planchette de Flobecq, XXX/5. Carte topogra- 
phique de la Belgique à l'échelle de 1/20.000. 



MÉMOIRES 89 

enduit limoniteux, jaunâtre clair, peu épais, ne vient pas la voiler. Ce 
gravier ne monte pas dans le sable qui lui est superposé, tandis qu'au 
contraire le gravier laekenien apparaît disséminé dans les premiers 
mètres du sable de l'étage. 

CHEMIN ENCAISSÉ DU MUSIEKBERG (*) 

Au sortir de la sablière, on reprend l'ascension de la montagne et l'on 
ne tarde pas à s'engager dans un chemin profondément encaissé, dont les 
parois entament le sable wemmelien. Au point où la pente devient plus 
prononcée, la Société s'arrête devant un haut talus, qui offre une coupe 
d'une importance capitale; nous la reproduisons dans les planches qui 
accompagnent le compte rendu ( 2 ). 

Cette coupe a déjà été étudiée par les géologues ; elle a été l'objet 
d'interprétations diverses, et lors de l'excursion dernière de la Société 
Malacologique, en 1879, certains de ses termes, soit que des éboulis 
fussent venus les couvrir, n'ont pu être retrouvés ( 3 ). 

M. Delvaux montre l'argile glauconifère reposant, vers le bas de la 
montée, sur les sables de Wemmel sans l'intermédiaire de la bande noire 
graveleuse, quoique celle-ci soit bien développée au Hameau du Bois, h 
quelques kilomètres à l'est, sur le territoire de cette même planchette ( 4 ) . 
La masse argileuse glauconifère a une épaisseur de 4 à 5 mètres ; elle 
commence à la cote 121 m 50 et s'élève jusque la cote 125 ou 126, en 
présentant ses trois faciès. 

Au-dessus de cette argile et la ravinant quelque peu, on remarque une 
couche, épaisse de m 08 à m 12, de cailloux de silex, ronds ou ovoïdes 
et non aplatis; cailloux de mer et non de rivière; non cariés et pas éclatés. 
Cette couche, que les confrères distinguent facilement de loin, est sur- 
montée de sables argileux, épais de 1 mètre à l m 30 ('). Ces sables sont 
glauconifères, à grains irréguliers moyens ou fins ; leur coloration est 
brun rouge, avec des teintes verdâtres. 

L'auteur a longtemps considéré, avec plusieurs confrères, ce double 
dépôt comme quaternaire, les cailloux représentant la base de la forma- 
tion, et le sable sus-jacent lui paraissant constitué par de l'argile glau- 

(*) N°28 delà carte itinéraire. 

(2) Voir planche II, fig. 2. 

( 3 ) J. Ortlieb. Compte rendu d'une excursion géologique àRenaix. Extrait des Annales 
de la Soc. Géol. du Nord, t. VII, p. 76, en note. 

( 4 ) Les coordonnées de ce point, à compter du clocher de Flobecq, sont: Long, est, 
200 m. ; Lat. nord, 2,400 m. ; Alt. 126 m. Planchette de Flobecq, XXX/5. Carte topogra- 
phique de la Belgique à l'échelle de 1/20.000. 

( 5 ) J. Ortlieb. Op. cit., p. 76, note 1. 



90 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

conifère altérée et remaniée. Actuellement, la présence constatée . du 
diestien au sommet du Pottelberg, l'a obligé à renoncer à cette interpré- 
tation. Si les cailloux étaient aplatis au lieu d'être ronds, il trouverait un 
grand rapport entre ce dépôt et le bolderien argileux de la planchette de 
Lubbeek, tel qu'il lui a été mis sous les yeux par M. van Ertborn, lors de 
l'excursion au Pellenberg. Les confrères d'Anvers pourraient, mieux que 
personne, apprécier l'exactitude des rapports signalés. 

Mais, étant donné la nature des cailloux et d'autres caractères impor- 
tants qui se montrent mieux accentués à quelques kilomètres vers l'est, au 
Hameau du Bois, sur le territoire de la planchette f 1 ), dans un chemin en 
rampe qui offre la série complète à commencer des sables paniseliens, et 
où la coucbe de cailloux très horizontale atteint m 50 à m 60 de puis- 
sance, et les galets, un volume considérable, l'auteur est disposé à consi- 
dérer maintenant ce dépôt comme constituant la base du diestien. 

Une discussion s'engage sur cette interprétation entre MM. Cogels, 
Faly, Firket, Lohest, Ortlieb, Rutot, Van den Broeck, van Ertborn et 
Velge. Cette partie de la coupe rappelle à MM. Ortlieb et van Ertborn le 
diestien du mont des Kats; M. Rutot croit retrouver la disposition des 
assises diestiennes du mont Noir, tandis que M. Van den Broeck estime 
que ces cailloux ressemblent étrangement à ceux du Bolderberg. En résu- 
mant les divers avis émis, on arrive à être à peu près d'accord pour 
considérer l'interprétation proposée par M. Delvaux comme la plus accep- 
table. 

Ces sables glauconifères argileux sont surmontés d'épaisses masses 
d'éboulis : cailloux roulés, fragments de grès limoniteux, sables rema- 
niés, qui les ravinent avec énergie. En certains points, sous ces éboulis, 
dans des dépressions peu étendues, on observe le sable fin rosé, dit cha- 
mois, dont les grandes paillettes blanches étincellent au soleil. En 
d'autres endroits, le sable chamois apparaît remanié et coule par-dessus 
les cailloux du dépôt quaternaire, descendu ou éboulé. Ces sables, que l'on 
verra mieux plus loin, inaugurent la série de ces puissantes couches que 
nous allons suivre dans leur développement jusqu'au sommet de la mon- 
tagne. 

Après avoir parcouru environ 120 mètres dans la direction de l'est, la 
Société s'arrête à l'embranchement d'un chemin ( 2 ) qui descend au nord, 
vers le hameau de Marie-Louise (Louisendorp), et dont les talus présen- 
tent déjà une coloration rougeâtre assez intense. 

(!) Les coordonnées de ce point, à compter du clocher de l'église de Flobecq, sont : Long, 
est, 200 m. ; Lat. nord, 2,4C0 m. ; Alt. 12 m. Planchette de Flobecq, XVX/5. Carte topo- 
graphique de la Belgique à l'échelle de 1/20.000. 

(2) No 29 de la carte itinéraire. 



MEiMOIBES 9* 

Au niveau du sol, on voit un lit de cailloux de silex teintés en jaune à 
l'extérieur, et absolument cariés, blanchis, à l'intérieur; épaisse de m 25, 
cette couche est surmontée, à m 90 d'intervalle, d'un deuxième lit cail- 
louteux dont l'épaisseur est moitié moindre que celle du lit inférieur; ces 
deux lits sont séparés et surmontés par des sables plus ou moins fins, 
blanc jaune ou jaune rougeâtre, à grandes paillettes de mica blanc, qui 
s'élèvent jusqu'à la surface. 

M. Delvaux range cet ensemble dans la partie moyenne du diestien 
(altit. 132 m.). En effet, celui-ci se relie de la façon la plus naturelle 
avec la partie supérieure de la coupe étudiée précédemment : le fait a été 
mis hors de doute par une série de sondages en escalier, pratiqués le 
long du chemin, dans une course exécutée en 1882, en compagnie de 
MM. Rutot, Van den Broeck et Vincent. 

Un collègue s'informe de la position des grès ferrugineux. 

Ces concrétions, d'âge relativement récent, commencent, d'après M. Del- 
vaux, un peu plus bas; au point où nous sommes arrivés, il existe déjà 
dans le sol des cloisons limoniteuses fort étendues et très épaisses; Fauteur 
en sait quelque chose, ayant précisément, en faisant un sondage à l'inter- 
section du chemin, brisé son trépan sur Tune d'elles, à la profondeur de 
l m 80. 

A une centaine de mètres avant d'atteindre la naissance du plateau, la 
Société s'arrête en face du talus nord du chemin dont la hauteur est d'en- 
viron l m 80 (*). 

M. Delvaux donne quelques explications au sujet des argiles micacées 
gris rose que l'on observe pour la première fois dans la coupe et décrit 
leurs caractères; elles s'étendent, à un niveau correspondant, sur tous les 
sommets de la région. Peut-être que les confrères d'Anvers, ainsi que 
MM. Van den Broeck et Velge, qui ont eu particulièrement occasion 
d'étudier en détail la partie nord et nord-est du pays, se rappelleront avoir 
rencontré des dépôts analogues ou pourront assimiler ce que l'on a sous 
les yeux à l'un quelconque des termes de la série tertiaire qu'ils con- 
naissent. 

MM. Cogels, 0. van Ertborn et Velge répondent négativement, tandis 
que M. Van den Broeck croit trouver la plus étroite relation entre les lits 
gris rose du talus et l'argile dite saumon de Heyst-op-den-Berg. Malheu- 
reusement, l'absence de jalons intermédiaires ne permet guère de tenter 
une assimilation rigoureuse ; affirmer serait peut-être prématuré. Sus- 
pendons notre jugement jusqu'au moment où nous aurons examiné la 
série du Pottelberg. 

(i) N° 30 de la carte itinéraire. Voir pi. II, fig. 3. 



92 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Velge croit remarquer que le volume des grains du sable que 
nous avons sous les yeux suit en montant une progression croissante. 

M. Delvaux a admis, dans le principe, la même augmentation de 
volume, mais des observations subséquentes lui ont permis de reconnaître 
son erreur. La coupe du Pottelberg montrera bientôt avec la dernière évi- 
dence que les sables divers sont superposés de la façon la plus irrégulière ; 
tantôt, le grain le plus fin se trouve juxtaposé à des éléments grossiers; 
ailleurs, le sable fin est inférieur ou recouvre les sables graveleux, sans 
qu'il soit toujours facile de découvrir la loi ou la raison de ces bizarres 
entremêlements. 

Interrogé sur la position du poudingue de Renaix dans la série strati- 
graphique, M. Delvaux expose que, suivant les localités, les lits d'argile 
gris rose examinés par la Société sont surmontés : l°ou de simples plaques 
limoniteuses plus ou moins épaisses, comme celles que l'on voit ici ; 2° ou 
bien de plaques avec cailloux, galets, cariés ou non, et graviers empâtés, 
ensemble qui constitue le poudingue de Renaix, ou enfin 3° d'une couche 
graveleuse de quartzites et de petits silex entremêlés, non cohérents, dont 
l'épaisseur atteint parfois m 20. 

En quittant cet affleurement pour gagner le plateau, on n'observe plus 
que des cloisons limoniteuses, aux dimensions énormes, qui obstruent le 
chemin, du sable graveleux dont les grains sont très irréguliers et enfin 
les éléments lavés de la surface. 

On arrive au point culminant. M. Delvaux fait remarquer que l'alti- 
tude du Musiekberg a subi une légère modification lors de la construction 
de la voie ferrée de Renaix à Audenarde : elle a été abaissée de 3 mètres 
environ ; la tranche supérieure a été exploitée pour former le puissant 
remblai que nous avons vu ce matin : l'altitude actuelle du mont est donc 
réduite à 147 mètres. 

Au cours de ces explications, on a atteint le pied de la tour de 
Mooregem (*), construction étrange, tout entière revêtue de blocs de pou- 
dingue de Renaix. Elle domine une petite clairière qu'embellit la bruyère 
en fleurs. Le soleil est au zénith, pas un souffle n'agite l'air : le murmure 
de l'abeille, qui butine de fleur en fleur, parvient à notre oreille et trouble 
seul le silence de midi, en ces lieux aujourd'hui déserts. 

Si, du haut de la montagne, l'excursionniste abaisse son regard vers la 
plaine, où, grâce à la transparence de l'air, chaque ligne, chaque objet se 
détache harmonieusement, il est captivé par l'éteudue et la beauté du pay- 
sage qui se déploie autour de lui : à gauche apparaît le sommet du Pottel- 
berg, couronné par des bois de sombres sapins; plus loin à l'horizon, il 

(*) N° 31 de la carte itinéraire. 



MÉMOIRES 93 

découvre les collines du Brabant; devant lui ondulent les hauteurs noires 
de Mainvault et de Frasnes; enfin, tout là-bas, à droite, le cône bleuâtre 
de Mont-Saint-Aubert se dessine, nettement projeté sur le ciel étincelant 
de lumière. 

Le sommet du plateau où nous sommes arrêtés, actuellement couvert 
de sapins, a jadis été planté de vignes ; on y voyait naguère encore de 
nombreux tumuli. Nous foulons l'emplacement d'une ancienne station 
préhistorique remontant à l'âge néolithique ; cette station a fourni un 
grand nombre d'instruments en silex taillé et poli. M. Delvaux a trouvé 
lui-même, dans la clairière qui s'étend au pied de la tour, plusieurs cou- 
teaux, un fragment de hache polie, deux beaux grattoirs, une magnifique 
pointe de flèche à ailerons et de nombreux éclats de silex; la matière pre- 
mière de tous ces instruments provient de Spiennes. 

On monte sur le dernier tumulus (*) resté debout au sommet de la mon- 
tagne et l'on déplore le mauvais goût du propriétaire, qui l'a décoré d'un 
cromleach lilliputien formé de blocs de grès ferrugineux. 

A quelle race d'hommes appartenaient ces habitants des hauts sommets, 
dont nous foulons la sépulture ? Nous ne saurions dire. L'histoire est 
muette et l'archéologie, qui a éventré ces tombes, n'a pas su faire excuser 
cette profanation en arrachant son secret à la mort. Rien ne nous défend 
donc de croire que c'étaient des hommes heureux !... 

La Société a regagné ensuite le chemin à travers bois et a pris la direc- 
tion du hameau des Quatre- Vents en suivant la ligne des plateaux. On 
passe à proximité d'un autre tumulus ( 2 ) à peu près effacé par la charrue 
et involontairement les vers immortels du poète nous reviennent à la 
mémoire : 

Scilicet et tempus veniet, quum finibus Mis, 
Agricola, incurvo terram molitus aratro, 
Exesa inveniet scabra rubigine pila, 
Aut gravibus rastris galeas pulsabit inanes, 
Grandiaque effossis mirabitur ossa sepuïcris ( 3 ). 

Mais à quelques pas de là, nous sommes rappelés à la réalité : ce ne sont 
pas des galeas inanes que nous foulons, mais d'innombrables galets retenus 
à la surface par l'argile glauconifère qui se montre en divers affleure- 
ments. 

La route que nous suivons traverse l'ancien Bois de Saint-Pierre, 
dérodé il y a environ quarante ans. Dans ce bois, au sud -ouest d'une 

( J ) La tour deMooregem est elle-même bâtie sur l'emplacement d'un ancien tumulus. 

(2) N° 32 de la carte itinéraire. 

(•)Publh Virgilii Maronis Qeorg . lib. I, v. 493. 



94 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

ancienne voie encore appelée aujourd'hui Roomsclie Heereweg ( 1 ), ainsi 
que non loin de là, dans le Maerhelenliout , on a découvert de nombreuses 
sépultures gallo-romaines. La plupart des objets recueillis dans les fouilles 
ont été reproduits par le Messager des sciences historiques ( 2 ); il est à 
regretter que les renseignements qui accompagnent les planches de cette 
publication estimée n'aient pas été complétés et que les descriptions topo- 
graphiques soient aussi peu précises. 

Par trois fois, des affleurements de l'argile glauconifère sont signalés 
dans une avenue qui effleure les têtes de source du Steenbeek ( 3 ); nous 
avons indiqué, en passant, la position exacte qu'occupent dans cette dé- 
pression l'argilite paniselienne, les sables glauconifères blancs, le laeke- 
nien et le wernmelien, enfin, nous avons atteint l'antique Heereweg où, en 
plusieurs points, la présence de l'argile glauconifère détermine la forma- 
tion de profondes ornières. 

Jadis, plusieurs tumuli s'élevaient sur le monticule des Qua tre Vents : 
sous prétexte de fouilles, on les a détruits!... Ce site remarquable a été 
habité par l'homme aux âges de la pierre ; on y a recueilli pendant des 
années d'innombrables instruments, en silex et roches amphiboliques de 
toute forme, depuis les grattoirs, les haches polies, jusqu'aux pointes de 
flèche du plus beau travail ( 4 ); les enfants de toutes les chaumières voisines 
se livrent activement à la recherche des silex taillés; ils appellent les 
pointes de flèche des cœurs (JiertcJien en patois flamand) ; actuellement leur 
zèle parait s'être ralenti, à moins que le fonds ne soit épuisé ; ils nous 
présentent quelques méchants éclats et ne nous offrent rien qui vaille la 
peine d'être emporté. 

A hauteur de la dernière chaumière, on s'arrête un instant devant une 
sablière ouverte à l'altitude de 132 mètres ( 5 ) dans les sables bigarrés 
jaunes diestiens; nous les avons déjà rencontrés au Musiekberg; la coupe 
n'offre rien de remarquable, si ce n'est que les cailloux de silex carié, dis- 
séminés dans la masse sableuse, y sont, contre l'ordinaire, fort peu 
abondants. 

Après le déjeuner, qui a lieu à l'auberge des Quatre-Vents ( 6 ), pen- 
dant lequel on a l'occasion de faire emplette de quelques silex taillés, la 
Société se remet en marche pour aller étudier les coupes du Pottelberg. Au 

(!) Ce chemin, sentier d'échange antérieur aux voies romaines, est noté sur la carte 
itinéraire. 

(2) Années 1844, 1845, 1848, 1849 et 1851. 

(3) N° 33 de la carte itinéraire. Le ruisseau le Steenbeek est noté sur cette carte. 

( 4 ) Les plus belles pièces de la collection que nous avons formée de cette région pro» 
viennent du hameau des Quatre-Vents. 

( 5 ) N° 34 de la carte itinéraire. 

( 6 ) N° 35 de la même carte. 



MÉMOIRES 95 

détour de la route, M. Delvaux fait remarquer, dans une longue bande 
de prairie qui s'étend normalement à la chaussée vers le nord-ouest- 
nord (*), la différence de coloration et de végétation qui caractérise la 
zone de terrain où l'argile glauconifère forme le sous*sol et celle où le 
sable meuble est sous-jacent. A hauteur de la sixième borne kilométrique, 
deux vastes sablières ( 2 ), se complétant l'une l'autre, donnent une idée 
générale, une vue d'ensemble de l'allure des couches sableuses de ce 
niveau; mais on ne s'arrête guère, on a hâte d'arriver au Pottelberg. 

Nous suivons un instant l'ancienne route de Boschstraeten. En arrivant 
sur le plateau, nous quittons le chemin à hauteur de la première maison^ 
pour examiner, dans le verger contigu, les dernières traces d'un beau 
tumulus ( 3 ) qui s'élevait solitaire en ces lieux : c'est à peine si une légère 
acclivité marque sur la bruyère la place où se voyait naguère encore le 
monument des siècles oubliés. Les mains impies qui Font mutilé, 
puis fait disparaître, avaient, du reste, si incomplètement fouillé la sépul- 
ture, que, peu de temps après cet acte de vandalisme, un pauvre cultiva- 
teur recueillait sans efforts, à quelques centimètres de la surface, un 
superbe glaive de bronze à rivets; cette pièce remarquable se trouve ac- 
tuellement à Flobecq, en la possession de M. le notaire D'Harveng. 

Le vaste plateau qui termine le Pottelberg a été évidemment aplani par 
la main de l'homme. A l'époque de la pierre polie, la surface était sans 
doute couverte de huttes et habitée par une population relativement nom- 
breuse; on y voyait un atelier où se débitait le silex et où on se livrait à la 
fabrication des armes, des ustensiles de chasse et des outils de travail, 
ainsi que le prouve le grand nombre de pièces inachevées ou à peine 
ébauchées, qui ont été abandonnées par notre ancêtre. 

On a recueilli des quantités considérables d'éclats de silex et de nom- 
breux instruments, tels que haches polies, pointes de flèche triangulaires, 
en amande, à pédoncule, à ailerons; poinçons, couteaux avec fines 
retouches, grattoirs discoïdes, scies, marteaux, nuclei, etc. ( 4 ), en silex, 
en diorite, en basalte, en jadéite et autres roches dures. Le silex provient 
incontestablement de Spiennes; les autres roches sont étrangères au pays. 
Certains indices tendent à faire croire qu'elles sont, pour la plupart, ori- 
ginaires des bords du Rhin, peut-être de l'Eifel. 

Sur le sommet où nous sommes arrêtés, on a découvert des fragments 



(') N° 36 de la carte itinéraire. 
(») N°s 37 et 38 de la même carte. 

( 3 ) N° 39 du même document. 

( 4 ) Les principaux types de silex taillés et polis de la région ont été reproduits dans la 
planche V qui accompagne notre communication sur les Allumions de l'Escaut et les tour- 
bières d'Audenarde. Ann. Soc. Géol. de Belgique, t. XIL 



96 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

de vases d'une pâte grossière, et des urnes à incinération ont été recueil- 
lies dans les tumuli, avec quelques objets en silex et en bronze. Malgré une 
exploitation ininterrompue, qui remonte à quarante ans et qui a eu pour 
résultat de réunir dans les mêmes mains les plus belles pièces, l'abondance 
est telle que Ton fait encore tous les jours de nouvelles et importantes 
trouvailles. Un bon nombre de pièces de notre collection proviennent de 
cette station, qui a continué à être occupée à l'âge du bronze, à l'époque 
romaine et jusque dans les premiers siècles de l'ère actuelle. 

Toutes ces observations s'appliquent à la colline contiguë, au Rhooden- 
berg, que nous apercevons d'ici : la voie romaine passe, comme on le sait, 
au pied de son versant oriental. 

Nous nous dirigeons à travers bois vers le point culminant, qui atteint 
l'altitude de 157 mètres. Les confrères sont invités à jeter d'abord un 
coup d'œil général, pour avoir une idée de l'ensemble des superpositions 
offertes par les deux coupes et pouvoir apprécier en connaissance de cause 
les points qu'il leur convient d'étudier avec un soin particulier. 

On descend le chemin nord-sud (*), qui a triplé en largeur et dont les 
talus fraîchement taillés offrent une coupe comme on a rarement l'occasion 
d'en observer. 

Dès les premiers mètres supérieurs, on constate la présence d'un sable 
très glauconifère, à grains réguliers, moyens, jaune vert noirâtre, que 
tout le monde s'accorde à considérer comme incontestablement diestien. 
Les cloisons limoniteuses commencent à se montrer dès que le chemin 
s'encaisse, c'est-à-dire à partir du sommet; elles vont en augmentant de 
volume et deviennent bientôt colossales ; mais ce qu'il importe davantage 
d'étudier en descendant, c'est l'allure des sables ; il faudrait une descrip- 
tion de mètre en mètre pour en rendre compte et ne négliger aucun détail, 
tant les dispositions offertes par les talus sont irrégulières, d'apparence 
bizarre, et inattendues. 

Ici, les zones ou bandes plus ou moins stratifiées, sensiblement horizon- 
tales, de sable moyen ou demi fin, jaune rougeâtre, alternent avec des 
couches récurrentes de sable à gros grains, absolument décolorés, lavés ou 
faiblement jaunâtres; plus bas, emprisonnés dans des cloisons limoni- 
teuses, aux capricieux contours, on observe des nids ou amas lenticulaires 
de gravier, de gros sable ou de sable moyen, disposés sans aucun ordre 
apparent et comme jetés au hasard. En descendant, nous atteignons le 
niveau des argiles : cinq lits, dont l'épaisseur varie de m 01 à 0^16 
d'argile gris rose abondamment micacée, quelque peu ondulés, mais sen- 
siblement horizontaux, supportent, comme au Musiekberg, des couches 

(!) N° 40 de la carte itinéraire. 



MEMOIRES 97 

plus ou moins épaisses de gravier pisaire de quartz et de quartzite avec 
silex entremêlés. 

Nous apercevons, à quelques mètres en-dessous de ce niveau, la couche 
principale. Le gravier, formé de quartzites et de silex, y acquiert son 
épaisseur maxima, de m 25 ; les sables supérieurs ou inférieurs à la 
couche, identiques comme composition, volume et grain, sont colorés 
en rose tendre. Enfin, à la base des sables, le banc de galets ou de 
cailloux de silex cariés, transformés en cacholong jusqu'au centre, s'étend 
très épais et absolument horizontal sur une longueur de plus de 40 mètres; 
il repose lui-même sur des sables semblables à ceux qui viennent d'être 
décrits ; nous avons constaté par des sondages que ceux-ci descendent 
assez bas en-dessous du sol du chemin. 

La Société est arrivée au pied de la coupe : dans la paroi occidentale de 
la montagne, s'ouvre, béante (*), l'excavation que l'on vient de pratiquer 
pour exploiter le ballast nécessaire aux remblais du chemin de fer de 
Nederbrakel. Après avoir admiré un instant la beauté de la coupe, on 
dépose les sacs pour rendre l'ascension plus facile et on remonte le chemin 
que l'on vient de parcourir, afin de gagner le sommet du mont. 

L'excavation forme, vous l'avez vu, un gigantesque escalier dont les 
degrés ont l m 50 en moyenne, tandis que la hauteur totale de la 
coupe n'est pas éloignée de 17 mètres. On décide de commencer l'étude 
par le sommet et de poursuivre l'examen en se laissant glisser de gradin 
en gradin. 

Les premiers mètres supérieurs, plus ou moins remaniés et rendus 
obscurs par le coulage des dernières pluies, intéressent peu : c'est le 
diestien bien authentique que nous avons vu, à quelques mètres de là, 
dans le talus du chemin. Bientôt, sous quelques concrétions limoniteuses 
peu épaisses, on remarque un sable graveleux à très gros éléments, blanc 
jaunâtre, qui offre d'une façon absolument caractéristique la disposition 
dite de courant, la stratification diagonale, oblique ou croisée : l'attention 
des membres est attirée sur l'importance de cet horizon ; de loin, c'est 
celui qui offre le plus d'intérêt. 

Avec des différences de détail, mais non d'ensemble, l'excavation pré- 
sente la même série de superpositions que le chemin nord-sud que nous 
venons d'explorer. Comme le fait observer M. Delvaux, l'allure des 
couches, les détails de contact ou de juxtaposition, quoique fort impor- 
tants, sont très fugaces. La meilleure, la plus fidèle description ne peut 
les rendre qu'incomplètement, il faut les avoir vus des yeux et touchés du 
doigt ; alors seulement il est possible de se faire une idée de leur allure, 

( ] ) Numéro 41 de la carte itinéraire. 



98 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

de formuler une opinion, que l'étude comparative des échantillons empor- 
tés, jointe à l'examen de la coupe détaillée, permettra d'asseoir ; mais 
l'essentiel est d'avoir vu et bien vu. 

Aussi les confrères en prennent-ils à l'aise et ne se laissent-ils choir de 
degré en degré qu'à bon escient et après complet apaisement. Tout le 
monde arrive, du reste,, sans encombre au pied de l'escarpement et la dis- 
cussion s'engage. 

On commence par tomber d'accord sur l'intérêt exceptionnel qu'offrent 
les deux coupes, qui se complètent l'une l'autre ; on est unanime à recon- 
naître que, sauf pour le diestien du sommet, la série des superpositions 
sous-jacentes qu'on vient d'examiner n'a encore été rencontrée nulle part, 
dans le pays, par personne. 

Lorsque, en juillet 1882, l'auteur fit connaître la coupe à quelques 
confrères, il considérait ces dépôts comme fluviatiles : à cette époque, il ne 
voyait dans l'ensemble de ces couches que du quaternaire. Aujourd'hui, 
l'existence reconnue du diestien au sommet n'autorise plus une pareille 
assimilation. 

M. Delvaux rappelle les appréciations qu'il a développées récemment ('); 
il croit devoir les maintenir toutes. Dans ces dépôts qui constituent le 
sommet de nos collines jusque Cassel, une ressemblance générale d'aspect, 
admise depuis longtemps par tous les géologues, a fait rapporter par 
Dumont cet ensemble au diestien. D'un autre côté, des différences essen- 
tielles dans l'ordre de superposition, dans le détail des couches, etc., 
semblent indiquer que le phénomène général a, comme toujours dans la 
nature, varié à l'infini dans ses manifestations, suivant le temps et les 
lieux. Quoi qu'il en soit et sans rien préjuger, en l'absence de preuves 
paléontologiques, il y a lieu de maintenir, provisoirement du reste, ce 
complexe de couches sous le nom de diestien. 

M. Velge se souvient d'avoir vu à Genck quelque chose de semblable, 
pense-t-il, aux lits de graviers que nous avons sous les yeux. 

M. Delvaux n'aperçoit aucune analogie entre les deux dépôts; la nature, 
le volume et la disposition des roches sont tout différents. Cette opinion 
est partagée par M. Van den Broeck, qui incline à voir certaines relations 
entre les sables que nous considérons et la disposition du cordon littoral 
sud du bassin tongrien; en attendant la preuve paléontologique, les sables 
graveleux du Pottelberg représentent pour lui un dépôt côtierou d'estuaire 
torrentiel, d'âge indéterminé. Quant au sommet, il est incontestablement 
diestien. A Bruxelles, cet étage renferme des sables micacés, et des traces 
d'un littoral. Il faut reconnaître qu'ici, à part le sommet, rien n'est sem- 

(') É. Delvaux. Notice explicative du levé géologique de la planchette de Flobecq. 1883. 



MÉMOMES 99 

blable au diestien normal, mais offre une certaine analogie avec le dépôt 
qui couronne la colline de Heyst-op-den-Berg. Est-ce le littoral sud de la 
mer diestienne et l'embouchure d'un bras de fleuve venant de l'Ardenne ? 
Le caractère diestien serait-il venu plus tard? On ne saurait le dire. 

M. Firket voit, dans la disposition des dépôts du Pottelberg, une allure 
qui leur est propre et qui rappelle celle des formations quaternaires. 

Cette coupe reproduit, d'après M. Lobest, à peu de chose près, les dis- 
positions de détail et d'ensemble observées par lui à Ampsin. 

Interrogé au point de vue des relations stratigraphiques qui unissent 
les dépôts qui affleurent ici aux couches du sous-sol, M. Delvaux répond 
qu'ils reposent sur l'argile glauconifère ; le contact s'opère à l'altitude 125- 
126 : il a exécuté, au point même où nous sommes arrêtés, une série de 
sondages en escalier jusqu'à l'intersection du chemin sud. Après une sac- 
cession d'alternances de couches graveleuses et sableuses, rose, comme 
celles qui sont visibles en coupe, descendant à 4 m 50 sous la surface du 
chemin, les sables perdent peu à peu cette coloration, deviennent jau- 
nâtres et ressemblent à ceux que nous avons observés tantôt dans la 
sablière des Quatre -Vents, tout en renfermant toujours des cailloux dis- 
séminés ; plus bas, ils s'imprègnent d'eau, à cause de la proximité de 
l'argile glauconifère que les sondages n'ont pu atteindre ( x ) dans le che- 
min même, mais dont la position en altitude est fixée dans la montagne, 
avec la dernière précision, par plusieurs affleurements concordants. 

Aucun de nos sondages n'a rencontré les sables argileux glauconifères, 
avec cailloux ronds ou ovoïdes à la base, qui constituent l'assise inférieure 
du diestien ; ils sont plus bas. L'auteur attribue l'énorme épaisseur des 
dépôts remaniés qui emplissent le chemin à cette cause que celui-ci a été, 
pendant des siècles, un lit de torrent profondément creusé; qu'ensuite 
cette crevasse a servi d'exutoire à la décharge de tous les éléments lavés 
que les eaux de pluie descendues du plateau entraînaient avec elles. 

MM. Bayet, Cogels, Faly, Firket, Hock, Lobest, Ortlieb, Rutot, Van den 
Broeck, 0. van Ertborn et Velge prennent part à la discussion et four- 
nissent tour à tour leur appréciation. 

M. Delvaux constate que la discussion n'a ajouté aucun élément nou- 
veau à la question. Toutes les hypothèses qui viennent d'être passées en 
revue, il les a successivement examinées. Si le diestien n'existait pas au 
sommet du Pottelberg, du Musiekberg et de toutes les collines de la 
chaîne, si l'on n'avait pas signalé la présence de Terebratula grandis au 
faîte des collines anglaises ( 2 ), Fauteur, qui, à première vue, en 1880, 

Q) Les dimensions de notre appareil de sondage ne nous permettent pas de dépasser la 
profondeur de 9 mètres. 
( 2 ) Ch. Lyell. Eléments de géologie, etc.; 6 e édition. Paris, in-8°, 1865, t. I, p. 376. 



100 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

avait sans hésitation rangé ces dépôts dans le quaternaire, aurait peut- 
être trouvé quelque analogie entre les dépôts graveleux, contournés, que 
nous venons d'étudier, et le clrift des géologues anglais ( 1 ). En effet, les 
dépôts discutés ne renferment-ils pas tous les éléments qui résultent de la 
désintégration des roches cristallines et certaines roches sédimentaires 
qui se rencontrent dans le diluvium du Nord? 

Les gros grains irréguliers de quartz, les lits de mica à grandes pail- 
lettes, intercalées dans les feuillets d'une argile kaolineuse gris, jaune jon- 
quille, ou rose, résidu de l'altération des feldspaths, les oxydes de fer et 
de manganèse, etc., qui ont donné à la formation sa coloration caractéris- 
tique, la réunion de ces éléments, leur rapprochement, ne semblent-ils pas 
l'indice d'une origine Scandinave et ne font-ils point songer à des dépôts 
glaciaires que les vagues auraient repris, étendus, étalés à la surface de 
la plaine sédimentaire ? 

Le volume si réduit des éléments graveleux a aussi sa signification. 

Beaucoup plus petit que celui des graviers charriés jadis par la Meuse 
à la même latitude dans la partie orientale du pays, le volume des gra- 
viers de l'ouest indique que ceux-ci ont accompli un plus long voyage, 
qu'ils ont longtemps été roulés par le flot en cordon littoral. 

Bien d'autres considérations pourraient encore être invoquées en faveur 
d'un northern drift, mais il n'y faut point penser, le diestien est là haut, 
qui nous oppose son veto. 

Quant à l'hypothèse d'un fleuve tertiaire aux bouches nombreuses, pas- 
sant précisément par tous et chacun des sommets restés debout dans la 
plaine, elle n'est applicable qu'à une faible partie du dépôt et il ne paraît 
guère possible de s'y arrêter longtemps. 

En effet, que l'apport initial des éléments graveleux de certaines couches 
soit dû en partie à des cours d'eau, personne n'en peut douter, les sédi- 
ments marins n'ayant guère, que nous sachions, d'autre origine : la désin- 
tégration des roches continentales. Mais les éléments que nous avons sous les 
yeux ont été remaniés, postérieurement à leur dépôt, étalés parla vague et 
rentrent, par conséquent, dans la catégorie des sédiments tertiaires marins. 

D'un autre côté, si l'on se borne à envisager la totalité des dépôts qui 
constituent la coupe comme formés d'éléments fluviatiîes, nous ferons 
observer qu'il est difficile de concevoir un fleuve de cette importance, 
avec des bras profonds de plus de 17 mètres, sans berges, sans talus, sans 
rives. Or, si les dépôts meubles, incohérents, de transport du fleuve sont 
parvenus jusqu'à nous, il semblera naturel que les berges résistantes qui 
ont maintenu enserrés les dépôts précités, résisté à l'action mécanique 

(') Ch. Lyell. L'Ancienneté de Vkomme prouvée par la géologie, etc. 2° édit. Paris, 
1870, p. 243 et seq. 



MEMOIRES ICI 

exercée par leur énorme pression, soient, à plus forte raison, encore 
retrou vables aujourd'hui. 

Ces berges, nous les avons vainement cherchées depuis le Pottelberg 
jusqu'à l'Enclus et, si nous n'avons pu réussir à les trouver dans tout le 
développement de la chaîne, c'est simplement parce qu'elles n'existent 
pas et qu'elles n'ont jamais existé. 

Nous restons en présence de sédiments marins variés, d'âge peut-être 
différents, compris entre l'argile gîauconifère et l'étage diestien, et nous 
leur conservons provisoirement cette dernière appellation, parce que 
nous estimons que l'étude des faits ne permet à personne, pour l'instant, 
d'en dire davantage. L'auteur prie les collègues qui ont pris part à la dis- 
cussion de vouloir bien, pour l'utilité de tous et dans l'intérêt de la ques- 
tion, formuler par écrit les conclusions auxquelles ils sont arrivés, ce à 
quoi chacun s'engage volontiers. 

Dès à présent, l'opinion générale des membres semble se partager en 
deux groupes : le plus grand nombre penche pour le diestien, tandis que 
quelques confrères optent pour des alluvions tertiaires ou quaternaires. 
En attendant la solution de la question, nous sommes autorisés à consi- 
dérer comme admis les points suivants : 

1° Les essais de raccordement stratigraphique n'offrent aucune garantie 
de certitude, puisque les éléments paléontologiques continuent à faire 
défaut ; 

2° Aucun des membres ne se souvient avoir rencontré au cours de ses 
explorations le complexe de couches que Ton voit au Pottelberg; 

3° L'hiatus existant entre le point en litige et les collines les plus rap- 
prochées, celles qui existent au sud-ouest, dans la direction d' Ypres, d'une 
part, et celles qui se rencontrent à l'est, du côté de Bruxelles, d'autre 
part, est trop considérable pour autoriser des assimilations rigoureuses; 

4° Le mot diestien, appliqué aux assises supérieures de la région, n'est 
que le maintien provisoire d'une dénomination attribuée par Dumont, un 
point d'interrogation jeté à l'avenir. 

Les conclusions qui précèdent étant admises et chacun ayant complété 
sa série d'échantillons, on se prépare au retour. M. Delvaux fait remarquer 
la difficulté que l'on éprouve parfois à obtenir des données topographiques 
sûres; il met en évidence certaines erreurs qu'il a relevées dans le tracé 
de la carte, erreurs qui sont de nature à causer ici d'étranges perturba- 
tions et à amener des écarts considérables de calcul; les inexactitudes du 
tracé de cette partie de la montagne que nous venons d'étudier ont été 
signalées par lui à qui de droit, et sont actuellement l'objet de rectifica- 
tions minutieuses Q. 

(*) On sait que la revision de la carte topographique de la Belgique à l'échelle de 1/20,000 
se poursuit incessamment : depuis 1880, 55 planchettes de la 2 e édition ont été publiées. 



102 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

L'auteur attend que celles-ci soient achevées pour donner la coupe géo- 
logique détaillée des deux affleurements observés, coupe qu'il a relevée 
avec le plus grand soin et dressée à très grande échelle, afin de faciliter 
les recherches. 

On se met en marche pour gagner la gare d'EUezelles et la Société 
descend à Boudrenghien, où elle observe en passant un dernier affleure- 
ment (*) de sables argileux paniseliens. Nous avons pris à Renaix le train 
pour Tournai, où nous sommes arrivés à 4 heures 44 minutes. 

M. le président remercie M. Del vaux au nom de la Société et la discus- 
sion est ouverte sur la question des interprétations dont les couches supé- 
rieures du Pottelberg sont susceptibles. 

Observations sur les dépôts graveleux rapportés à V étage diesticn 
qui couronnent la colline du Pottelberg 

M.Ortlieb. Pour ma part, dit notre confrère, je ne connais rien de pareil 
au sommet du Pottelberg dans nos collines tertiaires. Mais cette coupe me 
rappelle, à la nature près des éléments lithologiques qui constituent les 
lits de galets de part et d'autre, les gravières et certaines sablières en 
exploitation sur la rive gauche du Mein, entre Francfort et la plaine du 
Rhin, D'un autre côté, cette coupe me remet en mémoire les alluvions 
anciennes du Rhin, près de Mannheim et celles du Neckar, près de Heidel- 
berg, dont j'ai donné une description dans les Annales de la Société 
géologique du Nord, en 1876 ( 2 ). L'aspect y est le même. 

Je n'hésite donc pas à attribuer par analogie les dépôts du Pottelberg 
aux alluvions d'une ancienne rivière descendue des Ardennes, ainsi que 
l'indiquent les galets de quartz et les quartzites divers — tous ardennais — 
qui forment ici de véritables amas. 

Quant à l'âge de ces alluvions, je le considère comme plus ancien que 
le diestien. Je crois que, si les contacts de cette masse avec les formations 
enveloppantes pouvaient ê:re observés, nous verrions les dépôts diestiens 
recouvrir en discordance l'aîluvion sous-jacente et nous constaterions 
également que l'ancien torrent avait creusé son lit dans les assises de 
l'éocène. 

En un mot, nous avons devant nous le lit encombré d'une rivière 
ardennaise, ou si Ton veut, de l'un des cours d'eau qui devaient sillonner 
notre pays pendant la période continentale, géologiquement comprise 

f 1 ) Numéro 42 de la carte itinéraire. 

( 2 ) J. Ortueb. Les Alluvions du Rhin et les sédiments du système diestien dans le nord 
de la France et en Belgique. Extrait des Ann. de la Soc, géol. du Nord, t. III, p. 94. 



MEMOIRES <03 

entre les derniers temps de Téocène supérieur et le néogène moyen ou 
diestien. 

Si l'on demandait comment il se fait que le dépôt du Pottelberg est la 
seule trace connue de cette prétendue rivière, je répondrais qu'avant les 
recherches de notre excellent guide, M. Del vaux, on ne connaissait 
même pas cette unique trace ; avec le temps, on pourra peut-être en 
découvrir d'autres. 

Au surplus, que nous reste-t-il de l'ancienne plaine émergée? A peine 
quelques témoins isolés, formant nos collines actuelles. Or, point n'est 
besoin que le cours d'eau en question cheminât au travers de nos quelques 
collines : il y avait largement de l'espace à côté d'elles. 

M. Velge, tout en tenant la coupe du Pottelberg pour extrêmement 
remarquable, se défie de la géologie impressionniste et hésite à formuler 
son appréciation, Il fait observer que Dumont, sans tenir compte des dif- 
férences de composition minéralogique, considérait les graviers qui cou- 
ronnent les collines de Renaix comme diestiens. Bien que notre collègue 
n'ait guère eu occasion d'apprécier les différences signalées, il ne trouve 
rien qui lui paraisse de nature à infirmer la manière de voir du maître. 

En effet, les sables diestiens de Jette, semblables à ceux de Louvain, sur- 
montent les sables chamois ; la formation supérieure de Castre, quoique 
peu développée en étendue, est graveleuse au point d'offrir des parties 
cimentées en poudingue et semble être la continuation vers Renaix des 
assises de l'Est. 

Comme les sables de Jette ont une grosseur de grain au-dessus de 
l'ordinaire, une composition élémentaire toute différente des autres sables 
tertiaires, un aspect limoniteux qui se retrouve à Castre, à Cassel et 
dans certaines coupes de Renaix, je suis porté, conclut notre collègue, 
sans trancher, à priori, la question de l'origine marine ou fluviale, ter- 
tiaire ou quaternaire, à rattacher le poudingue de Renaix et les graviers 
du Pottelberg à leurs similaires de Castre d'abord et ensuite aux sables 
de Jette et de Louvain. 

M. Fieket croit devoir déclarer, pour autant qu'une exploration rapide 
puisse lui permettre d'exprimer une opinion, qu'il doute beaucoup que 
les dépôts caillouteux observés au Pottelberg soient diestiens. Il les 
considère plutôt comme post-tertiaires et contemporains d'une grande 
dénudation qui aurait entraîné, sauf en quelques points, la majeure partie 
des assises tertiaires supérieures des Flandres. 

Jadis, continue notre confrère, celles-ci devaient s'étendre à peu près 
uniformément sur toute la surface de la contrée à laquelle appartiennent 
les collines tertiaires isolées du département du Nord et de la Belgique, 
bien connues des géologues. Cette dénudation a dû exiger une longue 



104 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

période de temps pendant la durée de laquelle les plaines qui séparent ces 
collines se sont progressivement creusées. Dans ma pensée, dit en termi- 
nant M. Firket, le creusement n'avait pas encore dépassé le niveau de la 
base du dépôt caillouteux lorsque celui-ci s'est produit ; sa formation et 
sa conservation au Pottelberg sont dues à des circonstances locales. 

M. Lohest estime que ce qu'il a vu au sommet du Pottelberg ressemble 
beaucoup à certains dépôts graveleux d'Ampsin, qu'il est porté à considérer 
comme des alluvions anciennes de la Meuse. 

M. Van den Broeck, au contraire, envisage les sables d'Ampsin comme 
le cordon littoral de la mer tongrienne. 

Ces divergences d'opinion, ajoute judicieusement notre confrère, ne 
sont pas de nature à éclairer la question et elles imposent une grande 
réserve. 

M. Ortlieb a considéré, je crois, les sables graveleux du Pottelberg 
comme des alluvions fluviatiles ; je me rallie à cette manière de voir en ce 
qui concerne la formation des dépôts en litige. Je suis incompétent pour 
discuter leur âge. 

M. 0. van Ertborn se rallie entièrement à l'opinion exprimée par 
M. Ortlieb ; il croit, en outre, que les couches observées dans le chemin, 
parce qu'elles ne présentent pas dans le détail une concordance parfaite 
avec celles observées dans l'excavation, ne sont pas directement super- 
posées; les sables grossiers ne sont pas sous le diestien, mais lui parais- 
sent se trouver à côté de cette formation ; un puits de recherche, exécuté 
dans le voisinage de la coupe, trancherait la question. 

M. L. Bayet croit devoir faire certaines réserves à cause de l'absence 
absolue de tout fossile et eu égard au manque d'observations relatives au 
contact direct des dépôts du Pottelberg avec les assises inférieures sous- 
jacentes. 

Ces réserves faites, il estime qu'à partir du sommet de cette coupe 
splendide, les dépôts constitués par les sables rouge brunâtre et com- 
prenant le poudingue de Renaix, les grès ferrugineux et les sables 
avec quartzites, jusqu'aux épais dépôts de sables roses avec lits de galets 
cariés inclusivement, doivent être rapportés à l'étage diestien. 

Dans ce chemin nord-sud, nous sommes en présence d'un faciès local 
du littoral de la mer diestienne, ou bien dans le delta qu'y forme un 
fleuve puissant, descendu de l'Ardenne. 

Les éléments de sédimentation, si capricieusement disposés en appa- 
rence, ont varié de volume et d'inclinaison en obéissant à la loi qui règle 
la vitesse des courants et qui détermine le classement par ordre de densité 
des éléments de transport. 

L'apparente bizarrerie et les irrégularités d'aspect que nous observons 



MÉMOIRES 405 

ici sont, en définitive, le résultat nécessaire des mille accidents qui 
viennent affecter le régime des cours d'eau et entremêler leurs sédiments, 
ainsi que l'a si bien mis en lumière M. Fayol (*) dans les remarquables 
expériences dont M. Gosselet ( 2 ) a donné dernièrement la primeur à la 
Société géologique du Nord. 

M. Van den Broeck estime que les dépôts avec zones caillouteuses en 
récurrences lenticulaires et variables, avec strates sableuses à stratification 
oblique et entrecroisée, dont l'ensemble constitue, au Pottelberg, le sub- 
stratum des sédiments sableux homogènes, à faciès diestien, qui sont 
visibles dans la partie supérieure de la coupe ; ces dépôts, estime-t-il, 
doivent être rangés, sans aucun doute, soit dans la catégorie des cor- 
dons littoraux, soit dans celle des dépôts fluviaux ou d'estuaire torren- 
tiel. 

Les lits de cailloux qui, dans la succession des dépôts marins normaux, 
présentent une portée stratigrapbique importante, ne peuvent, dans des 
formations de la nature de ceux-ci, conserver aucune valeur dans la sédi- 
mentation des strates multiples et variables qu'ils séparent dans l'intéres- 
sante coupe que nous avons eue sous les yeux. Celle-ci consiste, en somme, 
en une masse hétérogène caiilouto-sableuse et graveleuse passant gra- 
duellement par le haut à des sédiments glauconifères homogènes (géné- 
ralement altérés et devenus ferrugineux), ne paraissant différer en rien de 
ceux typiques de l'étage pliocène diestien. 

On trouve, dans certains dépôts marins littoraux, tels par exemple que 
ceux du cordon littoral sud du bassin tongrien, une disposition et des 
caractères analogues à ceux-ci. D'autre part, cette disposition se reproduit 
également dans les formations fluviales anciennes ou quaternaires de 
quelque importance. Cela étant donné, on peut, paraît-il à M. Van den 
Broeck, considérer la masse gravelo-caillouteuse du Pottelberg, soit 
comme une formation littorale purement marine, soit comme le dépôt 
d'estuaire d'un cours d'eau aux allures torrentielles : amas dont l'âge 
serait, en tous cas, antérieur à l'affaissement graduel qui donna nais- 
sance à l'extension, dans ces parages côtiers, des eaux franchement 
marines du pliocène diestien. 

L'arrivée de cette mer en Belgique a été marquée par des phénomènes 
assez violents, dont de puissants ravinements et une disposition accen- 
tuée en stratification transgressive fournissent les preuves en une foule 

( 1 ) H. Fatol. Note sur la nomenclature des terrains de sédiment. (Ann. de la Soc. géol. 
du Nord. Lille, 1882-1883, t. X., p. 148.) 

( 2 ) J. Gosselet. Exposé des méthodes et des expériences de M. Fayol, appliquées à V étude 
de la formation des terroÂns sédimentaires en général et des assises tertiaires en particu- 
lier. (Ann. delà Soc. géol. du Nord, t. X, p. 145.) 



106 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

de régions. Dans l'hypothèse d'un cours d'eau au régime torrentiel ayant 
précédé l'extension des eaux marines pliocènes, l'âge de ce cours d'eau se 
placerait fort aisément à l'époque de l'oscillation du sol ayant immédiate" 
ment précédé l'invasion des eaux pliocènes. Il serait donc postérieur à 
l'époque miocène. 

Il me paraît encore qu'il ne peut, en tous cas, poursuit M. Van den 
Broeck, être antérieur à cette dernière phase sédimentaire, car la rapi- 
dité avec laquelle s'accumulent généralement les amas caillouteux des eaux 
à cours rapide, de même d'ailleurs que les cordons littoraux des forma- 
tions marines, ne permet pas de croire que l'amas caillouteux du Pottel- 
berg puisse se rapporter ni à l'éocène, ni même à l'oligocène. 

Si aucune affirmation n'est possible sur l'âge de ce dépôt, les présomp- 
tions qui précèdent, jointes à certaines analogies lithologiques avec des 
dépôts diestiens d'autres localités, permettent de supposer, en attendant 
de nouveaux éclaircissements, que toute la coupe appartient au pliocène 
diestien. 

Dans le diestien de Bruxelles, en effet, il existe, sous des sédiments se 
rapportant au type normal ferrugineux de cet étage, un horizon d'aspect 
et de caractères lagunaires, qui contient comme ici des sables fins, 
blanchâtres, quartzeux, micacés, et des niveaux lenticulaires de glaise 
plastique grise et rosée. 

Dans les collines diestiennes de Beersel et d'Heyst-op-den-Berg, la série 
glauconifère normale du diestien passe, au contraire, vers le sommet à un 
niveau d'émersion, lagunaire aussi, où ces mêmes sables blanchâtres, fins 
et micacés, traversés par des lits lenticulaires de glaise plastique grise 
ou saumon, se présentent avec un développement accentué. 

Il y a là, dit en terminant M. Van den Broeck, dans ces dépôts litto- 
raux, soit d'émersion, soit d'immersion, rattachés à la formation glauconi- 
fère de Bruxelles et du Pottelberg, une récurrence et une analogie de 
caractères qui tendent h les classer, tous indistinctement, dans l'étage 
pliocène diestien. 

M. Eutot considère également comme d'âge diestien les sédiments 
constituant le sommet du Pottelberg. 

Bien que des coupes de l'importance de celles que nous avons eues sous 
les yeux n'aient pas encore été mises à découvert, le faciès de la masse 
étudiée est loin de lui être inconnu, ainsi que le prouvent sa «Note sur la 
constitution des collines tertiaires de la Flandre franco-belge » , publiée à 
la Société Malacologique de Belgique en 1882, et ses notes sur le mont 
de Castre. 

Dans sa note sur la constitution des collines tertiaires de la Flandre, 
M. Eutot a donné principalement la coupe du sommet du mont Eouge* 



MÉMOIRES 107 

qui offre une très grande analogie avec celle du Pottelberg et qui est 
même plus importante au point de vue de la connaissance complète des 
données du problème, attendu que la superposition supposée des couches 
graveleuses du Pottelberg sur celles observées directement au-dessus de 
l'argile glauconifère asschienne au mont de la Musique, est admirable- 
ment marquée au mont Eouge. 

Le sommet de ce mont est formé de 15 mètres de couches analogues à 
celles du Pottelberg, dont les 6 mètres inférieurs, avec les lits de quart- 
zites et d'argile rose ou rouge, sont particulièrement bien observables. 

Sous le dernier lit de cailloux de la masse sableuse hétérogène supé- 
rieure, on voit, au mont Rouge, 4 mètres de sable rouge, régulièrement 
stratifié, glauconifère, plus ou moins durci, terminé à la base par un lit 
épais de cailloux roulés, identique à celui qui est superposé, au mont de 
la Musique, à l'argile asschienne. 

Cette observation importante, ajoute M. Rutot, permet donc d'affirmer 
que la grande masse rouge que nous connaissons depuis le mont de 
Castre jusqu'au mont Cassel, en passant par Renaix, présente la constitu- 
tion suivante en partant du haut ; 

1. Sable durci et rouge avec bancs de grès ferrugineux à aspect dies- 
tien typique. 

2. Alternances de sables irréguliers, plus ou moins grossiers et grave- 
leux avec lits de cailloux roulés et de quartzites à la base et linéoles d'ar- 
gile rose vers la partie inférieure. 

3. Sable durci et rouge, glauconifère, régulièrement stratifié, à grain 
moyen. 

4. Lit de cailloux roulés, base du sable précédent. 

Cette disposition (*) de sédiments montre, continue M. Rutot, l'arrivée 
d'une mer qui ravine les couches sous-jacentes, dépose son lit de gravier 
littoral, puis des sables marins d'immersion, dans des conditions très régu- 
lières. Mais ces conditions normales changent assez subitement ; un 
fleuve dont l'embouchure était précédemment ailleurs, en-dehors de la 
région étudiée, change de cours et apporte ses eaux impétueuses avec 
ses sédiments grossiers dans la mer, en troublant la sédimentation régu- 
lière qui s'était précédemment établie. Enfin, plus tard, les apports dimi- 
nuent avec la vitesse des eaux, les sédiments grossiers ne parviennent 
plus assez loin de l'embouchure et la sédimentation marine régulière 
reprend comme si elle n'avait pas été passagèrement troublée. 

Ces phénomènes peuvent s'expliquer par un mouvement d'affaissement 

( l ) La disposition indiquée par M. Rutot nous semble s'écarter assez sensiblement de la 
constitution réelle des dépôts observés au Pottelberg. 



108 SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

du sol, d'abord lent et faible, qui a permis une invasion lente et régulière 
de la mer, puis plus brusque et plus forte, qui a influencé la région que 
suivait le cours du fleuve et lui a donné une inclinaison plus considérable; 
puis enfin, plus lent, ou môme en sens contraire, ce qui a rétabli la régu- 
larité sédimentaire. 

Les superpositions et l'origine des coucbes sont donc bien connues, 
poursuit M. Rutot, et c'est l'âge qui reste à déterminer. 

En l'absence de fossiles, il faut procéder par analogie. De tous les 
caractères, c'est le faciès diestien des couches de la base et du sommet 
qui l'emporte et qui, en attendant mieux, doit fournir la solution provi- 
soire. M. Rutot croit donc tout l'ensemble d'âge diestien, cette supposition 
étant confirmée jusqu'à un certain point par l'amplitude des mouvements 
du sol qui se sont partout passés à cette époque. 

Si les faciès marins d'aspect diestien du haut et du bas n'existaient pas, 
l'hypothèse quaternaire pourrait être défendue, et c'est même ainsi que, 
primitivement, il avait cru pouvoir résoudre la question ; mais depuis lors, 
dans les collines des Flandres et même au mont Rouge, M. Rutot a 
reconnu l'existence, au-dessus des coucbes en discussion, d'un recouvre- 
ment de sédiments devant appartenir au quaternaire ancien ; les couches 
marines sous-jacentes sont donc anté-quaternaires. 

M. Cogels hésite à rapporter au diestien les sables blancs avec lits de 
cailloux du Pottelberg, tant ces échantillons s'éloignent de ce qu'il est 
habitué à voir dans cet étage. 

D'autre part, il reconnaît que le sable glauconifère supérieur présente 
tous les caractères du diestien normal et qu'il n'existe aucune bonne raison 
pour séparer ce dépôt des sables sous-jacents. 

Il reste donc assez perplexe pour fixer l'âge de l'ensemble. Il en arrive, 
jusqu'à douter parfois que ce soit une formation marine, étant donné la 
finesse du sable qui contient les cailloux. 

Pour résumer son opinion en peu de mots, notre collègue est d'avis 
qu'en l'état de nos connaissances, il n'y a guère moyen de faire de ces 
couches autre chose que du diestien. 

M. Cogels s'informe ensuite du niveau de l'argile gris rose. 

M. Delvaux repond que ces lits se retrouvent, exactement à la même 
cote d'altitude, dans toutes les collines de la région, depuis l'extrémité 
occidentale de la chaîne, le mont de l'Enclus, jusqu'au Pottelberg et se 
poursuivent à l'est, au Rhoodenberg et aux autres collines. Leur pré- 
sence a été signalée depuis longtemps, comme on sait, par M. Ortlieb, à 
un niveau correspondant dans les collines françaises (*). 

f 1 ) J. Ortlieb et E. Chellonneix. Op. cit., p. 120 et 130. 



MEMOIRES 4 09 

M. Hock ne croit pouvoir mieux résumer son opinion personnelle, quant 
à l'origine des dépôts graveleux du Pottelberg, qu'en les comparant aux 
alluvions que dépose un fleuve près de son embouchure, par suite du 
ralentissement brusque de la vitesse du courant. 

En ce qui concerne l'âge du dépôt, il lui paraît que l'examen rapide 
que nous avons fait ne permet pas d'en décider, et qu'ainsi qu'il a été 
proposé par M. 0. van Ertborn, il serait nécessaire de faire exécuter 
quelques fouilles systématiques dans les environs du dépôt pour résoudre 
une question de pure stratigraphie. 

L'étude approfondie des éléments du dépôt permettrait peut-être égale- 
ment d'acquérir quelques données sur le lieu où gisent en place les roches 
qui lui ont donné naissance. 

M. van Ertborn insiste sur les considérations qu'il a déjà développées 
et propose de faire exécuter, aux frais de la Société, sur le sommet du 
plateau, un puits de recherche, qui permette de se rendre un compte exact 
de la succession verticale des dépôts. La Société est assez riche pour faire 
une dépense de 200 à 300 francs. 

M. Delvaux estime que cette dépense est inutile et qu'on n'apprendra 
par ces travaux rien que nous ne sachions déjà. En effet, les superposi- 
tions du chemin nord-sud du Pottelberg pont telles que le géologue n'en 
obtient qu'exceptionnellement d'aussi sûres, d'aussi nettes, d'aussi con- 
cluantes. En thèse générale, elles coïncident avec ce que l'on voit dans 
l'excavation et avec les coupes formées par tous les chemins creux qui 
rayonnent du sommet vers la périphérie de la montagne; avec celles des 
carrières ou sablières voisines, anciennement et actuellement ouvertes 
dans la même région; avec les affleurements du Rhoodenberg, du Musiek* 
berg, de l'Hotond et de toutes les autres collines jusques et y compris le 
mont de l'Endus. 

Rarement, le géologue trouve à sa disposition des éléments d'étude 
aussi complets, des moyens de contrôle et de vérification aussi rigoureux. 

Il n'y a plus rien à apprendre quant aux faits; c'est de l'interprétation 
seule que doit sortir la solution désirée. 

Plus on étudie la question, moins il paraît possible de trouver suffi- 
sante, d'accepter l'hypothèse du cours d'un fleuve ou de l'estuaire d'un 
cours d'eau pour expliquer l'existence de dépôts dont l'épaisseur ici a 
dépassé 31 mètres, qui s'étendent sur le continent depuis le Bolderberg, 
près de Hasselt, jusqu'aux Noires-Mottes (*), entre Sangatte et le cap 
Blanc-Nez, et qui se prolongent de l'autre côté du détroit au sommet des 
North Downs, sur toute l'étendue du comté de Kent. 

( l ) Altitude 143 mètres. Feuille de Boulogne. Carte topographique de la France à l'échelle 
de 1/80,000. Éd. de 1861. 



MO SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

De quel fleuve, en effet, peut-il s'agir? Avons-nous en vue un cours 
d'eau tertiaire venu de l'Ardenne, étalant en nappe torrentielle ses 
quartzites sur la plaine sédimentaire émergée? Mais à la première immer- 
sion, il n'en serait pas resté trace : la mer, en montant, eût repris ces élé- 
ments incohérents pour les rouler et en construire la base de l'étage ter- 
tiaire suivant. S'il est question d'un véritable fleuve quaternaire, au lit se 
déplaçant sans cesse, oscillant sur une surface énorme en largeur et, par 
conséquent, peu profond, que deviennent les berges, qu'on appelle à la res- 
cousse pour soutenir les éléments meubles de transport, qui font l'objet 
de la controverse? Ces berges n'existent nulle part dans les collines, et 
comment, sans leur secours, les éléments désagrégés, superposés en mon- 
ticule dans la plaine, se seraient-ils maintenus debout? 

On sait que les eaux en mouvement ne respectent que ce qu'elles ne 
peuvent entamer ou entraîner; dans l'immense plaine sédimentaire, il 
n'est resté, après le creusement des vallées, que quelques rares points 
épargnés, qui sont demeurés comme témoins, parce qu'ils ont opposé une 
résistance plus grande à l'érosion, à l'action de3 eaux pluviales et des 
autres agents météoriques. Est-il vraisemblable d'admettre que par tous 
ces points passaient exactement les bouches du fleuve? est-il raisonnable 
de croire que les eaux ont entraîné précisément les parties les plus résis- 
tantes, pour respecter et maintenir intactes justement celles qui étaient 
composées d'éléments incohérents superposés ! Le cône de déjection d'un 
fleuve serait resté debout au pied de la montagne, alors que celle-ci, avec 
la plus grande partie des berges, le lit du fleuve lui-même, auraieut dis- 
paru? C'est absolument contraire à la vraisemblance, et chacun paraît 
disposé à en convenir. 

En résumé, il avait été constaté par nous depuis longtemps qu'au-dessus 
de l'argile glauconifère observée dans les affleurements du Pottelberg à la 
cote d'altitude 126, il existe un complexe de couches sableuses plus ou' 
moins glauconifères avec lits de graviers et de cailloux, d'une épaisseur 
de 31 mètres, sans fossiles, et que cet ensemble est couronné par le 
diestien. 

Ce complexe de couches, objet de la discussion, indépendamment des 
nombreuses lignes graveleuses secondaires, concrétionnées ou non, qui 
sillonnent sa zone sableuse, montre dans la seule partie visible en affleu- 
rement, c'est-à-dire dans les 17 mètres supérieurs de la coupe, plusieurs 
lits de gravier et couches de cailloux nettement séparés les uns des 
autres, d'une puissance telle que peu d'étages tertiaires en possèdent de 
semblables comme limites séparatives. Bien que certaines raisons, que 
nous avons indiquées plus haut, entre autres l'identité des sables sus- et 
sous-jacents aux couches, tendent à restreindre leur importance strati- 



MEMOIRES 1 1 1 

graphique, d'un autre côté, la présence et la continuité des lits d argile 
rose indiquent des changements de régime, des déplacements de courants 
et des oscillations verticales dont il est malaisé d'apprécier l'amplitude et 
de préciser la portée. 

Localisés dans la partie moyenne et supérieure de ces dépôts, on ren- 
contre des silex volumineux, complètement transformés en cacholong, 
très friables, parfois pulvérulents. Ces silex cariés ne se trouvent dans 
aucun autre étage tertiaire (*) et, depuis Diest jusqu'au mont des Kats, 
ils sont l'une des caractéristiques exclusives de l'étage diestien. 

Enfin, ajoutons un dernier détail dont l'importance n'échappera à per- 
sonne : les sables de ces niveaux renferment des éléments feldspathiques, 
et les graviers, un certain nombre de petits cailloux de granité et de 
roches cristallines, polis et roulés. 

Tout cet ensemble repose sur l'argile glauconifère par l'intermédiaire 
d'un lit horizontal de galets et de cailloux de silex non cariés, dont l'épais- 
seur atteint 55 centimètres, qu'il ne faut pas chercher fort loin, puisqu'il 
existe partout au Pottelberg et qu'il forme, comme nous l'avons dit plus 
haut ( 2 ), de beaux affleurements au Hameau du Bois et, plus proche 
encore, au Rhoodenberg. 

Le sable argileux glauconifère, rouge brun verdâtre, plus ou moins 
durci et stratifié, qui surmonte les cailloux et que vous avez vu, ce matin, 
au Musiekberg, atteint ici une épaisseur de plus de 3 mètres, et la 
partie supérieure, imprégnée d'eau, comme nos sondages Tout montré, 
passe à ces sables jaune rosé où se développe la première couche de silex 
cariés que nous connaissons. 

Telles sont les relations existantes et les faits observés. 

Que l'ensemble de ces dépôts ait des rapports généraux d'aspect avec 
celui d'autres collines situées sur le prolongement ou en dehors de la 
chaîne de Renaix, qui en a jamais douté? Ne sont-ce pas ces rapports qui 
ont engagé Dumont à ranger toutes ces couches, malgré les différences 
de composition, dans le diestien? 

Si nous passons à l'examen comparatif détaillé de chaque strate, il 
nous est impossible de ne pas constater, entre les superpositions du Pot- 
telberg et celles des autres collines, des différences profondes. 

Ces différences sont tellement considérables que les collègues en ont 
été frappés et que tous les géologues qui se sont occupés spécialement 
des régions orientales du pays, comme ceux pour qui les collines dTpres 

( 1 ) L'existence de silex altérés, susceptibles d'être rapportés a l'éocène, a été signalée 
par M. Gosselet, à Eteignières. Cf. J. Gosselet. Notice sur les sables tertiaires du plateau 
de VArdenne. (Ann. Soc. géol. du Nord, VII. 1879, p. 104). 

( 2 ) Vide p. lxxx et lxxxi. 



112 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

et de Cassel sont familières, tous ont déclaré unanimement n'avoir jamais 
rien vu de semblable. A l'heure actuelle, c'est encore notre avis. 

Bien que quelques collègues paraissent, dans leurs communications 
postérieures, avoir trouvé le fil d'Ariane qui manquait sur le terrain, et 
nous aient développé, en des explications extrêmement ingénieuses, de 
quelle manière ils interprètent les dispositions, l'allure et la formation de 
nos dépôts, nous n'apercevons toutefois jusqu'à présent aucune raison qui 
nous autorise à modifier nos conclusions antérieures : la question, d'après 
nous, reste ouverte. 

Aucun fait nouveau n'est venu s'ajouter à l'ensemble de nos connais- 
sances acquises. Ainsi qu'il l'était au début de la discussion, l'âge de ces 
dépôts demeure compris entre la fin de l'éocène et celle du pliocène. 

Quant à l'origine des dépôts, on a pu voir que l'incertitude n'est pas 
près d'être dissipée. Un certain nombre de collègues croient, avec nous, 
avoir affaire à des sédiments marins variés, tandis que d'autres confrères 
reconnaissent l'allure, la composition et le faciès des dépôts de transport 
fluviatiles. 

Entre ces deux avis, il y a naturellement place pour toute la série inter- 
médiaire : les dépôts lagunaires, fluvio-marins et littoraux. 

En présence d'opinions aussi divergentes, on nous approuvera, sans 
doute, d'avoir maintenu à l'ensemble des dépôts supérieurs ôai Pottelberg 
l'appellation diestienne qui lui avait été attribuée par Dumont, puisque, 
comme nous l'avons déjà déclaré, « l'absence constatée de fossiles ( x ) et 
l'étude des faits ne permettent à personne, pour l'instant, d'en dire davan- 
tage x> . 

Avant d'aller prendre un repos bien mérité, on décide de se rendre 
le lendemain en voiture aux carrières de Chercq , où notre collègue 
M. F.-L. Cornet désire montrer à la Société des coupes du plus haut 
intérêt; puis de poursuivre l'exécution du programme de la journée, tel 
qu'il a été adopté. 



( l ) Des grès ferrugineux, perforés par les mollusques lithophages, ont été recueillis 
par nous au sommet du Musiekberg, du Pottelberg et du Rhoodenberg. M. Ortlieb avait 
déjà (Op. cit., p. 165) signalé la présence de trous de pholades dans les plaquettes dies- 
tiennes du Musiekberg. 



MÉMOIRES m 

EXCUBSIONS DU 17 AOUT 

I re PARTIE. 

Exploration des carrières de Chercq, sous la direction 

de M. F.-L. Cornet 

Un temps exceptionnel continue à favoriser les excursions des deux 
sociétés réunies. Levés de bon matin, ceux d'entre les confrères qui ne 
connaissent pas Tournai profitent de la circonstance pour jeter un coup 
d'œil sur les monuments de la vieille cité : ils vont admirer le beffroi si 
heureusement restauré et contempler la majestueuse cathédrale. Cet 
énorme vaisseau, avec son superbe transept et ses absides sans égales, 
ses tours dont la masse noire semble défier les siècles, excite toujours le 
même étonnement. 

A l'heure marquée pour le départ, chacun est de retour et les voitures 
nous emportent ; à 8 heures, nos breaks franchissent les limites de la ville, 
prennent la route de Valenciennes et, dépassant de 200 mètres le ruisseau 
de Barge, célèbre aux jours de la Réforme, nous déposent à l'entrée d'une 
vaste carrière bien connue des géologues : nous avons nommé la carrière 
du Cornet ( l ). 

Entre les bâtiments qui environnent la cour principale de l'exploita- 
tion, nous remarquons amoncelés de volumineux échantillons et de hauts 
tas de limonite que l'on exploite toujours, bien qu'assez irrégulièrement, 
et qui proviennent des amas, noyaux ou filons, répartis à divers niveaux 
dans le calcaire carbonifère. Ensuite, nous pénétrons dans la carrière. 
Nous longeons d'abord la paroi occidentale de la profonde excavation ; 
elle est remplie d'eau, d'un bleu qui rappelle celui des lacs italiens. 

La coupe qui nous est soumise est fort belle. Notre collègue, M. F. Cor- 
net, qui a pris la direction de l'excursion, appelle d'abord notre atten- 
tion ( 2 ) sur le calcaire carbonifère qu'on exploite dans la carrière. Il est 
rapporté à la partie moyenne de l'assise des Ecaussines, si l'on adopte 
l'échelle stratigraphique publiée par M. E. Dupont ( 3 ), en 1865, et l'assise 
inférieure de l'étage Tournaisien, d'après la légende des dernières feuilles 
levées par le même auteur. 

( 1 ) Numéro 43 de la carte itinéraire, 

( 2 ) Point a de la carrière du Cornet; voir le numéro 43 de la carte itinéraire. 

( 3 ) Le calcaire exploité dans la carrière du Cornet appartient à l'horizon e de l'ancienne 
assise I, des Ecaussines, de l'échelle stratigraphique de 1865. (Bull. Accad. des 
Sciences de Belgique), 2 e série, t. XX, p. 616, ou bien au niveau (Tld), de l'assise des 
Ecaussines (Tl), de l'étage Tournaisien actuel. 1883. 

8 



1U SOCIÉTÉ ROYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Les bancs que nous avons sous les yeux offrent un calcaire plus ou 
moins compacte, renfermant parfois des phtanites et sont compris dans 
ces couches de calschiste noir à chaux hydraulique qui ont fait la 
fortune de la région. Régulières d'allure, horizontales, celles-ci présentent 
une très faible ondulation, depuis Antoing jusque Tournai. C'est ici, dans 
la carrière du Cornet, que les accidents qui affectent ces couches sont le 
plus nombreux et offrent le plus d'intérêt. 

Les bancs de calschiste noir reposent sur le calcaire bleu, à crinoïdes 
des Ecaussines (Tl c). 

L'épaisseur totale du calcaire, estimée à une trentaine de mètres par 
M. E. Dupont, à 45 par De Ryckholt, paraît atteindre en réalité 52 mètres 
et même 58 mètres, en certains points. 

Les affleurements qui se voient au nord de la ville, constitués par les 
assises les plus inférieures, sont formés de schistes fissiles, plus ou moins 
grossiers, passant au psammite calcarifère stratoïde, ainsi qu'on a pu s'en 
assurer en examinant les déblais de quelques puits. 

Le calcaire repose, paraît-il, sur des grès grisâtres de l'étage des psam- 
mites du Condroz (*). Comme on le voit ici, la partie superficielle des 
bancs de calcaire est susceptible de se diviser en feuillets irréguliers, 
surtout quand l'épaisseur des dépôts recouvrants est peu considérable ( 2 ). 

Au contact de failles aacheniennes, le calcaire se montre profondément 
altéré ; il a pris une coloration gris noir foncé, teinté de violet ; des phta- 
nites intacts apparaissent plus ou moins alignés dans les bancs, et des 
fossiles demeurés en saillie se retrouvent souvent accumulés vers les fis- 
sures ou dans les poches, au milieu d'une espèce de farine siliceuse, gris 
jaunâtre, qu'on a appelée tripoli de Tournai : le calcaire disparu est rem- 
placé par la silice qui forme le têt. 

Au sommet des bancs, sensiblement horizontaux, qui constituent- 
l'assise du calcaire carbonifère de la carrière, on constate l'existence d'une 
lacune importante dans la série sédimentaire, puisqu'elle est marquée par 
l'absence du terrain houiller, des formations triasique, jurassique et d'une 
partie du crétacé inférieur. 

(!) De Ryckholt. Mélanges paléontologiques, l re partie, p. 10. 

( 2 ) Lors des grands travaux exécutés parla ville de Tournai, en juillet 1876, on pouvait 
voir, dans divers affleurements temporaires, pratiqués au nord de l'église Saint-Brice, le 
calcaire très fissuré, s'approcher à moins de 2^50 de la surface. Nous avons relevé, à 
90 mètres, nord-est de la tour de cette église, la coupe suivante : 
e pavement de la terrasse Saint-Brice; 
§ humus, avec ossements humains ; 
y remanié argilo-sableux, avec ossements de cheval, bœuf, porc, tuiles romaines et 

débris divers; 
ê alluvions de l'Escaut, jaunâtres ; 
a calcaire fissuré, délité, altéré à la partie supérieure. 



MEMOIRES 115 

Le premier étage de ce dernier terrain ne nous montre que des 
dépôts lenticulaires d'une faible épaisseur, occupant les dépressions, 
fissures ou poches qui existent à la partie supérieure du calcaire carboni- 
fère. 

Le second étage, s'il a jamais existé ici, ce qui est plus que douteux, 
n'a laissé aucune trace et a été complètement entraîné, tandis que le troi- 
sième, constitué, comme on sait, par le tourtia de Tournai, n'est nulle 
part mieux représenté qu'à Chercq. 

Le tourtia de Tournai, que nousavons sous les yeux, identique au toîirtia 
de Montignies-sur-Roc, est un poudingue fossilifère, plus ou moins cohé- 
rent, formé « de cailloux roulés de quartz, de grès, de psammite, de 
phtanite, de calcaire carbonifère et de grains de limonite, empâtés dans 
une roche calcaire, jaune rougeâtre, renfermant quelques grains de glau- 
come disséminés dans la masse »(^ 

Nous le voyons reposer à Chercq, tantôt sur le calcaire carbonifère 
altéré, tantôt sur les dépôts dits aacheniens, et former dans les coupes une 
bande jaune rougeâtre, très apparente, dont l'allure est ondulée ou même 
tourmentée, et dont nous estimons l'épaisseur à m 60 ou n 80. 

A Montignies-sur-Eoc, ajoute M. Cornet, le tourtia recouvre les grès 
rouges dévoniens, et en-dehors de la frontière, vers Bavai, à Gussignies 
et Bellignies, il remplit les dépressions du calcaire de même nom. Dans 
cette dernière direction, il forme la base d'une assise de calcaire grenu, 
rose jaunâtre, très tenace, épaisse d'environ 15 mètres, dont certains bancs 
renferment des grains luisants subpisaires de limonite, parfois assez nom- 
breux pour transformer la roche en un véritable minerai de fer ( 2 ). A 
une époque inconnue, continue l'auteur, des souterrains ont été creusés 
par Thomme dans cette roche et ont reçu le nom vulgaire de trous des 
Sarrasins, d'où le mot Sarrasin appliqué à la roche elle-même, que 
M. Briart et lui ont appelée calcaire limonitifère d'Houdain ( 3 ). 

M. Cornet rappelle aux confrères qui ont pris part à l'excursion de 1882 
que M. Ladrière a montré à la Société, non loin de la gare de Bettre- 
chies, dans le talus de la route, un affleurement d'un très grand 



(!) F.-L. Cornet et A. Briart. Description minéralogique, paléontologique et géolo- 
gique du terrain crétacé de la province du JETainaut, Mémoire couronné par la Société 
des Sciences, des Arts et des Lettres dn Haiaaut. Mons, 1866, p. 70. 

( 2 ) F.-L. Cornet et A. Briart. Aperçu sur la géologie des environs de Mons. {Bull. 
Soc. géol. de France. 3° série, t. II. Réunion extraordinaire à Mons, 1874, p. 21). 

( 3 ) F.-L. Cornet et A. Briart. Notice sur le terrain crétacé de la vallée de VHogneau et 
sur les souterrains connus sous le nom de trous des Sarrasins, des environs de Bavai. 
Extrait des Mémoires de la Société des Sciences, de V Agriculture, des Arts, de Lille, 
3 e série, t. XI, 1873. 



116 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

intérêt (*) : on y voit le towtia de Mons ou marne à Pecten asper reposer 
sur le Sarrasin raviné ( 2 ). 

Les dépôts que nous venons d'examiner sont rangés, comme chacun 
sait, dans le Cénomanien. 

Au-dessus de ce conglomérat, apparaissent des marnes plus ou moins 
glauconifères, avec petits cailloux de quartz ou de phtanite polis, lui- 
sants : c'est le lonrtia dit de Mons. 

Superposée au tonrtia de Mons, peu épais ici, la marne privée de glau- 
come apparaît bien développée. Bleuâtre quand elle est imprégnée 
d'eau, blanc jaunâtre ou blanche quand elle est sèche, elle offre des bancs 
irrégulièrement fissurés : ceux-ci constituent les dièves et correspondent 
au Turonien ( 3 ). Les fossiles ne font pas défaut; on trouve, sans beaucoup 
de recherches, assez bien d'espèces dans la marne : 

Belemnitella vera, Sow. Terebratulina gracilis, Schlot. 

Janira qttinquecostata, Sow. Rynchonella sp ? 

Spondylus striatus, Goldf. Dentalium déforme, Lmk. 

— spinosus, Desh. Echino cory s vulgaris , Brey n. 
Ostrea hippopodium, Nilss. — sp? 

— sulcata, Lmk. Cidaris hirudo, Sor. 
Tereh'alula carnea, Sow. 

M. Lohest recueille, en outre, Terebratulina slriata, Wahl., etc., etc. 

Ici encore, on constate l'existence d'une immense lacune ; toute la 
partie supérieure du crétacé et les étages inférieurs du tertiaire man- 
quent ( 4 ). 

En effet, dans la coupe, on voit succéder immédiatement aux dièves le 
tuffeau landenien et les sables glauconifères, avec grès, de l'étage '. le 
tout est surmonté de quaternaire et de remanié. 

En avançant, on observe, à quelques mètres plus loin, l'existence d'une 
faille avec dépôts dits aacheniens et noyaux plus ou moins puissants de 
limonite. M. Cornet fait remarquer que cette faille traverse la carrière de 
part en part, du sud au nord : nous la reverrons tantôt, à l'extrémité 

( n ) F.-L. Cornet et A. Briart. Compte rendu de l'excursion de la Société géologique 
de Belgique aux environs de Mons, en septembre 1882. (Ann. Soc. géol. de Belgique, 
p. ccxi ; 53,in-8°, Liège 1884). 

( 2 j La coupe de cet affleurement remarquable se trouve reproduite, comme on sait, dans 
Y Esquisse géologique de M. Gosselet, 2 e fascicule, pi. XIV, B. fig. 108. 

( 3 ) A. Briart. Principes élémentaires de paléontologie. In-8°, Mons, 1883, p. 38. 
Quatrième étage de la Carte géologique du Hainaut, à l'échelle de 1/20,000 de MM. A. 
Briart et F.-L. Cornet. 1880. 

( s ) Le silex de Saint-Denis (Rabots), la craie glauconifère de Maizières (gris des 
mineurs), toutes les assises de la craie blanche et de la craie supérieure ; pour le tertiaire, 
l'étage montien et le heersien. 



MEMOIRES 417 

opposée de l'exploitation. Quelques instants sont consacrés à la recherche 
des fossiles ; M. Hock trouve un "beau Pecten, presque complet, de très 
grande taille, dans le tourtia de Tournai. 
Les espèces recueillies sont : 

Ptychodus decurrens, Lyell. Ostrea haliôtidea, Sow. 
Nautilus sp ? — carmata, Lmk. 

Turritella Neptuni, Goldf. — sp ? 

Dentalium medinm, Sow. Terebratula nerviensis, d'Arch. 
.Limasp? — biplicata, d'Arch. 

Pecten acuminatus , Gein. Rhynchonella Lamarckana, d'Orb. 

— sp? — sp? 

Janira qiiinquecostata, Sow. Coprolithes. 
Spondylus striatus, Goldf. 

On rebrousse chemin vers le nord, pour visiter, dans une petite 
emprise (*) adjacente à l'excavation principale, les dépôts dits aacheniens 
avec lignite. Le tourtia de Tournai^ est bien développé et cette dernière 
formation y atteint son maximum de puissance dans la carrière. 

Dans la marne qui surmonte ces assises, on recueille, en ce point, un 
grand nombre de ces volumineuses concrétions, de forme irrégulièrement 
sphéroïdale, mamelonnées, de calcaire blanchâtre, bien connues, qu'on a 
comparées aux poupées de l'ergeron, avec lesquelles elles ont d'ailleurs 
beaucoup d'analogie. 

On gagne la partie nord-est de la carrière, où, le tourtia de Mons 
excepté, on revoit les mêmes superpositions. 

M. Faly ne trouve pas la définition de ce tourtia suffisamment expli- 
cite ; la présence des cailloux ne satisfait pas comme caractéristique, 
puisque ceux-ci existent partout à ce niveau ; de sorte qu'il serait impos- 
sible de distinguer le tourtia de Mons sans la présence de Pecten asper. 

M. Cornet, qui est arrivé aux mêmes conclusions, nous conduit 
ensuite vers un point où l'on peut observer convenablement l'étage 
landenien ( 2 ). 

Le tuffeau de Landen repose directement, sans l'intermédiaire de 
poudingue ou de cailloux, sur les dièves, qu'il ravine très faiblement. Il 
est glauconifère et argileux vers le bas, gris foncé quand il est humide, 
lorsqu'il a conservé son eau de carrière ; les échantillons que nous 
recueillons sont à grain moyen, font effervescence dans l'acide chlor- 
hydrique; M. Dupont constate leur identité avec les fragments qui 
ont été extraits des puits artésiens de Renaix : cet avis est partagé par 
M. Delvaux. 

Q) Point 6 de la carrière. Voir la carte itinéraire, n° 43. 
( 2 ) Point y de la carrière. Voir la même carte. 



118 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



On consacre quelques instants à la recherche des fossiles : les espèces 
ne sont pas bien variées, mais les individus sont assez abondants ; les 
pinnes, les calyptrées, les turritelles sont les pièces les plus communes; 
M. Dewalque trouve une baguette d'oursin (Cidaris liinido?) ; on recueille 
encore un Pecten, Pholadomyna KonincM et des fragments de lignite 
peu volumineux. Voici la liste : 



Fusus landiniensis , Vinc. 

— Colbeauij Vinc. 
Natica sp ? 
Turritella compta ? Desh . 

— sp? 
Calyptrœa suessoniensis , Desh . 
Pleur otomaria landinensis , Vinc . 
Ostrea lateralis, Nilss. 
Peclen Dunkeri, Nyst. 



Pecten sp ? 
Pinna aflînïs, Sow 
Cucullœa crassatina, Desh . 
Cardium Edwardsi, Desh. 
Panopœa intermedia, Sow . 
Pholadomya Konincki, Nyst . 
Terebratula Tornacina, Vinc. 
Dents de poissons. 



Enfin, tout au fond de la carrière, vers la partie orientale ( ! ), le tuffeau 
landenien est surmonté des sables de l'étage auxquels il passe insensible- 
ment. Ceux-ci, plus ou moins stratifiés, glauconifères, jaune verdâtre, 
sont à grains demi-fins; ils renferment des bancs de sable durci ou de 
grès plus ou moins cohérent, dont l'épaisseur varie de ra 08 à m 15 
Ces couches s'élèvent jusqu'à la surface et sont, paraît-il, assez fossilifères; 
nous n'y avons recueilli que des fragments de bois. 

Pour atteindre la sortie de la carrière, il nous faut revenir sur nos pas ; 
les ouvriers, avertis de notre présence, viennent offrir à la Société les 
fossiles qu'ils ont mis en réserve, et chacun cherche à compléter ses 
collections. 

Mais l'heure a marché pendant que l'on procédait au triage et que les 
confrères faisaient leurs acquisitions : ce qui reste de temps disponible ne 
permet plus de visiter les carrières voisines ( 2 ), entre autres la carrière 

(') Point S delà carrière. Voir la carte itinéraire, n° 43. 

( 2 ) En septembre 1878, nous avons observé, dans l'une d'elles, dans la grande carrière 
de M. 0. Brébart, à Calonne,unfaitqui nous paraît devoir être signalé. Les bancs de cal- 
caire exploité dans cette carrière, absolument horizontaux, sont recouverts par le tuffeau 
landenien à Pleurotomaria landinensis; ce dépôt, épais de 6 mètres environ, repose direc- 
tement sur le calcaire, sans l'intermédiaire de gravier ni de cailloux. Or, la surface du 
calcaire est irrégulièrement corrodée, comme le sont d'ordinaire les silex de la base 
de l'étage landenien ; elle est creusée de cavités qui rappellent en grand les stigmates 
de la variole et rayée de stries parallèles, rarement obliques, orientées de 108° à 
115° ouest; les impressions, dont la profondeur ne dépasse pas en moyenne 0,003 m , ren- 
ferment toutes un noyau de calcaire qui les remplit exactement. Nous donnons, à la fin du 
volume, pi. II, fig. 4, telle que nous la retrouvons, une petite figure que nous extrayons 
de notre carnet, et qui rend assez bien ce que nous avons vu. Nous n'avons pas réussi à 
trouver une explication satisfaisante de ce phénomène, qui semble avoir spécialement 
affecté les éléments voisins de la base de l'étage landenien. 



MÉMORES 119 

du Baron, comme se l'était proposé M. Cornet, et nous nous voyons forcés, 
non sans regret, de renoncer à nous y rendre. 



II e PARTIE 

Course au mont Saint-Aubert et exploration de la grande tranchée 
d'Orniont à Kain, sous la direction 

de M. Delvaux 

La Société regagne les voitures. En traversant la ville, on jette un coup 
d'œil rapide sur deux maisons romanes, noircies par le temps. Elles 
s'élèvent sur la terrasse Saint-Brice, à peu près en face de cette tombe 
royale (*) que les vicissitudes des choses humaines avaient éonvertie en 
fosse d'aisance, comme pour servir de leçon aux hommes, en leur montrant 
l'inanité de leur orgueil et en leur rappelant, ainsi que l'avait déjà fait 
Shakspeare, ce que les hasards de la destinée peuvent mêler de terrestre 
à la poussière des rois ! 

Imperious Cœsar, dead, and turrid to clay, 
Might stop a hole to keep the wind aioay : 
0, that the earth, which hept the world in awe, 
Should patch a voall to expel the winter's flaw ( 2 ) ! 

Nous nous arrêtons un instant au faubourg de Morelle et nous mettons 
pied à terre à une faible distance du cimetière du Nord, devant une coupe 
de 2 m 60 qui ne manque pas d'intérêt (3). 

La composition minéralogique de la marne que Ton voit dans ce talus 
ne diffère pas essentiellement de celle des dièves observées tantôt dans la 
carrière du Cornet; on n'y remarque pas un grain de glauconie, mais on 
y trouve en abondance des concrétions siliceuses ou silex imparfaits, à 
forme tonraientée, appelés, par les ouvriers, cornus, biens ou verts à têtes 
de chats. A l'extérieur, ces concrétions sont blanchâtres comme la masse 
enveloppante, tandis qu'elles sont d'un gris légèrement bleuâtre à l'inté- 
rieur. Leur présence caractérise les fortes toises ( 4 ). 

On s'est assuré que celles-ci ne descendent pas à plus de l ,n 50 
sous le niveau du pavé; à cette profondeur, elles passent aux dièves. Ces 

(') Le tombeau du roi frank Hilderik, mort en 482 ; découvert en 1653. 

( 2 ) Shakspeare, Hamlet, act V., se. I. 

( 3 ) Numéro 44 de la carte itinéraire. Voir fin du volume, planche II, fig. 5. 

( 4 ) Nous croyons avoir été le premier à signaler l'existence des fortes toises et du Rabot , 
dans le massif de Tournai, àRenaix, etc. 



120 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

dernières, épaisses de l m 70 environ, reposent directement sur le 
calcaire carbonifère, de sorte que le sommet de celui-ci se trouve à peu 
près à 5 m 80 sous la surface de la voie. 

En divers puits domestiques, creusés récemment dans le voisinage de 
la coupe, puits dont M. Del vaux a suivi le forage et dont il possède les 
échantillons, on rencontre les mêmes superpositions. Dans celui d'une 
tannerie construite le long du chemin dit du Grand Bien Q), profond de 
9 mètres, on a rencontré sous la marne (clièves) une couche de terre 
noire, épaisse de m 80 , formée d'un dépôt lenticulaire que nous 
rapportons au wealdien ; puis vient un banc de calcaire de 1 mètre, 
surmontant un amas d'une autre terre noire (calcaire altéré), dans 
laquelle se développe la nappe aquifère. Partout aux alentours, les puits 
atteignent le calcaire, entre des profondeurs qui varient de 6 à 7 mètres. 

On regagne les voitures ; nous saluons en passant la tour de Henri VIII, 
que l'on entrevoit dans Téloignement, et nous roulons rapidement vers 
Kain. Avant d'arriver à la chapelle de l'ancienne abbaye du Sauchoir, 
M. Delvaux indique l'emplacement d'un puits domestique ( 2 ) qui a fourni 
les données suivantes ( 3 ), savoir : 

Mètres 

i Remanié de surface 3.00 

s Sable landenien, plus ou moins glauconifère , jaunâtre, 

remanié 2.00 

S Conglomérat à silex, cailloux , gravier 4.00 

y ni arne avec concrétions (fortes toises) 2.50 

P Marne (dièves) 4 . 50 

« Calcaire carbonifère . 40 

Profondeur absoluef 4 ) . . . . 40.40 

Aux approches de la ferme Tribout, le sous-sol de la plaine est constitué 
ainsi qu'il suit : 

Y Alluvions et remanié argilo-sableux de surface ; 

(3 Cailloux roulés de silex et menus fragments anguleux de silex et de 
grès tertiaires; 

a Sable glauconifère landenien, fin, meuble. 

A quelques pas plus loin, nous abandonnons les voitures, pour com- 
mencer l'ascension du mont ( 5 ); il est 10 heures 30 minutes. 

(!) Numéro 45 de la carte itinéraire. 
( 2 ) Numéro 46 de la même carte. 
( 5 ) Renseignements obtenus. 

( 4 ) Le niveau de l'orifice du puits est à la cote d'altitude 22. 

( 5 ) Voir la coupe du mont Saint-Aubert à la fin du volume, planche III. 



MÉMOIRES 121 

. Une route pavée, nouvellement construite et encore en partie inachevée, 
nous mène au Trieu-des-Chevaux,où notre collègue M. A. Piret a recueilli 
une belle hache en silex poli. Vers la cote altitude 33, l'argile subschis- 
toïde compacte ypresienne offre un remarquable affleurement dans le 
talus (*). En ce point, qui a été signalé par M. Ortlieb ( 2 ), M. Delvaux 
a pu vérifier, dans une excavation de recherche maintenant remblayée, le 
niveau exact et le mode de contact de cet étage sur les sables landeniens ; 
il se trouve vers la cote d'altitude 29. On n'observe pas de cailloux roulés 
à la base de l'argile ypresienne, comme il en a été rencontré dans les 
forages des puits artésiens de Reiiaix ou au sud de Hal, à Tubize, dans 
les vallées latérales à celle de la Senne, mais simplement un faible 
ravinement. 

Le sable landenieiij qui forme la base du mont Saint- Aubert, gris 
glauconifère, à grain très fin, est absolument dépourvu de fossiles; nous 
aurons occasion de l'observer tantôt dans de beaux affleurements, en 
descendant vers le village de Kain. 

Cette formation marine constitue à elle seule l'assise supérieure du lan- 
denien des Flandres et du Brabant. M. Delvaux assimile ces sables, qu'il 
a rencontrés, avec la même composition minéralogique et les mêmes 
caractères, dans toute la basse Belgique, à la partie supérieure du lande- 
nien marin de Dumont et de M. Dewalque ( 3 ) et à la partie inférieure des 
sables d'Ostricourt de M. Gosselet ( 4 ). C'est également l'avis de M. Faly. 

M. G. Dewalque déclare que son étage inférieur du landenien est le 
même que celui de Dumont. 

D'après M. Cornet, ces sables représentent la partie supérieure du lande- 
nien inférieur ou marin et sont du même âge que les sables de l'Eribus, 
à Mons. 

M. Dewalque fait remarquer, dans le talus du chemin, au sommet de 
l'argile ypresienne, l'énorme ravinement causé par un paquet de cailloux, 
fragments de grès tertiaires et éléments remaniés, que M. Delvaux con- 
sidère comme faisant partie des masses éboulées descendues de la mon- 
tagne ; ces dépôts sont très fréquents, très épais et recouvrent au loin le 
pied du mont Saint- Aubert. 

A hauteur de l'auberge l'Epine, on voit un amas de parallélipipèdes 
d'argile ypresienne provenant de la tranchée de la route ; ils sont destinés 

0) Numéro 46 de la carte itinéraire. 

( 2 ) J. Ortlieb et E. Chellonneix. Op. cit., p. 43. 

( 3 ) G. Dewalque. Prodrome d'une description de la Belgique. Liège, in-8^ 1868, 
p. 193. 

( 4 ) J. Gosselet. Esquisse géologique du Nord de la France et des contrées voisines. 
Lille, in-8°, 1883, 3° fascicule, p. 298 et 302. 



\n SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

à alimenter une tuilerie. Dans deux excavations assez profondes, qui 
bordent la voie, on peut se faire une idée de l'épaisseur considérable du 
remanié de surface et des éboulis qui couvrent l'argile. Celle-ci s'élève 
jusqu'au coude de la route, qu'elle dépasse un peu; elle atteint environ la 
cote d'altitud3 63. 

La chaussée se redresse bientôt pour courir directement au nord ; un 
assez haut talus (*) borde le chemin à l'est; il n'offre que des sables fins, 
jaune rougeâtre, pailletés, remaniés et des couches de cailloux aux allures 
les plus étranges. Avant que la nouvelle route vînt recouvrir l'ancien 
chemin de terre, ce point constituait un bon affleurement des sables 
ypresiens à JVîimmulites planulata. 

A une centaine de mètres plus loin, l'escarpement qui fait face au 
chemin donne lieu à la même observation. 

L'avenue du château de M. de la Croix débouche, par le côté est de la 
route, à 150 mètres au nord du dernier point observé. Dans des excava- 
tions très profondes ( 2 ), on aperçoit encore toujours les éboulis surmon- 
tant des couches sinueuses de cailloux aux allures les plus capricieuses. 

La route s'infléchit un peu au nord-est et, dans le talus occidental, on 
voit, de distance en distance, de petits affleurements de sable à Nîiwwm- 
lites planulata qui se montrent au fond du fossé. A l'endroit nommé Parc 
sur la carte, la route se bifurque et le saillant nord présente une coupe 
d'un grand intérêt, devant laquelle la Société croit devoir s'arrêter ( 3 ). 

Le talus qui se dresse devant nous, haut de 3 m 30, offre les superpo- 
sitions suivantes : 

e Remanié de surface et éboulis ; 

S Argile base de l'étage paniselien; elle se charge vite de glauconie à gros grains et 

présente des traces d'altération à sa partie inférieure au contact de l'ypresien ; 
y Argilite terreuse, jaunâtre, ypresienne, altérée, rougie au sommet; 
£ Banc cohérent, formé de Turritella édita et de débris de fossiles silicifiés, épais de 

m 06 a m 08, très dur, en place ( 4 ) ; 
« Sables ypresiens, glauconifères, gris verdâtres, fins, doux au toucher, à Nummuliîes 

planulata, bien caractérisés . 

Le contact des deux étages s'opère à la cote 99-100 environ ; le banc à 
Nummulites planulata se trouve à 10 mètres plus bas. 

Chacun ayant fait son choix d'échantillons et de fossiles, on reprend 
l'ascension. Tout en cheminant, M. Dewalque appelle l'attention sur la 

(!) Environ 2 m 20. 

(2) La profondeur de ces excavations a dépassé 4 m 50. 

( 3 ) Numéro 48 de la carte itinéraire. 

( 4 ) C'est la première fois, croyons-nous, qu'il est donné devoir ce banc en place. 



MÉMOIRES 1 23 

grande épaisseur de l'argile base du paniselien, que les talus fraîchement 
recoupés permettent d'observer sur un long espace. C'est bien l'argile 
supérieure de la tranchée de Wayenberghe, que chacun a vue avant-hier : 
pas plus qu'en ce dernier affleurement, elle n'est ici fossilifère. 

Peu à peu, l'argile se charge de glauconie, de sable et passe à l'argilite 
avec psammites; celle-ci affleure dans les deux talus du chemin. Vers la 
cote d'altitude 121 et à une faible distance d'un couvent cité comme point 
de repère par M. Ortlieb ( l ), les sables argileux, jaune verdâtre, succèdent 
à l'argilite; puis viennent des sables glauconifères blancs, à grain assez 
gros, rudes, qui renferment des bancs de grès plus ou moins fossilifères. 

En continuant de gravir, nous gagnons, à l'altitude de 130 mètres, un 
petit promontoire qui fait face au nord, et d'où l'on jouit d'une vue 
magnifique ( 2 ). 

La montagne avec ses plis nombreux et ses profonds ravins, où les 
ruisseaux descendent en murmurantes cascades, avec ses flancs couverts 
de bois sombres, où l'œil découvre de ravissantes perspectives, s'étend à 
nos pieds, tandis qu'à l'autre extrémité de la plaine, à l'horizon lointain, 
s'élèvent les collines flamandes, dont tous les sommets nous sont familiers, 
et dont nous suivons aisément du regard les sinueux contours. 

Droit devant nous, le mont de l'Enclus et sa vieille terrasse tombent 
brusquement dans l'Escaut; dans la direction opposée, au nord-est, le 
Pottelberg dresse sa noire protubérance. Une ligne ondulée qui se profile 
sur l'horizon réunit ces deux points; parmi les saillies de ces ondulations, 
on distingue nettement l'étroit plateau du Musiekberg avec sa tour-signal, 
moins sûrement peut-être les sommets du Cruchtenberg et de l'Hotond, 
que couronnent des moulins. Du haut de Mont-Saint-Aubert, témoin isolé 
demeuré debout, nous contemplons cette chaîne et la plaine immense qui 
nous sépare d'elle, et nous songeons involontairement à la puissance de 
la goutte d'eau tombée du ciel. C'est son activité tranquille qui a creusé, 
à elle seule, ce vaste golfe et entraîné avec le temps, molécule par molé- 
cule, cette masse prodigieuse de la mer ! 

M. Delvaux expose que l'altitude maxima des dépôts tertiaires infé- 
rieurs de la région s'observe au mont Saint-Aubert, où nous nous trou- 
vons, et à Mainvault, que Ton entrevoit à Test. La base de l'étage pani- 
selien est ici à la cote moyenne d'altitude 103, tandis qu'elle atteint celle 
de 113 dans le bois d'Houtaing, entre Buissenal et Mainvault. En joignant 
par un axe les deux sommets, on obtiendrait la direction d'un anticlinal 
orienté est-ouest, sensiblement parallèle à la chaîne des collines de 
Renaix. 

0) J. Ortlieb et E. Chellonneix, Op. cft.,p. 41. 
(*) Numéro 49 de la carte itinéraire. 



m SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Les recherches de l'auteur ont établi que les dépôts tertiaires plongent 
à partir de cet axe dans les deux directions opposées : faiblement au nord, 
assez brusquement au sud. Des données absolument inédites, depuis peu 
en sa possession, qui s'appuient sur des forages de puits artésiens récem- 
ment exécutés en différents points, vers Montreuil et Frasnes-lez-Buissenal, 
prouvent que cet anticlinal repose sur une sorte d'arête formée par une 
saillie des bancs du calcaire carbonifère, arête dont la direction serait 
elle-même sensiblement parallèle à l'axe indiqué, bien entendu, pour la 
région seulement qui a fait l'objet de nos études. 

Nous redescendons de quelques mètres pour bien constater la position 
du sable blanc paniselien dans ses relations avec les assises inférieures, 
et observer un faciès spécial argileux qu'il offre tout au sommet. Dans un 
chemin qui monte en se détournant au sud, M. Delvaux indique le point 
précis où le gravier laekenien vient se superposer à l'étage paniselien, 
comme le démontre la petite excavation qu'il a pratiquée lui-même 
quelques jours auparavant; on voit, du reste, le même contact se repro- 
duire en d'autres points. 

En effet, à quelques mètres de là, sous une haie, la Société constate 
la présence du gravier laekenien surmonté d'un sable fin, jaune rou- 
geâtre, sans paillettes de mica, renfermant des grains de quartz laiteux 
disséminés, que chacun reconnaît être le laekenien altéré. 

Le gravier, base du wemmelien, avec ses caractères habituels, s'observe 
un peu plus haut et, enfin, nous contemplons le sable de Wemmel blanc, 
fin, pointillé de rares grains de glauconie et étincelant de paillettes de 
mica blanc nacré. 

Une grande sablière ( l ) nouvellement ouverte, pratiquée pour les tra- 
vaux de la route, nous offre une fort belle coupe, qui n'a pas besoin d'in- 
terprète, tant elle est explicite. 

Dans tous les points où il a réussi à atteindre le gravier, les sables lae- 
keniens et wemmeliens, M. Delvaux a constaté que ces étages n'offrent 
plus en affleurement que le faciès altéré, réduit, absolument dépourvu de 
fossiles. Il n'en a pas toujours été ainsi. Nous avons été assez heureux 
pour rencontrer au mont Saint-Aubert, comme sur les collines de Renaix, 
où les mêmes faits se reproduisent, de volumineux blocs, très cohérents, 
fossilifères, de gravier, soit enfoncés dans le sol du chemin, soit encastrés 
dans les murs des églises ou des habitations. 

L'auteur possède des échantillons avec fossiles nombreux du laekenien 
et du wemmelien qui prouvent que ces étages existent toujours en profon- 
deur, avec leurs espèces caractéristiques, au mont Saint-Aubert. 

( l ) Numéro 50 de la carte itinéraire . 



MÉMOIRES 125 

Nous constatons l'absence de l'argile glauconifère, et la Société est 
unanime à reconnaître que l'assise des grès ferrugineux diestiens, qui 
couronnait jadis le mont, n'offre plus rien qui soit demeuré en place sur 
le sommet : tout a été entraîné, jusqu'aux sables jaunes, s'est éboulé; les 
grès ferrugineux, maintenant épars, couvrent partout les flancs de la 
colline. 

On se rend au pied de la tour de l'église, dans une auberge appelée la 
Maison communale, où le déjeuner nous attend, et notre appétit, aiguisé 
par la marche et l'air vif de la montagne, fait des merveilles. 

Interrogé par quelque confrère au sujet de la présence des instruments 
préhistoriques sur la colline, M. Delvaux déclare qu'il a trouvé, au cours 
de ses explorations et sans grandes recherches, un petit nombre de silex 
taillés, du même type que ceux Je la région de Renaix-Flobecq, et qu'il a 
fait l'acquisition de deux fragments de haches polies, recueillis sur le ver- 
sant occidental du mont Saint-Aubert. Jadis, les trouvailles étaient assez 
abondantes ; plusieurs personnes de Tournai, notre collègue M. A. Piret 
entre autres, possèdent dans leurs collections de belles pièces qui pro- 
viennent, pour la plupart, ainsi que la chose lui a été rapportée, de cette 
partie de la montagne. 

M. Cornet offre gracieusement aux collègues présents un exemplaire 
de sa note à l'Académie des sciences ( 1 ), sur la découverte d'un silex taillé 
dans les dépôts quaternaires à Eleplias primigenius de Mesvin. 

On reprend l'exploration à une heure. En descendant le versant occi- 
dental du mont Saint-Aubert, nous nous arrêtons un instant sur une 
large terrasse, où MM. Ortlieb et Chellonneix ( 2 ) ont signalé la présence 
de plaques ypresiennes à Tnmtella édita, etc., silicifîées. Nous rencon- 
trons, en effet, bon nombre de ces fragments à la surface ; ils sont plus ou 
moins volumineux, mais non en place, éboulés. Quelques beaux exem- 
plaires de turritelles libres sont également recueillis. 

Bientôt les sables ypresiens à Nummnlites plamilata affleurent dans le 
chemin encaissé que nous parcourons et qui descend au sud-ouest vers 
le cimetière de Kain;ces sables nous suivent longtemps. M. Delvaux 
signale, vers la cote d'altitude 61-62 la présence de l'argile sableuse ypre- 
sienne à poussière de mica Q) ; à partir de la cote 52, l'argile schistoïde 
affleure et nous l'entrevoyons, de distance en distance, jusqu'à sa base 
dans la sablière. 



( J ) F.-L. Cornet. Note sur la découverte d'un silex taillé dans les allumons quater- 
naires. Extrait du Bull. Accad. roy . de Belgique, 3 e sér., t. VII, n° 6; juin 1884. 

( 2 ) J. Ortlieb et E. Chellonneix, Op. cit., p. 36. Voir le numéro 51 de la carte itiné- 
raire. 

( 3 ) Numéro 52 de la carte itinéraire. 



126 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

La sablière de Kain est située à 150 mètres au nord du cimetière de la 
commune (*) ; bien qu'en grande partie remblayée au moment de notre 
passage, elle montre néanmoins très distinctement le contact des deux 
étages. 

Nous attribuons une importance suffisante à la coupe que Ton voit dans 
cette excavation, pour la reproduire dans notre compte rendu ( 2 ). 

D'après M. Cornet, lé sable que l'on exploite dans la carrière doit être 
considéré comme l'équivalent de celui de l'Eribus et appartenir au laude- 
nien inférieur. 

M. Del vaux fait remarquer que les sables de l'Eribus, également 
dépourvus de fossiles, comme ceux que la Société a sous les yeux, offrent 
des caractères minéralogiques essentiellement différents. C'est ainsi que 
le grain du sable de la colline citée est quatre ou cinq fois plus gros et 
plus anguleux que celui des sables de Kain. 

Les sables meubles de l'Eribus représentent, d'après l'auteur, un dépôt 
de rivage, de zone littorale, dunale; on y trouve, comme épaves, des 
troncs d'arbres perforés par les mollusques lithophages ( 3 ), tandis que les 
sables de Kain sont stratifiés et offrent tous les caractères de la sédimen- 
tation marine en eau profonde. 

L'auteur serait disposé à rajeunir quelque peu les sables de la colline 
située au sud de Mons, tout en maintenant l'âge qu'il a cru pouvoir attri- 
buer aux dépôts landeniens que nous montre la sablière. 

Dans toute l'étendue de la région qu'il a étudiée, la composition de 
l'étage landenien est uniforme. Le terme inférieur est représenté par les 
cailloux de silex corrodés, l'argile verte et le tuffeau ou argilite sableuse, 
avec ou sans psammites, tandis que le terme supérieur est caractérisé par 
les sables fins, glauconifères, stratifiés, plus ou moins cohérent avec grès 
et nappe aquifère, ou boulants, meubles, tels que nous les voyons ici en 
affleurement. 

En l'absence de toute preuve paléontologique, il semble prématuré 
d'établir un raccordement stratigraphique hypothétique : n'est il point 
préférable d'adopter une légende spéciale pour chaque feuille levée ? 
Plus tard, les relations s'établiront d'elles-mêmes, sans difficulté et avec 
une sécurité absolue. 

M. Delvaux fait remarquer combien l'argile ypresienne base de l'étage 
est schistoïde ; il signale également le faible ravinement qu'elle exerce sur 
les sables et l'absence de tout élément graveleux au contact. 

(!) Numéro 53 de la carte itinéraire . 

(2) Voir pi. II, fig. 6. 

( 3 ) D'après M . Delvaux, le bois silicifié, rencontré à la base de l'argile ypresienne des 
exploitations de l'Eribus, est remanié du landenien. 



MÉMOIRES 127 

M. Dewalque appelle l'attention sur l'extraordinaire finesse de grain 
des sables landeniens de Kain ; n'était leur position, on les confondrait 
volontiers avec les sables ypresiens à Nummulites plannlata. 

M. Delvaux a partagé la même impression quand il a observé pour la 
première fois les sables de cette excavation, ainsi que ceux de la grande 
carrière, maintenant remblayée, qui lui est contiguë; d'autant mieux que 
les sables landeniens sont également micacés ; tous les doutes doivent 
être cependant dissipés, étant donné ce fait que nous sommes à la cote 
d'altitude 28 et que, dans la tranchée d'Ormont, où nous allons nous 
rendre, on revoit les mêmes sables, en coupe également nette, sous l'argile 
ypresienne inférieure et sur le tuffeau ou argilite de Landen. L'auteur a 
vu les sablières de Kain quand elles avaient leur profondeur maxima ; il a 
constaté que le sable se continue semblable à lui-même, peut-être un peu 
plus glauconifère, jusque l m 50 à 2 mètres en contre-bas de la surface des 
champs. 

Chacun prend des échantillons d'argile et de sable; on se dirige ensuite 
vers l'ouest en longeant la haie de clôture du cimetière ; des sentiers de 
campagne nous mènent à la tranchée d'Ormont Q). 

On peut séparer la grande tranchée d'Ormont en deux parties : la sec- 
tion de Barbissart, au nord ; c'est la plus profonde, elle descend le plus 
bas, on n'y voit que le tuffeau ou l'argilite, et celle du Paradis ou d'Or- 
mont proprement dite, qui continue la série ascendante ; on y observe, 
outre le tuffeau ou argilite, les sables fins glauconifères landeniens et 
l'argile base de l'étage ypresien en contact. Actuellement, la partie infé- 
rieure du talus est cachée, précisément aux points les plus intéressants, 
par un revêtement en pierres calcaires qui monte assez haut ; vers la 
partie supérieure, le coulage produit par la pluie et la végétation 
achèvent de dérober à nos investigations les points de contact naguère 
observés. 

Nous donnons, à la fin du volume ( 2 ), Tune des nombreuses coupes de 
cette tranchée que nous avons relevées quand les talus avaient toute leur 
fraîcheur ( 3 ). 

Tout en parcourant la tranchée, la discussion s'engage entre plusieurs 
membres de la Société au sujet de l'emploi du mot tuffeau pour désigner 
la roche que l'on voit dans les talus. M. Dewalque fait observer que cette 
roche lui paraît bien sableuse pour mériter ce nom et demande si elle est 
calcarifère. M. Cornet élève des objections analogues : il ne trouve pas 



(') Numéro 54 de la carte itinéraire. 

(2) Voir pi. II, flg. 7. 

( 3 ) En octobre 1882. 



428 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



que la roche en question reproduise les caractères que l'on est accoutumé 
à considérer comme distinctifs du tuffeau landenien. 

M. Delvaux répond que la formation, à sa partie supérieure, est effec- 
tivement assez chargée de sable, qu'elle s'en débarrasse cependant peu à 
peu vers le bas ; à l'extrémité nord de la tranchée de Barbissart, elle n'en 
renferme plus, comme on pourra s'en assurer tout à l'heure, puisque nous 
nous y rendons. Il est encore vrai qu'elle est très peu calcarifère et ne 
fait guère effervescence; mais elle possède cette propriété en commun 
avec des tuffeaux indiscutables et incontestés, par exemple avec certaines 
parties du tuffeau de Chercq et avec celui qui provient de la grande car- 
rière Brébart, à Calonne ( l ). Comme eux, la roche d'Ormont renferme des 
gyrolitfres (QyrolitJies Bewalqiieï) et contient des fossiles. Quoique l'auteur 
n'ait guère eu jusqu'à présent les loisirs de se livrer à l'étude paléontolo- 
gique des dépôts mis à découvert dans la tranchée, néanmoins, le peu qu'il 
a vu suffit pour lui donner tous les apaisements; or, la solution se trouve 
là. Ce faciès nouveau, que l'auteur a voulu montrer à la Société, est celui 
des Flandres; on le retrouve dans les puits artésiens de la région de 
Renaix-Flobecq. 

Au demeurant, l'auteur ne tient pas absolument au terme employé ; il 
est tout disposé à remplacer, si Ton veut, le mot tuffeau par argilite, mais 
il lui semble qu'on n'est pas encore tombé d'accord sur la valeur précise 
qu'il convient d'attribuer à ces mots dans le langage scientifique. En 
effet, dans les ouvrages techniques, même les plus récents, les meilleurs 
auteurs emploient indifféremment ou simultanément, pour désigner la 
même roche, les deux expressions. Partout on lit, par exemple : « tuffeau 
ou argilite de Lincent » . Mais là n'est pas la question ; nous ne sommes 
pas ici pour trancher des questions de mots, mais pour faire connaissance 
avec un faciès nouveau et nous mettre d'accord sur la position stratigra-* 
phique qu'il convient d'attribuer à des dépôts dont Du mont ne soupçon- 
nait pas la présence et qui sont, pour la première fois, mis sous les yeux 
des géologues. 

M. Delvaux reconstitue ia coupe complète du sol et du sous-sol de la 
tranchée d'Ormont de la manière suivante, en séparant avec soin ce qui 
est déduit théoriquement de ce que l'on voit en réalité : 



COUPE THÉORIQUE COMPLÈTE 



COUPE RÉELLE. 

/a Remanié sableux de surface, humus ; 
X Cailloux roulés et fragments tertiaires 

anguleux ; 
x Argile schistoïde ypresienne ; 



C 1 ) Numéro 55 de la carte itinéraire. 



MEMOIRES 129 

. „ i Sables fins landeniens avec lentilles d'ar- 
gile; 

Alternances des mêmes sables avec lits de 

marne blanche et d'argile ligniteuse ; 
Sables moyens, glauconifères, avec grès, de >? Manquent; 
Chercq ; 

| Tuffeau fin ou argilite plus ou moins sa- 
bleuse, fossilifère, à gyrolithe3, d'Or- 
mont : faciès des Flandres ; 
Tuffeau à éléments plus ou moins gros, à s Manque; 
Pholadomija Konincki, de Chercq et 
d'Angre ; 
Sables glauconifères, plus ou moins gros- o Manquent; 
siers, argileux, de la carrière Brébart, à 
Calonne, de Ciply, de la tranchée de 
Spiennes (*) et argile verte des Flandres ; 
Conglomérat à silex. y Peu développé; se voit surtout dans les 

dépressions ; 

. . 6 Marnes, fortes toises (à l'altitude 4 7-1 S); 

« Calcaire carbonifère. 

La position des fortes toises est déduite d'affleurements, et celle du 
calcaire carbonifère de puits domestiques ( 2 ) qui ont été creusés dans le 
voisinage ( 3 ). 

Aucune nouvelle objection n'étant élevée et chacun ayant recueilli les 
échantillons d'argilite ou de tuffeau à sa convenance, la Société rebrousse 
chemin et se dirige, en longeant la voie ferrée, vers la gare de Kain, où 
nous prenons le train pour Tournai à 4 heures 44 minutes. 

Béunis une dernière fois en un fraternel banquet, les membres des 
deux Sociétés expriment le plaisir qu'ils ont éprouvé à se trouver 
ensemble. La science n'est pas seule à profiter de ces réunions : les 
relations qui doivent unir les hommes n'y perdent rien. 

Le temps faisant défaut pour résumer, comme les jours précédents, les 
travaux de la journée, le président met en évidence les résultats acquis 
pendant la session, et, se croyant l'interprète du sentiment de tous les 



(') F.-L. Cornet. Compte rendu de Vexcursion à Ciply. [Soc. géol. de France. Excur- 
sion à Mons, 30 août 1874, p . 39.) 

A. Briart. Compte rendu de Vexcursion à Mons. (Soc. géol. de Belgique. Excursion 
à Mons, septembre 1882, p. 9 et 15, 1884.) 

( 2 ) Les affleurements s'observent en quatre points, le long de la voie ferrée de Tournai 
à Kain, à hauteur du hameau le Renard. 

( 5 ) L'auteur a recueilli un couteau en silex et quelques éclats, non loin du moulin qui 
domine le monticule d'Ormont. M. A. Pireta trouvé, presque en face de ce promontoire, 
sur la rive opposée du fleuve, des pointes de flèche et un certain nombre d'autres instru- 
ments en silex. 



130 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 



confrères, il adresse à MM. Cornet et Delvaux, qui ont bien voulu se 
mettre à la disposition de la Société et lui servir de guides, des félicita- 
tions et des remercîments qui sont vivement applaudis. 

Ensuite, le président déclare close la session extraordiûaire de la 
Société. 



LISTE DES FOSSILES SILICIFIÉS DES SABLES PANISELIENS 
GLAUCONIFÈRES DE TEN-ABEELE f 1 ) 

COLLECTION DE M. VANDENDAELE, A RENAIX 



CRUSTACES 

Xanthopsis sp? 

GASTÉROPODES 

Rostellaria fîssurella, Lmk. 
Murex tricarinatus, Lmk. 
Triton angustum, Desh. 
Cancellaria subevulsa, d'Orb. 

— rotnacensis, Vinc. 
Ficula tricostata, Sow. 

Fus us longœvus, Lmk. 

— subscalarinus , d'Orb. 

— bulbus, Brand. 

— bulbiformis, Brand. 
Buccinum stromboïdes, Herm. 
Terebra plicatula, Desh. 
Cassidaria diadema, Desh. 

— nodosa, Dix. 
Ancillaria buccinoïdes, Lmk. 

— canalifera, Lmk. 
Conus sp? 

Pleurotoma Lajojikairei, Desh. 

— Hôrnesi, Desh. 

— Wateleti, Desh. 

— clavicularis , Lmk. 

— transversaria, Lmk. 



Pleurotoma Helerti, Nyst. 

— sp? 

— sp? 

— sp? 
Voluta elevata, Sow. 
Cyprœa sp? 

Natica semipatula, Dèsh. 

— labellata, Lmk. 

— BlainvilUi, Desh. 

— Hantoniensis, Pilk. 

— patula, Desh. 

— canaliculata, Desh. 

— sp? 

— sp? 

Cerithium commune, Desh. 
Turritella Dixoni, Desh. 
Scalaria sp? 

— sp? 

— sp? 

— sp? 
Littorina sulcata, Desh. 

— cyclostomoïdes, Desh. 
Solarium subgranulatum, d'Orb, 

— bicarinatum, Desh. 
Bifrontia laudune?isis, Desh. 
Phorus nummulitiferus, Lmk. 
Nerita sp? 



Numéro 13 de la carte itinéraire. Vide p. lxxiv. 



MEMOIRES 



43 



Calyptrœa trochiformis, Lmk. 
Bulla semis triata, Desh. 

— parùiensis. 

SCAPHOPODES 

Dentaliurn lucidum, Desh. 

LAMELLIBRANCHES 

Ostrea submissa, Desh. 
A nomia primœva, Desh . 
Avicula Watèletp. Desh. 
Pinna margaritacea, Lmk. 
-4rai condita, Desh. 
Pectuncalus polymorphns, Desh. 
2>da striata, Lmk. 
Cardium porulosum, Brand. 

— obliquum, Desh. 

— paniselense, Vinc. 

— sp? 
Lucina squamula, Lmk. 

— consobrina, Desh. 

— discors, Desh. 
Diplodonta Lamberti, d'Orb. 
Crassatella propinqua, Wat. 
Cardita planicosta, Lmk. 
Cytherea proxima, Desh. 

— ambigua, Desh. 

— lœvigata, Dmk. 

— sp. nov. 
Maclra Levesquei, Desh. 



Tellina donacialis, Lmk. 

— sp? 

«$0/0» angustus, Desh. 
CulteUus fragilis, Desh. 
Corbula striatina, Desh. 

— sp? 

— regulbiensis, Morr. 

— pisum, Desh. 
Teredo, sp? 

ANNÉLIDES 

Serpula heptagona, Sow. 

— triangularis , Gol. 
Ditrupa plana, Sow. 

ÉCHIKIDES 

Scutellinarotunda, Gai. 

BRYOZOAIRES 

Turbinoîia sulcata, Lmk. 
Paracyathns crassus, Edw. et Haime. 

SPONGIAIRES 

Stelleta discoïdea, Rut. 

FORAMINIFÈRES 

Nummulites planulala, Brug. 

VÉGÉTAUX 

Bois silicifié. 



32 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

LISTE DES PRINCIPALES PUBLICATIONS 

RELATIVES A LA RÉGION VISITÉE 



Barrois, Ch. L'Éocène supérieur des Flandres. Annales de la Société géologique du 

Nord, t. III. 1876. 
Briart, A. Rapport sur un mémoire anonyme intitulé : Les Dépôts littoraux de l'assise 

paniselienne dans les environs de Bruxelles. Bull. Acad.roy.de Belgique, t. XL. 4875. 

— Communications sur les dépôts tertiaires des environs de Mons. Ann. Soc. Géol. de 

Belgique, t. IX. 1884. 
Briart, A. et Cornet, F. Aperçu sur la géologie des environs de Mons. Bull. Soc. Géol. 
de France, t. II. 4874. 

— Note sur quelques massifs tertiaires de la province de Hainaut. Bull. Acad. roy. de 

Belgique, t. XLI1I. 4877. 

— Description de quelques coquilles fossiles des argilites de Morlanwelz. Ann. Soc. roy. 

Malac. de Belgique, t. XIII. 4878. Planches. 

— Notice sur la légende de la carte géologique manuscrite de la partie centrale du 

Hainaut, qui a figuré à l'exposition nationale de 1880. Ann. Soc. Géol. de Belgique, 
t. VII. 4880. 

Cornet, F. Rapport sur le levé géologique de la planchette de Renaix. Ministère de l'In- 
térieur. Com. de la carte géologique de la Belgique, in-8° 4884. 

Chellonneix, E. Note sur la voie ferrée entre Tourcoing et Menin. Ann. Soc. Géol. du 
Nord, t. VI. 4878. 

— Note sur deux limons. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. VII. 4879. 

Cogels, P. Considérations nouvelles sur les systèmes boldérien et dieslien. Ann. Soc. 

Malac. de Belgique, t. XII. 4877. 
Cogels, P. et Van den Broeck, E. Diluvium et campinien; réponse à M. le D r Winkler. 

Ann. Soc. Malac. de Belgique, t. XIII. 4878. 
Cogels, P. et B on van Ertborn. Mélanges géologiques. Anvers, 4880-4882. 

— Sur la constitution géologique de la vallée de la Senne. Ann. Soc. Géol. de Belgique, 

t. IX. 4882. 

— Contribution à l'étude des terrains tertiaires de la Belgique. Ann. Soc. roy. Malac. de 

Belgique, t. XVII. 4882. 

— Observations. Procès- verbal. Ann. Soc. roy. Malac. de Belgique. Mars 4883. 
Cossigny, J. De. Tableau des terrains tertiaires de la France septentrionale, avec note 

explicative. Ann. Soc. Malac. de Belgique, t. XII. 4877. 
Delvaux, É. Note sur un forage exécuté à Mons, en 4876. Ann. Soc Géol. de Belgique, 
t. II. 1877. 

— Notice explicative du levé géologique de la planchette de Renaix exécuté par ordre du 

Gouvernement. Ministère de l'Intérieur. 4884. 

— Note sur quelques niveaux fossilifères appartenant aux systèmes ypresien et pani- 

selien. Ann. Soc. roy. Malac, t. XVII. 4882. 

— Contribution à l'étude de la paléontologie des terrains tertiaires. Ann. Soc. roy. Malac, 

t. XVII, 1882. 

— Note sur le forage d'un puits artésien exécuté à Renaix. Ann. Soc Géol. de Belgique, 

t. X. 4882. 



MEMOIRES 133 

Delyaux, É. Notice explicative du levé géologique de la planchette d'Avelghem, exécuté 
par ordre du Gouvernement. Ministère de l'Intérieur. 1882. 

— Note sur la découverte d'ossements appartenant à des espèces éteintes dans le qua- 

ternaire de Mons et de Renaix. Ann. Soc. roy. Malac. de Belgique, t. XVII. 4883. 

— Sur un dépôt d'ossements de mammifères découvert dans la tourbe aux environs 

d'Audenarde. Note préliminaire. Ann. Soc. de Belgique, t. X. 4883. 

— Notice explicative du levé géologique de la planchette d'Anseghem, exécuté par ordre du 

Gouvernement. Ministère de l'Intérieur. 4883. 

— Notice explicative du levé géologique de la planchette de Flobecq, exécuté par ordre 

du Gouvernement. Ministère de l'Intérieur. 4883. 

— Sur deux fémurs humains receuillis dans la tourbe, avec des instruments de l'époque 

robenhausienne, aux environs d'Audenarde. Bull. Soc. d'Anthropologie de Bruxelles, 
t. II, 4883. 

— Les Puits artésiens de la Flandre. Etude des données fournies à la stratigraphie et à 

l'hydrographie souterraine par les forages exécutés jusqu'à ce jour dans la région 
comprise entre laLys, l'Escaut et la Dendre. Ann. Soc. Géol. de Belgique, t. XI, 4883. 

— Epoque quartenaire. Sur la découverte de blocs erratiques Scandinaves dans les plaines 

occidentales de la Belgique. Communication préliminaire à la classe des sciences de 
l'Académie de Belgique. Bull. Acad. royale des sciences de Belgique, 3 e sér., t. VI, 
n° 42. 4883. 

— Epoque quaternaire. De l'extension des dépôts glaciaires de la Scandinavie et de la 

présence des blocs erratiques du Nord dans les plaines de la Belgique. Ann. Soc. 
Géol. de Belgique. 4883, t. XI. 

— Les Alluvions de l'Escaut et les tourbières aux environs d'Audenarde. Note sur un 

dépôt d'ossements de mammifères découvert dans la tourbe avec deux fémurs 
humains associés à des instruments de l'âge néolitiquc, avec planches. Ann. Soc. 
Géol. de Belgique, t. XII, 4883. 

— Deux nouveaux puits artésiens de la Flandre. Addition au mémoire ayant pour objet 

l'élude des données fournies à la stratigraphie et à l'hydrographie souterraine par 
les forages exécutés jusqu'à ce jour dans la région comprise entre la Lys, l'Escaut 
et la Dendre. Ann. Soc. Géol. de Belgique, t. XI. 4884. 

— Présentation, à la Société Géologique, d'un bloc anguleux de syénitc zirconienne, 

trouvé dans la Flandre orientale. Ann. Soc. Géol. de Belgique, t. XI. 4884. 

— Notice explicative du levé géologique de la planchette d'Audenarde, exécuté par ordre 

du Gouvernement. 4884. 

— Découverte de gisements de phosphate de chaux, appartenant à l'étage ypresien, dans 

le sous-sol de la ville de Renaix et dans celui de la région de Flobecq. Ann. Soc. 
Géol. de Belgique, t. XI. 4884. 

— Époque quaternaire. Sur quelques nouveaux fragments de blocs erratiques recueillis 

dans la Flandre et sur les collines françaises. Ann. Soc. Géol. de Belgique,t. XI. 4884. 

— Documents sur la position stratigraphique du terrain silurien et des étages tertiaires 

inférieurs qui forment le sous-sol de la commune de Flobecq. Ann. Soc. Géol. de 
Belgique, t. XII, 4884. 

Dewael, N.-C. et Nyst. Tableau explicatif des différents terrains rencontrés dans le per- 
cement du puits artésien que l'on exécute à Ostende, d'après les échantillons qui 
ont été adressés à la Société par M . Verraert. Bull, de la Soc. Paléont. d'Anvers, 
t. I. 4859, 

Dewalque, G. Notice sur le puits artésien d'Ostende. Bull. Soc. Géol. de France, t. XX. 
4862-4863, 



134 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Dewàlque, G. Note sur quelques fossiles éocènes de la Belgique. Bull. Acad. de Belgique, 
t. XV. 1863. 

— Prodrome d'une description géologique de la Belgique. 1868. Réimprimé en 1880. 

— Quelques mots sur le sondage de Menin. Ànn. Soc. Géol. de Belgique, t. I. 1874. 

— Note sur le sondage de Furnes. Ann. Soc. Géol. de Belgique, t. V. 1878. 

— Révision des fossiles landeniens décrits par de Ryckholt. Ann. Soc. Géol. de Belgique, 

t. VI. 1879. 

— Notice explicative de la carte géologique de la Belgique et des contrées voisines. 1880. 
Dumont, A. Observations sur la constitution géologique des terrains tertiaires de l'Angleterre 

comparés à ceux de la Belgique. Bull. Acad. roy. de Belgique, t. XIX. 1852. 

— Coupe du puits artésien de Hasselt. Bull. Acad. roy. de Belgique, t. XIX. 1852. 

— Mémoires sur les terrains tertiaires, etc., édités par M. Mourlon. 4 vol. 1878-1882. 
Faly, J. Sur l'existence d'une colline tertiaire à Masnuy-St.-Jean (Hainaut). Ann. Soc. Géol. 

de Belgique, t. IV. 1877. 

— Sur les couches tertiaires trouvées aux charbonnages de Fontaine-l'Evéque. Ann. Soc. 

Géol. de Belgique, t. VI. 1879. 
GoSselet, J. L'étage éocène inférieur dans le nord de la France et en Belgique. Ann. Soc. 
Géol. du Nord, t. I, 1864-1866 et t. III, 1874. Soc. Géol. de France. 

— Sur le forage de puits artésiens dans la Flandre. Ann. Soc. Géol. du Nord. t. IX, 1880. 

— Sur le sondage de Menin par M. le B on 0. van Ertbom. Ann. Soc. Géol. du Nord, 

t. VII. 1880. 

— Esquisse géologique du nord de la France et des contrées voisines. III fascicules, avec 

atlas. 1883. 
Hébert, E. Observations sur les systèmes bruxellien et laekenicn de Dumont, etc. Bull. 
Acad. Belgique, t. XIX. 1862. 

— Nouvelles remarques au sujet de la réponse de M. LeHonaux observations de M. Hébert, 

Bull. Acad. de Belgique, t. XX. 1863. 

— Comparaison entre les terrains quartenaires du nord de la France, etc. Compte rendu. 

Congrès préh., t. VI. 1872. 

— Comparaison de l'éocène inférieur de la Belgique et de l'Angleterre avec celui du 

bassin de Paris. Ann. Sciences Géol., t. IV. 1873. 
Houzeau de Lehaie, A. Guide au mont Panisel avec une planche, 1874. 

— Compte rendu de l'excursion de la Société Géologique de France au mont Panisel. Bull. 

Soc. Géol. de France, t. IL 1874. 

— Sur l'étage ypresien de Mons. Ann. Soc. Géol. de Belgique, t. IL 1875. 

La Vallée-Poussin, Ch. De. Rapports sur les levés géologiques de MM. P. Cogels, B on 0. 
van Ertborn et É. Delvaux. 1882. 

— Sur le landenien supérieur. Ann. Soc. Géol. de Belgique, t. XI. 1884. 

Lefèvre, Th. et Vincent, G. Note sur la faune laekenienne de Laeken, de Jette et de 

Wemmel. Ann. Soc. Malac, t. VII, 1872. 
Le Hon, H. Terrains tertiaires de Bruxelles. Bull. Soc. Géol. de France, 2 e série, t. XIX, 1862. 
Lyel, Ch. On the tertiary strata of Belgium and French Flanders. Quart. Journ. of thc 

Geol. Soc. of London, t. VIII. 1852. 

— Parallelisirung der Englischen, Franzosischen, Belgischen und Deutschen Tertiarbil- 

dungen. Deutsch. Geol. Ges., t. V. 1853. 
Mourlon, M. Observations sur la position du paniselien dans la série éocène, à propos d'un 
travail récent de M. Hébert. Ann. Soc. Malac. de Belgique, t. IX. 1874. 

— Sur les terrains delabasse Belgique. Compte rendu de l'Assoc. française, 1874. 

— Géologie de la Belgique, 2 vol. 1880. 



MEMOIRES 135 

Mourlon, M. et Nyst, P. -H. Note sur le gîte fossilifère d'Aeltre. Ann. Soc. Malac. de 
Belgique, t. VI. 1871. 

Nyst, P. -H. Rapports sur les dépôts littoraux de l'assise paniselienne dans les environs de 
Bruxelles. Acad. roy. de Belgique, t. XL. Bull. 1875. 

Nyst, P. H. et Dewael. Tableau explicatif des différents terrains rencontrés dans le per- 
cement du puits artésien d'Ostende. Bull. Soc. Paléont. d'Anvers, t. I. 1859. 

Omalius d'Halloy, J.-J. D\ Note sur l'origine de quelques dépôts d'argile et de sables ter- 
tiaires de la Belgique. Bull. Acad. roy. de Belgique, t. IX. 1842. 

Ortlieb, J. Mémoire sur le terrain tertiaire du bassin anglo-flamand. Ann. Soc. Géol. du 
Nord, t. I. 1874-1875. 

— Note sur le mont desKats. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. II. 1875. 

— Compte rendu d'une excursion géologique à Renaix. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. VII. 1880. 

— Compte rendu de l'excursion de la Société au mont des Chats et aux collines environ- 
nantes. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. IX. 1882. 

Ortlieb, J. et Chellonneix, E. Elude géologique des collines tertiaires du déparlement du 
Nord comparées avec celles de la Belgique. Lille, in-8°, cartes, coupes et figures. 1870. 

Potier, A. Sur les sables éocènes landeniensduHainaut.Bull. Soc. Géol. de France, 1. 11.1874. 

Rutot, A. Sur la faune de l'étage inférieur du système landenien. Ann. Soc. Géol. de 
Belgique, t. IV. 1877. 

— Nofe sur le démembrement du système laekenien et la création du système wemmelien. 

Ann. Soc. Géol. du Nord, t. V. 1878. 

— Eocène et oligocène. Bull. Soc. Géol. de France, t. VU. 1879. 

— Compte rendu de l'excursion de la Société Malacologique de Belgique à Renaix. Ann. 

Soc. Malac. de Belgique, t. IV 1879. 

— Compte rendu de l'excursion entreprise par les Sociétés Géologique et Malacologique 

de Belgique aux environs de Bruxelles. Ann. Soc. Malac, t. V. 1880. 

— Les Phénomènes post-tertiaires en Belgique dans leurs rapports avec l'origine des 

dépôts quaternaires et modernes. Ann. Soc. Géol. du Nord, t. VII. 1880. 

— Sur la position stratigraphique des restes de mammifères terrestres dans l'éocène de 

Belgique. Bull. Acad. roy. de Belg., 3 e sér., t. I. 1881. 

— Eocène supérieur de Belgique. Ann. Soc. roy. Malac. Belg., t. XVII, 1882. 

— Note sur la constitution des collines tertiaires de la Flandre franco-belge ou obser- 

vations nouvelles faites aux environs de Bruxelles, Castre et Renaix. Ann. Soc. roy. 
Malac. Belg., t. XVII. 1882. 

— Note sur le mont de Castre. Ann. Soc. roy. Malac. de Belgique, t. XVII. 1882. 
Rutot, A. et Vingent, G. Note sur le relevé des sondages entrepris par M. 0. van Ertborn 

dans leBrabant. Ann. Soc. Géol. de Belgique, t. V. 1878. 

— Coup d'œil sur l'état actuel d'avancement des connaissances géologiques relatives aux 

terrains tertiaires de la Belgique. Ann. Soc. Géol. Belg., t. VI. 1879. 
Van den Broeck, E. Les foraminifères vivants et fossiles de la Belgique. Ann. Soc. Malac. 
Belgique, t. VIII. 1873. 

— Observations sur les Nummulites planulata dupaniselien. Bull. Soc. Géol. de France. 

t. 11.1874 

— Note sur l'altération des roches quaternaires, etc. Bull. Soc. Géol. de France, t. V. 1877. 

— Sur les altérations des dépôts quaternaires. Comptes rendus de l'Acad. des Sciences de 

Paris. 1877. 

— Aperçu sur la géologie des environs de Bruxelles. Lille, 1879. 

— Mémoire sur les phénomènes d'altération des dépôts superficiels, etc. Mém. Acad. 

roy. de Belgique, t. XLIX, 1880. 



436 



SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Van Ertborn, B on O. Sur le terrain tertiaire d'Audenarde. Ann. Soc. Géol. de Belgique, 
t. I. 1874. 

— Sur le cours primitif de l'Escaut, d'après les données de la géologie. Bull. Soc. de 

géographie d'Anvers, t. III. 1879. 
Velge, G. Tongrien et wemmelien. Ann. Soc. roy. Malac. Belgique, t. XVII. 4882. 

— Coupe de la bruyère de Castre. Ann. Soc. roy. Malac. Belgique, t. XVII. 4882. 
Vincent, G. Préliminaires d'une notice sur les fossiles de l'assise supérieure du système 

ypresien. Ann. Soc. Malac. de Belgique, t. VIII. 1873. 

— Note sur les dépôts paniseliens d'Anderlecht, près de Bruxelles. Ann. Soc. Malac. de 

Belgique, t. X. 1875. 

— Description de la faune de l'étage landenien inférieur de Belgique. Ann. Soc. Malac. 

de Belgique, t. XII. 1877. 






Cartes géologiques 

Delvaux, É. Carte géologique de la partie sud de la Flandre orientale, à l'échelle 
de 1/20,000, comprenant le sol, le sous-sol, avec les affleurements des planchettes 
de Benaix, Avelghem, Anseghem, Flobecq et Audenarde. 1882. (Les trois dernières 
en cours de publication.) 

Dewalque, G. Carte géologique de la Belgique et des contrées voisines, à l'échelle 
de 4/500,000. 1879. 

Dumont, A. Cartes géologiques de la Belgique en 9 feuilles (sol et sous-sol) à l'échelle 
de 1/100,000. 1853. 
— Carte géologique de la Belgique et des contrées voisines représentant les terrains qui se 
trouvent au-dessous du limon hesbayen, à l'échelle de 1/800000, 1855. 

Omàlïus D'Halloy, J.-J. D\ Carte géologique des Pays-Bas, de la France, etc. 



BULLETINS 



DE LA 



r r 




DE 



BELGIQUE 



TOME XIX 

(TROISIÈME SÉRIE, TOME IV) 



ANNEE 1834 



y \ 



BRUXELLES 

P. WEISSENBRUCH, IMPRIMEUR DU ROI 

45, RUE DU POINÇON, 45 



BULLETIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ 



BULLETIN DES SÉANCES 



DE LA 



r r 



SOCIETE ROYALE MALACOLOGIQTJE 



DE 



BELGIQUE 



Séance du 5 janvier 1 884. 

Présidence de M". J. Crocq. 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président ; P. Cogels, F.-L. Cornet, F. Cré- 
pin, J. DelaFontaine, comteA.de Limburg-Stirum, L. Dollo, É. Fologne, 
É. Hennequin, L. Pigneur, A. Rutot, E. Van den BroecketTh. Lefèvre, 
secrétaire. 

Font excuser leur absence : MM. H. Denis, D. Raeymaekers et baron 
0. van Ertborn. 

Le procès-verbal de la séance du 1 er décembre 1883 est adopté. 

Correspondance, 

M. le marquis A. deGregorio remercie pour sa nomination de membre 
effectif. 

M. Ch. Renson, remerciant la Société à l'occasion de sa nomination de 
membre effectif, fait part de son prochain voyage au Guatemala. — Sur 
la proposition de M. le Secrétaire, rassemblée décide qu'une délégation lui 
sera remise pour représenter la Société dans les diffirentes contrées qu'il 
compte visiter. 



VI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Th. Steel, actuellement à la Nouvelle-Galles du Sud, envoie le 
montant de ses cotisations échues et annonce avoir recueilli des mollusques 
vivants qu'il se propose de faire parvenir pour les collections de la 
Société. 

M. J.-M. Kaiser, conservateur du Muséum Francisco-Carolinum de 
Linz, remercie la Société de la lettre de félicitations qui a été adressée à 
l'occasion du 50 e anniversaire de la fondation du Musée et annonce l'envoi 
d'une médaille commémorative. 

M. C. King, directeur du service géologique des États-Unis, demande 
à compléter sa collection de nos publications. — Accordé. 

M. J.-S. Kingsley, à Malden (Mass., États-Unis), propose l'échange 
du journal « Science Record ». — L'envoi des procès -verbaux est décidé. 

M. J. Collett, géologue de l'État d'Indiana, annonce l'envoi de ses 
Reports pour 1880, 1881 et 1882. — Remerciements. 

M. Aug. Rouget, secrétaire de l'Académie de sciences, arts et belles- 
lettres de Dijon, fait savoir que la demande de la Société a été admise 
dans la limite des volumes disponibles de ses mémoires et annonce la 
remise de cet envoi par la Commission des échanges internationaux. — 
Remerciements. 

La Société malacozoologique allemande fait parvenir ses catalogues 
d'échange n 08 46 et 47. 

M. L. Errera, secrétaire de la Société belge de microscopie, annonce 
l'envoi des volumes qui manquent dans la bibliothèque. — Remercie- 
ments. 

M. J.-N. Langlois, secrétaire de la Société d'études scientifiques de Paris ; 
M.E. Taillebois, archiviste de la Société de Borda, et M. le D r Krauss, 
Secrétaire de la Société d'Histoire naturelle du Wurtemberg, donnent 
avis de divers envois de publications destinées à combler des lacunes dans 
la bibliothèque. — Remerciements. 

M. le D r Meidinger, secrétaire de la Société des sciences naturelles de 
Carlsruhe, accepte l'échange de publications proposé par la Société. 

La Société royale linnéenne de Bruxelles adresse le programme de ses 
conférences et de ses concours pour la période d'hiver de 1883-1884. 

Le Service géologique des États-Unis, l'Université de Leyde, la Société 
royale de zoologie d'Amsterdam et la Société d'histoire naturelle d'Aarau 
accusent réception de publications. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1881 Vil 

La librairie V e A. Lefèvre, de Paris, adresse son catalogue n° 27 d'ou- 
vrages scientifiques à vendre. 

Dons et envois reçus. 

■il 

M. Ch. Renson fait don de son portrait photographié. 

Médaille commémorative offerte par le Muséum Francisco -Carolinum, 
de Linz. 

Brochures offertes parleurs auteurs : M. P. Albrecht (1. Epipliyses 
osseuses sur les apophyses épineuses des vertèbres d'un reptile. 2. Sur la 
fente maxillaire double sous-muqueuse et les quatre os intermaxillaires 
de T ornithorynque adulte normal. 3. Sur le copulce intercostoïdales et 
les hémisternoïdes du sacrum des mammifères); M. N. Pini (1. Nuove 
forme di Clauselice italiane, 2. Un po di luce sulla Hyalina obscurata, 
Porro. Studio analitico sintetico); M. F. Plateau {Recherches sur la force 
absolue des muscles des invertébrés) ; M. A. von Koenen (1. Ueber das alter 
der Eisensteine bei Holienkirchen. 2. An Herm W. Dames. — Nordische 
Glacial- Bildung en bei Seesen und Ganersheim. 3. An Herm W. Dames. 
Ueber Anoplopfiora. 4. Nachtrag zu A. von Koenen, Beitrag zwr Kentniss 
der Placoderma.) 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie des belles- 
lettres, sciences et arts de la Rochelle, de l'Académie nationale des 
sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, de l'Académie de Mâcon, de 
l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg, de l'Institution 
smithsonienne, de la Commission géologique de l'État d'Indiana, de 
l'Académie d'Hippone, de l'Académie royale des sciences, des lettres et 
des beaux-arts de Belgique, de l'Observatoire impérial de Rio de Janeiro, 
du Muséum Francisco-Carolinum de Linz, du Musée de zoologie comparée 
de Cambridge ; des rédactions du journal Science de Cambridge, du 
Science Record de Boston, de TAthenseum belge, de la Feuille des jeunes 
naturalistes de Paris et des Sociétés suivantes : d'Agriculture, commerce 
et science du département de la Marne, Linnéenne de Bordeaux, Zoolo- 
gique de France, ilcadémique franco-hispano-portugaise de Toulouse, 
Linnéenne de Lyon, Géologique de France, Linnéenne du Nord de la 
France, d'Agriculture, de commerce et d'industrie du département du 
Var, d'Histoire naturelle de Carlsruhe, des Sciences de Finlande, West- 
phalienne des sciences et des arts de Munster, Géologique allemande, 
Scientifique Argentine, des Sciences naturelles de Gand, du Club de 
microscopie et d'histoire naturelle de Croydon, de Lectures et conver- 
sations scientifiques de Gênes, Royale des sciences médicales et natu- 
relles de Bruxelles, Silésienne pour la culture scientifique nationale de 



VIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Breslau, Belge de microscopie, d'Études des sciences naturelles de 
Nîmes, Courlandaise des lettres et arts de Mitau, Royale linnéenne de 
Bruxelles, Isis à Dresde, Malacozoologique allemande, Entomologique 
de Belgique, Centrale d'agriculture de Belgique et du Club scienti- 
fique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose pour la bibliothèque de la Société trois exem- 
plaires du procès -verbal de la séance du 1 er décembre 1883, ainsi qu'un 
exemplaire des tirés à part suivants : P. Cogels, Excursion de la Société 
géologique du Nord à Bunkerque (extrait du tome XVIII (1883) ; E. Van 
den Broeck, Mélanges géologiques et paléontologiques (extrait du 
tome XVII, 1882). 

Communications des membres. 

M. Van den Broeck présente des observations au sujet de l'ablation des 
premiers tours de spire chez le Paludma contexta, Mill., que M. Raeymae- 
kers attribue à l'absence de calcaire en solution dans l'eau. M. Van den 
Broeck ne partage pas les opinions émises dans la séance du 3 novembre 
1883, et il voit dans l'état que présentent les mollusques de Gelrode le 
résultat d'une érosion chimique due à l'acide carbonique dissolvant une 
partie du calcaire de ces coquilles. 

M. Lefèvre annonce la publication du 6 e fascicule du Manuel de conchy- 
liologie du D r P. Fischer, qui est consacré entièrement à la suite des 
Gastropodes. 

La séance est levée à 5 heures. 



Séance du 2 février 1884. 

Présidence de M. J. Crocq. 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; P. Cogels, F. Crépin, comte 
A. de Limburg-Stirum, baron A. de Loë, comte G. de Looz-Corswarem, 
S. Determe, É. Fologne, É. Hennequin, J. De la Fontaine, D. Raeymae- 
kers, baron 0. van Ertborn et Th. Lefèvre, secrétaire. 

M. E. Van den Broeck fait excuser son absence. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 IX 

M. le Président constate qu'il n'y a pas lieu de proposer l'adoption du 
procès-verbal de la séance du 5 janvier 1884, ce document n'ayant 
pu être encore distribué aux membres. 

M. le Secrétaire demande la parole et expose les motifs de ce retard. 
M. Van den Broeck n'ayant pas fait parvenir le résumé de ses observa- 
tions sur la communication de M. Raeymaekers relative à l'ablation des 
premiers tours de spire chez la Paludina contexta, il a cru utile de sus- 
pendre la publication du procès-verbal de la dernière séance. 

Après un échange d'observations auquel prennent part MM. Crocq, 
Raeymaekers, comte deLimburg-Stirum, Hennequin et Lefèvre, l'assem- 
blée charge M. le Secrétaire de poursuivre la rédaction de ce document. 

Correspondance. 

M. F. Ressmann demande l'envoi des procès-verbaux de l'année 1883, 
qui ne lui sont pas parvenus. — Accordé. 

M. Ch. Renson remercie la Société de la délégation qu'elle a bien voulu 
lui remettre à l'occasion de son prochain voyage au Guatemala et annonce 
que M. Th. W. Shore, Secrétaire du Musée de Southampton, désirerait 
échanger des fossiles de l'île de Wight contre des fossiles tertiaires de 
Belgique. 

MM. J. Gwyn Jeffreys et Th. Davidson, membres honoraires de la 
Société, remercient pour l'envoi du tome XVII des Annales. 

M. H. de Dorlodot annonce que, sur sa demande, l'Académie pontifi- 
cale des JVuovi Lincei serait disposée à entrer en relations d'échange avec 
la Société. — M. le Secrétaire est chargé de donner suite à cette 
proposition. 

Le Musée de géologie pratique de Londres et l'Institution smithso- 
nienne accusent réception de publications. 

Le Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique, l'Académie des 
Sciences de Vienne, la Société scientifique Argentine, la Société d'histoire 
naturelle de Berne et l'Institut royal géologique de Hongrie annoncent 
l'envoi de publications. 

Le Musée de zoologie comparative de Cambridge accuse réception et 
annonce l'envoi de publications. 

La Société royale linnéenne de Bruxelles fait parvenir la suite de son 
programme de conférences pour 1883-1884. 

La Société malacozoologique allemande envoie son catalogue d'échange 
n° 49. 



X SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Alp. Forrer, de Saint-Gall (Suisse), adresse les catalogues de mol- 
lusques qu'il offre en vente et annonce son prochain départ pour une 
nouvelle exploration de la côte pacifique de l'Amérique du Nord. 

Bons et envois reçus. 

M. le baron van Ertborn fait parvenir son portrait photographié pour 
l'album de la Société. 

M. F. Eessmann fait un nouvel envoi de coquilles pour les collections 
de la Société. 

M. Hennequin dépose, de la part de M. E. van Overloop, une suite nom- 
breuse de coquilles terrestres et marines des îles Philippines. 

Brochures offertes parleurs auteurs : M. É. Delvaux (1. Les puits arté- 
siens delà Flandre. 2. Sur deux fémurs humains recueillis dans la tourbe, 
avec des instruments de l'époque Robenhausienne, aux environs d'Aude- 
narde); M. H. Mazé (Catalogue revisé des mollusques terrestres et fiuvia- 
tiles de la Guadeloupe et de ses dépendances) ; M. A. Senoner (Cenni biblio- 
graficï); M. C. Tapparone Canefri (Intorno ad alcuni molluscfii terrestri 
délie Molu cche e di Selebes); M. E. Van den Broeck (Nouvelles observations 
faites dans la Campine en 1883, comprenant la découverte d'un bloc erra- 
tique Scandinave). 

Publications reçues en échange de l'Académie impériale allemande 
Leopoldino-Carolina de Halle, de l'Académie royale des Lynx, de l'Aca- 
démie impériale des sciences de Bavière, du Service de la carte géologique 
de la Belgique, de la Commission royale hongroise de géologie, du Comité 
royal géologique d'Italie, du Musée colonial et service géologique de la 
Nouvelle-Zélande, de l'Académie des sciences d'Agram, du Département 
des ingénieurs civils de la République Argentine, des rédactions de la 
Feuille de zoologie de Leipzig, du journal Science de Cambridge, et 
des Sociétés suivantes : d'Histoire naturelle de Cincinnati, de Borda à 
Dax, Géologique du Nord de la France, Géologique de Belgique, de Géo- 
graphie de Halle, d'Histoire naturelle d'Augsbourg, Entomologique de 
Belgique, Centrale d'agriculture de Belgique, Géologique hongroise, 
Espagnole d'histoire naturelle, Veneto-Trentina des sciences naturelles 
de Padoue, Belge de microscopie, Belge de géographie, Chorale et litté- 
raire des mélophiles de Hasselt, des Sciences naturelles de Gand, de Lec- 
tures et conversations scientifiques de Gênes, des Sciences naturelles de 
Berne, Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Malaco- 
zoologique allemande, Toscane des sciences naturelles et du Club scienti- 
fique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XI 

■Communications des membres. 

Au sujet de la formation du lœss, M. le baron van Ertborn fait remar- 
quer que M. H. -M. Cadell, membre du Geological Survey d'Ecosse, 
envoyé en mission dans le Harz, s'est rallié à l'opinion des géologues qui 
assigne à ce dépôt une origine éolienne. 

Le mémoire de ce géologue a été lu à la séance du 16 janvier dernier 
de la Société royale d'Edimbourg. Son opinion est .résumée dans le numéro 
du journal scientifique Nature du 24 janvier, p. 303, dans les termes 
suivants : 

« He agreed with those who consider the lœss au « œolian » deposit 
swept as dust into sheltered valleys and nooks by the wind, and thought 
tbat water had had nothing directly to do with its origine. » 

Le même membre rappelle également que M. l'astronome Faye, dans 
une notice publiée dans l'Annuaire du Bureau des Longitudes pour 
1884, propose de résoudre le différend qui a surgi entre les savants au 
sujet des causes amenant les éruptions volcaniques. 

Les uns admettent que le noyau du globe est à l'état de fusion ignée, 
les autres sont d'avis que les actions chimiques ou mécaniques peuvent, 
sur certains points, occasionner une chaleur suffisamment intense pour 
produire les phénomènes éruptifs. 

S'il en était ainsi, dit M. Faye, les éruptions répétées de l'Etna auraient 
produit un vide au-dessous de lui, vide que rien n'aurait pu combler. Or, 
la présence d'un tel vide peut être révélée par les déviations de la verticale 
dans le voisinage de la montagne. 

Tel est le mode d'investigations proposé par l'astronome français pour 
résoudre cette question intéressante. 

M. le comte de Limburg-Stirum présente quelques observations sur un 
mémoire de M. Girod : Sur la poche à encre des Céphalopodes \ 

Une étude très intéressante sur les Céphalopodes a paru dans les 
Archives de zoologie de M. Lacaze-Duthiers. Elle contient le résultat des 
savantes recherches que M. Girod a faites au laboratoire de Roscofï et sur 
le littoral de la Méditerranée. 

L'auteur y étudie spécialement l'anatomie, la physiologie et l'embryo- 
génie de la poche du noir. C'est le travail le plus complet, le seul peut- 
être qui existe sur cette matière. 

La poche à encre des Céphalopodes se présente généralement sous la 

1 Archives de zoologie expérimentale et générale, t. X, 1882. 



XII SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

forme d'un cône noirâtre aux reflets métalliques. Parfois, elle est trilobée 
(Sepiola Roncleletii). Elle comprend une vésicule du noir, c'est la poche 
proprement dite, et un conduit par où se fait la projection et qui débouche 
dans l'anus. Le liquide noir, qui est extrêmement colorant et rend les 
observations très difficiles, est contenu dans la vésicule. 

Au fond de celle-ci, se trouve la glande qui secrète le noir. Elle est 
constituée de lamelles auxquelles l'auteur donne le nom de trabécules, 
laissant entre elles des espaces vides ou aréoles. Un second appareil glan- 
dulaire se trouve près de l'anus. 

On peut donc considérer la poche du noir comme se divisant en trois 
parties : 

1° Une première partie large et pyriforme, jouant le rôle de réservoir; 
M. Girod lui donne le nom de vésicule du noir ; 

2° Une seconde, hémisphérique, saillante, nettement limitée par une 
membrane contenant le tissu spongieux; c'est la glande du noir; 

3° Enfin, un petit appareil glandulaire, situé vers le point où la poche 
va s'ouvrir dans le rectum, c'est la glande terminale. 

Dans la seconde partie, traitant de la physiologie, M. Girod expose une 
théorie nouvelle sur les fonctions et l'homologie de cet organe. 

Les naturalistes qui ont précédemment étudié ce sujet en font souvent 
une annexe du foie, et ils considèrent le noir comme une bile excrémen- 
tielle; c'est l'opinion de Monro, de Duverny et aussi de Délie Chiaje, qui 
a cru que le noir passait du foie dans la glande. Mais ces deux organes, 
bien qu'adhérents, sont entièrement distincts. 

Un second système, émis déjà par Aristote et repris par Cuvier et de 
Blainville, avait assimilé la poche à un rein. L'auteur l'écarté comme la 
première : les nombreuses analyses chimiques auxquelles il a soumis le 
noir ne dénotent aucune trace d'acide urique ou d'urée. On ne peut donc 
pas en faire un produit de dépuration urinaire. 

Par contre, ces recherches montrent que l'encre se compose dans sa 
plus grande partie d'une matière pigmentaire azotée, sécrétée par des 
cellules glandulaires spéciales. Ce liquide est un pigment, mais il est 
impossible jusque maintenant d'en constater l'usage économique. Il n'a 
aucun effet pour l'élimination des poisons, et il n'est pas lui-même un 
poison à l'égard des crabes et des mollusques dont se nourrissent les 
Céphalopodes. 

Le seul usage bien connu de l'encre est sa projection contre un ennemi 
quelconque. Le poulpe ne s'en sert que pour échapper à ses adversaires; 
la seiche l'emploie aussi pour capturer sa proie. Le Sepiola Bondeletii en 
use surtout d'une manière très curieuse ; nous laissons la parole à 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XIII 

M. Girod : « Mais c'est sans contredit la petite Sépiole qui présente la 
ruse la plus curieuse pour tromper, à laide de son noir, l'ennemi qui la 
poursuit. C'est sur les plages sablonneuses et vivement éclairées par le 
soleil que l'on peut étudier les artifices sans nombre de ce petit animal. 
Au repos, il est presque complètement transparent, confondant sa teinte 
gris-jaunâtre avec celle du sable qui forme le fond, et ne projetant qu'une 
ombre légère. Cette ombre le décèle. Si l'on approche le petit filet de gaze 
fine, pour s'en emparer, on voit la petite Sépiole fuir rapidement et par 
saccades à reculons. Soudain, elle prend une teinte d'un violet noir, puis 
elle fait un violent saut en arrière en même temps qu'elle jette son encre. 
Elle est devenue transparente. Or, l'encre rejetée ne se môle pas à l'eau 
ambiante et se présente comme une petite masse allongée, dont la forme 
rappelle celle de la Sépiole. De cette façon, lorsqu'on n'est pas prévenu de 
ce petit artifice, on abandonne la proie et l'on saisit l'ombre vaine. » 

Quant à son origine, la poche à encre est formée par une invagination 
épidermique, qui se différencie pendant le développement en deux par- 
ties : la glande et la vésicule. 

Elle peut être considérée comme homologue à la glande anale des 
Gastropodes. 

La séance est levée à 5 heures. 



Séance du 1 er mars 1884. 

Présidence de M. J. Crocq. 

La séance est ouverte à 4 1/4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; A. Craven, F. Crépin, J. De 
la Fontaine, comte A. de Limburg-Stirum, baron A. de Loë, P. Desguin, 
L. Dollo, É. Hennequin, C. Malaise, P. Pelseneer, D. Raeymaekers, 
A. Rucquoy, A. Rutot, E. Van den Broeck et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. É. Fologne, F. et H. Roffiaen. 

M. le Secrétaire donne lecture des procès- verbaux des séances des 
5 janvier et 2 février 1884, qui sont adoptés. 



XIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGSQUE DE BELGIQUE 

Correspondance. 

La Société scientifique Argentine demande à compléter la collection 
qu'elle possède de nos publications et offre d'envoyer ce qui manque de 
son recueil. — Accordé. 

La Société des naturalistes de Norfolk et Norwich, la Société impériale 
des Amis des Sciences naturelles, d'Anthropologie et d'ethnographie de 
Moscou, l'Université libre de Bruxelles, accusent réception de publications. 

Le Service géologique des États-Unis annonce l'envoi de ses travaux. 

L'Institut royal géologique de Hongrie accuse réception et annonce 
l'envoi de publications. 

M. le Secrétaire dépose pour les archives un numéro du journal 
la Chronique du 13 février 1884, adressé à la Société. 

Dons et envois reçus. 

M. le marquis A. de Gregorio fait hommage de son portrait photogra- 
phié. 

Coquilles du Japon et huîtres perlières de différentes localités, don 
du Musée commercial. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. le marquis A. de Gregorio 
(1 . Sur les Pecten excisus, Puscli et Bronn etP.pyooidatus, Brocc. et Born. 
2. Nota intorno ad alcune nuove concliiglie mioceniclie di Sicilia. 3. Un 
nuovo pecten (asiminm) vivente nella Nuova Caledonia. 4. Intorno al 
Pecten pictus, Sow. non Goldf. 5. Una miova Cyprcea pliocenica. 6. Nuove 
concliiglie del postpliocene dei dintorni di Palermo. 7. Nuovi decapodi 
Tilonici. 8. Aile già allieve del corso di scienze ftsiche, cliimiclie e naturali 
delV educatorio WMtaker durante Vanno 1881); M. C. Malaise {Études 
sur les terrains silurien et cambrien de la Belgique)', M. C. Ubaghs (La 
mâchoire de la Chelonia Hoffmanni de la craie supérieure de Maastricht). 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie impériale des 
sciences de St-Pétersbourg, de la Commission de la carte géologique 
d'Espagne, du Comité géologique russe, de l'Académie royale des Lynx 
de Rome, de l'Académie royale des sciences, lettres et beaux-arts de Bel- 
gique, du Musée de zoologie comparée de Cambridge, du Service géolo- 
gique de l'État d'Alabama, de l'Académie des sciences naturelles de Phila- 
delphie, de l'Académie royale des Fisiocritici de Sienne, de l'Observatoire 
impérial de Rio de Janeiro, de la Commission royale géologique Hongroise; 
des rédactions du Journal de Conchyliologie de Paris, du journal Science 
de Cambridge, de la Feuille des jeunes naturalistes, du bulletin scienti- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XV 

fique du département du Nord et des Sociétés suivantes : des Sciences, 
des arts et des lettres du Hainaut, Koyale des sciences médicales et natu- 
relles de Bruxelles, Scientifique Argentine, des Sciences naturelles de 
Padoue, des Sciences naturelles de Gand, Malacozoologique allemande, 
d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes, Vaudoise des sciences natu- 
relles, des Sciences et arts de l'île de laEéunion, d'Histoire naturelle de 
Nassau, des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, Académique 
de Maine-et-Loire, Géologique de France, Centrale d'agriculture de 
Belgique, Géologique hongroise, Belge de microscopie, Koyale de bota- 
nique de Belgique, Entomologiquede Belgique et du Club scientifique de 
Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose pour la bibliothèque de la Société trois exem- 
plaires des procès-verbaux des séances du 5 janvier et du 2 février 1884. 

Communications des membres. 

M. Rutot fait la communication suivante : 

QUELQUES MOTS SUR LES NOUVELLES DÉCOUVERTES D'ERQUELINNES, 

par A. RUTOT. 

Les sablières d'Erquelinnes continuent à enrichir chaque jour la belle 
collection de fossiles que nous y avons recueillie ; aussi le nom de cette 
localité prendra-t-il dans la science une place importante à côté de celui 
de Bernissart, dès que les matériaux rassemblés au Musée royal d'Histoire 
naturelle auront été décrits et figurés. 

Outre les restes du Pacliynoloplius Maldani et d'importants débris du 
LopModon vemense Lem. ; outre le squelette entier du Simœdosaurus 
Lemoinei Ger., sorte de lacertilien de genre nouveau, à museau très 
allongé, tapissé de dents à l'intérieur, les squelettes de quatre types de 
tortues représentés par des dizaines d'individus, les quantités de dents et 
de vertèbres de squales, de vertèbres et d'écaillés de Ganoïdes du genre 
Lejpidosteus, de débris de Téléostéens, que nous possédions déjà, il est 
venu s'adjoindre récemment les restes nombreux d'un crocodile représen- 
tant un individu assez complet et l'indice d'un grand reptile nouveau dont 
nous possédons la base du crâne et dont nous trouverons, espérons-nous, 
le squelette complet ( 1 ). 

1 Quelques jours après cette communication, nous avons pu aller prendre possession 
d'une assez grande quantité d'ossements de ce reptile, qui provient de la marne blanche 
avec débris végétaux intercalée sous forme de lentilles dans les sables fluviaux de la série 
landenienne supérieure. 



XVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

A cette faune si intéressante, nous avons pu ajouter, lors des dernières 
recherches, les restes de deux autres SimœUoscmrus et une infinité de 
plaques dermiques de crocodiles, de dents de reptiles, de squales, etc. 

Seuls, les mollusques ne voient pas leur nombre s'accroître; ils se 
réduisent toujours à de nombreux spécimens d'Ostracées se rapportant à 
YOstrea Bellovacina et à YO. inaspecta. 

Quoi qu'il en soit, les mesures sont prises pour qu'aucun reste n'échappe, 
afin que la paléontologie belge continue à fournir au monde savant des 
données d'un intérêt général et de la plus haute importance. 

La séance est levée à 5 heures. 



Séance du 7 avril 1884. 

Présidence de M. É. Hennequin. 

La séance est ouverte à 4 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Ë. Hennequin, membre du Conseil; P. Cogels, 
F.-L. Cornet, F. Crépin, A. Daimeries, H. de Cort, J. De la Fontaine, 
comte A. de Limburg-Stirum, baron A. de Loë, P. Desguin, G. Dewal- 
que, L. Dollo, É. Fologne, C. Malaise, D. Kaeymaekers, A. Rutot, E. Van 
den Broeck, baron 0. van Ertborn, G. Velge, G. Vincent, R. Weinmann 
et Th.Lefèvre, secrétaire. 

Font excuser leur absence : MM. É. Delvaux, H. Denis et F. Roffiaen. 

Le procès-verbal de la séance du 1 er mars 1884 est adopté. 

Correspondance. 

M. E. van Overloop accuse réception de la lettre de remerciements qui 
.ui a été adressée à la suite du don de coquilles des îles Philippines dont 
il a bien voulu faire hommage à la Société. 

L'Académie royale des Lynx, de Rome, fait part du décès de son hono- 
rable président, M.Quintino Sella, et envoie un exemplaire des documents 
parlementaires contenant l'éloge funèbre du défunt. — Sur la proposition 
de M. le major Hennequin, l'assemblée décide l'envoi d'une lettre de 
condoléance à ^Académie royale des Lynx, qui perd, en la personne 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XVII 

de M. Quintino Sella, l'un de ses membres les plus actifs et les plus 
dévoués. 

M. J. Crocq, président, entrant en séance, M. É. Hennequin lui cède 
le fauteuil. 

M. le Secrétaire reprend l'analyse de la correspondance : 

M. de Lacolonge, archiviste de l'Académie nationale des sciences, 
belles-lettres et arts de Bordeaux, espère pouvoir adresser à la Société des 
fascicules antérieurs à 1873 des actes de l'Académie. 

Les Président et Secrétaire de l'Académie nationale des sciences de 
Cordoue (République Argentine) acceptent l'échange de publications 
proposé par la Société et annoncent l'envoi des bulletins et des actes 
publiés par l'Académie qui ne sont pas épuisés, ainsi que les fascicules 
parus de l'Expédition au Rio Negro. — L'assemblée charge M. le Secré- 
taire de faire parvenir, en échange de cet envoi, les Annales de la Société 
à partir de la seconde série. 

Donnant suite à un vœu exprimé par M. le Secrétaire, M. le Directeur 
du Service géologique des Indes annonce l'envoi d'une collection presque 
complète des mémoires et des bulletins parus à ce jour. — L'assemblée 
vote des remerciements à M. le Directeur du Service géologique des 
Indes, pour l'envoi important dont il veut bien favoriser la Société. 

M. le Directeur de l'Institut royal géologique de Hongrie annonce 
l'envoi de publications et prie la Société de lui faire connaître si les tra- 
vaux qui lui sont adressés se trouvent sans lacunes dans la bibliothèque. 
— M. le Secrétaire fera la vérification nécessaire et donnera suite à cette 
demande. 

L'Académie royale des sciences d'Amsterdam annonce l'envoi de plu- 
sieurs volumes réclamés et accuse réception de publications. 

L'Académie des Lynx de Rome, la Société espagnole d'histoire natu- 
relle de Madrid, le Service géologique des États-Unis, la Société des 
sciences naturelles de Brùnn, le Musée indien de Calcutta, l'Université 
royale de Norvège accusent réception de publications. 

L'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de 
Belgique adresse le programme de concours (classe des sciences) pour 
1885. 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes parleurs auteurs : M. É. Delvaux(l. Époque quater- 
naire. Sur la découverte de llocs erratiques Scandinaves dans les plaines 

2 



XVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

occidentales de la Belgique. 2. Époque quaternaire. De l'extension des 
dépôts glaciaires de la Scandinavie et de la présence des blocs erratiques 
du Nord dans les plaines de la Belgique)', M. A. Morelet {Malacologie 
des Comores. Récolte de M. E. Marie à l'île Mayotte (3 e article)', 
M. D. Raeyinaekers {Mélanges géologiques et malacologiques) ; M. A. Se- 
noner (Cenni Bïhliografici) ; M. E. Van den Broeck (Note sur un nou- 
veau mode de classification et de notation graphique des dépôts géologiques, 
basé sur V étude des phénomènes de la sédimentation marine). 

Publications reçues en échange de la part de l'Observatoire royal de 
Bruxelles, de l'Académie nationale des sciences exactes de Cordoue 
(République Argentine), du Service géologique et d'histoire naturelle 
du Canada, de la Commission royale géologique de Hongrie, du Comité 
royal géologique d'Italie, de l'Académie royale des sciences, des lettres 
et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie royale des Lynx de Rome, 
du Service géologique des Indes, de l'Académie royale des sciences 
d'Amsterdam, des rédactions du journal Science de Cambridge, de 
la Feuille des jeunes naturalistes de Paris, du Journal de conchyliologie 
de Leeds, du Science record de Boston, de la revue Irmiscliia, des 
sociétés de botanique de la Thuringe et des sociétés suivantes : d'Histoire 
naturelle de Brùnn, Impériale des naturalistes de Moscou, Malacologique 
italienne, des Amis des sciences naturelles du Mecklembourg, Royale 
belge de géographie, d'Études scientifiques de Paris, pour l'Instruction 
de Porto, Géologique du Nord, Scientifique argentine, Centrale d'agri- 
culture de Belgique, Belge de microscopie, d'Histoire naturelle de Gand, 
Entomologique de Belgique, Allemande d'histoire naturelle et de géo- 
graphie de Tokio, Royale Linnéenne de Bruxelles, d'Histoire naturelle 
de Saint-Gall, de Lectures et conversations scientifiques de Gênes, des 
sciences naturelles de Nîmes, Géologique hongroise, Malacozoologique 
allemande, Royale de botanique de Belgique, Toscane des sciences 
naturelles et du Club scientifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose pour la bibliothèque de la Société trois exem- 
plaires du procès- verbal de la séance du 1 er mars 1884. 

Communications du Conseil. 

M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance du 1 er avril 
1883, a reçu, comme membres effectifs de la Société, M. Anthyme Dai- 
meries, ingénieur à Bruxelles, présenté par MM. F. Crépin et Th.Lefèvre; 
M. J. Mac Leod, docteur en sciences naturelles à Gand, présenté par 
MM. J. Ballion et Th. Lefèvre; M. Augusto Nobre, à Oporto, présenté 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE 1884 XIX 

par MM. J. Crocq et Th. Lefèvre, et M. le D r E. Rouffart, médecin adjoint 
à l'hôpital militaire, à Bruxelles, présenté par MM. D. Raeymaekers et 
Th. Lefèvre. 

M. le Président annonce ensuite le décès de M. le D r Prévost, médecin 
de l'Hôtel-Dieu d'Alençon (Orme). M. le D r Prévost, qui avait été reçu 
membre effectif de la Société en 1881, possédait l'une des plus belles 
collections de coquilles vivantes. Sa collection renferme de nombreuses 
espèces des genres G omis, Cyprœa et Mitra; mais ce sont surtout les 
Voluta qui offrent les plus remarquables richesses conchyliologiques de 
cette collection, que notre regretté collègue avait mis plus de vingt ans 
à réunir. 

Le Conseil, dans cette même séance, a voté à l'unanimité l'envoi d'une 
lettre de remerciements à M. le professeur H. Berge, membre de la 
Chambre des représentants, à l'occasion de son discours prononcé en 
séance du 21 février 1884 et relatif à l'intervention du Gouvernement 
en matière de subsides et d'encouragements aux sociétés scientifiques. 

Le Conseil a ensuite examiné quelles étaient les dispositions à prendre 
pour continuer le classement des collections malacologiques de la Société. 
Il a été décidé que, vu l'état des finances et les dispositions peu favorables 
du département de l'intérieur, il y avait lieu d'ajourner momentanément 
toutes nouvelles dépenses relatives à cet objet. 

Sur la proposition de M. le Secrétaire, le Conseil a décidé de faire 
placer, dans le local de la Société, un tableau portant les noms des prin- 
cipaux donateurs. 

M. le Président donne lecture de la liste, arrêtée à ce jour et qui porte 
les noms de : MM. l'abbé Bourgeois, Spiridon Brusina, Jules Colbeau, 
Gustave Collin, Alfred Craven, Julien Deby, Pierre Desguin, Ludovico 
Foresti, Paul Haîlez, W. Kobelt, Roberto Lawley, Fr. Ressmann, Juan 
Rodriguez, François RofEaen, Adolf Senoner, Célestin Staes, Armand 
Thielens, E. van Overloop, Cari Westerlund, Joseph Weyers et Bryce 
Wright. 

Présentation de travaux pour les publications de la Société. 

M. le baron van Ertborn dépose et donne lecture du compte-rendu de 
l'excursion annuelle de 1883. — Sur la proposition de M. le Secrétaire, 
l'assemblée vote l'impression de ce travail dans le tome XVIII (1883) des 
Annales de la Société, et M. le Président adresse des remerciements aux 
auteurs. 

M. Van den Broeck donne lecture d'une note ayant pour titre : Contri- 



XX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

lution à V étude de la faune des salles pliocènes diestiens. — Sur la pro- 
position de M. le Secrétaire, l'assemblée décide l'impression de ce travail 
dans le tome XIX (1884) des Annales de la Société. 

M. Van den Broeck, afin de prendre date, aurait préféré que son 
travail fût inséré au procès-verbal de la séance ; mais, sur les assurances 
données par M. le Secrétaire, qui s'engage à effectuer immédiatement 
cette publication, M. Van den Broeck se rallie volontiers à cette décision. 

Lectures. 

M. le baron van Ertborn fait la communication suivante : 

M. Cogels vous a dit quelques mots, à la séance du 3 novembre 
dernier, d'un sondage entrepris à Hamme, sur le territoire de la plan- 
chette de Saint-Nicolas. 

Ce sondage, exécuté à 150 mètres au sud de la Durme, n'a pas ren- 
contré l'argile de Boom, mais le sable sous-jacent à cette argile, l'argile 
glauconifère, la bande noire, les sables de Wemmel. 

La source a été découverte dans le sable paniselien, vers 63 mètres de 
profondeur. Un coup de sonde a été donné jusqu'à 95 mètres de profon- 
deur et a permis de constater la puissance considérable du paniselien, 
très fossilifère. C'est la première fois, croyons-nous, que cet étage a été 
atteint en g*rande profondeur. 

La présence du bruxeliien à des niveaux profonds n'a pas encore été 
constatée jusqu'à présent. On pourrait, il est vrai, rapporter à cet étage 
des sables avec grès durs percés au sondage d'Aerschot de 58 à 88 mètres; 
mais rien ne justifie cette interprétation, et la couche que nous venons 
d'indiquer peut être rapportée également soit au wemmelien, soit au 
paniselien. 

Le sondage de Hamme a été fait en dehors de la zone d'alluvions de 
la rivière et à la cote 6, en un point recouvert par le campinien. Le 
sable sous-jacent à ce dernier est recouvert, vers le nord, par l'argile de 
Boom. Nous l'avons percé dans les mêmes conditions à Tamise, Boom, 
Breendonck et Malines. Un examen attentif à Hamme a permis de con- 
stater que ce sable est parfaitement pur et ne renferme aucun vestige 
d'alluvionnement quaternaire. 

Il est donc bien établi que, sur la rive droite de la Durme, à Hamme, 
l'argile de Boom fait défaut; un sondage de 95 mètres de profondeur 
tranche la question d'une manière décisive. Quant à l'âge du sable 
tertiaire qui affleure en sous-sol dans cette zone, il reste indécis ; il peut 
appartenir soit à l'oligocène moyen, soit à l'éocène supérieur. Certaines 
considérations stratigraphiques semblent militer en faveur de cette 
dernière opinion. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XXI 

. La parole est ensuite donnée à M. Vincent, pour la lecture intitulée : 

DÉCOUVERTE DU GENRE AVELLANA DANS LE TERRAIN LANDENIEN INFÉRIEUR, 

par G. VINCENT. 

Depuis plusieurs années déjà, nous avons constaté dans le tuffeau de 
Lincent, notamment à Wanzin, Orp-le-Grand, Maret et autres localités 
avoisinantes, l'existence d'un petit Gastropode ne dépassant guère la 
grosseur d'une tête d'épingle. Bien qu'étant très répandu dans ces diverses 
localités, nous n'étions parvenu à nous en procurer qu'un fort petit nombre 
de spécimens en assez bon état de conservation. A plusieurs reprises, nous 
avons cherché à définir génériquement cette coquille, mais des sédi- 
ments fortement durcis, remplissant l'ouverture de nos échantillons, nous 
avaient empêché d'y parvenir. Le seul résultat auquel nous étions arrivé 
consistait à savoir qu'elle appartient à la famille des Tornatellidœ. 

L'année dernière, en faisant des recherches à Petit-Jamine, dans le 
même terrain, la présence de cette petite coquille nous frappa de nou- 
veau. Après de vaines recherches pour obtenir un échantillon ayant 
l'ouverture dégagée, nous nous sommes décidé à n'en recueillir que 
les empreintes les plus nettes. Cette nouvelle direction donnée à nos 
recherches fut couronnée de succès : elle nous mit en possession 
de deux individus montrant nettement les caractères tant recherchés. 
Il résulte de l'étude à laquelle nous avons soumis ces nouveaux 
matériaux que notre petite coquille appartient au genre Avellana, genre 
dont on ignorait jusqu'ici l'existence dans les terrains tertiaires et que 
l'on croyait essentiellement propre aux formations crétacées. 

Cette espèce étant inédite, nous proposons de lui donner le nom 
iïAvellana tertiaria. 

DESCRIPTION. 

Coquille petite, globuleuse, à tours peu nombreux et très surbaissés ; 
le dernier de ceux-ci, fort grand, forme presque toute la coquille. Elle 
est lisse, brillante, ornée de stries spirales assez espacées et ponctuées. 
L'ouverture, allongée, ovalaire, est élargie en avant, anguleuse en 
arrière; le bord droit est muni, à l'extérieur, d'un fort bourrelet; la 
columelle porte deux forts plis trans verses. 

La séance est levée à 5 1/2 heures. 



XXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Séance du 3 mai 1884. 

Présidence de M. H. Denis. 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. H. Denis, vice-président; E. Bayet, F. Crépin, 
A. Daimeries, comte A. de Limburg-Stirum, G. Dewalque, L. Dollo, 
É. Fologne, É. Hennequin, D. Raeymaekers, A. Rutot, J.-D. Stevens, 
E. Van den Broeck, baron 0. van Ertborn et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Font excuser leur absence : MM. P. Cogels, É. Delvaux et F. Roffiaen. 

M. le Secrétaire annonce que M. le Président, retenu au Sénat, ne 
pourra assister à la séance de ce jour. 

Le procès-verbal de la séance du 7 avril 1884 est adopté. 

Correspondance. 

MM. Augusto Nobre et J. Mac Leod remercient pour leur nomination 
de membres effectifs. 

MM. G. Manfredonia et J. de Cossigny adressent des demandes de ren- 
seignements au sujet des publications de la Société. 

M. P. Cogels fait part du décès de M me Cogels, née Marie-Catherine 
Parton de Von, son épouse, décédée au château de Boeckenberg, le 
25 avril 1884. — Sur la proposition de M. le Président, l'assemblée 
charge M. le Secrétaire d'exprimer ses sentiments de condoléance à notre 
honoré collègue. 

M. H. Berge, membre de la Chambre des représentants, accuse réception 
de la lettre de remerciements votée en séance du 1 er avril 1884. Il donne 
l'assurance que tout son dévouement est acquis à la défense des sociétés 
scientifiques, qui ne cessent de rendre à la science des services importants 
et contribuent à soutenir avec éclat la réputation scientifique du pays à 
à l'étranger. 

Donnant suite à une demande de M. le Secrétaire, M. Juan Rodriguez 
annonce l'envoi d'une collection de mollusques terrestres du Guatemala. 

La Société d'Histoire naturelle d'Offenbach-s-M. annonce la prochaine 
célébration de son 25 e anniversaire et invite la Société à s'y faire repré- 
senter. — Remerciements. 

La Société royale de la Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney, accuse 
réception et annonce l'envoi de publications. 

L'Académie pontificale des Nouveaux Lynx, de Rome, annonce l'envoi 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XXIII 

de la collection de ses Atti à partir de l'année 1871 et exprime le vœu de 
recevoir, en échange, la collection complète des Annales. — Accordé. 

La Société scientifique argentine fait parvenir un exemplaire du recen- 
sement général delà province de Buenos-Ayres. — M. Denis s'engage à 
donner, dans une prochaine séance, un résumé succinct de cet important 
travail. 

L'Académie des sciences, des arts et des lettres du Wisconsin, le Comité 
géologique russe, l'Académie des sciences d'Agrarn et le Musée national 
de Eio de Janeiro accusent réception de publications. 

M. E. André, directeur de la bibliothèque géologique, paléontologique 
et conchyliologique, 21, boulevard Bretonnière, à Beaune (Côte-d'Or), 
adresse son catalogue n° 3. 

Dons et envois reçus . 

M. A. Nobre fait parvenir une série de mollusques du Portugal. 

M. J. Weyers fait hommage des mollusques vivants recueillis par lui 
lors de son récent voyage en Espagne. 

. MM. Eutot et Van den Broeck font hommage d'un tiré à part des plan- 
chettes de Bruxelles et de Bilsen, avec textes explicatifs. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. P. Choffat (1. De V impossibi- 
lité de comprendre le callovien dans le jurassique supérieur. 2. Rapport de 
la sous-commission portugaise de nomenclature, en me du Congrès géologique 
devant avoir lieu à Berlin en 1884); M. P. Dautzenberg [Liste des coquilles 
du golfe de Crabes); M. E. Del vaux (Les puits artésiens de la Flandre) ; 
M. A. Eutot (La carte géologique détaillée de la Belgique à V échelle de 
1/20,000); M. P. Manfredonia (1. La Scola Salernitana stravetuta a llengua 
nosta. 2. Iltradimento ovvero il tentato suicidio); N. Pini (Note malacologiclie 
sulla fauna italiana) . 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie nationale des 
sciences de Cordoue (Eépublique Argentine), de l'Observatoire impérial 
de Eio de Janeiro, de l'Académie royale des Lynx de Eome, du gouver- 
nement de la Eépublique Argentine, de l'Académie royale des sciences, 
lettres et beaux-arts de Belgique, du Musée royal d'histoire naturelle de 
Belgique, de l'Académie des sciences de Californie, du Département de 
l'agriculture des États-Unis, de la Ligue de l'enseignement, de l'Aca- 
démie des sciences naturelles de Philadelphie, du Comité géologique 
russe, de l'Académie royale des sciences de Munich, de la Commission 
impériale-royale géologique d'Autriche, de l'Académie des sciences 
d'Agrarn et du Musée national hongrois ; des rédactions du journal 
Science de Cambridge, du Journal de conchyliologie de Paris, du Science 



XXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Record de Boston, du Bulletin scientifique du département du Nord, de 
la Feuille des jeunes naturalistes et des Sociétés suivantes : Royale des 
sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Géologique allemande, 
Scientifique industrielle de Marseille, de Borda à Dax, d'Histoire natu- 
relle de Cincinnati, Géologique de Norwich, d'Histoire naturelle de Riga, 
Centrale d'agriculture de Belgique, Isis à Dresde, Belge de microscopie, 
pour l'Instruction de Porto, Entomologique de Belgique, des Sciences 
naturelles de Gand, Royale de botanique de Belgique et du Club scienti- 
fique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- 
plaires du procès-verbal de la séance du 7 avril 1884. 

Communications du Conseil. 

M. Denis, vice-président, s'exprime comme suit : 
Messieurs, 

Je vous propose, en ouvrant cette séance, d'adresser, au nom de la 
Société malacologique, le témoignage de notre gratitude à notre cher et 
honoré Président et à notre vénérable collègue, M. le baron de Selys- 
Longchamps, qui ont défendu avec tant de fermeté et d'élévation la cause 
des sociétés savantes au sein du Sénat. 

Il est douloureux de penser que l'on ait pu disputer à la science les 
modestes subsides qu'elle reçoit de l'État, et l'on admettra difficilement 
que ces douze ou quinze mille francs, distribués en rosée, aient jamais pu 
compromettre l'équilibre des finances publiques. 

Mais il est plus douloureux encore de songer à quelles conditions le 
concours pécuniaire de l'État restera assuré à chacune des sociétés 
savantes ; si j'ai bien compris la pensée du gouvernement, aucun subside 
ne sera maintenu que pour autant qu'il soit jugé indispensable à l'existence 
de la société à laquelle l'État l'accorde, et toute allocation fera l'objet d'un 
examen particulier; c'est moins pour faire vivre les sociétés d'une vie 
pleine et féconde que les subsides sont alloués, que pour les empêcher de 
périr misérablement. D'une part, le gouvernement exprime le regret de 
ne pouvoir proportionner les allocations budgétaires aux services réels des 
corporations savantes; d'autre part, il en vient, à son insu et malgré lui 
assurément, à leur infliger cette humiliation d'avoir à produire un véri- 
table certificat d'indigence pour être secourues. 

Cependant, les allocations que l'État fait à nos sociétés comptent, il faut 
le déclarer hautement, parmi les dépenses les plus productives qu'il 
puisse faire : non seulement elles permettent l'impression de travaux 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XXV 

importants qui n'auraient, sans elles, jamais vu le jour, non seulement 
elles favorisent indirectement par là le développement scientifique de cher- 
cheurs modestes et obscurs, mais, en facilitant l'impression même d'an- 
nales et de bulletins périodiques, elles font pénétrer, grâce à des échanges 
judicieux, dans toutes les parties du monde savant, comme nous l'a dit 
déjà l'un de nos membres les plus éclairés, les travaux scientifiques de 
notre pays. Ce n'est que par la publication de recueils périodiques que 
nos groupes savants entrent réellement dans le concert scientifique du 
monde. Or, cette publication est toujours onéreuse. Sans doute, les membres 
des sociétés, en s'imposant de lourds sacrifices, peuvent assurer l'existence 
de leurs annales, mais il n'est pas exact d'abord de dire, avec l'honorable 
organe du gouvernement, que les corps savants seront toujours composés 
de personnes aisées ; et, d'autre part, il serait vraiment inique d'exiger 
qu'ils le fussent, et de rendre les sociétés inaccessibles à l'homme d'étude 
impuissant à subir l'impôt d'une lourde cotisation. Je ne puis qu'effleurer 
ici cette question si grave de l'intervention de l'État dans l'ordre scien- 
tifique, mais c'est assez pour exprimer un sentiment qui nous est sans 
doute commun. Je souhaite, en terminant, que cette question ne reparaisse 
plus dans nos débats publics avec un caractère aussi pénible; mais si elle 
était destinée à y reparaître, je suis certain que nos éloquents interprètes 
ne considéreraient pas leur mission comme terminée. Kemercions-les donc 
de tout cœur en leur demandant de pouvoir toujours compter sur leur 
généreux concours. {Applaudissements .) 

M. Lefèvre annonce ensuite qu'il a fait, depuis la dernière séance et 
d'accord avec M. Fologne, l'acquisition de la remarquable collection des 
mollusques terrestres et fluviatiles vivants de Belgique délaissée par feu 
notre secrétaire et fondateur J. Colbeau. Il croit désirable que cette col- 
lection, qui a sa place marquée parmi celles de la Société, devienne sa 
propriété; aussi le Conseil examinera-t-il, dans sa prochaine séance, 
quelles sont les mesures à prendre pour réaliser cette pensée. 

Travaux pour les publications de la Société. 

M. Van den Broeck dépose le manuscrit du travail intitulé : Contribu- 
tion à l'étude de la faune des sables pliocènes diestiens, dont il a donné 
lecture dans la séance du 7 avril 1884. 

Lecture. 

M. le baron van Ertborn fait la communication suivante : 

Un de nos amis nous a communiqué une série d'échantillons fort bien 
classés provenant d'un sondage exécuté à Coolkerke, à 4 kilomètres de 
Bruges et dans la zone qui serait occupée, d'après la carte du sous-sol de 



XXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Dumont, par l'argile tongrienne inférieure, mais non loin du cordon litto- 
ral, où l'auteur de la carte géologique ne figure que des dépôts modernes. 
Cette série d'échantillons nous a permis de dresser la coupe suivante : 

1° Remblai 1 50 

2° Sable jaunâtre demi-fin avec menus fragments de calcaire 50 

3° Sable gris pâle à grain moyen 4 75 

4° Argile tourbeuse r Q 40 

5° Sable grisâtre coquillier avec Scrobicularia piperata, Cardium edule, 

Rissoa, etc 7 10 

6° Argile gris verdâtre avec Cardium edule et Rissoa 80 

7° La même plus foncée avec coquilles de mêmes espèces, mais rares ... 35 

8° Sable gris foncé assez fin ' 2 35 

9° Sable gris grossier avec débris roulés de coquilles indéterminables ... 2 00 

10° Le même avec débris de grès paniseliens roulés. , 2 65 

11° Le même avec débris de Cardium edule, roulés, fragments de grès paniseliens 

roulés et quelques petits fragments anguleux de silex 2 15 

24 55 

Le sondage n'a pas été, paraît-il, poussé plus loin. Nous croyons qu'il 
y a lieu de considérer la série entière comme étant de formation moderne, 
quoiqu'il soit possible cependant de rapporter les couches inférieures aux 
dépôts quaternaires. Il est intéressant de comparer cette coupe à celle du 
puits artésien d'Ostende, qui comprend à la partie supérieure des dépôts 
modernes recouvrant des couches quaternaires à Cyrena fouminalis. Le 
tertiaire affleurant en sous-sol à Ostende est l'argile ypresienne, atteinte 
à la profondeur de 33 m 50. 

Communications des membres. 

La parole est ensuite donnée à MM. Eutot et Van den Broeck, qui font 
hommage à la Société d'un exemplaire d'auteur des feuilles de Bilsen et 
de Bruxelles de la Carte géologique détaillée de la Belgique. 

A ce sujet, M. Van den Broeck a fait parvenir la rédaction suivante : 

MM. Van den Broeck et Rutot présentent, accompagnées de leur texte 
explicatif, les feuilles au 1/20,000 de Bilsen et de Bruxelles de la Carte 
géologique détaillée de la Belgique. 

Nos collègues font remarquer que ces feuilles ont été exécutées avant 
l'achèvement du levé monographique des divers terrains constituant les 
territoires représentés. En conséquence, certaines réserves pourraient être 
faites relativement aux dépôts non encore étudiés monographiquement. 

M. Van den Broeck montre que la Carte doit sa précision et son origi- 
nalité au tracé de tous les affleurements, de toutes les coupes et de tous 
les sondages; ces derniers étant représentés par de petits rectangles 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE 1884 XXVII 

fournissant les superpositions observées, à l'échelle de 1 millimètre par 
mètre. 

Ce mode de figuré permet, outre une représentation détaillée des 
éléments du sol et du sous-sol, sans qu'il faille recourir au texte, des 
applications importantes, telles que l'appréciation de l'altitude des con- 
tacts, l'estimation de l'épaisseur des couches et le tracé facile de coupes 
dans toutes les directions. 

La séparation nette, dans les tracés, de tout ce qui est hypothétique ou 
théorique d'avec les faits précis et positifs, outre les avantages directs 
qu'elle présente, offre celui de se prêter à une vérification facile et de 
permettre l'appréciation du plus ou moins de précision des tracés théo- 
riques delà Carte. 

Considérée dans son ensemble, la Carte doit son unité à l'adoption d'une 
classification basée sur le principe paléontologique. Dans les terrains dits 
« horizontaux » , celui-ci est rendu plus palpable par la division des 
groupes naturels ou étages au moyen de lits de graviers et par l'introduc- 
tion d'un nouveau mode de notation des couches fondé sur la connais- 
sance des lois de la sédimentation marine. 

Au point de vue paléontologique, la feuille de Bilsen est particulière- 
ment intéressante, parce qu'elle renferme sur son territoire presque tous 
les gîtes classiques du rupelien et du tongrien fluvio-marin. C'est sur 
cette feuille que sont situées les localités de Berg, Vieux-Joncs, Kleyn 
Spauwen, Broek, etc., dont les riches gisements fossilifères ont été à 
diverses reprises explorés, soit par la Société, soit par de nombreux 
paléontologues belges et étrangers. 

Les nouvelles recherches entreprises pour le levé de la feuille de Bilsen 
ont permis à M. Van den Broeck de définir et de délimiter exactement 
les divers niveaux stratigraphiques et paléontologiques et ont amené la 
connaissance de faits importants qui se trouvent longuement exposés 
dans le texte explicatif de la feuille. 

Pour ce qui concerne la feuille de Bruxelles, M. Rutot ajoute que le 
levé étant terminé depuis assez longtemps, ainsi que le texte, les 
nouveaux principes de notation des étages et des assises n'ont pu être 
appliqués; toutefois, l'introduction, rédigée en dernier lieu, comble 
autant que possible cette lacune. 

Il fait aussi remarquer la part importante qui a été réservée au chapitre 
de l'hydrographie et des puits artésiens. 

M. Van den Broeck fait remarquer que l'importance des deux textes 
explicatifs des feuilles de Bilsen et de Bruxelles, qui commencent la série 
des terrains tertiaires, est due à l'exposé complet qu'ils contiennent des 
principes de classification et des notations relatives à la lecture de la Carte. 



XXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Il ajoute que ces textes comprennent également des indications détail- 
lées sur les ressources industrielles et agricoles. 

MM. Van den Broeck etEutot, en présentant leur travail, font appela 
la critique sérieuse et éclairée de leurs collègues, et ils seront heureux de 
pouvoir tenir compte du concours de ceux-ci. 

Si, par le fait même de son organisation spéciale, la Carte géologique 
ne comporte point de collaboration proprement dite, cette œuvre d'utilité 
publique trouvera tout intérêt à s'appuyer sur les garanties qu'offre la 
libre critique du travail. 

MM. Van den Broeck et Rutot recevront avec reconnaissance toutes les 
observations que pourront leur suggérer leurs collègues et ils tiendront 
compte de toute amélioration qui leur serait signalée. 

Par suite de cette collaboration indirecte de tous, tendant à rendre aussi 
parfaite que possible l'exécution de l'œuvre entreprise, la Carte réalisera, 
on peut l'espérer, les espérances de tous ceux qui la veulent une œuvre 
nationale, vraiment forte et sérieuse. 

M. le Président remercie MM. Rutot et Van den Broeck de l'hommage 
qu'ils ont fait à la Société, et M. Hennequin ajoute qu'il voit une inno- 
vation heureuse dans la représentation des coupes de talus et des son- 
dages à l'échelle constante de 1 millimètre par mètre. 

La séance est levée à 5 1/2 heures. 



Séance du 7 juin 1884. 

Présidence de M. J. Crocq. 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; F. Crépin, A. Daimeries, 
H. Denis, S. Deterrae, L. Dollo, É. Hennequin, C. Malaise, D. Raey- 
maekers, A. Rucquoy, A. Rutot, E. Van den Broeck et Th. Lefèvre, 
secrétaire. 

Se font excuser : MM. P. Cogels, F,-L. Cornet et baron 0. van Ert- 
born. 

Le procès-verbal de la séance du 3 mai 1884 est adopté. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 4884 XXIX 

Correspondance. 

M. P. Cogels remercie la Société pour les compliments de condoléance 
qui lui ont été adressés. 

La Société d'histoire naturelle de Glasgow demande à compléter la 
collection qu'elle possède des publications de la Société. — L'envoi des 
procès-verbaux et des premiers volumes des Annales est accordé. 

La Société d'études scientifiques d'Angers annonce qu'elle peut encore 
disposer de quelques exemplaires de ses Bulletins, sauf celui pour 1873, 
qui est épuisé. — M. le Secrétaire fait observer qu'une demande de la 
Société, tendant à obtenir les volumes qui manquent dans la biblio- 
thèque, est restée sans réponse. L'assemblée décide l'envoi d'une lettre de 
rappel et espère qu'il y sera donné suite. 

M. le Président de l'Association américaine pour l'avancement de 
la science et M. le Président du Comité local invitent la Société à se 
faire représenter au Meeting annuel qui aura lieu, le 3 septembre 1884, 
à Philadelphie. — L'assemblée charge M. le Secrétaire de prier 
M. F.-V. Hayden, membre honoraire de la Société, de bien vouloir la 
représenter à cette solennité. 

Le Comité de l'Exposition universelle d'Anvers, en 1885, adresse les 
règlements et documents relatifs à cette exhibition. 

Les éditeurs du journal Science de Cambridge, l'Institut d'Essex, la 
Société royale de la Nouvelle-Galles du Sud, le Service géologique et 
d'histoire naturelle du Canada accusent réception de publications. 

Le Musée Teyler, la Société hollandaise des sciences de Harlem, le 

Musée colonial de la Nouvelle-Zélande, la Société royale de zoologie 

d'Amsterdam et le Service géologique des Indes annoncent l'envoi de 
publications. 

La Société royale Linnéenne de Bruxelles envoie le programme des 
conférences et des excursions pour la période d'été de 1884. 

La Société malacozoologique allemande adresse son catalogue d'échange 
n° 52, et M. W. Schlùter, à Halle-sur-Saale, fait parvenir son prix- 
courant n° 84, de mollusques terrestres, fluviatiles et marins à vendre. 

Dons et envois reçus. 

M. G. Dewalque fait hommage à la Société d'un exemplaire photogra- 
phié du portrait qui lui a été offert , l'an dernier, par les membres de la 
Société géologique de Belgique. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. P. Albrecht [Sur la 



XXX SOCIÉTÉ ROYALE MÀLACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

fossette ver mienne du crâne des mammifères) \ M. N. Braim [Beitràge zur 
Kenntniss der fauna Baltica. Die Land- uncl Silsswassermollusken der 
Ostseeprovinzen); M. É. Delvaux [Description d'une nouvelle huître wem- 
melienne, suivie d'un coup d'œil sur la constitution géologique de la colline 
de Saint-Pierre et sur les allumons qui forment le substratum de la ville 
de Qand)\ M. L. Fores iï [Contribuzione alla concliiologia terziaria ita- 
liana, III); M. C. Malaise (1. Sur un nouveau gisement de VOldJiamia 
radiata, Forbes, dans le Brabant. 2. Documents paléontologiques relatifs 
au terrain cambrien de VArdenne. Sur le Dictyonema sociale, Sait.); 
M. A. Rutot [Les découvertes paléontologiques de Bernissart); M. T.-C. 
Winkler [Note sur une espèce de RliampTiorliynclius du Musée Teyler). 

Publications reçues en échange du Département de l'intérieur des 
États-Unis, de l'Académie royale des sciences de Turin, de l'Institut 
royal grand-ducal de Luxembourg, de l'Académie nationale des sciences 
de Cordoue (République Argentine), de la Commission de la carte géolo- 
gique d'Espagne, du Musée colonial et service géologique de la Nouvelle- 
Zélande, du Département de l'agriculture des États-Unis, de l'Académie 
des sciences naturelles de Philadelphie, de l'Académie nationale des 
sciences, arts et belles-lettres de Caen, de l'Académie des sciences, 
belles-lettres et arts de Besançon, de l'Académie des sciences, arts et 
lettres du Wisconsin, de l'Institut d'Essex, de l'Académie d'Hippone, 
de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de 
Belgique, du Service géologique des États-Unis, du Service géologique 
et géographique des territoires des États-Unis, du Service géologique 
de l'Inde, de l'Institut des sciences naturelles de la Nouvelle-Ecosse, 
de l'Union des naturalistes du Yorkshire, du Musée Teyler; des rédac- 
tions du journal Science de Cambridge, de la Feuille des jeunes natu- 
ralistes de Paris, de la revue Irmiscliia et des Sociétés suivantes : Lin- 
néenne de la Nouvelle-Galles du Sud, d'Agriculture, histoire naturelle 
et arts utiles de Lyon, Adriatique des sciences naturelles de Trieste, 
Scientifique argentine, Espagnole d'histoire naturelle, Linnéenne de 
Normandie, des Sciences historiques et naturelles de Semur, Géologique 
de France, des Amis des sciences naturelles de Rouen, des Sciences phy- 
siques, naturelles et climatologique de l'Algérie, d'Études scientifiques 
d'Angers, Géologique de Londres, d'Émulation des Côtes du Nord, des 
Sciences physiques et naturelles de Bordeaux, Royale de Tasmanie, 
d'Histoire naturelle du Nouveau-Brunswick, des Sciences naturelles de 
Gand, Entomologique italienne, Scientifique industrielle de Marseille, 
Linnéenne de Londres, d'Agriculture, de commerce et d'industrie du 
département du Var; Académique hispano-portugaise de Toulouse, Hol- 
landaise des sciences de Haarlem, d'Histoire naturelle de Boston, de 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XXXI 

Lectures et conversations scientifiques de Gênes, d'Histoire naturelle de 
Groningue, Belge de microscopie, d'Etude des sciences naturelles de 
Nîmes, Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, des 
Sciences naturelles de la Nouvelle-Poméranie et Rugen, Centrale d'agri- 
culture de Belgique, Malacozoologique allemande, Toscane des sciences 
naturelles, et du Club scientifique de Vienne. 
Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- 
plaires du procès- verbal de la séance du 3 mai 1884, ainsi qu'un exem- 
plaire du tiré à part suivant des Annales, t. XVIII, 1883 : Description 
d'une nouvelle Mitre wemmelienne, suivie d'un coup d 'œil sur la constitution 
géologique de la colline de Saint-Pierre et sur les alluvions qui forment le 
snlstratum de la ville de 6fand, par É. Deîvaux. 

Communication du Conseil. 

M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a 
reçu comme membre effectif de la Société M. Edouard Van Beneden, 
professeur à l'université de Liège, présenté par MM. H. Denis et 
Th. Lefèvre. 

Lecture. 

M. Dollo fait une communication sur les Coraux operculifères, d'après 
les travaux récents K II rappelle d'abord les divers modes de classifi- 
cation de ces cœlentérés, puis expose la classification que M. Lindstrôm 
en a donnée. Il passe ensuite à la description des formes les plus intéres- 
santes et recherche avec le savant naturaliste suédois les types actuels 
qui présentent une structure plus ou moins analogue. Il termine parla 
détermination de la position qu'il convient de donner, suivant l'éminent 
paléontologiste de Stockholm, aux Coraux operculifères dans le système. 

Communications des membres. 

M. Van den Broeck croit utile d'attirer l'attention des membres de la 
Société sur les travaux qui s'exécutent en ce moment à Anvers pour 
l'établissement des deux nouveaux bassins (Africa et America) et où l'on 
peut observer les sables à Isocardia cor et ceux à Fusus contrarias avec 
nombreux fossiles. 

1 G. Lindstrôm. Om de palœozoiska formationernas operhelbârande Koraller. Bihang 
tillK. Svenska Vet. akad. Handlirigar. Band. 7. N°4. 1882. 

H. N. Moselôy ._ Prof. Lindstrôm on operculate Corals. The Nature. May 10, 1883. 

G. Lindstrôm. Veber Rhizophyllum Gervillei, Bayle, aus dem Altaï. Verhand. d. mine- 
ralog. Gesells. Saint-Pétersbourg, 1883. 



XXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Raeymaekers communiqué ensuite les résultats d'une excursion 
qu'il a faite récemment avec M. le baron A. de Loë et dont ils ont rédigé 
le compte-rendu suivant : 

QUELQUES OBSERVATIONS FAITES AUX ENVIRONS DE GREZ, 
par D. RAEYMAEKERS et le baron A. DE LOË. 

Le 2 mai dernier, au cours d'une excursion faite au sud-ouest de Lou- 
vain, nous avons visité quelques points intéressants. Descendus à la gare 
de Grez-Doiceau-Gastucne vers 9 1/2 heures, nous jetons un rapide coup 
d'œil sur une coupe dans le bruxellien que nous fournit une exploitation 
de sable assez importante située à front de la chaussée de Wavre. Ce 
sable est quartzeux, non calcarifère, perméable, glauconifère, de colora- 
tion jaunâtre ou brunâtre, à grains de silice assez rudes et assez volumi- 
neux ; son aspect extérieur lui assigne une origine littorale. Après ce 
court examen, nous poursuivons notre route par les hauteurs sablon- 
neuses, non sans regarder fréquemment à nos pieds, espérant, à chaque 
instant, heurter un de ces silex parfois si délicatement travaillés et façon- 
nés en couteaux, haches ou pointes de flèche. 

Tout le territoire des communes de Gastuche, Cocroux-Biez, Grez, 
Hougaerde, Lumay, Dion-le-Val, Chaumont, Gistoux, Orp-le-Grand, 
présente un sol jonché de vestiges de la période préhistorique, et M. le 
marquis de Wavrin n'a pas recueilli ou fait recueillir moins de 60,000 éclats 
de silex! Sa magnifique collection renferme, entre autres curiosités, plus 
de trente types différents de pointes de flèche (avec ou sans ailerons, 
avec ou sans pédoncule, triangulaire, en amande, à tranchant trans- 
versal, etc., etc.). 

Il est reconnu que sur les points les plus favorisés sous le rapport 
ethnographique ancien, comme Spiennes et Mesvin, les pointes de flèche 
sont rares; ici, circonstance étonnante, ces débris sont très abondants et 
recueillis surtout autour de Dion-le-Val. Deux phases successives, dans 
l'industrie de l'homme primitif, peuvent être observées ici : on rencontre, 
en effet, des silex taillés et des silex polis. Ces derniers ne doivent pas 
être bien rares. 

A notre connaissance, diverses découvertes de ces instruments perfec- 
tionnés ont été faites dans cette région. M. le marquis de Wavrin possède 
quelques haches polies des environs de Grez; M. Stassin, l'ancien receveur 
de l'enregistrement à Wavre, en a aussi quelques-unes provenant des 
mêmes points; M. Storms en trouva une à Lumay ; M. Putzeys recueillit 
à Hougaerde un échantillon formé d'une substance grise, dure. Nous- 
mêmes sommes en possession de deux de ces exemplaires, qui ont été 
ramassés, paraît-il, à la surface des champs avoisinant la station de Gas- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XXXIÏI 

tache. La meilleure époque de l'année, pour la récolte de ces témoins d'un 
autre âge, est l'automne. Le laboureur, en retournant le sol, met au jour 
ces débris. Il arrive quelquefois, comme à Spiennes, que le soc de la 
charrue laisse une trace de son passage sur le silex; alors, parl'oxygénisa- 
tion de cette raie, on la voit se transformer en rouille. L'abondance de ces 
silex nous amène nécessairement à admettre l'existence, dans ces parages, 
d'un vaste atelier. Retirant la matière première de la craie, le pauvre hère 
la taillait sur place pour qu'elle conservât son eau de carrière. De là, il 
transportait probablement les éclats dans sa caverne l , où il les perfec- 
tionnait suivant les usages auxquels ils étaient destinés. Se servant, en 
guise de meule, d'un bloc de substance dure, comme le quartzite landenien 
supérieur, il donnait à certains d'entre eux le poli que nous admirons tant 
aujourd'hui. 

Nous avons observé ensuite un affleurement de cainbrien (gedinnien 
de Dumont) ; on exploitait jadis cette roche primaire à une profondeur 
de 30 mètres, nous a-t-on dit, pour la fabrication des pavés. Les travaux 
sont actuellement abandonnés et sous eaux. Nous recueillons, sur les 
talus formés par les déblais, d'assez beaux cristaux de quartz (bipyra- 
midés), des concrétions de limonite et d'hématite brune. Enfin, la calcite 
y présente des formes assez nombreuses : mamelonnée, dendriforme, 
fibreuse, arborescente, etc., etc. Le cambrien est surmonté en ce point 
par le landenien inférieur. Cette carrière met à profit un des affleurements 
assez nombreux de ce terrain dans cette région, comme au bois de Chize 
et aux environs de Jodoigne. 

Nous traversons ensuite le village de Grez et nous nous engageons 
sur la route provinciale de Jodoigne, en laissant à notre droite le 
château de M. le comte du Monceau, et Cocroux-Biez, hameau situé à 
85 mètres d'altitude et au pied duquel coule paisiblement un ruisseau 
nommé le Cocroux. A environ 500 mètres de la borne 8, nous visitons 
l'exploitation de M. Swille, qui, avec son amabilité et son obligeance habi- 
tuelles, se mit entièrement à notre disposition et facilita nos observations 
et nos recherches. Nous sommes heureux de pouvoir lui témoigner ici 
toute notre reconnaissance. 

Au moyen d'un câble en fer s' enroulant sur un treuil mû par des che- 
vaux, nous descendons dans l'extraction. Le puits Swille attaque la craie 
proprement dite sur une profondeur variable de l m 50, 2 et 3 mètres envi- 
ron. Du trou d'exhaure partent différentes galeries, dont quelques-unes 
ont une longueur de 300 mètres et en forment un véritable labyrinthe. 

1 Cette région peu explorée renferme des cavernes que les gens de l'endroit connais- 
sant très bien et désignent aussi sous le nom de Trous des Nutons, C'est ainsi qu'à Sart- 
Chapeîle et un peu plus loin que ce hameau, il existe plusieurs de ces grottes, 



XXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Un chemin de fer avec plates-formes facilite l'enlèvement des matériaux 
extraits. Des éboulements surviennent assez souvent et rendent le travail 
à certains endroits bien dangereux. De plus, quelques points ont dû être 
entièrement abandonnés à cause delà présence des eaux. Le niveau aqui- 
fère, ici comme partout ailleurs dans la vallée de la Dyle, est de 32 
à 33 mètres. Les mares qu'on rencontre dans les galeries présentent une 
particularité : l'eau saturée de calcaire abandonne celui-ci à sa surface, 
sous forme d'une couche cristalline. La craie, dans cette carrière, est à 
une profondeur de 16 mètres à partir du niveau de l'orifice du puits. 

M. l'ingénieur Bihet publia en 1878, dans la Revue universelle des 
mi?ies, une note sur les puits artésiens de la banlieue de Louvain et, en 
particulier, sur celui de l'atelier du Grand- Central belge à Kessel-Loo. 
L'étude de différents sondages et affleurements régionnaires permit à 
cet observateur de relier Grez, Jodoigne et Landen par une ligne où le 
crétacé existe à la cote de 70 mètres environ au-dessus du niveau moyen 
de la basse mer aux vives eaux à Ostende. Toute l'étendue territoriale tra- 
versée par cette ligne présente la base du landenien inférieur reposant 
sur le maestrichtien. Celui-ci, à son tour, surmonte le terrain senonien de 
Dumont. 

Nous observons, en allant de bas en haut, les assises suivantes : 

A. Craie d'une blancheur éclatante, excessivement traçante, onctueuse 
et devenant de plus en plus douce au toucher au fur et à mesure que l'on 
descend dans le dépôt. La partie supérieure de cette craie présente de 
nombreuses fissures remplies quelquefois de matières argileuses provenant 
de la surface et entraînées par les eaux pluviales. 

Souvent, ces éléments hétérogènes, en se réunissant, forment de 
véritables poches. On constate aussi dans la masse crayeuse des 
petits septarias à surface extérieure grisâtre ou verdâtre. Soumis à 
l'action des acides minéraux, la craie et ces nodules se comportent 
différemment. La première dégage avec effervescence une forte quan- 
tité d'anhydride carbonique et laisse très peu de résidus solides ; les 
seconds, au contraire, laissent un dépôt assez abondant en donnant très 
peu de gaz. Ils se comportent donc comme le calcaire argileux compact 
de certaines formations tertiaires (ypresien, tongrien, rupelien). Ces élé- 
ments graveleux, par leur abondance, simulent des tubulations simples ou 
bifurquées. Il se pourrait également que ces mêmes éléments, lors de la 
déposition de ces assises calcaires, soient venus combler la place d'anné- 
lides absents. 

Nous sommes tentés de rapporter cette assise à la troisième de l'étage 
de la craie blanche du Hainaut, c'est-à-dire à celle de Nouvelles ; les carac- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XXXV 

tères minéraîogiques de ces roches sont identiques. La faune semble être 
la même. Voici la liste des quelques espèces que nous y avons recueillies : 

Belemnitella mucronata, d'Orb., 

Ostrea vesicularis, Lk., 

Ostrea semiplana, Sow., 

Rliynclionella octoplicala, d'Orb., 

AnancMtes ovata ou conoidea (fragments), 

Inoceramus Cuvieri ?Brog. (fragments), 

Aviciila, Sp.? 

Cranta Ignalergensis, Retzius, 

Débris de poissons, 

Tiges de crinoïdes. 

Au fur et à mesure que l'on descend dans cette assise, les silex devien- 
nent plus rares. Des personnes de la localité nous ont affirmé à plusieurs 
reprises que l'épaisseur de la craie dépasse 20 mètres. Au puits artésien 
du Grand-Central à Kessel-Loo, la sonde a traversé 28 m 50 de ce même 
dépôt. 

Quant aux usages auxquels on emploie cette craie, les voici : On chauffe 
les parties grossières dans de grandes fosses revêtues de pierres réfrac- 
taires; la chaux ainsi produite est de qualité inférieure et on l'utilise pour 
l'amendement des terres. A la rigueur, on pourrait l'admettre dans les 
constructions. Les parties fines sont vendues en bloc pour la peinture et 
pour l'écriture. Il y a quelques années encore, on mélangeait celles-ci avec 
la marne verte de Lonzée. 

B. Calcaire blanc, mat, compact, plus dur, se laisse toutefois rayer 
par l'ongle, à cassure conchoïdale. On le désigne dans l'argot des chau- 
fourniers sous le nom de «bonne pierre » . Ce banc empêche l'écroulement 
des voûtes des galeries. En certains points de la carrière, par suite du 
tassement, la roche se brise et se transforme en fragments anguleux de 
volume variable et de coloration jaunâtre. Nous observons alors le cal- 
caire bréchiforme (H"), que Dumont a étudié dans un puits entre Frasnes 
et Bovenistier 1 . Épaisseurdu calcaire : variant considérablement, 20, 60, 
75 centimètres et même 1 mètre. 

G. Silex gris, de coloration noirâtre ou grisâtre, à cassure conchoïde 
très évidente ; présentant quelquefois des zones concentriques transpa- 
rentes, opalines. On rencontre ordinairement le silex en bancs nombreux 
et assez réguliers avec interstices formés par de grandes poches de tuf' 

1 Voir Dumont, Terr. crét., t. I, p. 297. 



XXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

feau maestrichtien. Ce calcaire, d'un jaune paille, très friable, renferme 
des quantités innombrables de Tliecidea, papiïlata : épaisseur de 3 mètres 
à 9-50. 

D. Sable doux au toucher, quartzeux, non calcarifère, de couleur 
noirâtre, grisâtre ou verdâtre, pailleté de mica. La couleur verte est 
donnée à la roche par la présence de quelques grains glauconifères. Des 
matières ligniteuses se trouvent irrégulièrement disséminées dans la 
masse et entretiennent une certaine humidité. A la partie supérieure de 
cette formation sableuse, on remarque une argile grise, assez grasse, pyri- 
tifère, gardant l'impression du doigt. A l'air, cet élément argileux durcit 
notablement et la pyrite se décompose en un enduit blanchâtre qui couvre 
la surface. 

En un point de la carrière, épaisseur: du sable, 15 centimètres environ; 
de l'argile, 10 centimètres environ. 

Par places, le sable se concrétionne, s'agglutine, devient dur et forme 
une sorte de tuffeau. Faut-il rapporter cette assise au heersien, comme l'a 
fait M. Malaise clans le classement des matériaux recueillis au puits arté- 
sien de Kessel-Loo, ou bien au landenien inférieur, comme Dumont le 
laisse présumer dans la description « de la coupe d'un puits à 200 mètres 
à l'est et un peu au nord du château de Grez 1 »? 

E . Sable glauconifère, quartzeux, doux au toucher, pailleté de mica, 
ne ressemblant nullement au sable inférieur; de coloration grisâtre, mais 
devenant bientôt verdâtre ou jaunâtre à sa partie supérieure. En cer- 
tains points, ce sable passe à une marne grisâtre, micacée, glauconifère. 
Les parties supérieures de l'assise sableuse landenienne inférieure sont 
constituées par une argile noirâtre ou verdâtre, peu plastique, sableuse, 
formée de grains siliceux. 

On observe ensuite le tuffeau de Landen avec son aspect fendillé et ses 
cassures irrégulières. Nos recherches dans ce dernier système nous ont 
fait découvrir la présence d'écaillés de poissons appartenant probablement 
à la famille des Ganoïdes. Les ouvriers désignent ordinairement le tuffeau 
sous le nom de « Pierre de Béguines » . Épaisseur : 9 mètres à 10 m 50 
environ. 

Il est à remarquer qu'entre les sables landeniens marins et ceux 
désignés sous la lettre D dans la présente note, il existe un petit gravier 
formé de cailloux triturés ou entiers, de coloration noirâtre, verdâtre ou 
blanchâtre. 

Au point de vue de la malacologie vivante, différentes excursions dans 

* Voir Dumont, Terr, crét., t. I, p. 305* 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1884 XXX Vil 

les environs de Grez ne nous ont pas fait découvrir des espèces intéres- 
santes ou des formes variées. Le jugement que nous portons sur l'état de 
la contrée est qu'elle est trop aride et ne se prête pas trop bien à la vie 
des mollusques. La nature du sol et les circonstances atmosphériques ne 
semblent guère se prêter à l'existence de Y Hélix obvoluta et de Y H. lapi- 
cida, espèces mentionnées par Kickx, à Grez. Quoi qu'il en soit, nous 
pouvons offrir à la Société la liste des espèces suivantes, que nous avons 
observées dans ces parages. 

Nous donnons ci-après la liste des mollusques terrestres et fluviatiles que 
nous avons observés *. 

Avion ru fus , Wavre (Colb.). Se rencontre sur les talus et dans les lieux 
humides du bois de Beausart ; au bord des chemins et à la surface des 
champs dans toute la région ; dans les prairies humides à Chapelle-Saint- 
Laurent, Hamme-Mille, Dion-le-Val et à Bossut-Gottechain. 

Var. albus, Moq. Bois de Beausart, près de Wavre (Kickx). Désigné 
sous le nom de Liwiax albus, par cet observateur, cet Arion ne nous est 
pas encore connu de ce point. 

Limaœ agrestis, L. Excessivement commun partout, dévore les champs 
et occasionne les plus grands dégâts aux cultivateurs. 

Var. nigrescens, J. Colb. Un exemplaire trouvé dans un champ de 
betteraves, près du château de M. le comte Dumonceau, à Grez. 

Limax cinereo-niger, Sturm. Assez commun au bord de l'eau, à la sur- 
face des parois de vieux puits domestiques, dans les vieilles caves ou bien 
aux souches des arbres. 

Vitrina pellucida, Mûll. Endroits secs à Weert-Saint-Georges, à Lon- 
gueville, Ottenbourg, Néthen, Lorensart, Gastuche, etc. 

Succinea putris, L. Commun au bord des ruisseaux qui serpentent dans 
la région. Nous en avons observé de grands individus au bord de la rivière 
que traverse Grez et au Cocroux. 

Sucinea oblonga, Drap. Plusieurs individus morts dans les prairies 
avoisinant les étangs des Eaux-Douces, à Weert-Saint-Georges, et dans le 
bois de Chèze. 

Zonites nitidus, Mûll. Bord des pièces d'eau, particulièrement aux 
étangs des Eaux-Douces, aux deux rives de la Dyle et au bord des ruis- 
seaux des prairies avoisinant la Dyle et le chemin de fer à Gastuche et à 
Wavre, parties basses du bois de Beausart. 

Zonites cellarius, Mûll. Wavre (Kickx); id. (Colbeau). Très commun 
partout dans les endroits secs et humides. 

Zonites nitidulus, Drap. Le plus souvent cette espèce se rencontre, avec 
la précédente, dans les mêmes circonstances. 

Hélix pygmœa, Drap. Wavre (Kickx). 

1 Pour rendre cette nomenclature aussi complète que possible, nous avons consigné les 
découvertes faites antérieurement par Kickx et J. Colbeau. 



XXXVIÏI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Hélix roiundata, Mûll. Wavre (Kickx); id. (Colbeau). Au pied des 
murs et de certains talus pierreux et recouverts de mousses, particulière- 
ment au voisinage de Grez, église de Biez, Piétrebais, Chapelle-Saint- 
Laurent, Bossut-Gottechain. 

Hélix obvoluta, Mûll. Bois de Beausart (Kickx). 

Hélix lapicida, Mûll. Grez (Kickx). 

Hélix costaia, Mûll. Commun. Herbes au pied des vieux murs à Grez, à 
Chapelle-Saint-Laurent et à Lumay. 

Hélix pulchella, Mûll. Assez commun dans les prairies humides avoisi- 
nant la Dyle à Gastuche. Endroits humides à Hamme-Mille, à Archennes, 
Bossut-Gottechain, etc. 

Hélix nemoralis, L. Wavre (Colb.). La région présente cette espèce d'une 
manière assez abondante. Les variétés sont peu nombreuses et peu diffé- 
rentes. Les cinq bandes libres, avec fond jaune ou rouge, et le n° 89 de la 
nomenclature de Colbeau sont de beaucoup les plus abondantes. 

Var. sinistrorsa. Piétrebais (Colbeau). 

Hélix hortensis, Mûll. Wavre (Colbeau). Se rencontre le plus souvent 
avec l'espèce précédente. Les variétés sont peu intéressantes et sont repré- 
sentées le plus souvent par les n os 65, 86, 89 du tableau de Colbeau. 

Hélix aspersa, Mûll. Wavre (Colb.). Assez commun autour des habita- 
tions, sous les haies et sur les talus de Grez, de Lumay, Orp, etc. 

Hélix pomatia, L. Bois de Beausart, Grez, Bois de Meerdael, Eaux- 
Douces à Weert-Saint-Georges, Valduc, Archennes, etc. 

Hélix hispida, L. Très commun partout. Nous possédons quelques exem- 
plaires, venant de Grez, présentant une spire très aplatie et la coquille 
d'une couleur noirâtre. 

Hélix fasciolata, Poir. Assez commun dans certains endroits secs. 

Hélix ericetorwm, Mûll. ,var. minima, Kickx. Biez (Kickx). 

Bulimus montanus, Drap. Piétrebais (Kickx). Espèce évidemment citée 
par erreur par ce malacologiste. 

Ferrussaccia subcylindrica, Mûll. Très répandu dans les endroits 
ombragés. 

Clausilia par vula, Stud. Entre Rosières et Wavre (Kickx). 

Clausilia nigricans, Jeff. Wavre (Colb.). Très commun et de taille très 
variable dans les environs de Grez. Nous possédons des exemplaires de 
6 1/2 millimètres, provenant des mousses couvrant un vieux mur de ce 
dernier village. 

Clausilia biplicata, Leach. Se rencontre encore assez fréquemment en 
compagnie de ÏHelix rotundata, Mûll. La bouche présente souvent des 
déformations. 

Pupa muscorum, L. Mousses des endroits secs, sous les pierres et sous 
les feuilles mortes à Grez, Gastuche et Wavre. 

Vertigo pygmœa, Drap. Prairies humides à Rosières, Gastuche, Wavre, 
Cocroux, etc. 

Vertigo antivertigo, Drap. Prairies humides à Rosières, Gastuche, 
Wavre, Cocroux, etc. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1884 XXXIX 

Carychium minimum, Mûll. Assez commun dans les prairies humides 
de certaines parties de la région. 

Planorbis nitidus, Mûll. Ruisseau en face de la station de Gastuche et 
dans les fossés avoisinant le moulin des Eaux-Douces. 

Planorbis eomplanatus, Mûll. Commun dans les étangs des Eaux- 
Douces et dans tous les fossés boueux de la région. Un échantillon présente 
le dernier tour s'écartant du reste de la coquille. Nous l'avons trouvé dans 
un ruisseau, à Chapeile-Saint-Laurent. 

Planorbis carinatus, Mull. Plus rare que l'espèce précédente, mais dans 
les mêmes stations. 

Planorbis vorteœ, L. Très commun partout. Certains exemplaires sont 
fortement recourbés et présentent alors une forme concave-convexe très 
accentuée. 

Planorbis rotundatus, Poir. Quelques spécimens provenant du ruisseau 
en face de la station de Gastuche. 

Planorbis contorlus, Mull. La Dyle à Gastuche et à Wavre et dans cer- 
tains fossés. 

Planorbis corneus, L. Assez répandu dans les fossés boueux et les 
marais. 

Physa fontinalis, L. Très peu abondant sur les plantes aquatiques des 
eaux stagnantes de la région. 

Limnœa auricularia, L. Très répandu, particulièrement dans la Dyle à 
Wavre et à Gastuche. Beaux individus, de grande taille, faisant la tran- 
sition à la variété suivante. 

Var. eocpansa, J. Colb. Dans les étangs des Eaux-Douces à Weert-Saint- 
Georges et surtout dans la deuxième pièce d'eau. 

Limnœa limosa, L. Se rencontre dans les ruisseaux et cours d'eau de la 
région. 

Var. vulgaris, Pfeiff. Ruisseau à Cocroux, Biez. 

Var. fontinalis, Stud. Même endroit. 

Limnœa truncatula, Beck. La Dyle à Gastuche et à Wavre; bords des 
étangs des Eaux-Douces à Weert-Saint-Georges. 

Var. minima, J. Colb. Ruisseau en face de la station de Gastuche. 

Limnœa stagnalis, L. Très répandu partout. 

Var. turgida, Moq. Etangs des Eaux-Douces à Weert-Saint-Georges. 

Limnœa palustris, Mull. Se rencontre dans les mêmes stations que 
le type de l'espèce précédente. 

Ancylus lacustris, L. Roseaux et herbes aquatiques dans les fossés des 
prairies de la Dyle à Gastuche et à Wavre. 

Ancylus fluviatilis, Mûll. Quelques exemplaires dans la Dyle à Wavre. 

Bythinia tentaculata, L. Très répandu dans les eaux stagnantes et ruis- 
seaux de la région. 

Paludina conteœta, Mûll. Dans la Dyle ; fossés des prairies de Gastuche 
et de Wavre; dans les étangs des Eaux-Douces, à W^eert-Saint-Georges. 

Paludina vivipara, Lk. La Dyle à Gastuche et à Wavre. Quelques spéci- 
mens ne présentent pas les 3 bandes normales. 



XL SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

Valvata piscinalis, Mûll. Répandu dans les ruisseaux et eaux tran- 
quilles de la région. 

Valvata cristata, Mûll. Répandu dans les ruisseaux et eaux tranquilles 
de la région. 

Valvata onacrostoma, Stern. Répandu dans les ruisseaux et eaux tran- 
quilles de la région. 

Neritina fliiviatilis, L. La Dyle à Gastuche. Échantillons de grande 
taille et abondants. 

Anodonta cygncea, L. Rare. Etang des Eaux-Douces à Weert-Saint- 
Georges. 

Var. cellensîs, Gmelîn. Même endroit, "très abondant, et la Dyle entre 
Wavre et Gastuche, rare. 

Var. intermedia, Lk. Rare. Même endroit. 

Anodonta Kickxi, J. Colb. Même endroit et la Dyle à Gastuche. 

Unio pictorum, L. La Dyle à Gastuche, Wavre, etc. 

Var. rostratus, Moq., ou U. rostratus, Lk. Même endroit. 

Unio tumidus, Philipps. Mêmes localités. 

Var. radiatus, J. Colb. Mêmes localités. 

Pisidium amnicum, Mûll. On le rencontre assez fréquemment dans les 
eaux quasi stagnantes, adhérant aux plantes et aux pierres. 

Pisidium pusillum, Gmelin. Mêmes stations que l'espèce précédente. 

Cyclas rivicola, Leach. La Dyle à Gastuche et à Wavre. 

Cyclas cornea, L. Ruisseaux et fossés à Gastuche, Néthen, Grez, 
Cocroux, Dion-le-Val, etc. 

Var. nucleus, Stud. Rare. Dans les mêmes endroits. 

La séance est levée à 5 heures. 



Assemblée générale annuelle du 6 juillet 1884. 

Présidence de M. J. Crocq. 

La séance est ouverte à 2 heures. 

La liste de présence porte les signatures de : MM. J. Crocq, président; 
J. Ballion, E. Bayet, C. Bùlter, P. Cogels, F.-L. Cornet, F. Crépin, 
J. De la Fontaine, baron A. de Loë, É. Del vaux, H. Denis, P. Desguin, 
L. Dollo, G. Eben, É. Foîogne, É. Hennequin, A. Joly, C. Malaise, 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1884 XLl 

C. Mallien, P. Pelseneer, L. Pigneur, J. Purves, D. Raeymaekers, 
L. Raeymaekers, F. Roffiaen, E. Rouffart, A. Roussel, A. Rutot, 
J. Stevens, E. Van den Broeck, baron 0. van Ertborn, P. Weissen- 
bruch et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Font excuser leur absence : MM. P. Albrecht, F. Bercbem, A. Briart, 
A. Daimeries, E. De Bullemont, E. Dejaer, G. Dewalque, H. Forir, 
J. Ortlieb, H. Roffiaen, J.-D. Stevens, G. Velge et G. Vincent. 

Le procès-verbal de l'Assemblée générale du 1 er juillet 1883 est 
adopté. 

Rapport du Président. 

En exécution de l'article 10 des statuts, M. le Président donne lecture 
du rapport suivant sur la situation de la Société et sur ses travaux pen- 
dant l'année sociale 1883-1884. 

Messieurs, 

L'année sociale qui vient de s'écouler a été bien remplie et n'a pas été 
l'une des moins importantes pour la prospérité et l'avenir de notre 
Société. 

Nous avons reçu dix membres effectifs nouveaux; ce sont : MM. A. Dai- 
meries, marquis A. de Gregorio, P. Janson, J. Mac Leod, A. Nobre, 
L. Raeymaekers, C. Renson, E. Rouffart, A. Roussel et Éd. Van Beneden. 
Parmi ces noms, plusieurs sont bien connus et nous pouvons être fiers 
de les compter parmi nous, surtout le dernier, qui est l'un des plus 
illustres représentants actuels des sciences zoologiques et sur la collabo- 
ration duquel nous espérons pouvoir compter. 

Nous avons eu la douleur d'apprendre le décès de M. le docteur Prevot 
et le regret de recevoir deux démissions : celles de MM. Cauderlier et 
Faly. 

Le Conseil n'a pu accepter les démissions présentées par MM. J.-F. Cor- 
net, Fr. Genevoix, É. Lambotte et P. Saintenoy, qui ont été rayés de la 
liste des membres, ainsi que MM. W. Balston, A. Bell, A. Da Silva 
Ribeiro et G. Smith, dont nous sommes depuis longtemps sans nouvelles. 

La Société se compose aujourd'hui de 15 membres honoraires, de 
37 membres correspondants et de 123 membres effectifs, soit un total de 
175 membres. 

Il serait désirable de réunir les portraits de tous les membres de la 
Société. Notre album, cette année, ne s'est augmenté que de quatre pho- 
tographies, qui sont celles de MM. le marquis A. de Gregorio, 
G. Dewalque, C. Renson et baron 0. van Ertborn. 



XLII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Les séances mensuelles continuent à être suivies et de nombreuses 
communications y ont été faites par MM. P. Cogels, comte A. de Lim- 
burg-Stirum, E. Delvaux, H. Denis, L. Dollo, P. Pelseneer, D. Raey- 
maekers, A. Rutot, E. Van den Broeck, baron 0. van Ertborn et 
G. Vincent. 

Il est regrettable que l'année qui finit ne nous ait pas donné la bio- 
graphie de Darwin, promise par M. H. Denis, ainsi que le travail si 
intéressant de M. H. Crosse, sur la faune des lacs africains. M. V. Lié- 
nard avait également annoncé un mémoire sur l'embryologie des 
mollusques, et M. J. de Guerne nous avait fait espérer l'envoi d'une 
traduction française d'un important travail de M. le professeur Morse, 
sur les Brachiopodes. Je serai certainement l'interprète des sentiments de 
tous les membres de la Société en rappelant à nos honorables collègues 
leurs promesses et en les priant de bien vouloir y donner suite. 

L'excursion annuelle a eu lieu, cette année, aux environs de Louvain, 
sous la direction de MM. le baron 0. van Ertborn et D. Raeymaekers ; ces 
collègues ont bien voulu se charger du soin d'en publier le compte 
rendu, qui paraîtra dans le volume des Annales de 1883. 

Nos collections se sont encore augmentées des envois de M. F. Ress- 
mann (coquilles vivantes de la Carinthie); de M. D. Raeymaekers (fossiles 
du pays; de M. A. Nobre (coquilles vivantes du Portugal); de M. J. Weyers 
(coquilles vivantes d'Aguilas), et enfin d'une importante série comprenant 
environ cent cinquante espèces de mollusques des îles Philippines, 
offertes à la Société par M. Eug. van Overloop, bien connu par ses 
travaux sur l'époque préhistorique. 

Nous avons encore reçu un envoi de coquilles du Japon et de Melea- 
grina margaritifera de diverses provenances, gracieusement offert par le 
Musée commercial de l'État. 

M. É. Vincent a bien voulu se charger du classement des collections. 
Le Conseil, à l'unanimité, lui a voté de chaleureux remerciements pour 
les services signalés qu'il a rendus pendant l'année sociale écoulée. 

Trois de nos collègues voyagent à l'étranger. M. C. Renson se trouve 
au Guatemala ; M. V. Beine, au service de l'Association internationale 
africaine, explore le Congo, et M. J. Weyers visite l'intérieur de l'île de 
Sumatra. Exprimons l'espoir, Messieurs, que nous reverrons ces collègues 
en bonne santé et qu'ils songeront aux collections de la Société. 

L'état des finances, dont vous entretiendra tantôt M. le Trésorier, ne 
permettant pas à la Société de faire des acquisitions dans le but d'aug- 
menter ou de compléter ses collections, nos collègues MM. É. Fologne 
et Th. Lefèvre ont pris l'initiative d'une mesure qui rencontrera, j'en ai 
l'assurance, toutes vos sympathies. Ils ont pensé qu'il était hautement 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1884 XLIII 

désirable de conserver intacte la remarquable collection belge des 
mollusques terrestres et fluviatiles, formée par notre regretté fondateur 
J; Col beau, et que sa place était tout indiquée parmi celles de la Société. 
Ils en ont fait l'acquisition, et afin qu'elle puisse appartenir définitivement 
a la Société, ils proposent à tous les amis de notre ancien collègue de 
contribuer, par voie de souscription, à atteindre ce but. 

La bibliothèque de la Société continue à s'accroître considérablement; 
des échanges nouveaux ont été acceptés et de nombreuses séries de 
publications périodiques ont pu, sur la demande de M. le Secrétaire, être 
complétées. Dans cet ordre d'idées, nous mentionnerons tout spécialement 
l'envoi de M. Medlicott, superintendant du Service géologique des Indes 
anglaises, qui a fait parvenir une collection presque complète des belles 
publications de cette institution. Aussi le Conseil vous proposera-t-il de 
reconnaître d'une manière spéciale cette libéralité. 

M. le Secrétaire s'est surtout appliqué à compléter, dans la mesure du 
possible, sans grever de ce chef notre budget, de nombreuses publica- 
tions périodiques, et j'ai la satisfaction de vous annoncer qu'il a, dès 
maintenant, pu obtenir près de deux cents volumes, parmi lesquels 
se trouvent également plusieurs ouvrages offerts dans ce but par notre 
collègue M. G. Dewalque et par M. de Koninck, bibliothécaire adjoint 
de la Chambre des représentants. 

Nous avons, en outre, reçu en hommage les travaux de MM. P. Albrecht, 
G. Bauer, F. Brauer, L. Carez, P. Choffart, marquis A. de Gregorio, 
baron A. de Loë, P. Dautzenberg, É. Delvaux, G. Dewalque, L. Dollo, 
Grabbe, R. Haûsler, K. Ignatius, J. Mac Leod, C. Malaise, H. Mazé, 
J. Métrai, N. Pini, F. Plateau, A. Rutot, Saint-Lager, A. Senoner, 
C. Tapparone Canefri, C. Ubaghs, E. Van den Broeck et Ad. von 
Koenen. 

Nous sommes heureux de pouvoir annoncer l'achèvement prochain du 
tome XV des Annales, qui sera, à bref délai, suivi de la publication du 
tome XVIII. Les procès-verbaux des séances ont continué à paraître 
régulièrement. 

Nous avons aussi la satisfaction de vous apprendre que l'envoi collectif 
de publications scientifiques belges, adressé à la Société Linnéenne de la 
Nouvelle-Galles du Sud, et dont la Société Malacologique avait pris l'initia- 
tive, est arrivé en bon état à destination. 

La situation financière s'améliore, et nous avons l'espoir de voir dispa- 
raître, pendant l'année sociale prochaine, le déficit prévu par M. le 
Trésorier. 

Nous ne devons cependant pas nous dissimuler, Messieurs, que nous 
avons échappé à un grand danger, j'oserais dire à un danger mortel. Le 



XLIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

gouvernement, obéissant à des suggestions fatales, a cru devoir proposer 
à la Législature la suppression des subsides qu'il a de tout temps accordés 
aux Sociétés savantes. Il y avait là quelque cbose de tout à fait anormal 
de la part d'un ministère libéral, ami des lumières, et sacrifiant tout à la 
propagation de l'instruction. Aussi cette mesure fut-elle vigoureusement 
combattue à la Chambre des représentants par MM. Berge et Janson, et 
au Sénat par notre savant collègue M. le baron de Selys-Longchamps. 
Ces hommes distingués, adonnés eux-mêmes au culte de la science, 
parlaient en connaissance de cause, appréciant parfaitement la valeur et 
l'utilité des Sociétés savantes, et je me fis un devoir de joindre ma voix à 
la leur pour combattre cette mesure injuste. 

Nous eûmes le bonheur de réussir, et nous nous en félicitons; car, sans 
ce subside, nos publications auraient dû cesser, et avec elles auraient 
disparu nos relations si étendues avec l'étranger, et le vif éclat qu'elles 
projettent sur la science belge. 

Ce n'est du reste pas, Messieurs, la seule épreuve difficile que nous 
ayons eu à traverser. Obligés de quitter successivement le Jardin zoolo- 
gique, puis l'Université, nous avons à grand'peine pu trouver un local 
pour placer ces collections et cette bibliothèque dont nous sommes si 
fiers. 

Si nous y sommes parvenus, c'est grâce à la munificence de la ville 
de Bruxelles, auprès de laquelle nous avons constamment trouvé aide et 
protection. C'est à elle que nous devons ce local, situé au boulevard du 
Nord, où nous avons pu enfin étaler les objets si nombreux que nous 
possédons. 

Je terminerai donc ce rapport, Messieurs, en adressant des remercie- 
ments à l'administration communale de Bruxelles, et aussi au gouver- 
nement qui, par ses subsides, nous a jusqu'à présent mis à même de 
continuer nos publications. 

Budget. 

M. le Trésorier expose, au nom du Conseil, les comptes de la Société 
pour l'exercice écoulé, arrêtés à la date du 30 juin 1884 et vérifiés par la 
Commission des comptes. — Ces comptes, ne donnant lieu à aucune 
observation, sont approuvés. 

M. le Trésorier présente ensuite le projet de budget pour l'année 1884- 
1885, préparé par le Conseil, prévoyant, en recettes, 11,836 fr. 41 c. et 
en dépense 12,230 fr. 64 c, soit un déficit de 394 fr. 23 c. — Cette 
situation, plus satisfaisante que celle de l'année précédente, permet de 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE -1884 XLV 

maintenir la cotisation des membres effectifs, pour Tannée sociale 
1884-1885, à 15 francs. 

L'Assemblée adopte le projet de budget dont il vient d'être donné 
lecture. 

Fixation des jours et heures des assemblées de la Société. 

Le Conseil propose le maintien des jours et heures des réunions men- 
suelles. — Adopté. 

L'assemblée générale annuelle reste fixée au premier dimanche de 
juillet, à 2 heures. 

Choix de la localité et de l'époque de T excursion annuelle de la Société. 

Le Conseil s'est occupé de cet objet et propose comme but de l'excur- 
sion annuelle les environs de Flobecq; il croit qu'il serait également 
intéressant de visiter les nouveaux travaux maritimes en cours d'exécu- 
tion à Anvers. 

Aucune autre proposition n'étant faite, M. Del vaux accepte de diriger 
l'excursion de Flobecq, dont la date sera fixée ultérieurement, de manière 
à coïncider avec celle de la Société géologique de Belgique. 

M. Cogels insiste sur l'intérêt que présenterait une exploration des tra- 
vaux d'Anvers, qui offrent en ce moment une des dernières occasions 
d'examiner des terrains qui ont fait l'objet de nombreux travaux publiés 
dans nos annales. Il pense, toutefois, que le moment d'explorer les fouilles 
sera plus favorable un peu plus tard, lorsque les talus seront rafraîchis de 
manière à permettre une plus abondante récolte de fossiles. — Le Conseil 
prie M. Cogels de tenir la Société au courant de ces travaux et de prendre 
les dispositions nécessaires en vue de cette excursion. 

Propositions et communications du Conseil. 

Le Conseil, dans sa séance du 28 juin 1884, voulant reconnaître d'une 
manière spéciale l'importance des dons faits à la Société par M. H. B. Med- 
licott, superintendant du service géologique des Indes, à Calcutta, et en 
exécution des articles 6 et 7 des statuts, propose sa nomination comme 
membre honoraire de la Société. — Adopté. 

Interprète des sentiments de l'assemblée, M. le Président regrette 
l'absence de M. É. Vincent, qu'il eût été heureux de remercier pour les 
soins qu'il a apportés dans le classement des collections de la Société. Il 



XLVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

annonce que le Conseil a été unanime pour offrir à M. É. Vincent, en 
témoignage de reconnaissance, une collection complète des Annales. 

Le Conseil, sur la proposition de M. le Trésorier, a dans cette même 
séance rayé définitivement de la liste des membres : MM. J.-F. Cornet, 
D r F. Genevoix, E. Lambotte et P. Saintenoy, par suite de non-paiement 
de cotisations échues, et il a rayé provisoirement MM. W. Balston, Bell, 
A. Da Silva Ribeiro et Smith, dont la Société est sans nouvelles et le 
domicile inconnu. 

L'état des finances de la Société ne permettant pas de faire des acqui- 
sitions en vue d'augmenter ses collections, le Conseil n'a pas cru pouvoir 
faire Tachât de la collection de mollusques terrestres et nuviatiles de Bel- 
gique, délaissée par J. Colbeau. Toutefois, le Conseil a pensé que l'on 
pourrait recourir à une souscription entre les membres de la Société. A 
la suite de cette décision, deux collègues, MM. Fologne et Lefèvre, se 
sont rendus acquéreurs de cette remarquable collection, unique dans le 
pays. 

Le Conseil propose l'envoi d'une circulaire relative à cet objet à tous 
les membres de la Société. — Adhésion. 

Élections. 

Nomination du Président de la Société pour les années 1884-1885 

et 1885-1886. 

A la reprise de la séance, il est procédé à la nomination du Président 
de la Société pour les années 1884-1885 et 1885-1886. 

Trente et un membres prennent part au vote. Le dépouillement du 
scrutin donne le résultat suivant : 



MM. P. Cogels . . 


. 25 voix. 


H. Denis . . 


. . 5 — 


F. Eoûîaen . 


. . 1 — 



En conséquence, M. le Président proclame, aux applaudissements de 
l'Assemblée, M. P. Cogels président de la Société. 

M. Cogels remercie la Société pour l'honneur qu'elle lui fait. Ce n'est 
pas sans quelque appréhension qu'il se voit appelé à remplir ces fonctions ; 
mais il est convaincu que, grâce à la bienveillance de ses confrères, elles lui 
seront rendues aussi agréables et faciles que l'ont été pour lui celles de 
président de la Société Géologique. Il regrette seulement que les votes de 
l'Assemblée ne se soient pas portés sur l'un ou l'autre des membres de la 
Société réunissant le don de la parole à l'expérience des affaires. 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE 1884 



XLVIL 



La preuve de confiance qu'il vient de recevoir augmente encore les 
liens qui l'unissent à la Société Malacologique. M. Cogels rappelle que 
c'est la Société qui a publié ses premiers travaux, c'est à elle qu'il doit 
d'avoir pu exposer ses idées sur la géologie d'Anvers, de leur avoir donné 
la publicité qui a fini par les faire prévaloir. C'est elle enfin qui lui a 
servi d'appui, remplissant ainsi la mission protectrice que M. Crocq a si 
bien définie dans son éloquent plaidoyer en faveur des Sociétés scienti- 
fiques. Aussi M. Cogels prie-t-il la Société de recevoir l'expression de 
son complet dévouement. Il ajoute qu'il voit dans celui-ci un titre qui 
l'autorise à faire appel au concours de tous, de manière à maintenir la 
Société Malacologique dans la voie prospère où elle est engagée. 

Pour ce qui le concerne, dit-il en terminant, tous ses efforts tendront à 
réaliser ce résultat. {Applaudissements .) 

Nomination de trois membres du Conseil pour les années 1884-1885 

et 1885-1886. 

M. le Président informe l'assemblée que, par suite de ses nombreuses 
occupations, M. L.Pigneur ne sollicite pasle renouvellement de son mandat. 

Il est ensuite procédé au vote. Trente et un membres prennent part 
au scrutin, dont le dépouillement donne les résultats suivants : 

MM. E. Fologne .... 30 voix. 

P. Desguin .... 28 - 

J. Crocq 23 — 

L. Pigneur .... 4 — 
E. Van den Broeck . 2 — - 
É. Delvaux .... 2 — 

En conséquence, MM. Ë. Fologne, P. Desguin et J. Crocq sont élus 
membres du Conseil pour les années 1884-1885 et 1885-1886. (Applau- 
dissements.) 

Nomination de trois membres de la Commission des comptes pour 

Vannnèe 1884-1885. 



Trente-deux membres prennent part au vote, qui donne les résultats 


suivants : 




MM. J.-D. Stevens ... 32 voix. 
E. De Bullemont . . 31 — 
A. Daimeries . . ". 24 — 
L. Bauwens .... 7 — 
J. Crocq . . . . . 1 — 
E. Van den Broeck . 1 — 


MM. J, 


•D, 


Stevens, E. De Bullemont et A. Daimeries sont élus, 



XLVJIl SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

L'ordre du jour étant épuisé, M. J. Crocq, président sortant, prie 
M. P. Cogels de bien vouloir prendre possession de son mandat et il 
l'invite, en conséquence, à occuper le fauteuil. 

M. le Président, interprète des sentiments de reconnaissance de la 
Société, remercie son honorable prédécesseur, M. le D r J. Crocq, du 
dévouement dont il n'a cessé de faire preuve pendant sa présidence. Ce 
n'est pas au sein de la Société Malacologique qu'il est nécessaire de 
rappeler les titres de M. Crocq. Au milieu d'occupations multiples 
et absorbantes, M. Crocq a toujours trouvé le moyen de travailler 
puissamment en faveur de la science et chacun a pu constater combien 
il avait à cœur les intérêts de notre Association. Aussi M. le Président 
ne peut-il se défendre de voir dans le passé de M. Crocq le plus 
précieux des gages pour l'avenir de la Société. Au nom de l'Assemblée, 
M. le Président adresse à M. Crocq de chaleureux remerciements. (Applau- 
dissements.) 

M. Crocq remercie M. le Président des sentiments qu'il vient 
d'exprimer au nom de la Société et déclare que celle-ci pourra toujours 
compter sur son plus entier dévouement. (Applaudissements .) 

La séance est levée à 3 heures. 



Séance du 2 août 1884. 

Présidence de M. P. Cogels. 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. P. Cogels, président; E. Bayet, F.-L. Cornet, 
F. Crépin, J. De la Fontaine, L. Dollo, É. Hennequin, C. Malaise, 
J. Ortlieb, D. Raeymaekers et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Font excuser leur absence : MM. J. Crocq et baron 0. van Ertborn. 

Correspondance. 

M. Éd. Van Beneden remercie pour sa nomination de membre effectif. 
M. G. Hidalgo annonce l'envoi de ses dernières publications malacolo- 
giques sur les mollusques vivants de l'Espagne. — Remerciements. 






BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 XL1X 

M. le D r J.-M. Salvana, de Barcelone, adresse un exemplaire d'une 
notice sur la faune malacologique de Vallvidrera. — Kemerciements. 

M. J.-"W. Taylor, directeur du Journal de Conchyliologie de Leeds, 
exprime le désir de recevoir directement, à l'avenir, les publications qui 
lui sont adressées. 

M. J.-F. Cheeseman, annonce l'envoi d'une collection complète des 
transactions de l'Institut de la Nouvelle-Zélande, en échange des publi- 
cations de la Société, dont il accuse réception. 

L'Association des élèves des écoles spéciales de l'Université de Liège 
adresse le règlement de cette association, ainsi qu'un rapport sur ses 
travaux pendant l'exercice écoulé, et exprime le désir de recevoir, pour 
sa bibliothèque, la collection des annales de la Société. — Accueillant 
favorablement cette demande, l'assemblée accorde l'envoi des procès- 
verbaux et des annales à partir de la 3 e série. 

La Société Linnéenne de la Nouvelle-Galles du Sud informe de la 
bonne arrivée de l'envoi des publications scientifiques belges, dont la 
Société a pris l'initiative, et adresse des remerciements. 

La Société scientifique argentine fait connaître que ses bureaux sont 
transférés, 361, Eivadia, et prie la Société de lui faire parvenir ses 
envois à cette nouvelle adresse. 

Les président et secrétaire du Congrès international de géologie 
annoncent que la session de 1884 est remise à l'année suivante. 

Le Musée royal d'histoire naturelle de Belgique, la Société d'histoire 
naturelle de Dorpat et la Société d'histoire naturelle du Wurtemberg 
annoncent l'envoi de publications. 

La Société Isis, à Dresde, accuse réception de publications. 

L'Académie des lettres, sciences, arts et agriculture de Metz et la 
Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, adressent les pro- 
grammes de leurs concours. 

Dons et envois reçus* 

9 

M. E. Dejaer fait hommage de son portrait photographié. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. P. Albrecht (1. Sur la valeur 
morphologique de la trompe d'Eustaclie. 2. Sur les spondylocentres épitui- 
taires du crâne); M. É. Del vaux (Présentation à la Société géologique de 
Belgique d'un Hoc anguleux de Syénile zirconienne trouvé dans la Flandre 
orientale); M. le baron de Selys-Longchamps (Discours prononcés au 
Sénat dans les séances des 22 et 25 avril 1884, à propos des encouragements 

* 



L SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

aux sociétés scientifiques); M. G. Dewalque (Sur Vèlat de la végétation le 
21 mars 1884); M. J. Fraipont (1. Notice sur une caverne à ossements 
d'Ursus spelces. 2. Recherches sur les crinoïdes du Famennien de Belgique); 
M. J.-C. Hidalgo (1. Catalogo iconografico y descriptiw do los moluscos 
terrestres de Espana, Portugal y las Baléares. 2. Moluscos marinos de 
Espana, Portugal y las Baléares); M. J. Mac Leod (Recherches sur la 
structure et la signification de V appareil respiratoire des arachnides); 
M. J.-R. Newlands (On. the discovery of the periodic law and on rela- 
tions among the atomic weights); M. D.-J. Salvana (Introduccion a la 
fauna malacologica de Vallvidrera); M. A. von Koenen (Ueber geologische 
Verhâlnisse,welche mit derEmporhebung des Harzes in VerUndung stehen). 

Publications reçues eu échange de la part de l'Institut royal des 
sciences, lettres et arts de la Vénétie, de l'Académie royale des sciences 
de Turin, de l'Académie des sciences de Munich, de la Commission 
impériale et royale géologique d'Autriche, de l'Institut national genevois, 
de l'Académie royale des Lynx, de l'Académie Gioenia des sciences natu- 
relles de Cataue, du Comité géologique russe, du Service de la carte 
géologique de la Belgique, du Comité royal géologique d'Italie, de l'Aca- 
démie des sciences naturelles de Philadelphie, du Musée royal d'histoire 
naturelle de Belgique, du Service géologique des Indes, de l'Observatoire 
de l'université royale de Turin, de l'Observatoire royal de Bruxelles ; des 
rédactions du Journal de Conchyliologie de Leeds, du Journal de Conchy- 
liologie de Paris, du Bulletin scientifique du département du Nord, du 
Journal Science record de Boston, de la Feuille des jeunes naturalistes de 
Paris, du journal Science de Cambridge, du Mouvement industriel belge, 
et des sociétés suivantes : Impériale royale de zoologie et de botanique de 
Vienne, Impériale des naturalistes de Moscou, des Sciences naturelles du 
Wurtemberg, Géologique allemande de Berlin, de Borda à Dax, Zoolo- 
gique de Londres, Vaudoise des sciences naturelles, Royale belge de 
géographie, d'Histoire naturelle de Brème, Géologique du Nord, du 
Club de microscopie et d'histoire naturelle de Croydon, Veneto-Trentina 
des sciences naturelles, d'Histoire naturelle de Cincinnati, d'Etudes des 
sciences naturelles de Nîmes, Entomologique de Belgique, Royale des 
sciences de Liège, Géologique hongroise, d'Histoire naturelle d'Elberfeld, 
Scientifique argentine, d'Histoire naturelle et médicale d'Heidelberg, 
Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, d'Histoire natu- 
relle d'Hermanstadt, Centrale d'agriculture de Belgique, d'Histoire natu- 
relle de Styrie, des Sciences naturelles de Gand, d'Histoire naturelle de 
Dorpat, d'Histoire naturelle de Zwickau, Royale de botanique de Bel- 
gique, des Sciences naturelles de la Toscane, Belge de microscopie, 
d'Histoire naturelle de Baie, Royale Linnéenne de Bruxelles, Allemande 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LI 

de géographie et d'histoire naturelle de l'Asie orientale, du Club scienti- 
fique de Vienne et de l'Association des élèves des écoles spéciales de 
l'Université de Liège. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- 
plaires du procès- verbal de la séance du 7 juin 1884. 

Communications du Conseil. 

M. le Président annonce que le bureau de la Société, pour l'année 1884- 
1885, a été composé comme suit : 

Président : P. Cogels. 
Vice-Président : J. Crocq. 

Secrétaire : Th. Lefèvre. 

Trésorier : É. Fologne. 

Membres : H. Denis. 

— P. Desguin. 

— É.Hennequin. 

M. É. Vincent est chargé du classement et de la conservation des col- 
lections de la Société. Il aura voix consultative dans les questions qui ont 
rapport à ses fonctions. 

Présentation de travaux pour les publications de la Société. 

M. Ortlieb donne lecture d'un travail, accompagné de deux planches 
intitulé : Le terrain quaternaire d'Ostende et la Corbicula Jluminalis, 
Muller sp., par G. Dollfus. L'assemblée vote l'impression de ce mémoire 
dans le volume d'Annales de 1884 et M. le Président prie ensuite 
M. Ortlieb de transmettre à l'auteur les remerciements de la Société. 

Communications des membres. 

M. Dollo appelle l'attention sur un récent travail de M. H. Dali sur un 
lamellibranche à coquille interne et sans muscles adducteurs, publié 
récemment dans le journal Science de Cambridge. 

M. Cornet s'informe du projet d'excursion h Anvers dont il a été ques- 
tion dans la dernière assemblée générale. 

M. Cogels engage fortement la Société à ne pas trop différer 
cette excursion, car la plus grande partie des déblais paraissent devoir 
s'effectuer à l'aide de la drague, et il n'est pas probable que l'on voie 



Lïï SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

plus tard un plus grand nombre de coupes que celles qui sont 
actuellement visibles. Il rapporte, à ce propos, qu'il a constaté aux 
travaux de creusement des nouveaux bassins la présence de blocs de 
limon argileux noirâtre et d'argile du polder remaniés, ainsi que la base 
d'une couche de gravier coquillier, dont le prolongement s'étendait sous 
le groupe de bateaux de l'âge desquels il a déjà été question dans plu- 
sieurs recueils scientifiques. Ce fait met hors de doute l'âge très récent de 
la seconde série des dépôts modernes des bassins et l'existence, sinon la 
conservation jusqu'à nos jours, de deux dépôts de ce genre dans cette 
région. Des blocs de tourbe y avaient été fréquemment observés à l'état 
remanié, mais il n'en était pas de même pour l'argile des polders. 
M. Cogels estime que cette découverte est de nature à jeter un jour nou- 
veau dans la discussion et profite de l'occasion, qui lui est donnée par 
M. Cornet, de parler des travaux que la Société se propose de visiter pour 
en informer ses collègues. 

L'assemblée décide ensuite qu'il y a lieu d'effectuer cette excursion, 
dont M. Cogels a accepté la direction, dans le courant du mois de sep- 
tembre. 

La séance est levée à 5 1/4 heures. 



Séance du 6 septembre 1884. 

Présidence de M. P. Cogels» 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. P. Cogels, président; J. De la Fontaine, É. Del- 
vaux, É. Hennequin, J. Ortlieb, G. Vincent et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Font excuser leur absence : MM. J. Crocq, A. Daimeries et baron 
0. von Ertborn. 

Après une rectification demandée par M. Cogels et dont il sera tenu 
compte, le procès-verbal de la séance du 2 août 1884 est adopté. 

Correspondance. 

La Société royale du Queenslaud fait parvenir son premier fascicule. 
— L'échange de publications est décidé. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LUI 

La Société des sciences naturelles de Chemnitz annonce qu'elle fêtera 
le 18 octobre prochain, le 25° anniversaire de sa fondation et elle prie les 
-Sociétés en relation avec elle de se faire représenter à cette solennité. — 
L'envoi d'une lettre de félicitations est décidé. 

La Section des travaux géologiques du Portugal accuse réception de 
publications. 

M. J. Heckle, à Saaz en Bohême, envoie la liste, avec prix d'achat, des 
coquilles terrestres et fluviatiles tertiaires de la Bohême, qu'il offre en 
vente, et annonce l'envoi à vue de quelques espèces. 

M. Krantz, de Bone, adresse le prix-courant de ses collections paléon- 
tologiques. 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. Ë. Delvaux {Époque quater- 
naire. Sur quelques nouveaux fragments de blocs erratiques recueillis dans la 
Flandre et sur les collines françaises)', M. A. Senoner (Regensburg Corres- 
pondenz Blatt 1884); M. C. Ubaghs (L'âge et V homme préhistoriques et 
ses ustensiles de la station lacustre près de Maestriclit). 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie de Metz, du 
Musée civique d'histoire naturelle de Gênes, de l'Académie royale des 
sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, du Service géologique 
des Indes, du Musée royal d'histoire naturelle de Belgique, de l'Académie 
des sciences, arts et belles-lettres de Caen, du Comité royal géologique 
d'Italie, de l'Institut impérial-royal géologique d'Autriche, du Musée de 
zoologie comparée de Cambridge, de l'Académie royale des Lynx, du 
Musée australien de Sydney, de l'Académie impériale des sciences de 
Saint-Pétersbourg; des rédactions du Mouvement industriel belge, du 
journal Science de Cambridge, du Journal de conchyliologie de Leeds, de 
la Feuille des jeunes naturalistes, du journal Science record de Boston 
et des Sociétés suivantes : Physique-économique de Kœnigsberg, Oura- 
lienne d'amateurs des sciences naturelles, de la Nouvelle-Russie, des 
Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, des Sciences naturelles 
de Buffalo, Botanique de Lyon, Philomatique de Verdun, Entomolo- 
gique italienne, Royale de Tasmanie, Hollandaise des sciences, 
pour l'Instruction de Porto, Zoologique de France, Royale des sciences 
médicales et naturelles de Bruxelles, d'Histoire naturelle de Copenhague, 
Géologique de France, de Lectures et conversations scientifiques de Gênes, 
des Sciences naturelles de Gand, Belge de microscopie, d'Agriculture, 
sciences, belles-lettres et arts d'Orléans, Centrale d'agriculture de Bel- 



LIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

gique, d'Étude des sciences naturelles de Nîmes, Entomologique de 
Belgique, Royale du Queensland, Toscane des sciences naturelles et du 
Club scientifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- 
plaires du procès-verbal de la séance du 2 août 1884. 

Communications du Conseil. 

M. le Président a la satisfaction d'annoncer que l'excursion annuelle de 
la Société, qui a eu lieu aux environs de Renaix et de Tournai, les 20, 
21 et 22 août 1884, a complètement réussi, grâce aux dispositions prises 
par notre honorable collègue M. Ê. Delvaux, qui avait accepté la mission 
de diriger l'excursion officielle de cette année. 

Interprète des sentiments de reconnaissance des nombreux membres qui 
y ont pris part, M. le Président est heureux de pouvoir adresser à notre 
collègue de chaleureux remerciements pour les soins qu'il a apportés dans 
l'organisation matérielle de cette course et il le félicite également du 
résultat de ses travaux dans cette région, si importante pour la géologie 
tertiaire du pays. 

Communications des membres. 

M. G. Vincent annonce qu'il vient de terminer l'étude de fossiles bol- 
deriens, provenant d'un gîte découvert par M. Van den Broeck, à Waen- 
rode, au sud de Diest. Il résulte de ses déterminations que la faune de 
ces sables se rapporte exactement à celle des sables anversiens. La posi- 
tion, si incertaine jusqu'aujourd'hui, des couches bolderiennes se trouve 
donc fixée. 

M. le Président fait remarquer tout l'intérêt qui s'attache à cette décou- 
verte et prie M. Vincent de bien vouloir publier ultérieurement la liste 
complète de ces espèces. 

Par suite de l'avancement rapide des travaux maritimes d'Anvers, 
M. le Président propose de fixer l'excursion projetée dans la dernière 
séance au dimanche 14 septembre prochain. Cette proposition est 
adoptée, et M. le Secrétaire est chargé d'en donner avis à MM. les mem- 
bres de la Société par voie de circulaire. 

La séance est levée à 5 heures. 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE 1884 LV 

Séance du 4 octobre 1884. 

Présidence de M. P. Cogels. 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. P. Cogels, président; J. Crocq, J. De la Fontaine, 
É. Delvaux, É. Fologne, É. Hennequin, J. Ortlieb, D. Raeymaekers, 
E. Van den Broeck et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Font excuser leur absence: MM. A. Daimeries et baron 0. van Ertborn. 

Le procès-verbal de la séance du 6 septembre 1884 est adopté. 

M. Crocq, interprète des sentiments des membres de la Société qui ont 
pris part à l'excursion faite, le 14 septembre 1884, aux travaux maritimes 
d'Anvers, adresse de chaleureux remerciements à M. le Président, qui, non 
seulement s'était chargé de la direction de cette course, mais a tenu 
à recevoir ensuite, en son château de Deurne, ses collègues et à leur 
montrer ses importantes collections paléontologiques de la région. 

M. le Président, sensible aux sentiments exprimés par M. Crocq, ajoute 
qu'il a été heureux de réunir chez lui ses collègues, et il exprime le vœu 
de voir se multiplier à l'avenir les excursions de la Société. 

Correspondance. 

M. Ed. André, directeur de la Bibliothèque zoologique, à Beaune, et 
M. le D r Dagincourt, à Paris, demandent communication de la liste des 
membres de la Société. — Accordé. 

M. L. Famelart, naturaliste à Landana (côte occidentale d'Afrique), 
fait parvenir son catalogue d'objets d'histoire naturelle à vendre. 

La Société royale de Londres et la Société des amis de la nature de 
Reichenberg accusent réception de publications. 

La Société d'histoire naturelle de Berne et la Société helvétique des 
sciences naturelles de la même ville accusent réception et annoncent 
l'envoi de publications. 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. S. Brusina (Die Neritodonta 
Dalmatiens und Slavoniens nebst allerlei rnalakologischen Bemerhun- 
gen); M. E. Delvaux (Découverte de gisements de phosphate de chaux 
appartenant à V étage ypresien dans le sous-sol de la ville de Renaiœ et 
dans celui de la région de Flobecq) ; M. N. Pini (Noviia malacologiche). 

M. Lefèvre offre, pour la bibliothèque delà Société, 13 volumes de la 



LVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

seconde série des publications de la Société hollandaise des sciences de 
Haarlem. 

M. le Secrétaire annonce ensuite l'acquisition de 12 volumes des 
mémoires de l'Académie nationale des sciences, arts et belles-lettres de 
Caen et de 20 volumes de la première série des publications de la Société 
hollandaise des sciences de Haarlem. 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie des sciences 
de Turin, de l'Institut de la Nouvelle-Zélande, du Département de géolo- 
gie et d'histoire naturelle de l'État d'Indiana, du Bureau de statistique 
générale de la province de Buenos- Ayres, de l'École industrielle de 
Bistritz, de l'Académie des sciences d'Agrani, de l'Académie royale des 
sciences de Munich; des rédactions du journal Science de Cambridge, de 
la Feuille des Jeunes Naturalistes de Paris, du Science Record as Boston, 
du Mouvement industriel belge et des Sociétés suivantes : Boyale de 
Londres, Scientifique Argentine, Royale belge de géographie, Zoologique 
de Londres, Hollandaise des sciences de Haarlem, des Sciences naturelles 
de la Haute-Hesse, Entomologique de Belgique, des Amis des sciences de 
Reichenberg, Centrale d'agriculture de Belgique, Malacologique italienne, 
Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, des Sciences 
naturelles de Ratisbonne, Helvétique des sciences naturelles, Royale 
Linnéenne de Bruxelles, des Sciences naturelles Isis à Dresde, Malaco- 
zoologique allemande, des Sciences naturelles de Berne et du Club scien- 
tifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- 
plaires du procès-verbal de la séance du 6 septembre 1884, ainsi qu'un 
exemplaire des tirés à part suivants des annales, tome XVIII, 1883 : 
Note sur les crochets remarquables de certaines coquilles de Lamelli- 
Oranc/ies^SiYL. Dollo ; Compte rendu de V excursion annuelle delà Société 
malacologique faite aux environs de Louvain les S et 6 août 1883, par 
D. Raeymaekers et 0. van Ertborn. 

Communications des membres. 

M. Van den Broeck obtient la parole pour faire la communication dont 
il a fait parvenir la rédaction suivante : 

NOTE SUR LA DÉCOUVERTE DE FOSSILES MIOCÈNES DANS LES DÉPOTS 
DE L'ÉTAGE BOLDERIEN, A WAENRODE (LIMBOURG), 

par ERNEST VAN DEN BROECK. 

Pendant mes travaux de juillet et d'août derniers, en partie consacrés au 
levé géologique de la feuille de Diest, j'ai eu l'occasion de faire une obser- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 4884 LVII 

vation qui, confirmée et étendue par M. G. Vincent, — que j'avais prié 
de poursuivre le problème, — a été le point de départ d'un progrès consi- 
dérable dans la connaissance de l'échelle stratigraphique de nos terrains 
tertiaires. Je veux parler de la découverte d'un gisement de fossiles bolde- 
riens aux environs de Waenrode, à 6 ou 7 kilomètres au sud de Diest, 
gisement ayant fourni des données qui permettent d'écarter sans retour 
l'hypothèse, généralement admise jusqu'ici, de l'âge oligocène des dépôts 
bolderiens. 

Toute la région située au sud de Diest est formée par un massif non 
interrompu de sables ferrugineux glau conifères, dans lesquels j'ai observé 
plusieurs gisements pliocènes nouveaux venant confirmer les données 
précédemment acquises en d'autres régions sur l'âge des dépôts diestiens. 

Waenrode, à sept kilomètres au sud-est-sud de Diest, se trouve sur la 
lisière de ce massif, dont la limite méridionale remonte obliquement vers 
le nord-est, dans la direction du Bolderberg. 

Dans la partie centrale de la zone comprise entre les deux localités 
précitées, le diestien repose sur l'argile rupelienne supérieure (argile de 
Boom); mais aux deux extrémités, c'est-à-dire vers Waenrode, comme 
vers le Bolderberg, les étages pliocène et oligocène sont séparés par les 
sables de l'étage bolderien, respecté alors parla dénudation pliocène. 

Au Bolderberg, le banc coquillier classique à faune miocène — et sous- 
jacent au niveau fossilifère pliocène que j'ai découvert en 1880 — avait été 
considéré par A. Dumont comme du même âge que les sables bolderiens 
sous-jacents. 

Cette manière de voir, complètement abandonnée depuis plus d'une 
quinzaine d'années, a été récemment reprise par M. le professeur Gosselet, 
qui, à la suite de ses explorations au Bolderberg, conclut au synchro- 
nisme de ce dépôt avec les formations miocènes des environs d'Anvers, 
lesquelles étaient restées pour ainsi dire inconnues à A. Dumont. 

Comme celui du Bolderberg, le gisement de Waenrode se présente à 
l'extrême sommet des sables bolderiens, et, comme lui, il contient une 
faune miocène bien caractérisée. Ce qui distingue les deux gîtes, c'est 
qu'à Waenrode nous n'avons pas affaire, comme au Bolderberg, à un cor- 
don littoral ne consistant qu'en coquilles triturées et usées, et qu'enfin 
celles-ci ne sont pas accompagnées d'amas caillouteux, permettant de 
supposer, comme je l'avais fait en 1880 (*) pour le Bolderberg, l'indépen- 
dance du niveau fossilifère d'avec les sables meubles bolderiens sous- 
jacents. On se souvient, en effet, que je ne considérais comme miocène et 

(*) Observations nouvelles sur les sables diestiens et sur les dépôts du Bolderberg, par 
E. Van den Broeck. Ann. Soc. Malac. de Belgique, t. XV, 1880. Séance du 6 novembre 
1880. 



LVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

comme synchronique des dépôts miocènes d'Anvers que le sable et le 
cordon littoral fossilifère, supérieur à la grande masse non caillouteuse des 
sables bolderiens de la célèbre colline. Cette opinion fut, d'ailleurs, acceptée 
par MM. van Ertborn et Cogels dans le texte explicatif de leur feuille de 
Kermpt (Bolderberg) (*). 

Ici, à Waenrode, il n'est plus possible d appliquer cette manière de 
voir. Les fossiles miocènes, qui seront énumérés plus loin, sont in situ et 
parfois bivalves dans les sables fins et à peine graveleux par place qui se 
trouvent à peu de distance sous le sommet de la formation bolderienne. 
Comme au Bolderberg, celle-ci est recouverte par les sédiments typiques 
et fossilifères de l'étage pliocène diestien, dont un abondant lit de cailloux 
roulés la sépare nettement. 

L'importance des données que cette note a pour but d'exposer m'engage, 
avant de passer à la description stratigrapbique du gîte bolderien de 
Waenrode et à l'examen des données paléontologiques qu'il fournit, 
à exposer rapidement la constitution géologique de la région environ- 
nante. 

Lorsque, partant du clocher de Waenrode, on se dirige vers l'est, en 
suivant la route couronnant la crête des hauteurs qui s'observent dans cette 
direction, on constate, sur une étendue d'environ un kilomètre et demi, et 
à l'altitude de 65 à 70 mètres environ, une suite de nombreux affleure- 
ments, parfois constitués par un sable quartzeux fin, meuble, blanc ou 
jaunâtre, mais plus souvent encore par des grès tendres ou par du sable 
durci et cohérent, de coloration ocreuse plus ou moins accentuée. Les grès 
représentent, sans nul doute, des parties altérées et concrétionnées du 
sable, modifié sous l'influence des phénomènes météoriques. C'est grâce à 
ces grès que l'empreinte des fossiles bolderiens, primitivement contenus 
dans le sable, est parvenue jusqu'à nous, nettement reconnaissable. 

Au hameau de Schipbroek, au nord duquel se trouve le gîte fossilifère, 
on voit les grès ocreux qui couronnent les sables fins de ces hauteurs 
passer, dans la direction de l'est et vers la cote 63 environ, au-dessous des 
cailloux de silex roulé formant la base de l'étage diestien, qui recouvre 
d'une calotte peu épaisse, mais bien en place, les sommets extrêmes de la 
colline. 

De Waenrode à Schipbroek, plusieurs chemins perpendiculaires à la 
ligne de crête s'élèvent sur le flanc méridional de la colline qui s'étend 
entre ces deux localités. Dans le bas de ces chemins et surtout le long de 
la route pavée qui les réunit, c'est-à-dire vers une dizaine de mètres sous 

(!) Texte explicatif du levé géologique de la planchette de Kermpt (Bolderberg), par 
M. le baron 0. van Ertborn, avec la collaboration de M. P. Cogels. Bruxelles, 1881. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 4884 LÏX 

le sommet de la colline, on observe en divers points l'argile grise plastique 
du rupelien supérieur bien caractérisée. 

L'argile oligocène, qui occupe toutes les dépressions environnantes, 
s'élève jusqu'à la cote 57 environ. 

Les talus de l'un des chemins précités, celui qui descend au sud du 
moulin de Waenrode, montrent nettement le passage des grès ocreux et 
des sables jaunes cohérents à des sables fins et meubles un peu micacés. 
En descendant, ces sables se chargent rapidement de glauconie, et bientôt 
l'on se trouve en présence du sable glauconifère micacé bolderien, bien 
reconnaissable partout où l'on constate le bas de la formation bolderienne. 

Un sondage effectué à la cote 60 dans ce chemin a montré, sous trois 
mètres, le contact net du sable bolderien sur l'argile oligocène, contact 
qui n'a pas fourni de cailloux ni de graviers, ainsi que cela se présente 
fréquemment à la base du bolderien. Le même contact s'observe dans le 
fossé de la route de Blystraet à Schipbroek, ainsi qu'à un kilomètre plus 
à Test, au nord de la colline de Yanrunkelen, où le contact s'effectue à la 
cote 59. 

L'exploration du versant septentrional de la colline de Waenrode 
montre que les sables et grès représentés sur la crête de celle-ci s'en- 
foncent obliquement sous un biseau de sables diestiens qui se développent 
vers le nord et qui se trouvent nettement délimités à leur base par un lit 
caillouteux bien développé. Cette disposition est due non seulement à 
l'inclinaison générale bien connue de nos couches tertiaires vers le nord, 
mais encore à un phénomène de ravinement particulièrement marqué 
dans cette région (*). 

Voici donc la position stratigraphique des sables et grès de la colline 
de Waenrode bien déterminée. Ces dépôts sont compris entre l'argile 
oligocène rupelienne, connue sous le nom d'argile de Boom, et le sable 
pliocène diestien. De plus, ils ont tous les caractères de la formation bol- 
derienne et comprennent vers la base un sable glauconifère micacé pas- 
sant à un sable pointillé, puis blanc quartzeux pur, devenant ocreux et 
cohérent vers le haut, où se présentent aussi des grès qui ne diffèrent en 
rien de ceux que l'on observe vers le sommet du sable bolderien du Bol- 
derberg. Il convient d'ajouter que le massif bolderien de Waenrode se 
rattache étroitement à la chaîne de collines ou d'îlots bolderiens couronnant, 
depuis le Pellenberg jusqu'ici, la formation argileuse rupelienne qui 
s'étend dans la plus grande partie de cette région. 

(*) Ce ravinement est tellement accentué qu'à un kilomètre au nord des sommets de 
Waenrode, le diestien repose déjà directement sur l'argile oligocène. Les 13 à 14 mètres 
de sables bolderiens représentés à Waenrode ont donc été complètement enlevés à cette 
distance si minime de la localité précitée. 



LX 



SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Je passe maintenant à la description du gîte, situé à un kilomètre et 
demi à l'est du clocher de Waenrode. 

Au hameau de Schipbroek, un chemin montant vers le nord débouche 
à la cote 64, dans la route longeant la crête de la colline. Un sondage 
effectué à la cote 54, à quatre-vingts mètres environ au sud de la ren- 
contre des deux routes, a fait rencontrer, à un mètre à peine de profon- 
deur, le sable glauconifère bolderien. Plus haut, les talus du chemin 
montrent le sable pointillé qui représente le niveau immédiatement supé- 
rieur ; un sable quartzeux pur, un peu micacé et assez fin succède à ce 
dernier. Arrivé sur le plateau, à la rencontre des deux chemins, on trouve 
le sable jauni et ocreux devenu cohérent et passant au grès ferrugineux 
au sommet de l'affleurement. Ces grès, par leur grain sableux fin et par 
l'absence de glauconie en gros grains, diffèrent essentiellement des grès 
diestiens, avec lesquels on ne saurait les confondre. Ils s'étendent à droite 
et à gauche dur point où débouche le chemin montant. A l'ouest, ils se con- 
tinuent jusqu'au village de Waenrode ; mais de ce côté je n'y ai observé 
aucune trace de fossiles. A l'est du chemin montant de Schipbroek, on 
trouve, à quelques pas à peine du croisement, la coupe suivante, formée 
par les talus de la route de crête et qui se trouve représentée dans la 
figure ci-dessous par la partie comprise au-dessus de la ligne a b. 




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La zone inférieure à la ligne précitée fournit la disposition diagram- 
matique des dépôts qui doivent se trouver sous le sol du chemin, dispo- 
sition qui est facile à établir par suite des observations faites aux envi- 
rons et rapportées plus haut. 

A . Sables grossiers et graveleux glauconifères diestiens, restés intacts, 
meubles et verts à la base ; altérés au sommet, où ils présentent une zone 
rougeâtre, cohérente, parcourue par des plaquettes de concrétionnement 
ferrugineux. J'ai observé dans ces sédiments diestiens quelques rares 
traces de fossiles, mais les empreintes tombaient en bouillie au moindre 
contact. Je pense avoir reconnu distinctement le Pecten tigerinus, Mûll. 
et un moule intérieur de Nassa reticosa, J. Sow. Épaisseur du dépôt : l m 80. 

B. Lit continu de cailloux roulés de silex, plongeant vers l'est et indi- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXI 

quant un certain ravinement du dépôt sous-jacent par les eaux de la mer 
diestienne. 

C. Grès ocreux à grain fin quartzeux et finement glauconifère, assez 
dur au sommet et sur une épaisseur d'environ m 50; plus tendre en des- 
sous et passant au sable jaune ocreux, cohérent, panaché de mouchetures 
où le sable est resté intact, meuble et blanchâtre. Dans les grès durs, les 
fossiles, ou plutôt leurs empreintes, sont assez rares. C'est à ce niveau 
que j'en avais observé les premiers spécimens, peu déterminables d'ailleurs, 
lors de mes recherches préliminaires, le 25 juillet. 

M. G. Vincent, qui, sur mes indications, a continué l'exploration 
détaillée du gîte, a ensuite constaté, au niveau du sable cohérent, là où 
il passe au grès, la présence d'un niveau fossilifère très abondant, qui se 
trouve représenté dans la figure ci-dessus en dessous du concrétionnement 
terminal. C'est encore au même niveau que se rapporte l'extension laté- 
rale du gîte, que j'ai constatée lors de nouvelles explorations faites le 
1 er octobre dernier et qui m'ont fourni un petit nombre d'espèces addi- 
tionnelles. Le gîte fossilifère s'étend actuellement à droite et à gauche du 
chemin montant, sur une longueur d'environ une centaine de mètres et 
toujours sous la partie la plus dure des grès bolderiens. Épaisseur de la 
zone de concrétionnement : m 50 à m 80. 

D. Sables blancs quartzeux, fins et meubles, un peu micacés, devenant, 
en descendant, moins fins et un peu pointillés ve'rs le bas. Épaisseur : de 
5 à 6 mètres. 

La partie supérieure de ce dépôt est seule visible dans la coupe du che- 
min creux fossilifère. 

E . Sable quartzeux meuble, chargé de glauconie, passant insensible- 
ment à un sable micacé glauconifère, verdâtre. Épaisseur : de 6 à 
7 mètres. 

F. Argile rupelienne, plastique, compacte grise ou violacée. Épaisseur 
indéterminée, mais en tous cas considérable. 

Telles sont les données stratigraphiques locales qui, avec celles précé- 
demment indiquées pour la région environnante, permettent de préciser 
de la manière la plus complète la position du banc fossilifère des hau- 
teurs de Waenrode et d'établir avec une certitude absolue qu'il se trouve 
à la partie supérieure des sables bolderiens de cette région. 

Étudions maintenant le gîte de Waenrode au point de vue paléontolo- 
gique. Les fossiles se trouvent, ai-je dit tantôt, à l'état d'empreintes dans 
une zone de sables concrétionnés ocreux, intermédiaire entre les grès durs 
formant sur m 50 le sommet d'afileurement et le sable blanc meuble qui 
se relie insensiblement à ces grès. Ils sont, au point de vue numérique, 
extrêmement abondants à ce niveau ; mais on en trouve aussi dans les 



LXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

grès durs du sommet. Les sables blancs meubles n'en ont montré aucune 
trace. Le nombre des échantillons de lamellibranches est assez considé- 
rable; mais tous sont loin d'être toujours déterminables. Une demi-dou- 
zaine d'espèces au moins de lamellibranches n'ont pu être reconnues. 
M. Vincent, qui a mis le plus grand soin dans l'établissement de la liste 
que l'on trouvera ci-dessus, n'a tenu compte que des formes aisément 
reconnaissables, et un point d'interrogation accompagne même dans 
ladite liste toute espèce à laquelle s'attache le plus léger doute. 

Plusieurs des lamellibranches étaient bivalves, ainsi que le montrent 
clairement les empreintes. Il n'a été constaté aucune trace de coquille 
roulée ou brisée, et la fragilité de la plupart des espèces composant la fau- 
nule de ce gisement montre que ces coquilles ne formaient nullement ici 
un cordon ou gravier littoral, comme au gisement miocène du Bolderberg. 

Il convient, toutefois, de noter l'existence de poches et de linéoles spora- 
diques remplies de sable grossier glauconieux, de graviers et même de 
petits cailloux; le tout observable dans les cinquante ou soixante centi- 
mètres supérieurs du dépôt bolderien. 

Est-ce là le représentant du cordon littoral miocène du Bolderberg, ou 
bien la preuve de certains affouillements de la mer diestienne, dont les 
sédiments couronnent la coupe bolderienne. Je ne pourrais le préciser, 
bien que j'incline à admettre cette dernière hypothèse. 

Je passe maintenant à l'énumération des espèces recueillies, comprenant 
dix-neuf espèces de mollusques, déterminées avec soin par M. G. Vincent, 
et qui ne comprennent pas une seule espèce du terrain oligocène. 

Toutes ces espèces sont, au contraire, celles que l'on observe générale- 
ment dans les terrains miocène et pliocène et une grande partie d'entre 
elles habitent encore les mers actuelles. 

Cette circonstance m'a engagé à mettre en regard de l'énumération des 
espèces recueillies la distribution de ces coquilles dans les dépôts miocènes 
et pliocènes de la Belgique, ainsi que la mention de leur existence dans 
les mers actuelles. 

Dans la première colonne du petit tableau ci-dessous, on trouve l'indi- 
cation des espèces représentées dans le gîte miocène du Bolderberg ; dans 
la seconde, celle des espèces qui ont été recueillies dans les deux assises 
miocènes de la région d'Anvers (sables à Panopœa Menardi et sables à 
Pectunculus pilosus). On sait que ces deux assises superposées constituent 
l'étage anversien de MM. van Ertborn et Cogels. 

La troisième colonne est consacrée à l'étage pliocène diestien, représenté 
par deux faciès : les sables ferrugineux de Diest à Terehratula grandis et 
les sables gris fins d'Anvers à Isocardia cor. 

L'étage pliocène supérieur ou scaldisien à Fusus contrarius (Trophon 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 



LXIII 



antiquum) est représenté par la quatrième colonne, et la faune actuelle 
comprend les espèces bolderiennes indiquées dans la cinquième et der- 
nière colonne du tableau. 



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Cassis saburon, Brug . 


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Cassis Rondeletti? Bast. . . 


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Ficula intermedia, Sism. . 


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Chenopus pes-pelecani, L . 


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Turritella incrassata, /. Sow. . 


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Scaphander lignarius? L. . 


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Peeten Caillaudi ? Nyst. . . 


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8 


Nuculalaevigata,/. Sow. . 


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9 


Yoldia semistriala, S . Wood . 


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Cardium subturgidum, d'Orb. 


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Lucina borealis, L. . 


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Lucina Drouetti? iV?/s2. 


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13 


Cryptodon flexuosum, Mont, , 


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14 


Isocardia lunulata, Nyst. . . 


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15 


Cytherearudis? Poli. 


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16 


Tellina compressa, Broc. . . 


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17 


Semele prismatica, Mont. 


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18 


Cultellus tennis, Phil. 


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19 


Corbula striata, W. et B. 


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+ 


20 


Teredo,sp. et fragments de bois. 


RR 
















21 


Serpula, sp ,,..'. 


RR 
















22 


Lignite 


R 

















À première vue, cette faunule, si minime qu'elle soit, fait écarter 
d'emblée tout rapprochement du bolderien avec l'oligocène, même le plus 
supérieur, dont aucune espèce ne se trouve ici représentée. 

Les affinités de cette faunule bolderienne avec le miocène de la région 
d'Anvers s'imposent, par contre, d'une manière frappante, puisque sur dix- 
neuf espèces déterminées il s'en trouve seize appartenant à la faune 
miocène représentée par les deux assises du miocène anversien. On remar- 
quera que c'est avec l'assise inférieure ou des sables à Panopœa Menardi 
que la faune bolderienne de Waenrode présente les affinités les plus 
étroites. 

Des dix-neuf espèces de la liste, il en est quatorze qui se retrouvent 



1 Recueilli à Edeghem, d'après les collections du Musée royal d'histoire naturelle. 



LX1V SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

dans l'étage inférieur du pliocène belge, c'est-à-dire dans l'étage diestien 
représenté par le faciès à Terebratula grandis et par celui à Isocardia cor. 
Enfin, onze espèces bolderiennes du gîte de Waenrode remontent 
jusque dans notre pliocène supérieur ou scaldisien et le même nombre 
d'espèces, soit près de 58 p. c, appartiennent encore à la faune des mers 
actuelles. 

A côté de ces résultats, qui rattachent si intimement le bolderien fossi- 
lifère de Waenrode aux couches miocènes si bien caractérisées de la région 
d'Anvers, on s'étonne de constater le peu d'affinités qui rattachent le 
premier de ces dépôts à la formation miocène fossilifère du Bolder- 
berg ( l ). La première colonne, en effet, montre que huit seulement des fos- 
siles bolderiens de Waenrode se retrouvent au Bolderberg. Si l'on joint 
à cela que la faune miocène du Bolderberg — qui contient une vingtaine 
d'espèces non représentées dans le miocène de la région d'Anvers — 
offre un faciès fort ancien, tandis que la faune miocène de Waenrode se 
caractérise par un aspect singulièrement récent, au contraire, on en 
déduira que la question reste ouverte sur le point de savoir si les deux 
faunes miocènes de Waenrode et du Bolderberg représentent bien le 
même niveau stratigraphique. Les différences bathymétriques qui peuvent 
les séparer ne suffisent pas, en tout cas, pour expliquer la divergence 
d'affinités que présentent ces gisements, incontestablement miocènes tous 
deux. 

Quoi qu'il en soit de cette question incidente, il est actuellement acquis 
— et c'est là un résultat considérable — que l'étage bolderien doit être 
définitivement éliminé de la série oligocène et appartient sans conteste au 
terrain miocène. 

Malgré les tendances opposées des deux faunules miocènes du Bolder- 
berg et de Waenrode, la proportion que toutes deux présentent d'espèces 
en commun avec la faune miocène anversienne proprement dite ne permet 
pas, me seinble-t-il, de classer dans deux étages différents les dépôts fos-* 
silifères miocènes de la région d'Anvers et ceux du Limbourg. 

Il en résulterait que nos divers dépôts miocènes : bolderiens et anver- 
siens, doivent être groupés dans un seul étage, dont le nom, par droit de 
priorité, doit être celui de bolderien proposé par A. Dumont pour les 
seuls de ces dépôts miocènes qu'il ait connus en élaborant sa nomenclature 
géologique. Le nom ô!anversien proposé en 1880 par MM. Cogels et van 
Ertborn pour grouper les dépôts fossilifères miocènes d'Anvers, qu'ils ont 

(!) Il faut tenir compte, toutefois, de ce fait certain que la liste des fossiles marins du 
Bolderberg contient de nombreuses erreurs par suite d'interprétations et d'identifications 
inexactes. Un travail de revision s'impose impérieusement et sera prochainement effectué 
par les soins de M. Vincent. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 4884 LXV 

judicieusement séparés de la formation diestienne, avec laquelle ces dépôts 
étaient restés longtemps confondus, ce nom à'anversien, dis-je, devra 
donc, quelque heureusement choisi qu'il soit, disparaître de la nomencla- 
ture rationnelle de nos dépôts tertiaires supérieurs. 

Il convient maintenant de rappeler sommairement ce que l'on savait de 
la faune du bolderien avant la découverte du gîte de Waenrode. 

Je laisse de côté, bien entendu, le gîte du Bolderberg, dont l'âge et la 
signification ont fait l'objet de longues controverses et où les fossiles ne 
sont, en tous cas, pas in situ au même titre que ceux de Waenrode. 

Dans le chapitre XII du 2 e fascicule de leurs Mélanges palèontolo- 
giques, publié en 1880, MM. Cogels et van Ertborn, parlant des sables 
bolderiens de la planchette de Kermpt, disent qu'« à un niveau très voisin 
de la base de la formation » , ils ont rencontré « un sable grossier, grave- 
leux et fossilifère; ce sujet important, ajoutent-ils, demande encore une 
étude approfondie » . 

Cependant, dans leur Texte explicatif du levé géologique de la planchette 
de Kermpt (Bolderberg), ces auteurs ne font plus aucune allusion au fait 
précédemment indiqué et déclarent qu'ils n'ont pas trouvé de fossiles dans 
les sables bolderiens de cette région. 

Dans mon Explication de la feuille de Bïlsen, publiée en 1883, j'ai 
signalé, page 124, des traces de lamellibranches marins, malheureuse- 
ment indéterminables, vers la hase des sables glauconifères micacés bolde- 
riens de Waltwilder, près Bilsen. J'ajoutais, page 125, que sur le terri- 
toire de la feuille voisine de Veldwezelt, j'avais fait une observation 
analogue. 

Peu de temps après, M, Raeymaekers découvrait, dans la classique 
colline du Pellenberg, près Louvain, des vestiges de fossiles conservés 
dans les sables glauconifères bolderiens qui s'observent vers le sommet 
de la colline, à peu de distance sous le diestien fossilifère superposé à ces 
sables bolderiens. 

A l'une des dernières séances de la Société Malacologique,*M. Raey- 
maekers a signalé la présence des genres suivants : Nucula, Cardium, 
Cardita, Pecten f Pinna, Lucina, Pholadomya, BalanopJiyllia. 

L'état des empreintes rendait la détermination spécifique impossible. 

M. G. Vincent, qui, il y a peu de temps, s'est rendu au Pellenberg, au 
point indiqué par M. Raeymaekers, a retrouvé dans les sables bolderiens 
quelques empreintes de petite taille, ainsi qu'un grand PTioladomya, 
malheureusement indéterminable. 

En comparant, depuis la découverte du gîte de Waenrode, les 
empreintes bolderiennes des deux localités, M. Vincent a pu s'assurer que 
Yoldia semistriata etFicula intermedia existent positivement au Pellen* 

* 



LXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

berg. La première de ces deux espèces est extrêmement abondante dans 
les sables bolderiens de Waenrode. 

Comme on le voit, les données précédemment acquises sur la faune 
bolderienne ne fournissaient guère d'éclaircissements sur l'âge du dépôt 
ni sur sa position dans l'échelle stratigraphique des terrains tertiaires. 

Je crois inutile de retracer ici l'historique des diverses phases par 
lesquelles ont passé les interprétations des auteurs, en ce qui concerne le 
bolderien dans ses rapports avec les couches miocènes et pliocènes des 
environs d'Anvers. Cet historique a, d'ailleurs, été fort soigneusement fait 
par M. P. Cogels, dans un travail publié en 1877 par la Société Malacologi- 
que ('). Je me bornerai à dire qu'après de simples aperçus ou appréciations 
de H. Nyst et de M. J. Gosselet, tendant à paralléliser le bolderien avec 
les dépôts miocènes d'Anvers, il a paru récemment, dans la seconde édition 
de YEsquisse géologique du Nord de la France et des contrées voisines 
(1883), de M. le professeur J. Gosselet, un nouvel exposé sommaire des 
relations du bolderien avec les couches miocènes de la région d'Anvers. 

Dans ce travail, M. Gosselet propose ouvertement de réunir sous le 
nom de messinien (sarmatien), le bolderien et l'anversien des géologues 
belges, et il distingue deux faciès synchroniques, qui sont le faciès du 
Limbourg ou bolderien et le faciès miocène d'Anvers ou anversien. 

Je suis heureux de me trouver à même de démontrer, par la paléonto- 
logie, le bien fondé de l'interprétation proposée par M. Gosselet, et de 
pouvoir ainsi rendre hommage au savant géologue lillois. 

Cette fois encore, sa perspicacité a devancé l'apparition des preuves qui 
établissent définitivement l'exactitude de ses vues sur le synchronisme 
proposé et élucident si complètement l'un des points restés difficiles de la 
géologie de nos terrains tertiaires supérieurs. 

La séance est levée à 5 heures. 



Séance du 8 novembre 1884. 

Présidence de M. P. Cogels. 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents : MM. P. Cogels, président; E. Bayet, F.-L. Cornet, 
F. Crépin, J. Crocq, A. Daimeries, J. De la Fontaine, comte A. de Lim- 

( ] ) Considérations nouvelles sur les systèmes bolderien et diestien, par P. Cogels. Ann. 
Soc. Malacol. de Belgique, t. XII, 1877, p. 7-26. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXV1Î 

burg-Stirum, É. Delvaux, P. Desguin, L. Dollo , É. Hennequin, 
C. Malaise, J. Ortlieb, D. Raeymaekers, A. Rutot, E. Van den Broeck et 
-Th. Lefèvre, secrétaire. 

M. le baron 0. van Ertborn fait excuser son absence. 

Après différentes observations de M. Van den Broeck, dont l'assemblée, 
consultée, ne juge pas nécessaire de faire mention spéciale, le procès-verbal 
de la séance du 4 octobre 1884 est adopté, 

Correspondance. 

M. le D r F. Heynemann, président de la Société malacozoologique 
allemande à Sacbsenhausen, près de Francfort, demande à échanger ou 
à examiner des mollusques terrestres nus du genre Vaginula, Fér. — Ce 
genre n'étant pas représenté dans les collections de la Société, M. le Pré- 
sident engage MM. les membres qui en possèdent des échantillons à bien 
vouloir les communiquer à notre honoré collègue. 

M. G. W. Tryon, conservateur du Musée conchyliologique de l'Acadé- 
mie des sciences naturelles de Philadelphie,- annonce qu'il offre à prix 
réduits, pour les bibliothèques scientifiques d'Europe, des exemplaires de 
son manuel de malacologie. 

L'Institut royal géologique de Hongrie annonce l'envoi de publications 
et désire savoir si elles se trouvent sans lacunes dans la bibliothèque. 

Le Musée national de Rio-de-Janeiro accuse réception de publications 
et offre de compléter ses envois antérieurs par voie d'échange. — 
Accepté. 

La Société royale des sciences d'Upsal annonce l'envoi et accuse récep- 
tion de publications. 

M. R. Neumann, à Erfurt, adresse son dernier catalogue de coquilles 
vivantes à vendre. 

La Société malacozoologique allemande fait parvenir son catalogue 
d'échange n° 54. 

Dons et envois rems. 

Brochures offertes par leurs auteurs : MM. P. Albrecht (1. Sur les 
Homodynamies qui existent entre la main et le pied des mammifères. 
2. Sur les éléments morphologiques du manubrium du sternum chez les 
mammifères) ; J. Frôhlich (Mathematische und naturwissenscTiaftlicJi 
Berichte aus Dngarn); J. Ortlieb et A. Six (Une excursion à Pernes); 
D. Raeymaekers et baron 0. van Ertborn (Compte-rendu de l'excursion 
annuelle faite aux environs de Louvain les 5 et 6 août 1884). 



LXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Publications reçues en échange de la part du Muséum Francisco-Caro- 
linum de Linz, de l'Académie royale des sciences, lettres et beaux-arts 
de Belgique, de l'Institut impérial-royal géologique de Hongrie, de l'Aca- 
démie pontificale de Nuovi-Lincei, de l'Observatoire impérial de Rio-de- 
Janeiro; des rédactions du Mouvement industriel belge, du Journal de 
conchyliologie de Paris, du journal Science de Cambridge, de la revue 
Jrmischia, des Sociétés de Botanique de la Thuringe et des Sociétés sui- 
vantes : des Sciences et des arts de l'île cle la Réunion, d'Études scienti- 
fiquesde Paris, Scientifiqueindustrielle de Marseille, Impériale des natura- 
listes de Moscou, Italienne des sciences naturelles de Milan, de Borda à 
Dax, Espagnole d'histoire naturelle, Scientifique Argentine, Géologique de 
Belgique, de Géographie de Halle, Royale des sciences naturelles et médi- 
cales de Bruxelles, Centrale d'agriculture de Belgique, Royale des sciences 
d'Upsal, Allemande d'histoire naturelle et de géographie de Tokio, Géolo- 
gique allemande de Berlin, d'Histoire naturelle et de philosophie de Bel- 
fast, de Lectures et conversations scientifiques de Gênes, des Sciences de 
Finlande, Entomologique de Belgique, Malacozoologique allemande, Hon- 
groise des sciences naturelles et du Club scientifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- 
plaires du procès- verbal de la séance du 4 octobre 1884. 

Communications du Conseil. 

M. le Président a la douleur de faire part à l'assemblée du décès de 
M. Th. Lecomte, membre effectif, et de M. H. Miller, membre hono- 
raire de la Société. — L'assemblée décide l'envoi de lettres de condo- 
léance et, sur la proposition de M. le Président, il sera publié une notice 
nécrologique sur ces regrettés collègues. 

Lectures. 

M. Van den Broeck donne lecture de deux notes dont il a fait par- 
venir les rédactions suivantes : 

NOTE SUR LA DÉCOUVERTE DE GISEMENTS FOSSILIFÈRES PLIOCÈNES 
DANS LES SABLES FERRUGINEUX DES ENVIRONS DE DIEST, 

Par Ernest VAN DEN BROECK. 

Depuis l'impression du travail que j'ai lu à la séance du 5 avril 1884 de 
la Société Royale Malacologique de Belgique et qui était intitulé: Coniri- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXIX 

hition à l'étude des sables pliocènes diestiens, les fossiles que j'annonçais 
avoir trouvés dans de nouveaux gisements pliocènes des environs de Diest 
ont pu être déterminés par M. G. Vincent. 

Je crois utile de fournir, comme supplément à la notice précitée, quel- 
ques indications sur ces gîtes, ainsi que sur les résultats paléontologiques 
de leur exploration. 

La plus importante de ces localités est située à environ 4 à 5 kilomètres 
au sud de Diest, vers la limite méridionale du grand massif homogène et 
continu de sables ferrugineux diestiens qui s'étend dans cette direction. 

La route de Loxbergen à Diest traverse, au nord du village prénommé, 
la petite vallée de l'Yzere-Beek et gravit la colline assez abrupte qui se pré- 
sente ensuite. C'est dans la partie des talus du chemin creux qui passe h 
proximité du moulin que se trouve le gîte fossilifère diestien de Loxbergen. 

A environ une centaine de mètres avant le croisement d'un petit chemin 
passant près d'une maisonnette située vers le sommet de la montée, les talus 
de la route de Loxbergen présentent un développement d'environ 4 mètres 
de grès ferrugineux alternant par places avec des sables glauconifèresplus 
ou moins altérés et devenus cohérents ou durcis. C'est à 3 mètres sous le 
sol, dans une partie très durcie de la roche ferrugineuse et à gauche de 
la montée, que j'ai recueilli un certain nombre d'empreintes, nettement 
reconnaissables. 

M. G. Vincent, qui a continué l'exploration de ce gîte, en a rapporté 
une série d'espèces assez variée, parmi lesquelles il se trouve quelques 
formes n'ayant pas encore été signalées dans la faune des sables ferrugi- 
neux diestiens. 

Voici, d'après les déterminations soigneusement faites par M. G. Vin- 
cent, la liste des espèces recueillies dans le gîte pliocène diestien de 
Loxbergen : 



Murex, sp. 

Ficula intermedia, Sisnu 
Nassa labiosa, J. Sow. 
Nassa reticosa, J. Sow. 
Voluta Lambertii, J. Sow. 
Natica, sp. ? 
Pecten, sp? 

Modiola phaseolina? Phil. 
Astarte Omaliusi. Lajonk. 
Isocardia cor, L. 
Cardita orbicularis? Leath. 
Venus imbricata, J. Sow. 
Mactra solida ? L. 



Turritella incrassata, J. Sow. 

* Trochus obconicus? S. V. Wood. 
Dentalium costatum, J. Sow. 
Tomatella, sp. ? 

Cylichna cylindracea, Penn. 
Pecten tigerinus, Mull. 
Tellina Benedeni? Nyst. 
Corbula striata, Walk et Boys. 

* Glycimeris angusta, Nyst. 

* Saxicava rugosa, L. 
Ditrupa subulata, Desh. 
Serpula, sp. 
Fragements de lignite. 



Cinq de ces espèces, marquées de l'astérisque*, sont nouvelles pour la 



LXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

faune des sables diestiens ; la détermination de trois d'entre elles présente 
toutefois un très léger doute, indiqué par un point d'interrogation dans 
la liste ci-dessus. 

Ces cinq espèces de mollusques diestiens sont à ajouter aux soixante- 
cinq espèces mentionnées dans le tableau synoptique accompagnant ma 
Notice intitulée : Contribution à T étude des salles pliocènes diestiens, et 
élèvent à soixante-dix le nombre actuellement connu des mollusques de la 
faune des sables ferrugineux de Diest. 

Il est à remarquer que l'introduction de ces cinq espèces dans le tableau 
synoptique ne change en rien les proportions numériques de la compa- 
raison de la faune diestienne avec celles, soit plus anciennes, soit plus 
récentes, indiquées dans les colonnes dudit tableau. 

Quant à la position stratigraphique du niveau fossilifère de Loxbergen 
dans les sédiments de l'étage diestien, elle ne peut être déterminée 
qu'avec une certaine approximation. Tout ce que l'on peut dire, c'est que 
la base de l'étage a été rencontrée en contact sur l'argile rupelienne 
oligocène, vers la cote 46 environ, dans un sondage que j'ai exécuté au 
croisement de la route de Loxbergen à Diest avec le chemin qui longe 
le flanc méridional de la colline contenant le gîte fossilifère. 

Les fossiles ont été recueillis vers la cote 60 ou 62, donc à une quin- 
zaine de mètres au-dessus de la base de l'étage. 

Il est probable que des recherches attentives poursuivies dans la région 
au sud de Diest fourniront d'autres gisements, et déjà je puis signaler, 
pour la partie septentrionale du second chemin creux qui traverse la 
même colline, la présence de Serpula observés dans un bloc de grès dies- 
tien brisé par hasard en traversant ce chemin. 

A moins de 2 kilomètres plus vers l'est, le chemin creux en sable 
et en grès diestiens qui longe au nord la tuilerie d'argile oligocène située 
à 700 mètres à l'ouest-sud-ouest de la station de Haelen, a fourni de 
nombreuses empreintes de Ditrupa subulata Desh, de Lucina ? et une 
Serpula indéterminable. 

Si l'on se reporte maintenant à l'extrême limite méridionale du massif 
diestien dont il est ici question, on constate, au hameau de Schipbroek, 
près Waenrode, la présence de quelques vestiges fossilifères dans les 
sables glauconifères rougeâtres et altérés qui recouvrent en ce point le 
gîte fossilifère bolderien que je viens d'y découvrir ( 1 ). 

Sans faire de recherches spéciales, j'ai constaté dans les sables diestiens 

(!) Note sur la découverte de fossiles miocènes dans les dépôts de Vétage bolderien a 
Waenrode (Limbourg), par E. Van den Broeck. Ann. Soc. R. Malac. de Belgique, 
tome XIX. Bull, des Séances. (Séance du 4 octobre 1884.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXX1 

de Schipbroek la présence d'empreintes que je crois pouvoir rapporter au 
Pecten tigerinus M ull et à la Nassa reticosa J. Sow. 

On voit que les observations s'accumulent rapidement et que bientôt les 
sables ferrugineux diestiens, pendant si longtemps considérés comme à 
peu près azoïques, n'auront rien à envier aux autres étages tertiaires dont 
les faunes nous sont bien connues. 



SUR UN FACIES NOUVEAU OU PEU CONNU DE L'ARGILE SUPÉRIEURE RUPE- 
LIENNE ET SUR LES ERREURS D'INTERPRÉTATION AUXQUELLES IL PEUT 
DONNER LIEU, 

Par Ernest VAN DEN BROECK. 

L'argile rupelienne supérieure, aussi désignée sous le nom d'argile de 
Boom, se présente généralement dans le bassin oligocène belge, soit sous 
l'aspect d'une glaise plastique, gris bleuâtre, plus ou moins fossilifère, 
traversée à certains niveaux par des zones plus sableuses, soit sous l'aspect 
d'une argile finement sableuse, un peu feuilletée ou schistoïde, dans 
laquelle les fossiles, lorsqu'ils existent, sont extrêmement rares. Le pre- 
mier de ces faciès est celui de l'argile si largement exploitée dans les 
briqueteries des bords du Rupel et de l'Escaut; le second est celui du 
Limbourg, où la prédominance de l'élément sableux ne permet guère 
l'exploitation industrielle du dépôt. 

Mais outre ces deux faciès bien connus, il en existe un troisième, resté 
presque ignoré ou du moins oublié, bien que les Notes de Dumont signa- 
lent^) dans l'échelle stratigraphique de l'étage rupelien, quelques données 
paraissant pouvoir s'y rapporter. En effet, ses descriptions sommaires de 
Y argile sableuse, du sable légèrement argileux et de Y argile sableuse glauco- 
nifère, qui font partie de l'énumération des dépôts de son assise supérieure 
rupelienne, rappellent assez exactement certains des sédiments auxquels 
je fais allusion. 

Ceux-ci consistent en une argile terro-sableuse foncée, grisâtre ou 
brunâtre, souvent verdâtre à l'état frais, plus ou moins sableuse par zones. 
Elle contient des niveaux assez plastiques et purement argileux et d'autres 
sableux, un peu glauconifères et micacés. Vers la base, l'élément sableux 
prédomine au point de rendre le dépôt fluide et mouvant. Vers le sommet, 
on trouve également, mais en un nombre limité de points, un horizon de 
sables quartzeux meubles et purs, qui s'y rattache insensiblement et qui 
fait ainsi se terminer l'assise supérieure de l'étage rupelien par une zone 

( x ) Mémoires sur les terrains crétacé et tertiaires , préparés par A. Dumont, etc., édités 
par M. Mourlon. Tome II, Impartie, p. 184-185; tome II, 2° partie, p. 573-74 et 582-83. 



LXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

sableuse, non encore signalée, je pense, dans la série stratigraphique de 
l'étage. 

La particularité la plus curieuse qu'offrent ces dépôts rupeliens consiste 
en l'étonnante ressemblance qu'ils présentent avec certaines formations 
alluviales ; ressemblance due surtout à leur composition hétérogène et 
veinée, à leur consistance souvent terreuse et gluante à l'état frais, et à 
leur grande fétidité, due à la décomposition des matières pyriteuses con- 
tenues dans toute leur masse. 

Il importe de noter, d'ailleurs, qu'en divers points où ces sédiments ont 
été réellement remaniés et constituent incontestablement des alluvion3 
fluviales, leur aspect reste si sensiblement identique à celui des éléments 
in situ qu'on se trouve parfois dans une certaine perplexité pour détermi- 
ner immédiatement la véritable signification du dépôt. 

C'est en exécutant, vers la fin de juillet de cette année, les opérations 
du levé géologique de la partie méridionale de la feuille de Diest, aux 
environs de Bleckom et au sud de Veipen, que j'ai constaté la véritable 
nature de cette formation. Une série de sondages exécutés sur les deux 
flancs de la vallée de la Velpe, m'a montré des sédiments d'un aspect tout 
particulier, que tout d'abord il m'eût été bien difficile de prendre pour des 
dépôts marins, mais dont, avec l'approfondissement des sondages, l'aspect 
a alluvial » faisait peu à peu place à une argile gris noirâtre plastique, 
d'apparence d'autant plus marine qu'elle rappelait bientôt le type argileux 
rupelien avec tous ses caractères. 

Les derniers doutes sur le bien fondé de cette identification devaient 
rapidement s'évanouir; car, à maintes reprises, je constatai dans le dépôt 
argileux la présence d'organismes marins (foraminifères, etc.) apparte- 
nant incontestablement à la faune oligocène. 

Cette formation se retrouve encore bien représentée à Elsloo (Limbourg 
hollandais), sur les bords de la Meuse, où elle forme le soubassement du 
massif de sable bolderien (et non diestien, comme je le supposais il y a 
peu de temps encore) qui s'observe en cette localité. Ici encore, l'aspect 
hétérogène de cette argile sablo-terreuse et sa fétidité lui donnent un 
aspect « alluvial » des plus curieux. 

Un sondage poussé assez profondément dans cette formation à Elsloo 
ne m'a point fait rencontrer le faciès normal argileux plastique du rupe- 
lien; mais la position stratigraphique du dépôt, comme sa situation dans 
le bassin, s'accorde avec l'identité absolue des sédiments avec ceux due- 
ment rupeliens de la région de Bleckom et du sud de Veipen, pour ne 
laisser aucun doute sur l'âge oligocène de l'argile sableuse d'Elsloo. 

En remontant la rive droite de la Meuse depuis la coupe classique 
d'Elsloo jusqu'à la partie de la berge située en face du village, on voit 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXXUI 

remonter peu à peu la base du bolderien et l'argile sableuse rupelienne 
passer à un niveau supérieur sensiblement plus sableux, qui devient 
bientôt un sable quartzeux pur, meuble et à grain moyen. Ce dépôt 
constitue un terme suffisamment distinct pour être nettement séparé dans 
l'échelle stratigrapbique de l'étage rupelien. 

Si l'on se reporte aux notations que, conformément aux principes de 
classification que j'ai exposés en 1883 ( 1 ), j'ai proposés dans l'Explication 
de la feuille de Bilsen ( 2 ), pour les dépôts de l'assise rupelienne supérieure, 
on constate que la formule du cycle sédimentaire actuellement connu était 
jusqu'ici : H2a (gravier), K2# (sable d'immersion), R2c (argile). 

Or, ce cycle, qui était incomplet en ce sens que le dépôt sableux ter- 
minal ou d'émersion n'était pas représenté, faute de données fournies par 
l'observation directe, ce cycle, dis-je, devient aujourd'hui : ~R2a (gravier), 
R2# (sable d'immersion), R2c (argile), B2d (sable d'émersion). 

On voit que la découverte et l'adjonction du nouveau terme ne 
dérangent en rien les notations précédemment établies, qui actuellement 
se trouvent complétées conformément à la formule du cycle sédimentaire 
marin normal. 

Il est intéressant de constater que c'est précisément vers les bords du 
bassin rupelien que l'élément sableux ou littoral prend une prépondérance 
accentuée et forme un niveau stratigraphique d'émersion non constaté 
ailleurs. C'est là un fait entièrement conforme aux vues d'après lesquelles 
j'ai établi le système de notation ci-dessus rappelé. 

Lorsqu'en juillet dernier j'exécutais mes travaux de levé dans la vallée 
de la Velpe, j'ai été frappé, en examinant les échantillons de la partie 
supérieure des sondages effectués dans le dépôt argileux rupelien de cette 
région, j'ai été frappé, dis-je, de leur ressemblance intime avec des sédi- 
ments qui m'avaient offert de grandes difficultés de détermination lors 
de levés antérieurs effectués en 1881-82 sur le territoire de la feuille de 
Bilsen. 

On se souvient que la publication de cette feuille précédait l'achèvement 
du levé monographique des divers terrains qui y figurent et que, par 
conséquent, plusieurs problèmes encore en litige à cette époque ne pou- 
vaient y recevoir leur solution définitive. Les réserves que comportait 

(') Note sur un nouveau mode de classification et de notation graphique des dépôts géolo- 
giques, basé sur Vétude des phénomènes de la sédimentation marine, par Ernest Van den 
Broeck. (Bulletin du Musée R. d'Hist. Nat. de Belgique, t. II, décembre 1883.) 

( 2 ) Explication de la feuille de Bilsen, par M. E. Van den Broeck, pour les terrains oli- 
gocène quaternaire et moderne et par M. A. Rutot pour le terrain éocène. (Musée 
R. d'Hist. Nat. de Belgique. Service de la Carte géologique du royaume. Bruxelles, 1883. 
Un vol. gr. in-8°, xxi -f~ 212 pages } avec 2 pi. de coupes en couleur.) 



LXX1V SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

cette situation ont été faites dans l'Avant-Propos du texte explicatif et Ton 
se souvient qu'elles portaient sur le bolderien et sur certains termes de la 
série quaternaire (ou considérés alors comme tels). 

Or, voici ce que je disais, page 143 de l'Explication de cette feuille, en 
parlant d'une formation que l'impossibilité de pouvoir la rattacher, à cette 
époque, à la série des couches tertiaires m'avait fait ranger dans le qua- 
ternaire ancien : 

« Lorsqu'on s'avance au nord d'une ligne passant par Beverst, Bilsen, 
Waltwilder et Hoelbeek,.on trouve,indifféremment sous le limon hesbayen, 
sous le sable campinien et sous les alluvions modernes, un dépôt argilo- 
sableux, appelé « leem » dans le pays, d'un gris foncé généralement 
verdâtre, ayant une odeur fétide, rappelant tous les caractères d'une véri- 
table formation alluviale et constituant un sous-sol défavorable aux 
cultures. 

« Ce dépôt, qui ne pourra être nettement défini, à divers points de vue, 
qu'après une exploration générale du territoire étendu qu'il paraît recouvrir, 
présente en tous cas un développement considérable. Jamais je n'ai pu le 
percer, bien qu'à Beverst et à Munsterbilsen, par exemple, la sonde y soit 
descendue jusqu'à des profondenrs de près de 20 mètres. » 

C'est à ce dépôt que j'ai fait allusion tantôt en signalant son analogie 
frappante avec le représentant spécial de l'argile rupelienne que je viens 
d'observer, doué d'un si curieux « faciès alluvial » dans la vallée de la 
Velpe. 

Je suis actuellement porté à admettre qu'une grande partie du dépôt 
que j'ai été forcé, en 1881-82, de considérer dans le nord du territoire de 
la feuille de Bilsen comme une alluvion quaternaire ancienne, n'est en 
réalité autre chose que le représentant du faciès spécial, très sableux, de 
l'argile rupelienne, que j'ai observé dans la vallée de la Velpe. Je dis : 
en grande partie; car, pour un certain nombre de points, la nature réel- 
lement alluviale (par suite de remaniements quaternaires) des sédiments 
en question sur le territoire de la feuille de Bilsen reste positivement 
acquise. 

Quant au faciès purement sableux R2^ de l'assise supérieure rupelienne, 
il me paraît devoir être également représenté dans la même région ; et ce 
nouveau terme de l'échelle stratigraphique du rupelien est, suivant toute 
apparence, le sable quartzeux blanchâtre qui affleure le long de la route 
de Bilsen à Munsterbilsen, ainsi qu'à la base de la sablière de Waltwilder. 

En attendant que de nouvelles observations fournissent la démonstra- 
tion stratigraphique complète de l'interprétation qui paraît maintement 
pouvoir être proposée, on voudra bien reconnaître que l'existence, dans 
la région de Bilsen, du faciès aberrant de l'argile rupelienne et celle d'un 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXXV 

horizon sableux recouvrant, complètement inconnu jusqu'ici, étaient bien 
faites pour contribuer à fausser les rapports des couches de la région étu- 
diée. Ces diverses questions en litige, je le répète encore, ne pouvaient 
recevoir leur solution définitive avant l'obtention des résultats d'études 
régionnales effectuées ailleurs, telles que j'ai pu en faire depuis lors. 

Il est à noter qu'au point de vue pratique et utilitaire, la modification 
& interprétation ci-dessous proposée ne changera en rien les données 
fournies par la feuille de Bilsen, en ce qui concerne la nature physique 
ou la valeur agricole de la région où s'étend la formation en question. Il 
en est de même pour la qualité si inférieure de la nappe aquifère qu'elle 
contient, aussi d'ailleurs pour l'allure, la composition et l'épaisseur de ce 
dépôt. Le changement d'interprétation qu'il faudra sans doute admettre, 
après démonstration définitive, sera d'ordre purement scientifique : c'est- 
à-dire qu'il affectera principalement la position du dépôt dans l'échelle 
stratigraphique, son origine sédimentaire et sa notation. Il va de soi 
aussi que les limites diagrammatiques du bolderien dans le nord de la 
feuille devront éventuellement être ramenées vers le massif de Waltwil- 
der, sans prolongation septentrionale. 

Les réserves faites, à diverses reprises, dans le texte comme dans 
l'Avant-Propos de l'Explication de la feuille de Bilsen faisaient clairement 
prévoir la probabilité de modifications dans les interprétations relatives 
aux points qui viennent d'être exposés. Je n'espérais pas, toutefois, que la 
suite naturelle de mes travaux de levé m'aurait si rapidement fourni la 
solution des problèmes restés en suspens. 

Il en est de même, d'ailleurs, pour la question de l'âge du bolderien, qui 
vient, comme les précédentes, de recevoir également sa solution définitive 
dans mes levés de la feuille de Diest, effectués cette année, lesquels ont 
fourni la preuve incontestable de l'âge miocène de cet étage ( 1 ). 

Si je livre délibérément moi-même à la critique — qui ne les eût certes 
pas reconnus sans moi — ces faits, devant amener des modifications dans 
certaines données de la feuille de Bilsen, c'est parce que je suis d'avis qu'il 
importe de tout sacrifier à la vérité et qu'il ne m'est pas permis de laisser 
ignorer, à ceux qui auraient à utiliser mon travail, aucun des éclaircisse- 
ments que je suis actuellement en mesure d'y apporter. 

L'on me trouvera, d'ailleurs, toujours prêt à accepter l'examen conscien- 
cieux de toute critique sérieuse et fondée qui pourrait m'être faite dans le 
but de servir les intérêts de la science et de la vérité. 

( ] ) Note sur la découverte de fossiles miocènes dans les dépôts de V étage bolderien à 
Waenrode (Limbourg). par E. Van den Broeck (Ann. Soc. R. Malacol. de Belgique, 
t. XIV, 1884. Séance du 4 octobre 1884). 



LXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Communications des membres. 

DESCRIPTION D'UNE COUPE LEVÉE A ESTINNES-AU-MONT, 
Par le B°« A. DE LOË et D. RAEYMAEKERS. 

Le 1 er novembre dernier, profitant d'un radieux soleil qui, contraire- 
ment à ses mornes habitudes de la Toussaint, venait de percer la brume de 
mille traits de feu, nous nous sommes mis en route et, dès 8 h. 10 m. du 
matin, nous descendions de wagon à Estinnes-Haulchain, quatrième 
station de la ligne du Centre lorsque Ton vient de Mous. Cette gare 
dessert trois villages : Estinnes-au-Mont, Estinnes-au-Val et Haulchain ; 
c'était à Estinnes-au-Mont que nous avions à faire l'étude dont il s'agit 
ici. Quelque temps auparavant, en allant faire visite à un collègue, 
nous avions eu l'occasion de remarquer une fort belle coupe qu'offraient 
les talus de la route tout récemment construite. Cette localité, bien 
connue des archéologues, est traversée par une des plus grandes voies 
stratégiques de l'Empire des César. On y a trouvé à plusieurs reprises et 
en divers endroits, mais particulièrement au lieu dit : « Terre à Pointes » , 
des restes d'habitations ou villas de l'époque romaine. Des objets 
préhistoriques ont également été recueillis à la surface de ses champs ; 
plusieurs fragments de haches polies, étiquetés Estinnes, se voient dans 
la jolie collection de M. l'abbé Lairein, curé de l'endroit. 

Au sortir de la gare, on suit une route neuve qui mène directement au 
premier des trois villages que nous venons de mentionner ; cette route 
n'est autre que l'ancienne voie romaine de Bavai à Cologne par Tongres 
et Maestricht, que les habitants des localités qu'elle traverse appellent, 
dans le Hainaut du moins : « Chaussée Brunehaut ». — Il y a peu de 
temps, c'était encore une brisée ; on vient d'en faire un pavé et, pour 
adoucir la pente qu'il doit suivre à son entrée dans la commune, on a dyi 
creuser le sol par une profonde tranchée dont nous allons donner plus 
loin la coupe. Ce pavé a fait subir des modifications à l'antique route ; 
il y a trente ans, on a fait un pont en briques sur le ruisseau et quelques 
déblais et remblais; en 1871, on a empierré et abaissé son niveau, et 
enfin, en 1884, le gouvernement l'a fait élargir et paver. Les Romains, 
en effet, ne faisaient ni déblais ni remblais, leurs chaussées suivaient 
les accidents du terrain en ligne droite ; lorsqu'ils rencontraient un 
obstacle, par exemple un mamelon, ils le contournaient et, l'obstacle 
franchi, ils reprenaient leur ligne droite. 

A une distance de 350 mètres environ du passage à niveau du chemin 
de fer, un peu avant d'arriver à l'estaminet : « Au Repos delà Montagne » , 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXXVJ1 

le, chemin s'encaisse entre deux berges de l m 70 de hauteur. On peut 
déjà observer la base du limon hesbayen ; celui-ci constitue uniquement, 
en cet endroit, les talus de la tranchée, Passé le cabaret dont il a déjà été 
question, la route commence à descendre très fort ; les berges s'élèvent et la 
coupe se développe sur une hauteur de 4 à 7 mètres. Nous la prenons au 
point de son plus grand développement, c'est-à-dire à 200 mètres de 
l'estaminet : « Au Eepos de la Montagne » . Voici la coupe telle que nous 
avons pu la relever : 

Cabaret. 




Légende : A. Coblentzien, étage taunusien ; a grès ; fi schistes. — B. Base du landenien inférieur. — C Lande- 
nien inférieur, sables. — D. Gravier de la base du diluvium. — E. Diluvium. — F. Base du limon hesbayen.— 
G. Limon hesbayen. 

Comme nous lavons mentionné plus haut, le terrain quaternaire est 
représenté par le limon hesbayen ou terre à briques séparé du diluvium 
par une ligne de cailloux de silex d'origine crétacée ou des galets de 
grès taunusiens formés d'une pâte siliceuse, homogène, de couleur bru- 
nâtre ou bleuâtre et d'une texture grenue. Ces éléments primaires affec- 
tent des dimensions variables, depuis le volume du poing jusqu'à celui 
d'une tête d'enfant. Cette ligne de démarcation est extrêmement nette 
et visible sur toute l'étendue de la coupe. Vient ensuite l'étage inférieur 
du quaternaire ou diluvium des géologues, avec sa composition calcaro- 
sableuse normale. En certains points de la masse, on rencontre des 
nodules de calcaire argileux, caractéristiques de cette formation et si 
abondamment répandus dans la même assise aux environs de Bruxelles, 
Louvain, Tirlemont, Tongres, etc. Malgré nos recherches, nous n'avons 
pu y trouver les fossiles caractéristiques de cet étage, notamment les 
Hélix Mspida, Mùll. ou H. conccinna, Jeffreys, — Succinea oblonga, 
Drap, ou S. antiqua, — et lePupa muscorum, L. Par l'intermédiaire d'un 
gravier de 20 à 30 centimètres d'épaisseur, ce quaternaire repose sur le 
landenien. Cette assise tertiaire appartient à l'étage inférieur ou L 1 d'après 
la nouvelle division en trois étages du landenien du Hainaut par MM. Cornet 
et Briart. C'est un sable assez doux, très glauconifère, non micacé, ren- 
fermant dans sa masse des linéoles d'argile ou bien des éléments argileux 
disséminés. Les strates argileuses sont surtout abondantes vers le haut, 
près de la base du diluvium. Soumise à un examen assez attentif, la coupe 



LXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

du sable landenien marin montre par places des raies de couleur bru- 
nâtre, formées de limonite et dues à la décomposition chimique de la 
glauconie par les eaux chargées d'acide carbonique en solution. — Cette 
masse sableuse, dont l'épaisseur la plus grande est de 2 m 10, commence 
par un gravier d'un grand développement. Ces éléments graveleux sont 
constitués de matériaux enlevés par la dénudation aux roches sous-jacentes 
de la région et même étrangères à celle-ci. On y trouve en grande quan- 
tité des galets de schiste et de grès taunusien, des cailloux de silex 
crétacé aux formes bizarres et corrodées. Quelquefois on peut y 
rencontrer même des fragments de roches siluriennes de l'assise de 
Tubize comme l'arkose. Ce niveau délimitatif a une puissance de l ra 60 
à 2 mètres. Au point où la coupe atteint son plus grand développe- 
ment, on observe un beau ravinement de cette couche aux dépens de la 
roche préexistante. Celle-ci repose, en effet, sur le devonien inférieur, 
renseigné sur la carte géologique de Dumont par E 1 ou étage inférieur, 
quartzo-schisteux du système eifelien de l'illustre géologue. A la suite de 
recherches paléontologiques et d'inductions stratigraphiques récentes, 
on a assimilé ces dépôts à l'étage inférieur ou taunusien du coblentzien 
de Dumont. A Estinnes-au-Mont, la roche est constituée par une assise 
de schiste, inclinée assez fortement, de couleur brunâtre, chocolat, se 
laissant rayer par l'ongle, de consistance tendre, se dilatant à l'air, où il 
se transforme en une sorte de pâte argileuse plastique. Cet élément 
schisteux repose sur un grès grisâtre, dur, de nature quartzeuse, 
renfermant des espaces vides où l'élément inorganique a disparu sans 
laisser de traces bien évidentes. Çà et là dans le grès, on constate un 
sable très grossier, de nature quartzeuse, enfermé dans des poches. 
Rappelons, à ce propos, que ce grès fait l'objet d'une exploitation assez 
importante à Birlenfosse. 

En examinant la carte de Dumont, on observe que l'eifelien inférieur 
de cet auteur forme en partie la bordure orientale de son senonien du 
Hainaut. De plus, en s'étendant vers le nord, il suit les rives du ruisseau 
sous forme d'une mince projection divisant le S en deux parties. 

Qu'il nous soit permis, en terminant, de témoigner toute notre gratitude 
à M. de Lavallée-Poussin, à l'obligeance duquel nous devons la déter- 
mination de l'âge de cette roche primaire. 

LISTE DES FOSSILES DE LA CRAIE BLANCHE DE GREZ-DOICEAU, 

par A. DAIMERIES. 

Galeotti ( ! ), le premier à ma connaissance, a donné une liste de fossiles 
(*) Galeotti. — Mémoire sur la constitution géôg nos tique de la province de Brdbant, 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 



LXXIX 



provenant de la craie senonienne de Grez-Doiceau. Cette liste accuse une 
vingtaine d'espèces : 



Belemnites mucronatus, Schlot. 
Ostrea vesicularis, Lmk. 

— sp. 

Pecten cretosus, Desp. 

— nitidus, Sow. 

— sp. 
Lima y sp. 
Avicula, sp. 



Plagiostoma, sp. 
Inoceramus Cuvieri, Brong. 
Gryphœa, sp. 
Terebratula, sp. 
Spatangus, sp. 
Restes d'un poisson. 
Quelques polypiers. 



A part les genres Plagiostoma et Spatangus, toutes les autres espèces 
ont été retrouvées par moi dans la craie senonienne de Grez. Quant au 
genre Gryphœa, je crois que Galeotti aura pris pour tel un Ostrea 
vesicularis dont certaines formes se rapprochent beaucoup de celles des 
Gryphées. 

Le Musée royal de Bruxelles expose dans sa collection du crétacé 
supérieur, malheureusement beaucoup trop négligée par la direction de 
rétablissement, sept espèces de Grez-Doiceau qui me paraissent provenir 
de la craie senonienne de cette localité. 

Dans une des dernières séances de la Société malacologique , 
MM. Raeymaekers et baron de Loë ( ! ) mentionnent dans la craie blanche 
de Grez : 



Belemnitella mucronata. 
Ostrea vesicularis . 
— semiplana . 
Inoceramus Cuvieri. 
Avicula, sp. 






Rhynchonella octoplicata. 
Crania ignabergensis . 
Ananchites ovata ou conoidea. 
Tiges de crinoïdes . 
Débris de poissons. 



De ces espèces, le Crania ignabergensis est la seule qu'il ne m'a pas été 
donné de retrouver. 

J'offre aujourd'hui à la Société la liste suivante des fossiles que je 
possède de la craie blanche de Grez-Doiceau : 



Mosasaurus Camp tri, H. von Meyer. 

— gracile, Owen. 
Otodus appendiculatus, Ag. 
Corax pristodonlus, Àg. 
Lamna elegans ? Ag. 
Oxyrhina angustidens, Reuss. 
Enchodus, sp. 

Débris indéterminables de poissons. 
Mitella Darwini, Bosq. 
Cytherella, sp. 



Baculites Faujassi? Lmk. 
Belemnitella mucronata, Schlot. 
Pleur otomaria, sp. 
Turbo, sp. 2. 
Fusus, sp. 
Natica? sp. 
Cancellaria, sp. 
Inoceramus Cuvieri. Brong. 

— sp. 2. 
Avicula cœrulescens, Nilss. 



(!) Société royale Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du 7 juin 1884* 
— Quelques observations faites aux environs de Grez par D. Raeymaekers et A. de Loë. 



LXXX 



SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Avicula, sp. 

Anomia, sp. 

Lima granulata ? Nilss . 

Plagiostoma ? sp. (Galeotti). 

Ostrea lateralis, Nilss. 

— semiplana, Sow. 

— podopsidea, Nyst. 

— flabelliformis, Nilss. 

— vesicularis, Lmk. 

— hippopodium, Nilss. 

— Nilssoni, Hagen. 

— sp. 3. 

Janira substrialocostata, d'Orb. 
Pecten cretosus, Defr. 

— nitidus, Sow. 

— sp. 
Lithophage, sp. 

Crania ignabergensis, Retz. (Raey- 

maekers et de Loë). 
Rhynchonella plicalilis, Sow. 

— octoplicata, d'Orb. 
Terebratula elongata, Sow. 



Terebratula biplicata, Sow. 

-— sp. 2. 
Bitrupa clava, Borg. 
Serpula, sp. 3. 
Echinocorys vulgaris, var . subconoidea 

d'Orb. 
Spatangus? sp. (Galeotti). 
Cidaris Faujassi ? Desor. 

— subvesiculosa, d'Orb, 

— omatissima? Ag. 

— sp. 
Cîjphosoma? sp. 

Bourguetticrinus œqualis, d'Orb. 
Parasmilas, sp. 
Trochosmilas, sp. 

Eschara, sp. 
Escharifora ? sp . 
Biflustra, sp. 
Talpina ramosa, Hagen . 

— foliacea, Hagen. 
Foraminifères. 
Polycistinées . 



Cette liste accuse donc la présence dans le senonien de Grez-Doiceau de 
plus de 70 espèces. 

MM. Raeymaekers et de Loë (*) sont tentés de rapporter la craie 
blanche de Grez à la craie de Nouvelles, en se basant sur des identités 
lithologiques et fauniques. Sans être absolument contraire à leur ma- 
nière de voir, un doute existe pour moi sur ce synchronisme des deux 
craies ; car, si au point de vue lithologique l'identité de la craie de Grez 
avec celle de Nouvelles peut presque se démontrer, il me paraît en être de 
même avec la partie supérieure de la craie d'Obourg. 

Au point de vue faunique, la liste précédente montre de notables 
différences entre les faunes de la craie de Grez et celle de Nouvelles. Il 
se pourrait fort bien que la craie de Grez fût un jour synchronisée à la 
partie supérieure de la craie d'Obourg; l'absence du Magas pumilus, si 
abondant dans la craie de Nouvelles et caractéristique de cette couche, 
vient à l'appui de cette idée, ainsi que l'abondance ou la pénurie 
d'autres espèces. Du reste, la question est loin d'être résolue à ce point 
de vue : la faune de Grez-Doiceau étant, malgré les développements 
nouveaux de la liste susmentionnée, comparativement aux fossiles précé- 
demment renseignés, fort loin d'être complètement connue. Il en est 
de même des faunes de la craie de Nouvelles et de la craie d'Obourg. 

La séance est levée à 5 heures. 



( l ) Loc. cit. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXXXl 

Séance du 6 décembre 1884. 

Présidence de M. P. Cogels. 

La séance est ouverte à 4 1/4 heures. 

Sont présents : MM. P. Cogels, président; F. Crépin, A. Daimeries, 
baron A. de Loë, É. Delvaux, L. Dollo, D. Raeymaekers, E. Van den 
Broeck, baron 0. van Ertborn et Th. Lefèvre, secrétaire. 

Se font excuser : MM. G. Dewalque et É. Hennequin. 

M. le Secrétaire, revenant sur les critiques présentées, dans la dernière 
séance, par M. Van den Broeck, établit le peu de fondement des observa- 
tions formulées et propose, pour l'avenir, de s'en référer, dans les cas dou- 
teux, à l'orthographe admise par l'Académie dans son dictionnaire de 
1877 (7 e édition). 

L'assemblée approuve à l'unanimité de ses membres la mesure proposée 
par M. le Secrétaire et adopte ensuite, sans observations nouvelles, le 
procès-verbal de la séance du 8 novembre 1834. 

Correspondance. 

M. H. Drouët, à Dijon, annonce l'envoi d'un exemplaire du supplément, 
qu'il vient de faire paraître, de sa monographie des Unionidœ de la 
Serbie. — Remerciements. 

Le comité, institué à Pise, à l'effet d'offrir une médaille d'or à M. le 
professeur G. Meneghini, à l'occasion du cinquantenaire de son pro- 
fessorat, annonce que cette cérémonie aura lieu, le 14 décembre prochain, 
dans les locaux de l'Université. M. le Secrétaire rappelle brièvement les 
services rendus à la Société par M. Meneghini et ajoute que le Conseil, 
interprète des sentiments de tous, a décidé de prendre part à cette mani- 
festation. — Adhésion. 

L'Institution Smithsonienue, s'occupant de la revision de sa liste de 
correspondants étrangers, adresse, avec demande de renseignements, un 
formulaire auquel M. le Secrétaire est chargé de donner suite. 

Le Musée Teyler et la Société d'histoire naturelle du Schleswig-Holstein 
annoncent l'envoi de publications. 

Il est ensuite donné acte à MM. Van den Broeck et Rutot du 
dépôt aux archives des journaux suivants : La Réforme du 20 novembre ; 
X Office de Puôlicilé du 23 du mêm j mois ; la Ohroniqvc du 2 décembre 1884, 



LXXXI1 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

La Société royale Linnéerme de Bruxelles adresse le programme de ses 
conférences d'hiver. 

Dons et envois reçus. 

M. F. Ressmann adresse un envoi de coquilles vivantes de la Carinthie. 

Brochures offertes part leurs auteurs : M. P. Albrecht (Ueber die 
morphologisclie Bedeutung der Kiefer-, Lippen- und GesicHsspalten) ; 
M. H. Drouët (Supplément aux Unionidœ de la Serbie) ; M. E. L. Holmberg 
(La Sierra de Cura-Malal) ; MM. E. Van den Broeck et A. Rutot (Réponses 
aux critiques de M. 0. tan Ertborn relatives aux données utilitaires des 
feuilles de Bïlsen et de Bruxelles). 

Publications reçues en échange de la par de l'Académie des arts et 
sciences du Connecticut, de l'Institution Smithsonienne, de l'Académie 
vStanislas de Nancy, de l'Académie royale des lettres, des sciences et des 
beaux-arts de Belgique, de l'Académie nationale des sciences de Cordoba, de 
l'Académie d'Hippone, du Musée Teyler, de l'Expédition norvégienne de 
1876-1878, de l'Observatoire royal de Bruxelles, de l'Académie pontificale 
des nouveaux Lynx ; des rédactions de la Feuille des jeunes naturalistes, 
du Journal de Concliology de Leeds, du journal Science de Cambridge, du 
Mouvement industriel belge et des Sociétés suivantes : Royale de zoologie 
d'Amsterdam, Zoologique néerlandaise de Leide, Royale belge de géo- 
graphie, Zoologique de Londres, des Sciences historiques et naturelles de 
l'Yonne, Géologique de France, des Amis des sciences naturelles de Rouen, 
Malacologique italienne, Académique de l'arrondissement de Boulogne, 
Scientifique argentine, d'Histoire naturelle du Northumberland, Durham 
et Newcastle-upon-Tyne, Géologique du Nord, Académique franco- 
hispano-portugaise, d'Histoire naturelle de Cincinnati, Hollandaise des 
sciences de Harlem, d'Histoire naturelle du Schleswig-Holstein, d'Étude 
des sciences naturelles de Nîmes, Royale de botanique de Belgique, des 
Naturalistes de Norfolk et Norwich, Royale linnéenne de Bruxelles, 
d'Agriculture, de commerce et d'industrie du Var, pour l'Étude de la flore 
et de la faune de la Finlande, d'Histoire naturelle de Copenhague, Belge 
de microscopie, Royale des sciences de Gothembourg, Entomologique de 
Belgique, Royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, Géo- 
logique hongroise, et du Club scientifique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

M. le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque de la Société, trois exem- 
plaires du procès-verbal de la séance du 8 novembre 1884, ainsi qu'un 
exemplaire du tiré à part suivant des Annales, tome XIX, 1834: Quelques 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXXXIII 

observations faites aux enxirons de Qrez, par D. Raeymaekers et le baron 
A. de Loë. 

Présentation de tramuco pour les publications de la Société. 

M. le Secrétaire dépose, de la part de M. L.Foresti, une notice intitulée : 
Nota sopra il soito-genere Smendovia, Tournoner (1832), dont M. Hen- 
nequin accepte de faire la traduction française. 

Lecture. 

M. le baron van Ertborn obtient ensuite la parole et fait la comn uni- 
cation suivante : 

Le 3 novembre 1883, M. Cogels vous a dit quelques mots d'un sondage 
en cours d'exécution à Hamme. Dans la séance du 7 avril, j'avais l'hon- 
neur de vous entretenir également de ce même sondage, qui a atteint 
95 mètres de profondeur. 

Le sondage de Hamme a permis de constater qu'en ce point le campi- 
nien repose sur une puissante assise sableuse tertiaire. On n'a pas rencontré 
le moindre vestige d'alluvions quaternaires. 

On vient de terminer à Willebroeck un sondage qui a atteint 63 mètres 
de profondeur. Ce forage a permis de faire identiquement les mêmes 
constatations qu'à Hamme. 

A Willebroeck, en un point situé en dehors de la zone d'alluvions 
modernes et à la cote 4.20, la sonde a traversé quelques mètres de cam- 
pinien parfaitement caractérisé, sables et leem bigarré, se terminant à la 
base par la petite couche classique de graviers. 

Le sable gris verdâtre, fin, pointillé de glauconie, sous-jacent au 
campinien était parfaitement pur ; pas plus qu'à Hamme, nous n'avons 
trouvé de vestiges d'alluvions quaternaires. Le sable gris verdâtre repose 
sur un premier banc d'argile, puissant de plusieurs mètres et recouvrant 
une nouvelle couche de sable, minéralogiquement semblable à la pre- 
mière. Enfin, un deuxième banc d'argile sépare la seconde assise sableuse 
de la bande noire, reposant à son tour sur les sables de Wemmel propre- 
ment dits. 

Le sondage a été exécuté sur m 36 de diamètre et l'on a tube jusqu'à 
27 œ 50, au fur et à mesure de l'avancement des travaux, ce qui a permis 
de recueillir de nombreux échantillons purs de tout mélange. 

Nous avons acquis la certitude qu'immédiatement en dessous du cam- 
pinien se trouve une formation tertiaire, sable et argile, ne présentant 
aucune ligne de démarcation jusqu'à la bande noire et que cette formation 



LXXX1V SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

ne peut être que celle qui occupe le sommet de la colline d'Assche, située 
à 17 kilomètres au sud de Wii'.ebroeck. 

Les couches d'Assche ont été rangées par M. Rutot dans l'étage asschien, 
éocène supérieur. 

Lors de nos levés géologiques, nous avons désigné l'assise tertiaire 
affleurant en sous-sol dans cette région par la lettre W 1 , éocène supérieur; 
nous n'avons attaché aucun caractère géologique précis à cette désigna- 
tion W 1 , wemmelien supérieur. Nous disions à ce sujet ( l ) : « Afin d'éviter 
que les sables sous-jacents à l'argile glauconifère ne soient confondus 
avec ceux qui séparent cette dernière de l'argile rupelienne, nous les 
avons qualifiés de wemmelien supérieur. » 

Cette désignation pourrait cependant être fort exacte. Dans le principe, 
les sables de Weminel, la bande noire, l'argile glauconifère, les sables 
chamois et certains sables grossiers avec grès ferrugineux constituaient le 
système wemmelien. Peu après, les deux couches supérieures prirent place 
dans le pliocène. Il existe cependant dans la colline d'Assche et peut-être 
ailleurs des sables supérieurs à l'argile glauconifère dont l'âge éocène 
supérieur est incontestable. 

Dans l'explication de la feuille de Bruxelles, M. Rutot a subdivisé ces 
dépôts comme suit : 

( Sables d'Assche. 

fV. ,. ) Argile glauconifère. 

Etage assch] en. < _ & _ to . . , .. , A7 ... 

j Bande noire avec gravier et ht de Nummuhtes 

\ wemrnelensis . 

-rï- v - 1 Sables de Wemmel. 

htage wemmelien. i ' . ^ 7 ., . 7 . 

( Gravier avec JSummidites vanolaria. 

Un point qui est resté dans l'ombre jusqu'à présent et qui seul pourrait 
justifier la subdivision de ces dépôts en deux étages serait celui de diffé- 
rences fauniques ( 2 ). 

Si ces différences fauniques sont nulles ou tout au moins peu sensibles, 
il serait plus logique de ranger toutes ces couches dans un seul étage, 
subdivisé en deux assises, wemmelien inférieur et wemmelien supérieur. 

Un fait que nous considérons comme acquis, c'est que les sables d'Assche 
affleurent en sous-sol dans la zone située au sud de la Durme et du Rupel 
et que la détermination éocène supérieur indiquée dans nos levés géolo- 
giques est parfaitement justifiée. 

( J ) Texte explicatif du levé géologique des planchettes d'Hoboken et de Contich, p. 15. 
( 2 ) L'explication de la feuille de Bruxelles donne la liste des fossiles de l'étage wemmelien, 
mais le tableau relatif à la faune asschienne fait défaut : nous ne pouvons donc comparer. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1884 LXXXV 

Celle de wemmelien supérieur le deviendrait également, s'il était établi 
que le manque de différences fauniques ne justifie pas le maintien de 
l'étage asschien. 

Les sondages de Hamme et de Willebroeck, exécutés au centre de nos 
levés et dans l'une des régions les plus basses de la Belgique, ont confirmé 
pleinement l'existence d'une assise tertiaire sableuse affleurant en sous- 
sol. Ils n'ont pas révélé la moindre trace d'une nappe d'une étendue et 
d'une épaisseur considérable, couvrant un territoire immense dans la 
basse Belgique et cachant généralement le sous-sol tertiaire {surtout 
lorsqu il est sableux et plus profondément raviné) sous un manteau des 
plus impénétrables ('). 

La séance est levée à 5 heures» 

(') Soc. roy . malac. de Belgique. Procès- verbal de la séance du 1 er avril 1882. 



II 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



LISTE DES OUVRAGES 



DEPOSES 



LA BIBLIOTHEQUE DE LA SOCIETE 



JCi 



PENDANT L'ANNÉE 1884 



(Les ouvrages dont le format n'est pas indiqué sont in-8") 



♦ ■•■» 



Academia Nagional de CiENCiAS exactas en Cordoba. — Boletin. Tomo II, entrega 1-4. 
Tomo III, entrega 1-4. Tomo IV, entrega 1-4. Cordoba, 1875-1882, planches. 
Idem. Tomo V. Tomo VI, entrega 1-3. Buenos-Aires, 1883-1884, cartes cl 
planches. 

— Actas. Tomo III, entrega 1. Tomo IV, entrega 1. Tomo V, entrega 1. Buenos- 

Aires, 1884, in-4°, planches. 

Académie de Metz. — 2 e période, 62 e année, 3 e série, 10 e année, 1880-1881. Metz, 1884. 
Académie de Stanislas. — Mémoires, 1883. 5 e série, tome I. Nancy, 1884. 

Académie d'Hippone. — Bulletin, n° 18. Idem, n° 20, fasc. 1. Bônc, 1883-1884, planches. 

— Réunion n 08 8-9. Bône, 1884. 

Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon. — Année 1882. Besançon, 
1883, planches. 

Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. — Bulletin. Tome XXVIIï, 
n° 4. Tome XXIX, n° 1. Saint-Pétersbourg, 1883, in-4°, planches. 

— Mémoires. Tome XXXII, n° 1. Saint-Pétersbourg, 1881-, in-4°, planches. 

Académie Nationale des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen. — Rapport sur les 
travaux de l'Académie pour les années 1811 à 1815. Caen, 1816. 

— Mémoires de l'Académie pour les années 1825 à 1828. Caen, 1829. Idem, ibidem, 

1836. Idem, ibid., 1845. Idem, ibid., 181-5. Idem, ibid., 1847. Idem, ibid., 
1849. Idem, ibid., 1851. Idem, ibid., 1852. Idem, ibid., 1855. Idem, ibid., 
1856. Idem, ibid., 1858. Idem, ibid., 1865. Idem, ibid., 1883. 

— Tables, etc., depuis 1754 jusqu'en 1883. Caen, 1884. 

7 



XG SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. — Bulletin. 
52 e année, 3 e série, tome VI, n° 12. Bruxelles, 1883, planches. Idem. 
53 e année, n 08 1-12. Bruxelles, 1884, planches. 

— Annuaire. 42* à 32 e année, 1846 à 48G6 (manque 1859). Bruxelles, in-12, 

portraits. Idem, 5G e année, 4884. Bruxelles, 4884, in-42, portraits. 

Academy of Natural Sciences of Philadelphia. — Proceedings. 4882, part. I-IIi. Idem 
part. 11,1883. Idem, part. III, 4883. Idem, part. 1, 1884. Idem, part. II, 4884! 
Philadelphia, 4882-1884, planches. 

Academy of Natural Sciences of Saint-Louis. — Transactions. Vol. IV, n° 3. Saint- 
Louis, 1884. . 

Accademia Gioenia di Scienze Naturali, in Catania. — Attî . Série terza. Tomo XVII. 
Catania, 1883, in-4°, planches. 

Accademia pontificia de' Nuovi Lincei. — Alti. Anni XXIV-XXXV (4871-4872). Idem, 
anno XXXVI (4882-4883). Idem, anno XXXV, sessione VI. Idem, anno XXXVI, 
scssioni l-VH. Roma, 1871-4881, in-4°, planches. 

Albrecht, P. — Sur la fossette vermienne du crâne des mammifères. 

Extrait du Bulletin de la Société d'Anthropologie de Bruxelles, planches. 

— Sur la valeur morphologique de la trompe d'Eustache. 

Communication faite à la Société d'Anatomie pathologique de Bruxelles. Séance du 11 mai 1884. 
Bruxelles, A. Manceaux, 1884, figures. 

— Sur les spondylocentres épipituitaires du crâne. 

Communication faite à la Société dAnatomie pathologique de Bruxelles. Séance du 9 mars 1884. 
Bruxelles, A. Manceaux, 1884, figures. 

— Sur les homodynamies qui existent entre la main et le pied des mammifères. 

Extrait de la Presse médicale belge, n" 42. Bruxelles, 1884. 

— Sur les éléments morphologiques du manubrium du sternum chez les 

mammifères. 

Extrait du Livre jubilaire de la Société de médecine de Grand. Bruxelles, 1884, figures. 

— fcber die Morphologische Bedcutung der Kiefer-, Lippen- und Gesichtsspelten. 
"Extrait des Langenbek's Archiv. Band XXXI. Heft 2. Berlin, 1884, figures. 

Asiatic Society of Bengal. — Proceedings, 4883, n os 7-40. Idem. 4884, n 08 4-6. Calcutta, 
1883-4884. 

— Journal. Vol. LU, part. II, n 03 4-4, 4883. Idem. Vol. LUI, part. II, n° 4. 

Calcutta, 1884. 

Association des Élèves des Écoles spéciales. — Statuts. Liège, 4880. 

— Rapport annuel de 4883. Liège, 4883. 

Australian Muséum of Sydney. — Report of the Trustées for 4883. Sydney, 4884, in-4°. 

Barrois, Ch. — Sur FéUmdue du système tertiaire inférieur dans les Ardennes et sur les 
argiles a silex. 

— Le Marbre griotte des Pyrénées. Discours prononcé à la séance extraordinaire 

de la Société géologique du Nord, a Lens. 

Extraits des Annales de la Société géologique du Nord. Tome VI, 1879. 

— A Geological sketch of Boulonnais. 

Extraits des Proceedings of the Geologists' Association. Vol. VI. 

Belfast Natural History and Philosophical Society. — Report and Proceedings for the 
session 1883-1884. Belfast, 1884. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE XCI 

Boston Society of Natural History. — Proceedings. Vol. XXI, part. IV. Idem. Vol. XXII, 
pari. I. Boston, 4883, planches. 

— Memoirs. Vol. III. Number 6-7. Boston, 1883, in-4°, planches. 

Braum, M. — Beilrage zur Kenntniss der Fauna baltica. Die Land-und Sûsswassermollusken 
der Ostseeprovinzen. 
Extrait des Archiv fur die Naturkunde. Livr. Ehst-u-Kurlands. Série II, Band IX, Liefe- 
rung 5. 

Brusina, S. — Die Neritodonta Dalmatiens und Slavoniens nebst alïorlei Malakologiscben 
Bemerkungen. 
Extrait des Jahrbiicher der Deutschen Malakolog. I. Heft. 1884, planches. 

Biffalo Society of Natural Sciences. — Vol. IV, n° 4. Buffalo, 4883. 

Bulletin Scientifique du Département du Nord. — Bulletin. 6 e année, n os 5-6, 4883. 
Paris, planches. Idem, n 09 7-10. Lille, 4883-1884. 

Bureau de Statistique générale de la République Argentine. — Annuaire statistique de 
la province de Buenos-Aires. 2 e année, 1882. Buenos-Aires, 4883, carte. 

Califorkia Academy of Sciences. — Bulletin n° 1. Febmary 1884. San-Francisco, 188 i. 

Carus, J. -Victor. — (Vide : Zoologischer Anzeiger.) 

Choffat, P. — De l'impossibilité de comprendre le callovien dans le jurassique supérieur. 

Extrait du Jornal de Sciencias mathematicas, physicas e naturaes . N° 37. Lisboa, 1884. 

— Rapport à la sous-commission portugaise de nomenclature, en vue du Congrès 

géologique international devant avoir lieu à Berlin en 188k Lisbonne, 1834. 

Cincinnati Society of Natural History. — Journal. Vol. Vf, n° 4. Idem. Vol. VIÎ, n os 1-3. 

Cincinnati, 1883-1884, planches. 

Colonial Muséum and Geological Survey Pepartment. — flandbook of New-Zeaîand 
(3 e édition revisée). Wellington, 1883, carte. 

Colonial Muséum akd Geological Survey of New-Zealand. — Report of geological Explo- 
rations during 1882-1883-1884. Wellington, 1884. 

— Reports. 18 u Annual Report on the Colonial Muséum. 

— Meteorological Report, 1883. Wellington, 1884. 

Comision del Mapa geolôgico de Espana. — Memorias. Descripcion fisica, geologica de la 
provincia de Valencia. Madrid, 1882, cartes. 

— Boletin. Tomo X. Madrid, 1883, planches. 

Comité géologique russe. — Mémoires. Vol. J, n os 1-3. Saint-Pétersbourg, 1883-1884, 
in-4°, planches. 

— Bulletin. Tome I, 4883, n 08 7-9. Idem. Tome II, 1884, n°» 1-7. Saint- 

Pétersbourg, 1884. 

Comptroller of the Currency. -— Annual Report 1882. Washington, 1882. 

Connecticut Academy of Arts and Sciences. — Transactions. Vol. VI, part. I. New- 
Haven, 1884, planches. 

Crosse, H. — • (Vide : Journal de Conchyliologie.) 

Croydon rvIiCROSCOPiCAL and Natural History Club. — Proceedings and Transactions from 
February 1883 to January 1884. Croydon, 1884. 



XCII SOCIÉTÉ HOYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Dautzekberg, P. — Liste des coquilles du golfe de Gabès. 

Extrait du Journal de Conchyliologie. Paris, octobre 1883. 

De Gregorio, A. (le marquis). — Sur les Pecten excisus, pusch et bronn et P. pyxidatus, 

Brocc. et Born. 

Extrait du Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 1883. 

— Nota intorno ad alcune nuove conchiglie mioceniche de Sicilia. 

— Un nuovo Pecten (asumium) vivenle nella Nuova-Calcdonia. 

— Intorno al Pecten pictus, Sow. non Goldf. 

— Una nuova Cypraa pliocenica. 

— Nuove conchiglie del postpliocene dei dinlorni di Palermo. 

— Nuovi decapodi Titonici. 

Extraits du Naturalista Siciliano. Anno III. 

— Aile già allieve del corso di scienze fisiche, cbimiche e naturali dell' educa- 

torio Whitaker durante l'anno 1881. Palermo, 1883. 

De Loë, A. (le baron). —(Vide : Raeymaekers.) 

Del vaux, É. — Découverte de gisements de phosphate de chaux appartenant h l'étage 
ypresien dans le sous-sol de la ville de Renaix et dans celui de la région de 

Flobecq. 

Extrait du tome XI des Mémoires de la Société Géologique de Belgique, 1884. 

— Description d'une nouvelle huître wemmelienne, suivie d'un coup d'œil sur la 

constitution géologique de la colline Saint-Pierre et sur les alluvions qui 
forment le substratum de la ville de Gand. 

Extrait des Annales de la Société royale Malacologique de Belgique. Tome XVIII, 1883. 

— Époque quaternaire. Sur la découverte de blocs erratiques Scandinaves dans 

les plaines occidentales de la Belgique. 

Extrait du Bulletin de l'Académie royalo des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Bel- 
gique. 3* série, tome VI, n" 12. 

— Époque quaternaire. De l'extension des dépôts glaciaires de la Scandinavie et de 

la présence des blocs erratiques du Nord dans les plaines de la Belgique. 

— Époque quaternaire. Sur quelques nouveaux fragments de blocs erratiques 

recueillis dans la Flandre et sur les collines françaises. 

— Les Puits artésiens delà Flandre. 

Extraits des Annales de la Société Géologique de Belgique. Tome XI, 1884. 

— Sur deux fémurs humains recueillis dans la tourbe, avec des instruments de 

l'époque robenhausienne, aux environs d'Audenarde. 
Extrait du Bulletin de la Société d'Anthropologie de Bruxelles. Tome II, 2' fascicule, 1883, 
planches. 

— Les Puits artésiens de la Flandre. 

— Présentation à la Société Géologique de Belgique d'un bloc anguleux de syénile 

zirconienne trouvé dans la Flandre orientale. 

Extraits des Annales de la Société Géologique de Belgique. Tome XI (Bulletin), 1884. 

Den Norske Nordhavs Expédition 187(5-1878. — Zoologi. XL Asteroidea ved. D. C. 
Danielssen og Johan Koren. Christiania, 188 i, in-4°, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE XCIIL 

Département des ingénieurs civils de la République Argentine. — Sistema de medidas y 
pesas de la Republica Argentina. Buenos-Aires, 1881. 

— Sistema de mediclas Rectificaeion de las medidas de longitud i de superficie de 

la provincia de Tucaman. Buenos-Aires, 4883. 

Depart3IENt of Geology and Natural History of Indiana. — Report. Thirteenth Annual 
Report. 1883. [ndianopolis, planches. 

Te Sélys-Longchamps (le baron). — Encouragements aux sociétés scientifiques. Discours 
prononcés au Sénat dans les séances des 22 et 25 avril 1884. Extraits. 

Deutsche Geologische Gesellschaft. — Zeitschrift. XXXV. Band. 4. Heft. Idem. XXXVI. 
Band. 1-2. Heft. Berlin, 1881, planches. 

Deutsche Gesellschaft fur Natur- und Vôlkerkunde Ostasiens. — Mittheilungen. 
30 stes Heft. Band III. Idem. 31 stes Heft. Band III. Idem. Index zu Band III. 
Yokohama, 1884, in-4°, planches. 

Deutsche Malakozoologische Gesellschaft. — Jahrbûcher. Elfter Jahrgang, 188L 
Heft. 1-4. Frankfurt-a/M., planches. 

— Nachrichlsblatt. Sechzehnter Jahrgang, 1884, n os 1-12, Frankfurt-a/M. 

Dewalque, G. — Sur l'état de la végétation le 21 mars 1884. 

Extrait du Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de 
Belgique. 3' série, tome VII, n* 4. 

Dollo, L. — Note sur les crochets remarquables de certaines coquilles de lamellibranches. 

Extrait des Annales de la Société royale Malacologique de Belgique. Tome XVIII, 1883. 

Dorpater Naturforscher-Gesellschaft. — Archiv fur die Naturkunde. Zweite Série. 
Band IX, Lieferung 5. Dorpat, 1884. 

— Sitzungsberichte. Sechster Band. 3. Heft. Dorpat, 1884. 

Drouët, H. — Supplément aux Unionidie de la Serbie. Brochure. Dijon, 1 8 8 ï< , planche. 

Essex Institute. — Bulletin. Vol. XIV, n os 1-12. Salem, 1882, planches, 

— Salem, 4882. Plummer Hall. Its Librairies, its Collections, its Historical Asso- 

ciations. Figures. 

— The North Shore Massachusetts bay. Sixth Edition. Salem, 1883, figures. 

Feuille des Jeunes Naturalistes. — 14 e année, 1884, n 08 160-168. Idem. 15 e année, 
1884, n 03 169-171. Rennes et Paris, 1884, planches. 

Finska Vetenskaps Societeten. — Fôrhandlingar. Ofversigt XXV. 1882-1883. Helsing- 
fors, 1883. 

— Acta Societalis Scientiarum Fennicse. Tomus XIII. Helsingfors, 1884, in-4°, 

planches. 

Fischer (D r Paul). •— (Vide : Journal de Conchyliologie.) 
Foresti, L. «~ Contribuzione alla Conchiologia terziaria ilaliana. III. 

Extrait des Memorie dell' Accademia délie Scienze dei Istituto di Bologna. Série IV, tome V, 
in-4°, planches. 

Fraipont, J. — Notice sur une caverne à ossements d'Ursus spelœus. 

— Recherches sur les Crinoïdes du famennien de Belgique. 

Extraits des Annales de la Société Géologique de Belgique. Tome XI, 1884, planches. 

Frôhlich, J. — Mathematische und Naturwissenschaftliche Berichte aus Ungarn. Erster 
Band. Budapest, 4884. 



A r CIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGÎQUE DE BELGIQUE 

Geological and Natural History Survey of Canada. — Report of Progress for 1880-1881- 

1882. Montréal, 1883. 

— Maps for 1880-1881-1882. Montréal, 1883. 

Geological Society of London. — Quarterly Journal. Vol. XXXIX, part. 4, n° 156. Idem. 
Vol. XL, part. 1-3. London, 1884, planches. 

— List of the membcrs for 1883. London, 1883. 

Geological Survey of Alabama. — Report for the ycars 1881 and 1882. Montgomery, 

1883, cartes. 

Geological Survey of India. — A Manual of the Geology of India. Part. 3. Economie 
Geology. Calcutta, 1881, planches. 

— Memoirs (in-4°). Vol. I, part. 3. (Part. 1-2 épuisées. Vol. Il épuisé). Vol. Ilî, 

part. 2 (part. 1 épuisée). Vol. IV- VII, part. 1-3. Vol. V11I-XI1I, part. 1-2. 
Vol. XIV. Vol. XV, part. 1-2. Vol. XVI, part. 1-3. Vol. XVII, part. 1-2. 
Vol. XVIII, part. 1-3. Vol. XIX, part. 1-4. Vol. XX. Vol. XXII. Calcutta, 
1859 à 1883, cartes et figures. 

— Records. Vol. I, part. 1-3, 1868. Vol. II, 18G9. Vol. III, part. 1-4, 1870. 

Vol. VI, paît. 1-4, 1871. Vol. V, 1872. Vol. VI, 1873. Vol. VII, 1874. 
Vol. VIII, 1875. Vol. IX, 1876. Vol. X, 1877. Vol. XI, 1878. Vol. XII, 1879. 
Vol. XIII, 1880. Vol. XIV, 1881. Vol. XV, part. 1-4, 1882. Vol. XVI, 
part. 1-4, 1883. Vol. XVII, part. 4. Calcutta, 1868-1884, planches. 

— Contents and Index of the first ten volumes of the Geological Survey. 1868 

à 1877. Calcutta, 1878. 

— (Paleontologia Indica.) Memoirs. Indian Tertiary and Post-Tertiary Verle- 

brata. (Série X, vol. II.) Part. 4. Siwalik Camelopardalidse, by R. Lydekker, 
1883, in-4°, planches. Idem. (Série X, vol. IL) Part. 6. Siwalik and Nar- 
barla Carnivora, by R. Lydekker, 1884, in-4°, planches. Idem. (Série X, 
vol. III.) Part. 1. Additional siwalik perissodactyla and Proboscidia, by 
R. Lydekker, in-4°, planches. Idem. The fossil Flora of the Gondwana 
System. (Série XII, vol. IV.)Part. 1. The Flora of the South Rewah Gondwana 
Basin, by 0. Feistmantel, 1882, in-4°, planches. Idem. Salt-Range Fossils. 
(Série III, vol. I.) rase. 1-2. Productus limestone Fossils; Brachiopoda, by 
W. Waagen, in-4°, planches. Idem. Tertiary and upper Cretaceous of Wes- 
tern India. (Série XIV, vol. 1.) Part. 4. The Fossil Echinoidea of Kachh 
and Kattywar, by M. Doncan, in-i , planches. Idem. Cretaceous Fauna of 
Southern India. (Série III, vol. I, port. 6. Reprlnted.) The Ccphalopoda, by 
Blanford and Stoliczka, in-4°. Idem. Memoirs Lydekker. Indian tertiary, etc. 
(Série X, vol. III, part. 2-k) Calcutta, 1884, in-£°, planches. Idem. Duncan 
and Sh den. Tertiary and upper Cretaceous Fossils of Western India. 
(Série XIV, vol. I, part. 3.) Calcutta, 1884, in-4°, planches. 

Gôteborgs Kongliga Vetenskaps och Witterhets Samh^ellet. — Handlingar. XVîil Hâftet. 

Goteborg, 1883, planches. 

Gewerbeschule zu Bistritz in Siebenbùrgen. — Jahresbericht X. Zum Schlusse des 
Schuljahres 1883-1884. Bistritz, 1884. 

Hidalgo, J.-C. — Catalogo iconogrâfico y descriptivo do los moluscos terrestres de Espana, 
Portugal y las Baléares. Entrega 2. Cuaderno 1. Madrid, 1 88 5, 
planches . 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE XCV 

Hidalgo, J.-C. — Moluscos marinos de Espana. Portugal y las Baléares. Entrega 17. 

Madrid, 1882, planches. 
Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen, te Haarlem. — Verlianclelingen. Eerste 

deel, 1755. Tweede deel, 1755. Dèrde deel, 1757. Vierde deel, 1758. 

Vijfde deel, 1760. Zesde deel, I stuk, 1761. Zesde deel, II stuk, 1762. 

Zevende deel, I-II stuk, 1763. Achtste deel, 1765. Negende deel, I-III stuk, 

1766-1767. Tiende deel, 1768. Elfde deel, 1769. Twaalfde deel, 1770. 

Dertiende deel, 4771. Veertiende deel, 1773. Vijftiende deel, 1774. 

Zestiende deel, 1775. Haarlem. 

— Natuurkundige Verhandclingen. Eerste deel, eerste stuk. Amsterdam, 1799. 

Tweede stuk. Ibidem, 1801. Tweede deel, eerste stuk. Ibid., 1803. 
Tweede stuk. Ibid., 1804. Derde deel, eerste stuk. Ibid., 1806. Tweede stuk. 
Ibid., 1807. Vierde deel, eerste stuk. ibid., 1808. Tweede stuk. Ibid., 1809. 
Vijfde deel, eerste stuk. Ibid., 1809. Tweede stuk. Ibid., 18Î0. Zesde deel, 
eerste stuk. Ibid., 1812. Zestiende deel, eerste stuk. Haarlem, 1818. 
Tweede stuk. Ibid., 1828. 

Holmberg, D r E.-L. — La Sierra de Cura-Malal. Brochure. Buenos-Aires, 1884, planches. 

Informe oficial de la Comision cientifica agregada al estado mayor gênerai de la Expc- 
dicion al Rio Negro (Patagonia) realisada en los meses de abril, mayo et 
junio de 1879, bajo las ôrdenes del gênerai D.-Julio-A. Roca. — Entrega 1, 
Zoologia. Entrega 2, Botanica. Entrega 3, Geologia. Buenos-Aires, 1881- 

1882, in-4°, planches. 

Institut national genevois. — Mémoires. Tome XV (1880-1883). Genève, 1883, in-i°, 
planches. 

Institut royal grand-ducal de Luxembourg. — Publicaîions. Tome XIX. Luxembourg, 

1883, planches. 

Irmischia (Botanischen Vereins fur Thuringen). — Korrespondenzblatt, IV. Jahrgang, 
n 08 1-9, 11-12. Sonverhausen, 1884. 

— Abhandlungen. III. Heft. Bogen I, p. 1-32. Sonverhausen, 1884. 

Journal de Conchyliologie, publié sous la direction de H. Crosse et P. Fischer. — 3 e série. 
Tome XXIII, n os 3-k — Tome XXIV, n 08 1-3. Paris, 1883-1884-, planches. 

Journal of Conghology. — Vol. IV, n os 5-8. Leeds, 4884, planches. 

Jugoslavenska ÀKADEMUA Znanosti i Umjetnosti. — Rad. Knjiga LXVI-LXVIII (VI). 
Idem. Knjiga LXX. Razredi filologicko-historicki (VII). Idem. Knjiga LX'X. 
Matematicko-prirodoslovni Razred. Zagreb, 1883-1884. 

Kaiserlich - Kônigliche Geologische Reichsanstalt. — Jahrbuch. Jahrgang 1883. 
XXXIII. Band. Idem. Jahrgang 1884. XXXIV. Band. Idem. XXXIV*Baml. 3 
Heft. Idem. XXXIV. Band Wien, 1883-1881, planches. 

— Verhandlungen. 1883, n * 1-18. Idem. 1884, n os 4-12. Wien, 1883-1884. 

Kaiserlich-Kônigligre Zoologisgh-Botanische Gesellschaft in Wien. — Verhandlungen. 
Jahrgang 1883. XXXIII. Band. Wien, 1884, planches. 

Kaiserliche Leopoldinisch - Carolinische Deutsche Akademie der Naturforscher. — 
Leopoldina. Achtzehntes Heft. Jahrgang 1882. Halle, 1882, in-4°. 



XCVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Kaiserliche Leopoldinisch-Carolinische Deutsche Akàdemie der Naturforscher. — 
Nova acta. Band 32, I, n° 8. Dresdcn, 4865. Idem 32, I, n° 9. Ibid., 4865. 
Idem 32, I, n° 40. Ibid., 4865. Idem 33, n° 6. Ibid., 4866. Idem 35, n° 4. 
Ibid., 1869. Idem 36, n° 5. Ibid., 1873. Idem 38, n° 4. Ibid., 4875. 
Idem 38, n° 2. Ibid., 4876. Idem 41, I, n° 3. Halle, 4879. Idem 41, II, 
no 4. Ibid., 1880. Idem 44, II, n° 3. Ibid., 4879. Idem 41, II, n° 2. 
Ibid., 4879. Idem 42, n° 2. Ibid., 1881. Idem 42, no 3. Ibid., 1881. 
Idem 44, n° 1. Ibid., 1882. Idem 44, n° 2. Ibid., 1882. Idem 46, n° 2. 
Ibid., 1883, in-4°. 

Kirâly Magyar Termëszettudomânyi Târsulat. — Publications diverses : A Magyar 
Birodalom Zuzmô-flôrâja, irta F. Hazslensky. Budapest, 1884. — Utmutatâs 
fôldrajzi Helymeghatarozasokra, irta D r L. Gruber. Budapest, 4884, figures. 
— Utmutatâs fôldmâgnességi helymeghatarozasokra, irta D r G. Schenzl. 
Budapest, 4884, figures. — A Kultivàltnôvényeinek betegségeel,irla J. Binzer. 
Budapest, 4879, figures. — A Magyar âllatani irodalom ismertetése 1870. Aol, 
4 880, irta D r J. Daday, 4882. — Magyarorszâg Jellemzôbb dohànyainak cbemiai 
es nôvenyeletlani vizsgâlata, irta D r Thomas Kosutâny. Budapest, 4882, in-4. 

Kobelt, D r W. — (Vide : Deutsche Malakozoologische Gesellschaft.) 

Kônigliche Baverische Akàdemie der Wissenschaften zu Mùnchen. — Abhandlungen. 
Vierzehntcr Band, dritte Abtheihmg. Idem. Fùnfzehnter Band, erste Abtheil. 
Mùnchen, 1883-1884, in-4°, planches. 

— Ludwig Badlkofer. tJber die Methoden in der botanischen Systematik, insbe- 

sondere die anatomische Méthode. Munchen, 4883, in-4°. 

— Franz von Kobell. Eine Deutschschrift von K. Haushofer. Munchen, 4884, in-4°. 

— Gedachlnissrede auf Th.-L.-W. von Bischoff, etc., von C. Kupffler. Munchen, 

4884, in-4°. 

— Sitzungsberichte der Mathematisch-Physikalischen Classe. LXXXVI. Band. 1-5. 

Heft. Jahrgang 4882. Idem. LXXXVII. Band. 1-5. Heft. Jahrgang 1883. 
Wien. 4882-4885, planches et figures. Idem 1883. Heft 3. Idem. 4884, 
4 re partie. Idem. 4884. Heft 3-2. Mùnchen, 1884, planches. 

Koniglich-Ungarische Geologische Anstalt. — Jahresbericht fur 1882. Idem fur 4883. 
Budapest, 4883, planches. 

— Mitlheilungen. VI. Band. 7-9-40. Heft. Idem. VII. Band. 1. Heft. Budapest, 

4883-1884, planches, cartes et figures. 

Koninklijke Akàdemie van Wetenschappen te Amsterdam. — Jaarboek vôor 1883. 
Amsterdam, 4883. 

— Verslagen en Mededeelingen. Tvveede Beeks. Achttiende d'eel. Amsterdam, 1883. 

Koninklijk Zoologische Genootschap Amsterdam. — Bijdragen. 10 6 aflevering. Amsterdam, 
1884, in-4°, planches. 

— Tijdschrift. Jaargang V. Aflevering 4. Amsterdam, 4884, planches. 

Ligue de l'Enseignement . — Bulletin. 4883-488i, n°2. Bruxelles, 1884. 
Linnean Society of London. — Journal. Vol. XVI, n os 95-96. Idem. Vol. XVII, n os 97-402. 
London, 4882-4883, planches. 

— Proceedings, from 48S0 to June 1882. Idem, from November 1882 to Junc 4883. 

London, 4882-4883. 

— List of the Linnean Society of London. Oclober 1884. Idem. October 4882. 

London. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE XGVIÏ 

Linnean Society of New-South-Wales. — Proceedings. Vol. VIII, part. 1-4. Idem. 
Vol. IX, part, firstand second. Sydney, 1883-1884, planches. 

Mac Leod, J. — La Structure de l'intestin antérieur des Arachnides. 

Extrait du Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de 
Belgique. 3* série, tome VIII. 

— Recherches sur la structure et la signification de l'appareil respiratoire des 

Arachnides. 

Extrait des Archives de Biologie. Tome V, 1884, planches. 

Magyarhoni Foldtani Târsulat. — Foldtani Kôzlony, XIII Kotet, 1883, 7-12 fùzet. 
Idem. XlVKôtet, 1-11 fuzet. 1884. Budapest 1883-1884. 

Magyar Kirâlyi Foldtani intézet Konyv es Terképtarânak Czîmjecyzéke. — Catalog der 
Bibliothek und allg. Kartensammlung. der K. U. Geologischcn Anstalt. 
Budapest, 1884. 

Magyar nemzeti Muséum. — Természetrajzi fùzetek 1883. Hatodik Kôtet. Budapest, 
planches. 

Malaise, C. — Études sur les terrains silurien et cambrien de la Belgique. 

Extrait du Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux -Arts de Bel- 
gique. 3* série. Tome V, n° 1, 1883. 

— Sur un nouveau gisement de l'Oldhamia radiata, Forbes, dans le Brabant. 

Extrait du Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux- Arts de Bel- 
gique. 3« série. Tome V, n° 6. 

— Documents paléontologiques relatifs au terrain cambrien de l'Ardenne. Sur le 

Dictyonema sociale, Sait. 
Extrait du Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Bel- 
gique. 3' série. Tome V, n°8. 

Manfredonia, P. — La Scola Salernitana stravestuta a llengua nosta. Brochure. Napoli, 1881 , 

— Il Traclimento ovvero il tentato suicidio. Brochure. Napoli, 1881. 

Mazé, H. — Catalogue revisé des mollusques terrestres et fluviatiles de la Guadeloupe et de 
ses dépendances. 
Extrait du Journal de Conchyliologie. Janvier 1883, planches. 

Ministère de la guerre. Institut cartographique militaire. — Carte de Belgique à 
l'échelle du 1/160.000. Bruxelles, 1884, in-plano. 

Morelet, A. — Malacologie des Comores. Récolte de M. E. Marie à l'île Mayolte. (3 e article.) 

Extrait du Journal de Conchyliologie. Tome XXIII, n° 3, planches. 

Mouvement industriel belge (le). — Première année. Tomel, n os 1-23. Bruxelles, 1884-, 
in-4°, figures. 

Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique. — Bulletin. Tome II, 1883, n° 4. Idem. 
Tome III, 1884, n 08 1-2. Bruxelles, 1883-1884, planches. 

Musée Teyler. —Archives. Série II, 4 e partie. Idem. Série II. Vol. II, l re partie. Haarlem, 
1883-1884-, planches. 

Museo civico di Storia naturale di Genova. — Annali. Vol. XX, 1884. Genova, 1884, 
planches. 

Muséum Francisco-Carolinum. — Bericht. Zweiundvierzigster. Linz, 188£, planches. 

Muséum of Comparative Geology at Harvard Collège in Cambridge. — Bulletin. Vol. IX, 
n os 5-9. Idem. Vol. XT, n° 10. Cambridge, 1883-1884, planches et figures. 

— Animal report for 1883-1884. Cambridge, 1884. 



XCV1II SOCIÉTÉ ROYALE MALAC0L0G1QUE DE BELGIQUE 

Nàssauischer Verein fur Naturkunde. — Jahrbùcher. Jahrgang 36. Wiesbaden, 1883, 

carte. 
Natural History Society of New -Brunswick. — Bulletin. N° 3. Saint-John, 188i. 

— Annual Report. Saint-John, 1831 . 

Natural History Society of Northumberland, Dcrham and Newcastle-upon-Tyne. — 

Transactions. Vol. VIII, part. 1, 1881, planches. 
Naturforschende Gesellschaft in Bern. — Mittheilungen. Jahr 1882. H. Heft, n os 1040- 

105b. Idem 1883. I. Heft, n 08 1057-1063. Idem. II. Heft, n 08 1064-1072 

(1883). Idem. I. Heft, n 08 1073-1082 (1884). Bern, 1883-1884. 

Naturforschende Gesellschaft in Basel. — Verhandlungen. Siebenter Theil Zweites 
Heft. Basel, 1884, planches. 

— Die Casier Mathematiker Daniel Bernoulli und Leonhard Euler. Anhang zu 

Theil VIÎ der Verhandlungen. Basel, 1881. 
Naturforschender Verein in Crunn. — Verhandlungen. XXI. Band. I. Heft. 1882. idem. II 
Heft. 1882. Brûnn, 1883. 

Naturforschender Verein zu P.iga. — Korrespondenzblatt des Naturforscher Vereins zu 
Riga. XXVI. Jahrgang. Riga, 1883. 

Naturhistorisch-Medecinischer Verein zu IIeidelberg. — Verhandlungen. Neue Folge. 
Dritter Band. Drittes Heft. Heidelberg. 

Naturhistorischer Verein in Augsburg.— Bericht. Siebenundzwanzigster. Augsburg, 1883. 

Natlrhistorisk Forening in Kjôbenhavn. — Videnskabelige Meddelelser fra den Naturhis- 

toriske Forening in Kjôbenhavn for Aaret 1883. Idem, n° 2. Kjôbenhavn, 

1833, planches 
Naturwissenschaftliche Gesellschaft îsis in Dresden. — Sitzungsberichte und Abhand- 

lungen. Jahrgang 1883. Juli bis December. Idem, Jahrgang 1884. Januar 

bis Juni. Dresden, 1884, planches. 
Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz. — Bericht. Neunter Bericht. 

Chemnitz, 1884. 
Naturwissenchaftlicher Verein in Bremen. — Abhandlungen. VIII. Band. 2. Heft. 

Idem. IX. Band. I. Heft. Bremon, 1881, planches. 

Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und Rugen in Greifswalde. — 
Mittheilungen. Fimfzelmter Jahrgang. Berlin, 1884, planches. 

Naturwïssensckaftlicher Verein in Elberfeld. — Jahresberictite. Sechstes Heft. Elber- 
feld, 1884, planches. 

Naturwissenschaftlicher Verein in Regensburg. — Correspondenzblatt. Siebenund- 
dreissigster Jahrgang. Regensbur?, 1883. 

Naturwissenschaftlicher Verein fur Schleswig-Holstein. — Schriften. Band V. Zweites 

Heft. Kiel, 1.884, 

Naturwissenschaftlicher Verein fur Steiermark. — Mittheilungen. Jahrgang 1883. 
Gratz, 188i, planches. 

— Iîaupt. Repertoiium der Mittheilungen, etc. Graz, 1884. 

Natuurkundig Genootschap te Groningen. — Drioelaehtigste ve.slag over het jaar 1883. 
Groningen, 1881. 

Natcurwetenschappelijk Genootschap van Gent. — Natura. Maandschrift voor Natuur- 
wetenschappeh . Tweede jaargang, 1884. 1-12 aflevering. Gent, 1884, 
figures . 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE XC1X 

Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. — Tijdschrift der Nederlandsche Dierkundige 
Vereeniging. Supplément, deel I, aflevering I, 4883. Idem. Supplément, 
deel I, aflevering 2. Ldden, 1883-1884, planches. 

— Catalogus der Bibliotheck. Derde uitgave. Leiden, 1884. 

Newlands, J.-A.-R. — On the discovery of the periodic lavv and on relations among the 
atomic weights. London, E. and F.-N. Spon, 1884. 

New-Zealand Institut. — Transactions and Proceedings. Vol. Va XV, 1872-1882. Wel- 
lington, 1873-1883, planches. 

— Index to Transactions and Proceedings. Vol. I, tomeVUI. Wellington, 1877. 

Nobre, A. — Catalogue des Mollusques observés dans le Sud-Ouest. Coïmbre, 4884. 

Norfolk and Nobwich Naturalists' Society. — Transactions 1882-1883. Vol. III, part. 4. 
Idem. 1883-1884. Vol. III, part. 5. Norwich, 1883-1884, planches. 

Norwich Geological Society, — Proceedings. Vol. I, part. 8. Norwich, 4885?. 

Nova Scotia Institute of Natural Science. — Proceedings and Transactions. Vol. VI, 
part. 1, 1882-1883. Halifax, 1883. 

Oberhessische Gesellschaft fur Natur-und Heilkunde. — Bericht (Dreiundzwanzigster). 
Giessen, 1884. 

Observatoire impérial de Rio-de- Janeiro. — Bulletin astronomique et météorologique. 
Octobre 1883, n° 10. Novembre 1883, n° 11. Décembre 1883, n° 12. Rio-de- 
Janeiro, 1883, in-4°. 

Observatoire royal de Bruxelles.— Annales. Nouvelle série. Annales astronomiques. 
Tome IV. Idem. Tome V, fasc. 1-2. Bruxelles, 1883-1884, in-4°, planches. 

— Annales. Appendice à la nouvelle série des Annales astronomiques. Vade-mecurn 

de l'astronome, par J.-G. Houzeau. Bruxelles, 1882. ' 

— Bibliographie générale de l'astronome. Tome second. Bruxelles, 1882. 

— Annuaire 1884. 51 e année. Bruxelles, 1883, in-12. 

Ortlieb, J. et Six, A. — Une excursion à Pern s. 

Extrait des Annales de la Société Géologique du Nord. Tome XI. Lille, 1884. 

Osservatorio della regia ÏIniversita di Torino. — Bollettino, Anno XVIII (1883). 
Torino, 1884. 

Pini, N. — Note malacologiche sulla fauna italiana. 

— Novità malacologiche. 

Extraits des Atti delà Société italienne des Sciences naturelles. Vol. XXVII, 1884. Milan. 

Physikalisch-OEkonomische Gesellschaft zu Kômgsberg. — Schriften. 24 9ter Jahrgang, 
1883. Erste- undzweite Àblheilung. Konigsberg, 1884, in-4°. 

Raeymaekers, D. — Mélanges géologiques et malacologiques. 

Extrait des Annales de la Société royale Malacologique de Belgique. Tome XVIII, 1883. 

Raeymaekers, D. et baron de Loë. — Quelques observations faites aux environs de Grez. 

Extrait des Annales de la Société royale Malacologique de Belgique. Tome XIX, 1884. 

Raeymaekers, D. etba on van Ertborn. — Compte rndu de l'excursion annuelle faite aux 
environs de louvain, les 5 et 6 août 1883. 

Extrait des Annales de la Société royale Malacologique de Belgique. Tome XVIII, 1883. 



C SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Reale Accademiàdei Fisiocritici di Siena. — Rapporti c Processi verbali. Tomo I, fasc. 1. 
Siena, 1879. 

— Atti. Série terza, vol. II, fasc. 3. Idem. Vol. lïï, fasc. 6-7. Siena, 1882-1883, 

in-4°, planches. 

Reale Accademia dei Lincei. — Àtti. Transunti. Série 3 a . Vol. VII, fasc. 1G. Idem. Vol, VIII, 
fasc. 1-6, 8-15. Roraa, 1883-1884, in-4°. 

Reale Accademia delle Scienze di Torino. — Atli. Vol. XIX, disp. 1-7. Torino, 1883- 
1884, planches. 

— (Torino 1883). 11 primo secolo délia Reale Accademia delle Scienze. Notizie 

storiche e bibliografiche, in-4°. 

Reale Comitato Geologico d'Italia. — Bollettino. Anno, 1883. Vol. IV, 2 a série, n os 9-12. 
Idem. (Vol. XV, délia recola). Vol. V, 2 a série, n os 1-8. Roma, 1883-1884, 
planches. 

Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti. — Atti. Série sesta, tomo I, 
disp. 4-10. Idem. Tomo II, disp. 1-2. Venezia, 1882-1883, planches. 

Règle Societatis Scientiarum Upsaliensis Noya Acta. — Seriei tertise. Vol. XII, fasc. 1, 
1884, planchas. 

République Argentine. — Censo gênerai de la provincia de Buenos- Aires In-i°, cartes. 

Royal Society of London. — Proceedings of the Royal Society of London. Vol. XXXV, 
n° 2-27. Idem. Vol. XXXVI, n n * 228-231. London, 1884, planches. 

Royal Society of New-South-Wales. — Journal and Proceedings. Vol. XVI-XVII. Sydney, 
1883-1884, planches. 

Royal Society of Queensland. — Proceedings, 1884. Vol. I, part. 1. Brisbane, 1884. 

Royal Society of Tasmania. — Papers and Proceedings for 1885. Idem for 1883. Tas- 
mania, 1883-1884, planches. 

Rutot, A. — La Carte géologique détaillée de la Belgique à l'échelle de 1 /20,000 e . 

— Les Découvertes paléontologiques de Bernissart. 

Extraits de la Revue universelle des Mines. Tome XV, 1884. Paris. 

Rutot, A., et Van den Broeck, E. — Feuille de Bruxelles de la carte géologique détaillée 
de la Belgique, avec texte explicatif. Bruxelles, 1883, in-plano. 

— Feuille de Bilsen de la carte géologique détaillée de la Belgique, avec texte 

explicatif. Bruxelles, 1883, in-plano. 

Salvana, D.-J. — Introduccion a la Fauna malacologica de Vallvidrera. 

Extrait du Boletin de la Reale Academia de Ciencias naturales y Artes de Barcelona, 1884. 
Bareil, 1884. 

Sanct-Gallische Naturwissenschaftliche Gesellschaft. — Bericht ùber die Thâtigkeit 
der Sanct-Gallischen Naturwissenschaftlichen Gesellschaft wahrend des 
Vereins-Jahres 1881-1882. Sanct-Gallen, 1883. 

Schweizerische Naturforschende Gesellschaft (Société Helvétique des Sciences 
naturelles). — Veihandlungen. 66. Jahresversammlung. Jahresbcricht 1882- 
1883. Zurich, 1883. 

Science Record Boston. — Journal. Vol. H, n os 4-6, 8-10. Boston, 1884. 

Science an illustrated weekly journal. — Vol. II, n° 47. Idem. Vol. III, n os 48-77. 
Idem. Vol. IV, n os 77-98. Cambridge, 4883-1885-, figures. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CI 

Senoner, A. — Ccnni bibliografici. 

Extrait du Naturalista siciliano. Année III. 

— Regensburg Correspondenz. Blatt, 1884. 

Extrait. 

Service de la Carte géologique du royaume. — Carte et texte. Feuille deDinant. Idem. 
Feuille de Natoye. Idem. Feuille de Clavier. Bruxelles, 1883, in-plano. 

Siebenburgischer Verein fur Naturwissensghaften in Hermannstadt . — Verhandlungen 
und Mittheilungen. XXXIV. Jahrgang. Hermannstadt, 1881-, planches. 

Six, A. — (Vide : Ortlieb, J.) 

Smithsonian Institution. — Annual report of the year 1882. Washington, 1884. 

Sociedad Cientifica Argentina. — Anales. Enero 1884. Tomo XVII, entrega, 1-6. Idem. 
Tomo XVIII, entrega 1-5. Buenos-Aires, 1884. 

Sociedade de Instrucçaodo Porto. — Revista. Terceiro anno. N os 8-12. Porto, 1884. 

Sociedad Espanola de Historia Natural. — Anales. Tomo XII, cuaderno 3. Idem. 
Tomo XIII, cuaderno 1-2. Madrid, \ 883-1884, planches. 

Societa Adriatica di Scienze nàturali in Trieste. — Bolletlino. Vol. VIII. Trieste, 
1883-1884. 

Societa di Letture e Conversazioni Scientifiche di Genova. — Giornale. Anno VIII. 
fasc. 1-12. Genova, 1884. 

Societa Entomologica Jtaliana. — Bollettino. Anno quindecimo. Trim. IV. Idem. Anno 
scdicesimo. Trim. I-II. Firenze, 1884. 

Societa Italiana di Scienze Nàturali. — Atti. Vol. XXV, fasc. 3-4. Idem. Vol. XXVI, 
• fasc. 1-4. Milano, 1883-1884. 

Societa Malacologica Italiana. — Bolletlino. Vol. IX, 1883, fogli 13-19. Idem. Vol. X, 
1884, fogli 1-8. Pisa, 4 883-1884, planches. 

Societa Toscana di Scienze Nàturali. — Atti (Processi verbali). Vol. IV, 1884. (Séances de 
janvier à mai.) Pisa, 1884. 

— Memorie. Vol. VI, fasc. 1. Pisa, 1884, planches. 

— Table des matières. Vol. III-IV. 

Societa Veneto-Trentina di Scienze Nàturali. — Atti. Vol. VIII, fasc. 2. Padova, 1883, 
planches. 

— Bollettino. Tomo III, n. 1-2. Padova, 1884. 

Societas pro Fauna et Flora Fennica. — Meddelanden af Socielas pro Fauna et Flora 
Fcnnica, 1883, IX-X Hâftet. Helsingsfors, 1883. 

Société Académique de l'arrondissement de Boulogne. — Bulletin, 3 e volume, 3-5 e livrai- 
sons. Boulogne, 1880-1884. 

Société Académique de Maine-et-Loire. — Procès-verbaux. Années 1877-1879. Idem. 
Années 1880-1881. Angers, 1880-1883. 

Société Académique Franco-Hispano- Portugaise de Toulouse. — Bulletin. Tome IV (1883), 
n os 3-4. Idem. Tome V (1884), n os 1-2. Toulouse, 1883-1884. 
■ — Statuts et règlements. Toulouse, 1883. 

Société Belge de Microscopie. — Bulletin. 10 e année, n os 3-12. Idem. 11 e année, n° 1-2. 
Bruxelles, 1884. 

— Annales. Tome VIII. Année 1881-1882. Bruxelles, 1883, planches. 



CH SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Société Botanique de Lyon. — Annales. 40 e année, 1881-1882, n° 2. Lyon, 1883.' 
Société Centrale d'Agriculture de Belgique. — 31 e année. Décembre 1883, janvier à 

août, octobre à novembre 1884. Bruxelles, 1883-1884, in-4°. 
Société Chorale et Littéraire des Mélophiles. — Bulletin. 19 e volume. Hasselt, 1882. 

Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du département du Var. — Bulletin. 
7 e série, tome Vî, livraisons 2 à 4. Draguignan, 1883-1884. 

Société d'Agiuculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. — Annales, 5° série, 
tome V, 1882. Lyon, 1883, planches. 

Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. — Mémoires. 
Tome XXIV, n° 4, 1883, 4 e trimestre. Orléans, 1884. 

Société de Borda, a Dax. -— Bulletin. 8 e année (1883), 4 e trimestre. Idem. 9 e année 
(1884), 1 er , 2 e et 3 e trimestres. Dax, 1883-1884, planches. 

Société d'Émulation des Côtes-du-Nord. — Comptes rendus et mémoires. Tome XXI (1883). 
Saint-Brieuc, 1883, planches. 

Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. — Bulletin. 2 e série, 19 e année, 
1 er semestre. Idem. 2 e semestre. Rouen, 1883-1884. 

Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. — Mémoires. 4 e séiie. 
Tome VI. Idem. Tome VII. Mons, 1883. 

Société des Sciences et Arts de la Réunion. — Bulletin. Année 1883. Saint-Denis, 1884. 

— Note sur Madagascar, par M. A. Le Roy. Saint-Denis, 1884. 

Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. — Bulletin. Année 1883. 
37 e volume. (7 e de la 3 e série), 1 er semestre. Idem. Année 1884, 38 e volume 
(8 e de la 3 e série). Auxerre, 1883-1884, planches. 

Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. — Bulletin. 18° et 19 e années, 
1881-1882. Semur, 1883. 

Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. — Mémoires. 2 e série, 
tome V, 8 e cahier. Bordeaux, 1883. 

— Appendice au tome V, 3 6 cahier. Bordeaux, 1883. 

Société des Sciences physiques, naturelles et climatologiques de l'Algérie. — Bulletin. 
20 e année, 1883. Alger, 1884. 

Société d'Études des Sciences naturelles de Nîmes. — Bulletin. 11° année, n ns 11-12. 

Idem. 12 e année, n 08 1-9. Nîmes, 1883-1884, planches. 
Société d'Études scientifiques d'Angers. — Bulletin. 12 e et 13 e années (1882-1883;. 

Angers, 1884, planches. 

Société d'Études scientifiques de Paris. — Bulletin. 6 e année, 1883 (2 e semestre). 

Idem. 7 e année (1 er semestre). Paris, 1884. 
Société Entomologique de Belgique. — Annales. Tome XXVII. Bruxelles, 1883, planches. 

— Compte rendu. Série III. Séances de décembre 1883 et de janvier à décembre 

1884. Bruxelles, 1884. 

Société Géologique de Belgique. — Annales. Tome IX (1881-1882). Liège 1883, planches. 

— Catalogue des ouvrages, etc., qui se trouvent dans les principales bibliothèques 

de Belgique, par Dewalque. 

Société Géologique de France. — Bulletin. 3 e série, n° 7. Tome IX (1881). îdem. TomeX, 
n° 7 (1882). Idem. Tome XI, n° 8 (1883). Idem. Tome XII, n 08 2-7 (1884). 
Idem. 8° année, n os 5-6. Idem. 9 e année, n 08 3-4. Paris, 1882-1881, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE GUI 

Société Géologique du Nord. — Annales. Tome X (1882-1883), 4 e livraison. Idem. 
Tome XI, l re à 4 e livraisons . Lille, 4883-4884, planches. 

Société Hollandaise des Sciences, a Harlem. — Archives néerlandaises. Tome XVIII, 
livraisons 2-5. Idem. Tome XIX, livraisons 4-3. Harlem, 1883-4884, 
planches. 

Société Impériale des Naturalistes de Moscou. — Bulletin. Année 4 883, n 08 2-4. 
Idem. Année 1884, n° 4. Moscou, 1883-1884, planches. 

Société Linnéenne de Normandie. — Bulletin. 3 e série, 7 e volume. Année 1882-1883. 
Caen, 1883, planches. 

Société Ouralienne d'Amateurs des Sciences naturelles. — Bulletin. Tome VI!, livrai- 
son 3. Ekatherinenbourg, 1884, in-4°. Idem. Tome VIII, l re partie. Idem. 
2 e partie. Odessa, 1882-1883, planches. 

Société Philomatique de Verdun. — Mémoires. Tome IX. Verdun, 1884. planches. 

Société Royale belge de Géographie. — Bulletin. 7 e année, 1883, n° 8. Idem. 8 e année, 
n 08 1-5. Bruxelles, 4883-1884, cartes. 

Société Royale de Botanique de Belgique. — Bulletin, Tome XXII. Bruxelles, 1883. 

— Comptes rendus. Tome XXÎII, 2 e partie. Année 188k Séances de janvier-avril, 

de juillet et de novembre. Bruxelles, 1884. 

Société Royale des Sciences de Liège. — Mémoires, Supplément au tome X. Bruxelles, 
1883, in-4°. 

Société Royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. — journal. 
39 e volume, 39 e année, décembre 1883. Idem. 40 e volume, 40° année, jan- 
vier à décembre 1884. Bruxelles, 1884. 

Société Royale Linnéenne de Bruxelles. — Bulletin. 11 e année, tomeXï, livraisons 4-6. 
Idem. 12 e année, tome XII, livraisons 1-3. Bruxelles, 1883-4884. 

Société Royale Malâcologique de Belgique. — Procès-verbaux des séances de la Société. 
Tome XIII (1884). Séances 1 à 12. 

Société Scientifique industrielle de Marseille. — Bulletin. Année 4882, 2 8 trimestre. 
Idem, 3 e trimestre. Idem. Année 1883. Procès-verbaux. Marseille, 1882-1883, 
planches et figures. 

Société Vaudoise des Sciences naturelles. —Bulletin. 2 9 série, volume XSX, n° 89. 
Idem, vol. XX, n° 90. Lausanne, 4883-1884, planches. 

Société Zoologique de France. — Bulletin. 9 e année, n os 1-2. Paris, 4884, planches. 
Stossich, M . — Prospetto deila Fauna del mare Adriatico. Parte V. 

— I Molluschi del Velebit. 

Extraits del Bollettino délia Soeieta Adriatica di Scienze naturali in Trieste. Vol. VIII, 
fase. 1,1883. 

Tapparone Canefri, C. — Inlorno ad alcum molluschi terres tri délie Molucche e di Selebes. 
Extrait des Annali del Museo civico di Storia naturali di Genova. Vol. XX, 1883, planches. 

Ubaghs, C — La Mâchoire de la Chelonia Hoffmanni de la craie supérieure de Maastricht. 

Extrait des Mémoires delà Société Géologique de Belgique. Tome X, 1883, planches. 

— L'Age et l'homme préhistorique et ses ustensiles de la station lacustre près de 

Maastricht. Brochure. Liège, Vaillont-Carmanne, imprimeur, 1884. 



CIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

United States of America. Department of Agriculture. — Report 1881 and 1882. 
Washington, 1882, planches. 

— Third Report of the United-States Entomological Commission. Washington, 

1883, planches. 

United States of America Department of the Interior. — Compendium of the thent 
Census (juni 1880). Idem. 2 e partie. Washington, 1883. 

— Geological and Geographical Survey. Monographs. Vol. II. Washington, 1882, 

in-4°, planches. 

— Atlas du volume précédent, in-plano. 

— Second Annual Report, 1880-1881. Idem (12 e ). Twefth Animal Report. 

Part. 1-2. Maps and Panoramas. Washington, 1882-1883, planches. 

— Bulletin, n° 1. Washington, 1883, planches. 

Van den Broeck, E. — Nouvelles observations faites dans la Campine en 1883, comprenant 
la découverte d'un bloc erratique Scandinave. 

Extrait des Annales de la Société Géologique du Nord, tome XI. 

— Note sur un nouveau mode de classification et de notation graphique des dépôts 

géologiques basé sur l'étude des phénomènes de la sédimentation marine. 
Extrait du Bulletin du Musée royal d'histoire naturelle de Belgique. Tome II, 1883. 

— (Vide : Rutot, A.) 

Van den Broeck, E., et Rutot, A. — Réponse aux critiques de M. 0. van Erlborn relatives 
aux données utilitaires des feuilles de Bilsen et de Bruxelles. Brochure. 
Renaix, 1884. 

Van Ertborn, baron 0. — Les Terrains modernes et les découvertes récentes du Kattendyk. 

Extrait des Bulletins de la Société royale de Géographie d'Anvers. Anvers, 1884. 

— (Vide : Raeymaekers, D.) 

Verein der Freunde der Naturgeschichte in Mecklenburg. — Archiv. 37. Jahr. 1883. 
Guslrôw, 1883, planches et cartes. 

Verein der Naturfreunde in Reichenberg. — Mittheilungen. Fiinfzehnter Jahrgang. 
Reichenberg, 1884. 

Verein fur Erdkunde zu Halle-a/S. — Mittheilungen 1883. Idem 1884. Halle, 1883-1884, 
planches. 

Verein fur Naturkunde zu Zwickau. — Jahrcsberichte 1883. Zwickau, 1885-, planches. 

Verein fur Vaterl^endische Naturkunde in Wurtemberg. — Jahreshefte. Vierzigster Jahr-' 
gang. Stuttgart, 1884, planches. 

Von Koenen, A. — Ueber Geologische Verhâltnissc, welche mit der Emporhebung des 
Harzes in Verbindung stehem. 
Extrait du Jahrbuch der Koniglich-Preussischen Geologischen Landesanstalt fur 1883. Berlin, 

1884. 

Westfjelischer Provinzial-Verein fur Wissenschaft und Kunst. — Jahresberichle 
pro 1883. Munster, 1884. 

Winkler, T.-C. — Note sur une espèce de Rhamphorhynchus du Musée Teyler. 

Extrait des Archives du Musée Teyler. Série II (4* partie), planches. 

Wisconsin Academy of Sciences, Arts and Letters. — Transactions. Vol. V, 1877-1881. 
Madison, 1882. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CV 

Wissenschaftlicher Club in Wien. — Monatsblâtter. V. Jahrgang, n 01 4-12. Idem. VI. 
Jahrgang, n os 1-3. Wien, 4883-1884, figures. 

— Ausserordentliche Beilage zu den Monatsblàttern. N° 4, V. Jahrgang. Idem. 

N° 1, VI. Jahrgang. Wien, 1884. 

' — Jahresberichl. 1883-1884 (VIII. Jahrgang). Wien, 1884. 

— Statuten. Wien, 4884. 

Yorkshire Naturaliste Union. -— Transactions, part. 7, for the year 1882. London, 1884. 

Zoological Society of London. — Proceedings of the scientific meetings of the Zoological 
Society of London for the year 4883, part. 4. Idem, for the year 1884, 
part. 2. Idem, part. 3. London, 1884, planches. 

— A list of the Fellows. Corrected 1884. London, 4884. 

— Catalogue of the Library (Supplément). London, 4883. 

Zoologischer Anzeiger, herausgegeben von Prof. J. Victor Carus, in Leipzig. — VIL Jahr- 
gang, n° 457. Leipzig, 4884. 



III 



COLLECTIONS MALACOLOGIQUES 



DONS REÇUS 



POUR LES 



COLLECTIONS MALACOLOGIQUES DE LA SOCIÉTÉ 



PENDANT L'ANNEE 1884 



Les envois enregistrés en 1884 comprennent 199 numéros. 

I. — ESPÈCES VIVANTES 

Coquilles terrestres et fluviatiles de la Carinthie ; Don de M. le D r F. Ressmann. 88 numéros. 

Coquilles marines du Japon et Meleagrina margaritifera de diverses provenances ; Don du 
Musée commercial. 6 espèces. 

Coquilles terrestres, fluviatiles et marines du Portugal; Don de M, Nobre. 51 espèces. 

Coquilles terrestres, fluviatiles et marines d'Aguilas (Espagne); Don de M. /. Weyers. 
31 espèces. 

II. — ESPÈCES FOSSILES 

Coquilles fossiles belges de divers terrains; Don de M. D. Raeymaekers. 17 espèces. 



IV 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES 



LISTE 

DES 

ACADÉMIES, INSTITUTS, SOCIÉTÉS SAVANTES, MUSÉES, REVUES 

ET JOURNAUX, ETC. 

EN RELATION D'ÉCHANGE DE PUBLICATIONS AVEC LA 

SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

AU 31 DÉCEMBRE 1884 



(L'astérisque indique les institutions dont des publications ont été reçues pendant l'année.) 

AFRIQUE. 

Algérie. 

* Alger. — Société des Sciences physiques, naturelles et climatologiques d'Alger. 

* Bône. — Académie d'Hippone. 

Egypte. 

Le Caire. — Institut égyptien. 

Ile de la Réunion. 

* Saint-Denis. — Société des Sciences et Arts de l'île de la Réunion. 

Ile Maurice. 

Port-Louis. — Royal Society of Arts and Sciences of Mauritius. 



AMÉRIQUE. 

Argentine (République) 

* Buenos-Ayres. — - Sociedad Cientifica Argentina. 

* Cordoba. — Academia nacional de Ciencias. 

Brésil. 

Rio-de-Janeiro. — Commissao Geologica do Brazil. 
Id. — Museu Nacional do Rio de Janeiro. 

Id. — Observatoire Impérial de Rio-de-Janeiro. 



CXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Canada. 

* Halifax. — Nova Scotia Institute of Nalural Science. 

* Montréal. — Geological and Natural History Survey of Canada. 

* S^John. — Natural history Society of New-Brunswick. 

États-Unis» 

* Boston, Mass. — Boston Society of Natural History. 

Id. — Commonwealth of Massachusetts. 

Id. — Science record. 

* Buffalo, N. Y. — Buffalo Society of Natural Sciences. 

* Cambridge, Mass. — Muséum of Comparative Zoôlogy at Harvard Collège. 

* Cambridge. — Science. 

Chicago, III. — Academy of Sciences of Chicago . 

* Cincinnati, Ohio. — Natural History Society of Cincinnati. 
Détroit, Mich. — Geological Survey of Michigan. 
Frankfort, Kent. — Geological Survev of Kenluckv. 

* Indtanapolis. — Geological Survey of Indiana. 

* Madison. — Wisconsin Academy of Sciences, Arts and Letters. 
Milvvaukee, Wisc. — Naturhistorischer Verein von Wisconsin in Mihvaukee. 

* Montgomery. — Geological Survey of Alabama. 

* New-Haven, Conn. — Connccticut Academy of Arts and Sciences. 
New-York, N. Y. — Lyceum of Natural History. 

* Philadelphia, Pens. — Academy of Natural Sciences of Philadelphia. 

Id. — Geological Survey of Pennsylvania. 

Id. — The American Naturalists' Journal. 

Portland, Maine. — Portland Society of Natural History. 

* Saint-Louis, Miss. — Academy of Natural Sciences of Saint-Louis. 

Id. — Geological Survey of the State of Missouri. 

* Salem, Mass. — Essex Institute. 

Id. — Peabody Academy of Sciences. 

* San-Francisco, Cal. — California Academy of Natural Sciences. 

Id. — Geological Survev of California. 

Tuscaloosa, Alab. — Geological Survey of Alabama. 
Washington, D. C. — Smithsonian Institution. 

Id. — United States of America. Department of Agriculture. 

Id. — United States of America. Department of the Interior. Geological and 

Geographical Survey of the Territories. 
Id. — United States of America. Geological Survey. 

Id. — United States of America. War Department. 

Mexique* 

Mexico. — Museo Nacional de Mexico. 

ASIE. 

Inde anglaise. 

* Calcutta . — Asiatic Society of Bengal . 

Id. — Geolodcal Survev of India. 
Id. — Indian Muséum. 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXV 

•lapon. 

* Tokio. — Deutsche Gesellschaft ftir Natur- und Vôlkerkunde Ost-Asiens. 

EUROPE. 

Allemagne. 

* Augsbourg. — Naturhistorischer Verein in Augsburg. 

Berlin. — Konigliche Preussische Akademie der Wissenschaften zu Berlin. 

Id. — Deutsche geologische Gesellschaft. 
Bonn. — Archiv fur Naturgeschichte. 

* Brème. — Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen. 
Breslau. — Schlesische Gesellschaft fur vaterlandische Cultur. 
Brunswick. — Verein fur Naturwissenschaft zu Braunschweig. 
Cassel. — Verein fur Naturkunde. 

* Chemnitz. — Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz. 
Colmar. — Société d'Histoire Naturelle de Colmar. 

* Dresde. — Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden. 

* Elberfeld. — Naturwissenschaftlicher Verein in Elberfeld. 

* Francfort-sur-le-Mein. — Deutsche Malakozoologische Gesellschaft. 

* Giessen. — Oberhessische Gesellschaft fur Natur- und Heilkunde. 

* Greifswalde. — Naturwissenschaftlicher Verein von Neu Vorpommern und Rugen. 

* GueStrow. - — Verein der Freunde der Naturgeschichte in Meklenburg. 

* Halle. — Kaiserliche Leopoldinisch-Carolinische deutsche Akademie der Naturforscher, 

Id. — Verein fur Erdkunde. 
Hambourg. — Muséum Godeffroy. 

Id. — Verein fur Naturwissenschaftliche Unterhaltung. 
Hanau. — Wetterauische Gesellschaft filr die gesammte Naturkunde zu Hanau. 

* Heidelberg. — Naturhistorisch-Medizinischer Verein. 
Karlsruhe. — Naturwissenschaftlicher Verein in Karlsruhe. 

* Kiel. — Naturwissenschaftlicher Verein fur Schleswig-Holstein . 

* KOnigsberg. — Konigliche Physikalisch-OEkonomische Gesellschaft. 
'Leipzig. — Zoologischer Anzeiger. 

* Metz. — Académie des Lettres, Sciences, Arts et Agriculture de Metz. 

Id. — Société d'Histoire Naturelle de la Moselle. 

* Munich. — Kaiserlich-Bayerische Akademie der Wissenschaften zu Mûnchcn. 

* Munster. — Westfâlischer Provinzial-Verein fur Wissenschaft und Kunst. 
Nuremberg. — Naturhistorische Gesellschaft zu Nùrnberg. 
Offenbach-sur-le-Mein. — Offenbacher Verein fur Naturkunde. 

* Ratisbonne. — Zoologisch-mineralogischer Verein zu Regensburg. 

* Sojsderhausen. — Botanischer Verein « Irmischia » fur das nordliche Thûringen. 

* Stuttgart. — Verein fur vaterlandische Naturkunde in Wiirttemberg. 

* Wiesbade. — Nassauischer Verein fur Naturkunde. 

* Zwickau. — Verein fur Naturkunde. 

Angleterre. 

* Belfast. — Natural History and Philosophical Society. 

* Croydon. — Croydon Microscopical and Natural History Club. 
Glasgow. — Natural History Society of Glasgow. 

* Leeds. — The quarterly Journal of Conchology. 

Id. — Yorkshire Naturalists' Union. 

* Londres. — Geological Society of London. 



CXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

* Londres. — Linnean Society of London. 

Id. — Royal Microscopical Society. 
Id. — Royal Society of London. 
Id. - — Zoological Society of London. 
Manchester. — Manchester Geological Society. 

* Newcastle-upon-Tyne. — Natural History Society of Northumberland and Durham . 

* Norwich. — Norfolk and Norwich Naturalists' Society. 

Id. — Norwich Geological Society. 
Penzance. — Royal Geological Society of Cornwall. 

Autriche-Hongrie. 

* Agram. — Jugoslavenska Akademija Znanosti i Umjetnosti. 

* Bistritz. — Gewerbeschule. 

* Brunn. — Nalurforschender Verein in Briinn. 

" Budapest. — Kiralyi Magyar Természettudomânyi Târsuîat. 
Id. — Magyar Kiralyi Fôldtani intezet igazgatôsâga . 
Id. — Magyar Nemzeti Muséum. 
Id. — Magyarhoni Fôldtani Târsuîat. 

* Gratz. — Naturwissenschaftlicher Verein fur Steiermark. 

* Hermannstadt . — Siebenbùrgischer Verein fur Naturwissenschaften . 
Klagenfurt. — Naturhistoriscb.es Landes Muséum von Kârnthen. 

* Linz. — Muséum Francisco-Carolinum. 

* Reichenberg. — Verein der Naturfreunde in Reichenberg. 

* Trieste. — Società Adriatica di Scienze Naturali. 
Vienne. — Kaiserliche Akademie der Wissenschaften. 

Id. — Kaiserlich-Kônigliche Geologische Reichsanstalt. 

Id. — Kaiserliche-Kônisliche Zoolosisch-Botanische Gesellschaft in Wien. 

Id. — Verein zur Verbreitung Naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. 

Id. — Wissenschaftlicher Club. 

Belgique. 

Arlon. — Institut Archéologique du Luxembourg. 

* Bruxelles. — Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. 

Id. — Ligue de l'Enseignement. 

Id. — Mouvement Industriel belçe. 

Id. — Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique. 

Id. — Observatoire Royal. 

Id. — Société royale belge de Géographie. 

Id. — Société belge de Microscopie. 

Id. — Société centrale d'Agriculture de Belgique. 

Id. — Société Entomologique de Belgique. 

ÏD. — Société royale de Botanique de Belgique. 

Id. — Société royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. 

Id. — Société royale Linnéenne de Bruxelles. 

Id. — Service de la Carte géologique de la Belgique. 

Id. — Société scientifique de Bruxelles. 

Id. — Université libre de Bruxelles. 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXVII 

-■# 
Charleroi. — Société Paléontologique et Archéologique de l'arrondissement judiciaire 

de Charleroi. 
Dînant. — Société des Naturalistes dinantais. 

* Gand. — Natuurwetenschappelijk Genootschap van Cent. 

* Hasselt. — Société chorale et littéraire des Mélophiles de Hasselt. 

* Liège. — Association des élèves des écoles spéciales de l'Université de Liège. 

I D . — Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique. 

* Id. — ■ Société Géologique de Belgique. 
Id. — Société libre d'Émulation de Liège. 
Id. — Société Médico-chirurgicale de Liège. 

* Id. — Société royale des Sciences de Liège. 

* Mons. — Société des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut. 
Namur. — Société Archéologique de Namur. 

Tongres. — Société scientifique et littéraire du Limbourg. 

Danemark. 

* Copenhague. — Naturhistorisk Forening iKjôbenhavn. 

v Espagne. 

* Madrid. — Comision del Mapa geolôgico de Espana. 

* Id. — Sociedad Espanola de Historia Naturel. 

France. 

Abbeville. — Société d'Émulation d'Abbeville. 
Amiens. — Société Linnéenne du Nord de la France. 

* Angers. — Société d'Études scientifiques d'Angers. 

Id. — Société académique de Maine-et-Loire. 

* Auxerre. — Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. 
Bayonne. — Société des Sciences et Arts de Bayonne. 

* Besançon. — Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon. 
Bordeaux. — Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts. 

* Id. — Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. 
Id. — Société Linnéenne de Bordeaux. 

* Boulogne. — Société Académique de l'arrondissement de Boulogne. 

* Caen. — Académie nationale des Sciences, Arts et Belles-Lettres . 

* Id. — Société Linnéenne de Normandie. 

Chalons-sur-Marne. — Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne. 
Cherbourg. — Société nationale des Sciences naturelles de Cherbourg. 

* Dax. — Société de Borda. 

Dijon. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon. 

* Draguignan. — Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du département du Var. 
La Rochelle. — Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle. 

* Lille. — Bulletin Scientifique, Historique et Littéraire du département du Nord et des 

pays voisins. 
Id. — Société des Sciences, des Arts et de l'Agriculture de Lille. 

* Id. — Société Géologique du Nord. 

Lyon. — Association Lyonnaise des Amis des Sciences. 

* Id, — Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. 



CXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

* Lyon. — Société Botanique de Lyon. 

Id. — Société Linnéenne de Lyon. 
Mâcon. — Académie de Mâcon. Société des Sciences, Arts, Belles-Lettres et d'Agriculture. 

* Marseille. — Société Scientifique Industrielle. 

Montpellier. — Société d'Horticulture et d'Histoire naturelle de l'Hérault. 

* Nancy. — Académie de Stanislas. 

* Nîmes. — Société d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes. 

* Orléans. — Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. 

* Paris. — Feuille des Jeunes Naturalistes. 

Id. — Institut de France. Académie des sciences. 
Id. — Journal de Conchyliologie. 
Id. — Société d'Études scientifiques de Paris. 
Id. — Société Géologique de France. 
Id. — Société Zoologique de France. 
Perpignan. — Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales. 

* Rouen. — Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. 

* Saint-Brieuc . — Société d'Émulation des Côtes-du-Nord. 

* Semur. — Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. 
Soissons. — Société Archéologique, Historique et Scientifique. 
Toulon. — Société Académique du Var. 

* Toulouse — Société Académique Franco-Hispano-Portugaise. 

Tours. — Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département d'Indre- 
et-Loire. 

* Verdun. — Société Philomatique de Verdun. 

Italie. 

Brescia. — Ateneo di Brescia. 

* Catane. — Accademia Gioenia di Scienze Naturali in Catania. 

* Florence. — Società Entomologica Italiana. 

* Gênes. — Società di Letture e Conversazioni scientifichc. 

* Id. — Museo Civico di Storia Naturale. 

* Milan. — Società Italiana di Scienze Naturali. 
Modène. — Società dei Naturalisa in Modena. 
Naples. — Zooloinsche Station. 

Id. — Società di Scienze fisiche e naturale di Napoli. 

* Padoue. — Società Veneto-Trentina di Scienze naturali. 
Palerme. — Accademia Palermitana di Scienze, Lettere ed Arti 

Id. — Il Naluralista Siciliano. 

Id. — Società di Acclimazione e di Agricoltura in Sicilia- 

* Pise. — Società Malacologica Italiana. 

* Id. — Società Toscana di Scienze Naturali. 

* Rome. — Accademia Pontificîa de' Nuovi Lincei, 

* Id. — Reale Accademia dei Lincei. 

* Id. — Reale Comitato Geologico Italiano. 

* Sienne. — Reale Accademia dei Fisiocritici di Siena. 

Id. — Società Geologica Italiana. 

* Turin. — Reale Accademia délie Scienze di Torino. 

* Venise. — Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere cd Arti. 
Vérone. — Accademia d' Agricoltura, Arti e Commercio di Verona. 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXIX 

Luxembourg, 

* Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg. 

Néerlande. 

* Amsterdam. — Koninklijke Akademie van Wetenschappen te Amsterdam. 

Id. — Koninklijk Zoologisch Genootschap Natura Artis Magistra. 

Groningue. — Academia Groningana. 

Id. — Natuurkundig Genootschap te Groningen. 

* Harlem. — Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen te Haarlem. 

* Id. — Teyler's Stichting. 
Leide. — Academia Lugduno-Batava. 

* Id. — Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. 

IVorvège. 

* Christiania. — Den Norske Nordhavs-Expedition 1876-1878. 

Id. — Kongelig Norsk Frcdericks-Universitet. 

Id. — Videnskabs Selskab i Christiania. 

* Drontheim. — Kongelig Norsk Videnskabs Selskab i Throndhjem. 

Portugal. 

Lisbonne. — Commissao Geologica do Portugal. 

* Porto. — Sociedade de Instrucçao do Porto. 

Russie. 

* Dorpat. — Dorpater Naturforscher Gesellschaft. 

* Ekatherinenbourg. — Société Ouralienne d'amateurs des sciences naturelles. 

* Helsingfors. — Finska Vetenskaps Societeten. 

Id. — Societas pro Fauna et Flora Fennica. 

Mitau. — Kurlàndische Gesellschaft fur Literatur und Kunst. 

Moscou. — Société impériale des Amis des Sciences naturelles, d'Anthropologie et 
d'Ethnographie. 

* Id. — Société impériale des Naturalistes de Moscou. 

* Riga. — Naturforschender Verein zu Riga. 

* Saint-Pétersbourg. — Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. 

Id. — Comité géologique russe. 

Id. — Kaiserlisch-Russische mineralogische Gesellschaft. 

Suède. 

* Gothembourg. — Kongliga Vetenskaps och Vitterhets Samhallct i Goteborg. 
Lukd. — Kongliga Fysiografiska Sâllskapet i Lund. 

Id. — Universitas Carolina Lundensis. 
Stockholm. — Konglig Swensk Vetenskaps Akademie. 

* Upsal. — Kongliga Vetenskaps Societeten. 

Suisse. 

Aarau. — Argauische Naturforschende Gesellschaft zu Aarau. 

* Bale. — Naturforschende Gesellschaft zu Basel. 



CXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

* Berne. — Naturforschende Gesellschaft in Bern. 

Coire. — Naturforschende Gesellschaft Graubiinden's zu Chur. 

* Genève. — Institut national Genevois. 

* Lausanne. — Société Vaudoise des Sciences naturelles. 
Neuciiatel. — Société des Sciences naturelles de Neuchâtel. 

* Saint-Gall. — St-Gallische Naturwissenschaftliche Gesellschaft. 
Schaffhouse. — Schweizerische Entomologische Gesellschaft. 

Schweizerische Naturforschende Gesellschaft. 



OCÉANIE. 

Nouvelle-Galles du Sud. 

* Sydney. — Australian Muséum of Sydney. 

Id. — Department of Mines. 

* Id . — Linnean Society of New South Wales. 

* Id. — Royal Society of New South Wales. 

Queeusland. 

* Brisbane, — Royal Society of Queensland. 

Nouvelle-Zélande. 

* Aukland . — New Zealand lnstitute . 

* Wellington. — Colonial Muséum and Geological Survey Department. 

Tasmanie. 

* Hobart-Town. — Royal Society of Tasmania. 

♦ ■ 



Souscripteurs aux annales de la Société. 

Bruxelles. — Département de l'intérieur. 

Id. — Département de l'instruction publique. Enseignement primaire 

Id. — Id. id. id. Enseignement moyen . 

Id. — Commission belge des échanges internationaux. 

Id. — Institut cartographique militaire. 

Id . — Librairie Manceaux . 
Gottingue . — Université Royale de Gôttingue. 
Londres. — Briiish Muséum. 



V 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ 



9 



TABLEAU INDICATIF 



DES 



PRÉSIDENTS DE LA SOCIÉTÉ 



DEPUIS SA FONDATION 



(L'astérisque indique les Présidents décédés.) 

1863-1865. MM.* H. LAMBOTTE. 
1865-1867. H. ADAN. 

1867-1869. * le comte M. DE ROBIANO, 

1869-1871. *J. COLBEAU. 

1871-1873. *H. NYST. 
1873-1875. G. DEWALQUE 

1875-1877. J. CROCQ. 

1877-1879. A. BRIART. 

1879-1881. J. CROCQ 

1881-1882. F. ROFFIAEN 

1882-1884. J. CROCQ. 

1884-1886. P. COGELS 



LISTE GÉNÉRALE 



DES 



MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

AU 31 DÉCEMBRE 1884 
(Le nom des membres fondateurs est précédé d'un astérisque.) 



Membres honoraire». 

1877. Bellardi, professeur Luigi, — Turin (Italie). 

1880. Crosse, Hippolyte, directeur du journal de Conchyliologie. — Rue Tronchet, 25, 
Paris. 

1875. Davidson, Thomas, membre de la Société Royale et de la Société Géologique de 
Londres, etc. — Salisbury Road, 9, Brighton. W. (Angleterre). (Mollusques 
Brachiopodes.) 

1880. Fischer, D r Paul, aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle. — Rue 

Cuvier, 57, Paris. (Conchyliologie.) 
(1863)-1881. *Fologne, Égide, architecte, trésorier de la Société Entomologique de 

Belgique. — Rue de Namur, 12, Bruxelles. 
1863. Funck, N., directeur du Jardin Zoologique de Cologne, membre de diverses Sociétés 

savantes. — Cologne (Allemagne). 

1870. Hammelrath, D r Gustave, ancien directeur du Jardin Zoologique de Bruxelles. — 
Paris . 

1878. Hayden, F.-V. ( géologue des États-Unis — Washington D. C. 

1876 Jeffreys, Gwyn, membre de la Société Royale de Londres, etc. — The Terrace, 1, 
Kensington, Londres. 

1884. Medlicott, Henry Benedict, membre de la Société royale de Londres, directeur du 
service géologique de l'Inde anglaise. — Calcutta. 



CXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

4878. Selwyn, Alfred, R.-C, directeur de la Commission géologique du Canada. — Saint- 

Gabtiel Street, 76, Montréal (Canada). 
1864)-1872. Senoner, D r Adolf, membre de diverses Académies et Sociétés savantes. — 

Landstrasse, Kieglergasse, 14, Vienne (Autriche). 
1867. Sowerby, G.-B. — Grcat Russell Street, 45, Bloomsbury, Londres. 
(1867)-1870. Staes, Célestin, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Louvain. 

1881. Woodward, D p Henry, conservateur de la section de géologie du British Muséum, 
membre de la Société Royale. — Cromwell Road, South Kensington, S. W. 
Londres. 



Membres correspondants. 

1867. Bielz, E.-Alb., inspecteur royal de l'enseignement, membre de diverses Sociétés 
savantes. — Hermannstadt, Transylvanie (Autriche). 

1867. Brusina, Spiridione, conservateur du Musée national de zoologie, professeur à 

l'Université d'Agram, membre de diverses Sociétés savantes. — Agram, Croatie 
(Autriche). 

1864. Cakofari de Santa Vittoria, comte J. — Sora, Terra di Lavoro (Italie). 
1864. Charlier, Alexandre, capitaine au long cours dans la marine belge. — Place Saint- 
Joseph, 15, Ostende. 

1868. Chevrand, Antonio, D r en médecine, etc. — Cantagallo (Brésil). 

1864. D'Ancona, Cesare, D 1 ' en sciences, aide-naturaliste au Musée royal d'histoire natu- 

relle, etc. — Florence (Italie). 

1866. Dubrueil, E., membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Carré du Roi, 1, 

Montpellier, Hérault (France). 

1869. Erjavec, Francesco, professeur d'Histoire naturelle à l'École supérieure. — Gôrz 

(Autriche). 

1878. Foresti, D r Lodovico. — Hors la Porta Saragozza, n° 140-141, Bologne (Italie). 

1876. Gaucher, Élie. — Chaussée d'Etterbeek, 124, Bruxelles. 

(1868)-1880. Gentiluomo, D r Cammillo, conservateur du Musée royal d'histoire naturelle. 
— Via S. Francesco, 23, Pise (Italie). 

1867. Gobanz, D p Josef, professeur d'Histoire naturelle à l'École supérieure. — Klagenfurt, 

Carinthic (Autriche). 

1872. Heynemann, D.-F., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc. — 
Schifferslrasse, 53, Sachsenhausen, près de Francfort-sur-le-Mein (Allemagne). 

1868. Hidalgo, D r J. Gonzalez. — Huertas, 7 Duplicado, 2° derecha, Madrid (Espagne), 

1874. Issel, D r Arturo, professeur. — Gênes (Italie). 

1865. Jamrach, Ch., naturaliste. — S'-George Street, 180, East, Londres. 
1873-(1882). Jones, T. Rupert, professeur à l'Université, membre de la Société Royale. — 

10, Uverdale Road, King's Road, Chelsea, Londres, S. W. 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ GXXVII 

1872. Kobelt, D r W., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc. — Schwan- 
heim-sur-le-Mein (Allemagne). 

4864. Lallemant, Charles, pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes. — L'Arba, 

près d'Alger (Algérie). 
1872. Lancia di Brolo, duc Frederico, membre de l'Académie royale des Sciences de 

Palerme, etc. — Palerme (Sicile). 

1866. Manfredonia, commandeur Giuseppe, D r en médecine, professeur, membre de 
diverses Académies et Sociétés savantes. — Via Sapienza, 51, Naples (Italie). 

1872. Matthew, G. -F., membre de diverses Sociétés savantes. — Leustones, depart- 
ment S 1 - John, Nouveau-Brunswick (Canada). 

1866. Morière, J., doyen de la faculté des sciences, membre de diverses Sociétés savantes. 

— Rue de Bayeux, 40, Caen, Calvados (France). 

1869. Paulucci, M me la marquise Marianna. — Villa Novoli, Florence (Italie). (Coquilles 
vivantes.) 

1882. Renard, D r Charles, conseiller privé, vice-président de la Société impériale des 
Naturalistes de Moscou. — Miloutinskoï Péréoulok, maison Askarkhanoff, 
Moscou (Russie). 

1876. Ressmann, D r Fr. — Malborgeth (Autriche). 

1868. Rodriguez, Juan, directeur du Musée d'histoire naturelle. — Guatemala. 

1867. Rothe, Tyge, directeur du Jardin royal de Rosenborg. — Copenhague (Danemark). 

1867. Schmidt, D 1 ' Oscar, professeur à l'Université de Strasbourg. — Strasbourg, Alsace 

(Allemagne). 

1868. Sciuto-Patti, Carmelo, ingénieur, membre de l'Académie des Sciences naturelles 

de Catane et de diverses Sociétés savantes. — Catane (Sicile). 

1864. Stossich, Adolf, professeur, membre de diverses Sociétés savantes. — Trieste, 

Istrie (Autriche). 

1878. Tapparone-Canefri, chevalier Cesare. — Via Sant'Ugo, 8 (interno 4) Gènes (Italie). 

1882. Von Koenen, D r Adolphe, professeur à l'Université royale de Gôttinge. — Gôltinge 
(Allemagne) . 

1872. Westerlund, D r Carl, Agardh. — Ronneby (Suède). 

1865. Wesïerman, G.-F., directeur du Jardin zoologique d'Amsterdam, membre de diverses 

Sociétés savantes. — Amsterdam (Néerlande). 
1867. Wiechmann, D p C.-M., membre de diverses Sociétés savantes. — Kadow, près de 
Goldberg, Mecklembourg (Allemagne). 

1873. Winkler, T.-C, D r en sciences naturelles, conservateur au Musée Teylcr, membre de 

diverses Sociétés savantes. — Harlem (Néerlande). 

Membre effectif à vie. 

1872. Bubics, S.-C.-O., chambellan de Sa Sainteté, etc. — Palais des princes Esterhazy, 
Wallnerstrasse, 4, Vienne (Autriche). 



CXXV11I SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Membres effectif*. 

1883. Albrecht, D r Paul. — Rue d'Isabelle, 38, Bruxelles. 

4882. Ballion, Jean, membre de la Société Géologique de Belgique. — Place de la 
Calandre, 8-9, Gand. (Collection de mollusques vivants et fossiles.) 

4874. Barrois, Charles, licencié en sciences naturelles, préparateur de géologie à la 
Faculté des sciences. — Rue Rousselle, 47, faubourg Saint - Maurice, Lille 
(France). (Spongiaires.) 

4870. Bauwens, L.-M., receveur des contributions, membre de diverses Sociétés savantes- 

— Rue Ganshoren, 45, Koekelberg-Bruxelles. 

4880. Bayet, Ernest, étudiant en droit. — Rue Joseph II, 58, Bruxelles. 
1879. Beine, Victor, adjoint à la station de Karéma (cote orientale d'Afrique). 
1872. Berchem, François, ingénieur principal des mines. — Rue Pépin, 32, Namur. 
4873. Bouyet, Alfred, colonel du corps d'état-major. — Rue du Méridien, 100, Saint-Josse- 

ten-Noode-Bruxelles . 
4864. Briart, Alphonse, ingénieur en chef des charbonnages de Mariemont et Bascoup, 

membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique. — Morlanwelz, Hainaut. 

1872. Bricourt, C, avocat. — Avenue Louise, 482, Bruxelles. 
4877. Brot, D r Aug. — Malagnon, 6, Genève. 

4882. Bulter, Chaules. — Rue d'Assaut, 20, Bruxelles. 

4879. Carez, L.-L.-H., membre de la Société Céologique de France. — Avenue Hoche, 36, 

Paris. 
4863. * Charlïer, Eugène, D r en médecine, etc., membre de diverses Sociétés savantes. — 
Rue Faubourg-Saint-Gilles, 49, Liège. 

4880. Cluysenaar, D r Gustave, professeur de Sciences naturelles à l'École normale de Huy . 

— Huy (Statte). 

1863. * Cocheteux, Charles, général-major en retraite. — Rue Fabry, 25, Liège et 

Sclessin (Ougrée). 
1870. Cogels, Paul, membre de diverses Sociétés savantes. — Château de Boecken- 
berg, Deurne, près Anvers. (Géologie et paléontologie des environs d'Anvers.) 

1873. Colbeau, Emile, membre de la Société royale Linnécnne de Bruxelles. — Chaussée 

de Louvain, 301, Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 

1864. Cornet, François-Léopold, ingénieur, directeur de la Société anonyme des phos- 

phates de Mesvin-Ciply, membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique. » 

— Boulevard Dolez, 28, Mons. (Fossiles crétacés.) 

1874. Cotteau, Gustave, juge honoraire, membre delà Société Géologique de France, etc. 

— Auxerre, département de l'Yonne (France). (Échinodermes .) 

4869. Cïuven, Alfred-E., membre de diverses Sociétés savantes. — S 1 George 's Boad, 65, 

S.W., Londres. 
1876. Crépin, François, directeur du Jardin botanique de l'État, membre de l'Académie 

royale des Sciences de Belgique, secrétaire de la Société royale de Botanique. 

— Rue de l'Esplanade, 8, Ixelles-Bruxelles. 

1873. Crocq, D r Jean, sénateur, professeur a l'Université libre de Bruxelles, membre de 
l'Académie royale de médecine de Belgique, etc. — Rue Royale, 140, Bruxelles. 

1884. Daimeries, ànthyme, ingénieur. — Avenue des Arts, 20, Bruxelles. 

1879. Da Silva Ribeiro, D r ABEL. — Aldeia Gallega, près de Lisbonne (Portugal). 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ GXXIX 

4866. Dautzenberg, Philippe. — Rue de l'Université, 213, Paris. (Coquilles marines 
d'Europe.) 

1873. Davreux, Paul, ingénieur, inspecteur adjoint de l'enseignement professionnel, secré- 

taire de la commission du Musée royal de l'industrie. — Rue Lefrancq, 14, 
Schaerbeek-Bruxelles. 
1871 . De Bullemont, Emmanuel, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue de l'Arbre- 
Bénit, 39, Ixelles-Bruxelles. 

1874. Deby, Julien, ingénieur, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Mou- 

lin, 45. (Observations microscopiques.) 
1880. De Cort, Hugo, étudiant. — Rue de l'Arbre-Bénit, 79, Ixelles-Bruxelles. 
1874. De Cossigny, J. Charpentier, ingénieur, membre de la Société Géologique de 

France, etc. — Courcelle, près Saint-Parres-les-Vaudes, département de l'Aube 

(France). 

1880. De Dorlodot, l'abbé Henry. — Au château de Floreffe. 

1883. de Gregorio, marquis Antonio, docteur en sciences naturelles. — Palerme. 

1874. De Guerne, Jules, licencié es sciences, membre de la commission d'histoire naturelle 

du Musée de Douai. — Rue Monge, 2, Paris (Nudibranches .) 
1876. Dejaer, Ernest, ingénieur au corps des mines. — Rue de la Chaussée, 22, Mons. 
1869. De Jonghe, vicomte Baudouin. — Rue du Trône, 60, Quartier-Léopold, Bruxelles. 

1875. Delacre, Ambroise, pharmacien. — Montagne de la Cour, 80, Bruxelles. 

1879. De Ladrière, Prudent. — Rue de Namur, 13, Bruxelles. 

1874. De la Fontaine, Jules, conservateur des collections de l'Université, membre de plu- 
sieurs Sociétés savantes. — Gand. 

1880. De Limburg-Stirum, comte Adolphe, étudiant. — Rue du Luxembourg, 30, Bruxelles, 

et Château de Lumay, près Hougaerde. 
1883. De Loë, baron Alfred. — Château de Beugnies, Harmignies, près Mons, et boulevard 
de Waterloo, 64, Bruxelles. 

1871. De Looz-Corswarem, comte Georges, membre de diverses Sociétés savantes.. — 

Château d'Avin, par Avennes, province de Liège, et Boulevard de Waterloo, 64, 
Bruxelles. 
1880. Delvaux, Emile, capitaine de cavalerie. — Avenue Brugmann, 456, à Uccle-lez- 
Bruxelles. (Géologie tertiaire.) 

1872. Denis, Hector, avocat, professeur à l'Université libre de Bruxelles. — Rue de la 

Croix, 42, Ixelles-Bruxelles. 
1863. *De Selys-Longchamps, baron EDxMOnd, sénateur, membre de l'Académie royale des 
Sciences de Belgique, etc. — Quai de la Sauvenière, 34, Liège, et Château 
de Longchamps, près de Waremme. 

1871. Desguin, Pierre, ingénieur. — Rue des Croisades, 32, Bruxelles. 

1880. Determe, Stanislas, étudiant. — Chaussée de Wavre, 19, Ixelles-Bruxelles. 
1882. Devos, André, conservateur du Musée scolaire de l'Étal.— Rue du Nord, 46, Bruxelles. 
1863. *Dewalque, D r Gustave, professeur à l'Université de Liège, membre de l'Académie 
royale des Sciences de Belgique, etc. — Rue de la Paix, 17, Liège. 

1872. Dollfus, Gustave, membre de la Société Géologique de France, etc. —Rue de Cha- 

brol, 45, Paris. 

1880. Dollo, Louis, aide-naturaliste au Musée royal d'histoire naturelle.— Rue de la Tou- 
relle, 44, Elterbeek-Bruxelles. 
1882. Dupont, Victor, industriel. — Rue de Saint-Sauveur, à Renaix. 

1882. Eben, Guillaume, instituteur. — Délie, près de Vellhem. 



CXXX SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

4876. Eck, André, pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du 
Bourg-Tibourg, 4, Paris. 

1882. Fastbender, Robert, professeur à l'École supérieure de Maastricht. — Maastricht 

(Limbourg néerlandais). 
4872. Fleming, S.-R. — Boulevard du Régent, 45, Bruxelles. 
4865. Fontaine, César, membre de diverses Sociétés savantes. — Papignies, Hainaut. 

4879. Forir, Henri, ingénieur des mines, répétiteur de minéralogie et de géologie à l'École 

des mines, conservateur des collections de minéralogie et de géologie de l'Uni- 
versité. — Rue Haut-Laveu, 75, Liège. 
4874. Friren, abbé A., professeur au petit Séminaire, membre de diverses Sociétés savantes. 
— Montigny lez-Metz, Lorraine (Allemagne). (Fossiles du lias et de Voolite 
inférieure). 

4881. Gardner, John, Starkie, membre de la Société géologique de Londres. — Lon- 
dres. (Paléontologie végétale.) 
4874. Giard, Alfred, professeur de zoologie à la Faculté des Sciences, etc. — Lille (France). 

4874. Gosselet, Jules, professeur de géologie à la Faculté des Sciences, membre de 

diverses Sociétés savantes. — Rue d'Antin, 48, Lille (France). 

4880. Haeusler, D r Rudolf, membre de la Société Géologique de Londres. — The 

Military Cottage, Sunbury-on-Thames, Middlesex. 

4872. Henné, Alexandre, major au 12 e régiment de ligne. — Faubourg Sainte-Croix, Namur. 
4880. Hennequin, Emile, major du corps d'état-major, directeur de l'Institut cartogra- 
phique militaire. — La Cambre, Ixelles-Bruxelles. 

4873. Houzeau de Lehaie, Auguste, membre de la Chambre des représentants, de la 

Société des Sciences du Hainaut, etc. — Hyon, près de Mons. 

4883. Janson, Paul, avocat. — Place du Petit-Sablon, 48, Bruxelles. 
4879. Joly, A., professeur à l'Université libre de Bruxelles. — Rue du Parnasse, 38, 
Ixelles-Bruxelles. 

4875. Jorissenne, D r Gustave, membre de la Société Géologique de Belgique, etc. — 

Boulevard de la Sauvenière, 430, Liège. 

4867. Lanszweert, Edouard, pharmacien. — Rue de la Chapelle, 85, Ostende. (Mollus- 
ques marins de Belgique). 

4872. Lefèvre, Théodore, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Pont-Neuf, 40, 

Bruxelles. (Paléontologie tertiaire.) 
4879. Liénard, Valère. — Boulevard des Hospices, 264, Gand. 

488 't. Mac Leod, Jules, docteur en sciences naturelles. — A la Pêcherie, 48, Gand. 

4871. Malaise, Constantin, D r en sciences, professeur a l'Institut agricole de l'État, 

membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique, etc. -— Gembloux. 

(Terrain silurien et fossiles qiCU renferme.) 
1882. Mallien, Célestin, instituteur à l'École primaire supérieure de l'Étal. — Rue de 

Terre-Neuve, 469, Bruxelles. 

4873. Mazé, H., ordonnateur de la Guadeloupe. — Basse-Terre (Guadeloupe). 

4875. Michelet, Gustave, ingénieur, membre de la Société belge de Microscopie. — Rue 

de Pascale, 6, Quartier-Léopold-Bruxelles. 
4882. Moens, Jean, avocat. — Lede, près Alost. 
4879. Monthiers, Maurice, ingénieur des mines, membre de la Société Géologique de 

France. — Rue d'Amsterdam, 70, Paris. 
4877. Mors, Emile, étudiant. — Rue Solferino, 4, Paris. 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CXXXI 

1884. Nobre, Auguste. — Liberdade, 59, Oporto (Portugal). 

1872. Ortlieb, J., chimiste, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue de Mérode, 

169, Saint-Gilles, Bruxelles. (Géologie générale du bassin tertiaire anglo- 
flamand.) 

1880. Pelseneer, Paul, docteur en sciences naturelles. — Rue du Gentilhomme, 17, 

Bruxelles. 

1882. Pergens, Ed. — Rue de la Station, 93, Louvain. (Mollusques terrestres et fluviatiles 

de la Belgique. Fossiles maastrichtiens.) 

1881. Pigneur, Léopold, candidat en sciences naturelles. — Schaerbeek-Bruxelles. 
1870. Pire, Louis, professeur honoraire de l'Athénée royal de Bruxelles, membre de 

diverses Sociétés savantes. — Spa. 

1879. Piret, Adolphe, Comptoir belge de Minéralogie et de Paléontologie. — Quai de 

l'Arsenal, Tournai. 

1873. Potier, Alfred, ingénieur des mines, membre de la Société géologique de France. 

— Rue de Boulogne, 1, Paris. 
1870. Purves, J.-C, attaché au Musée royal d'histoire naturelle. — Chaussée de Charle- 
roi, 191, Saint-Gilles-Bruxelles. 

1882. Raeymaekers, Désiré, étudiant en médecine. — Rue de la Station, 161, Louvain. 

(Coquilles marines, terrestres et fluviatiles; fossiles tertiaires.) 

1883. Raeymackers, Louis. — Rue de la Station, 164, Louvain. 

1883. Renson, Charles, pharmacien. — Rue de Tirlemont, 52, Louvain. 

1880. Robie, François, instituteur. — Au Chant des Grenouilles, Forest-lez-Bruxelles . 
1863. *Roffiaen, François, artiste peintre, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue 

Godecharle, 16, Ixelles-Bruxelles. (Collection des espèces terres très, 'principale- 
ment du genre Hélix.) 

1880. Roffiaen, Hector, sous-lieutenant du génie. — Avenue Isabelle, 10, Anvers. 

1881. Rombaut, Eugène, inspecteur de l'industrie et de l'enseignement professionnel. — 

Rue des Chevaliers, Bruxelles. 

1881. Rouffart, Emile, docteur en sciences naturelles. — Chaussée de Wavre, 106. 

Ixelles-Bruxelles. 
1883. Roussel, Armand, architecte. — Rue des Sablons, 4, Bruxelles. 

1879. Rucquoy, Alfred. — Rue du Pont-Neuf, 28, Bruxelles. 

1872. Rutot, Aimé, ingénieur honoraire des mines, conservateur au Musée royal d'histoire 
naturelle, membre de la Société géologique de Belgique. — Rue du Chemin de 
fer, 31, Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 

1882. Sacré, J., étudiant. — Rue Notre-Dame, 10, Louvain. 

1874. Schepman, M. -M., naturaliste. — Rhoon, près de Rotterdam (Néerlande). 

1880. Shrubsole, W.-H., membre de la Société Géologique de Londres. — High Street, 62, 

Sheerness-on-Sea, comté de Kent (Angleterre). 
1880. Steel, Thomas. — Condong Sugar mill, Tweed River (Nouvelle-Galles du Sud). 
1879. Stevens, J.-D. — Boulevard de Waterloo, 99, Bruxelles. (Fossiles tertiaires de 

Belgique.) 
1878. Stevens, Jean, ingénieur. — Rue des Palais, 155, Schaerbeek-Bruxelles. 

1878. Tiberi, D r Nicolo. — Résina, près de Naples. (Mollusques vivants.) 

1879. Tillier, Achille, architecte. — Pâturages. 



CXXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

1872. Ubaghs, Casimir, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue des Blanchisseurs, 

Maastricht (Limbourg néerlandais). 

4884. Van Beneden, Edouard, professeur à l'Université de Liège. — Rue des Auguslins, 43, 

Liège. 
1869. Van den Broeck, Ernest, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, membre 

de plusieurs Sociétés savantes. — Rue de Terre-Neuve, 124, Bruxelles. (Fora- 

minifères. Distribution géographique des Mollusques. Collection spéciale des 

Mollusques belges.) 
1882. Vandendaele, Henri. — Rue des Prêtres, 136, Renaix. (Fossiles tertiaires.) 

1873. Van Ertborn, baron Octave. — Château de Solhof, Aertselaer, et rue des Lits, 14, 

Anvers. (Géologie tertiaire.) 
1880. Van Mossevelde, Jules, industriel. — Differdange (grand-duché de Luxembourg). 
1880. Velge, Gustave, ingénieur civil. — Lennick-Saint-Quentin. (Géologie tertiaire.) 
1869. Vincent, Gérard, contrôleur des recherches paléontologiques du Musée royal d'his- 
toire naturelle. — Avenue d'Auderghem, 97, Etterbeek-Bruxelles. (Fossiles 
des terrains éocènes de Belgique.) 

1873. Weinmann, Rodolphe, chimiste, membre de la Société Entomologique de Bel- 

gique, etc. — Rue Berkmans, 36, Saint-Gilles-Bruxelles. 
1876. Weissenbruch, Paul, imprimeur du Roi. — Rue du Poinçon, 45, Bruxelles. 
1863. "Weyers, Joseph -Léopold, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue 

Joseph II, 35, Bruxelles. 
1882. Woot de Trixhe, Jos., pharmacien. — Namur. 

1874. Wright, Bryce, membre de la Société royale d'Histoire de Londres. — Hesket 

House, Guildfort Street, Russell Square, Londres. 

1879. Yseux, Emile, D r en médecine, professeur à l'Université libre de Bruxelles. — 
Avenue du Midi, 97, Bruxelles. 



Membres décèdes. 



1866. Le Comte, Théophile, membre de diverses Sociétés savantes, a Lessines. 

1867. Miller, Henry, J., membre de la Société belge de Microscopie et de la Société 

royale de Botanique de Belgique, à Bruxelles, 
1881. Prevot, D e Honoré-Albert, médecin de l'Hôtel-Dieu, à Alençon, département de 
l'Orne (Franco). 



TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES 

CONTENUES DANS LE TOME XIX, 1884 

DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE 

DE BELGIQUE 



<o««> 



Annales de la Société Royale Malacologique de Belgique, tome XIX, 1884 . . 3 

Assemblée générale annuelle du 6 juillet 1884 XL 

Bulletin bibliographique . LXXXVII 

Bulletins des séances de la Société III 

Bulletins de la Société Royale Malacologique de Belgique, tome XIX, 1884. . I 

Collections malacologiques CVIÎ 

Compte-rendu des excursions de la Société royale Malacologique de Belgique à 

Audenarde, Renaix, Flobecq et Tournai, par E. Delvaux (pi. III, IV et V) . 55 

Contribution à l'étude des sables pliocènes diestiens, par E. Van den Broeck , 7 

Institutions correspondantes CXI 

Le terrain quaternaire d'Ostende et le corbicula fLuminalis, par G. Dollfus 

(planches MI) .,.......; 28 

Liste générale des membres CXXI 

Mémoires de la Société Royale Malacologique de Belgique, tome XIX, 1884 . . 5 
Séances de la Société : 

5 janvier 1884 V 

2 février 1884 VIII 

1« mars 1884 XIII 

Quelques mots sur les nouvelles découvertes d'Erquelinnes, par 
A. Rulot. 

7 avril 1884 . XVI 

Découverte du genre Avellam dans le terrain landenien inférieur^ 
par G. Vincent. 

3 mai 1884 XXII 



CXXXIV TABLE DES MATIÈRES 

7 juin 1884 XXV11I 

Quelques observations faites aux environs de Grez, par D. Raeymackers 
et baron A. de Loë. 

6 juillet 188 (assemblée générale annuelle) ......... XL 

Rapport du Président. 

Budget. 

Fixation des jours et heures des assemblées de la Société. 

Choix de la localité et de l'époque de l'excursion annuelle de la Société. 

Propositions et communications du Conseil. 

Élections. 

2 août 1884 XLVIII 

6 septembre 1884 LU 

4 octobre 1884 LV 

Note sur la découverte de fossiles miocènes dans les dépôts de l'étage 
bolderien, à Waenrode, par E. Van den Broeck. 

8 novembre 1884 LXVIII 

Note sur la découverte de gissements fossilifères pliocénes dans les 

sables ferrugineux des environs de Diest, par E. Van den Broeck. 
Sur un faciès nouveau ou peu connu de l'argile rupelienne et sur les 

erreurs d'interprétation auxquelles il peut donner lieu, par E. Van 

den Broeck. 
Description d'une coupe levée à Estienne-au-Mont, par M. le baron 

A. de Loë et D. Raeymaekers. 
Liste des fossiles de la craie blanche de Grez-Doiccau, par A. Pai- 

meries . 

6 décembre 1884 LXXXI 

Table générale des matières contenus dans le tome XIX des Annales 

de la Société royale Malacologique de Belgique CXXX1II 

Tableau indicatif des Présidents de la Société depuis sa fondation. . . CXXIIt 



PLANCHE I. 



Fig. 1-2. Corbicula fluminalis, Mùll. sp. var. trigonula, Wood., Blankenberghe. 

— 3. — — typica, Blankenberghe. 

— 4. — ^ — var. amnicoides, G. 1)., Ostende. 

— 5. — — var. cor, Lmk, Blankenberghe. 

— 6-8. — — typica, Teutschenlhal. 

— 9. — — var. trigonula, Wood, Teutschentha). 

— 10-13. — — var. amnicoides, G. D., Erith. 

— 14-15. — — var. cor, Lmk, Mardi. 

— 16-19. — — var. trigonula, Wood, Cergy. 

— 20-23. — — typica, Cergy. 

— 24-26. — — var. amnicoides, G. D., Cergy. 

— 27. — — typica, Cergy. 

$. B. Toutes les figures sont réduites de 1/10. 



Ann. de la Soc. Roy. Malac. de fiefyiçue,. 







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D après photograpkoes. 








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GSevereifns, 



PLANCHE II. 



Fig. 1-2. Corbiculs fluminalis, Mùll. sp. var. trigonula, Wood., Blankenberghe. 

— 3. — — typica, Blankenberghe. 

— 4. — — var. amnicoides, G. 1)., Ostende. 

— 5. — — var. cor, Lmk, Blankenberghe. 

— 6-8. — — typica, Teutschenlhal. 

— 9. — — var. trigonula, Wood, Teutschenthal. 

— 10-13. — — var. amnicoides, G. D., Erith. 

— 14-15. — — var. cor, Lmk, March. 

— 16-19. — — var. trigonula, "Wood, Cergy. 

— 20-23. — — typica, Cergy. 

— 24-26. — — var. amnicoides, G. D., Cergy. 

— 27. — — typica, Cergy. 

iV. B. Toutes les figures sont réduites de 1/10. 



A/m. de la Soc. Roy. Màlac. de Belgique/. 






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après- photographie^. 



-Lztfy,. GSevereyns 



PLANCHE III. 

Fig. 1 . Tranchée de Eekdriesch ( l ) . 

S Remanié limoneux alluvial, jaune rougeâtre, avec cailloux à la base ; 
Alluvions, jaune rougeâtre, avec limonite en grains; 

$ Tourbe fibreuse, serrée, très-dense, brun noirâtre, avec troncs d'arbres ; 

y Alluvions anciennes, argilo-sableuses, jaune grisâtre; 

y Dépôt sableux alluvial, gris blanchâtre, avec amas de gravier; 

S Remanié à éléments tertiaires argilo-sableux, gris blanc, passant au gris bleu, fétide ; 

/3 Lit de galets et de cailloux quaternaires de silex, à ossements de Rhinocéros tichorhinus. 
On y trouve de nombreux exemplaires de Nummulites planulata épars, peu usés, 
de gros blocs de calcaire nummulitique anguleux et des fragments de psammite 
paniselien roulés. Ce dépôt ravine énergiquement le 
Sable ypresien supérieur, à Nummulites -planulata, en place. 

Fig. 2. Excavation de Waetsbrugge. 

Humus et cailloux épars ; 

Eemanié limoneux alluvial, jaune rougeâtre, avec cailloux à la base ; 

Remanié alluvial comprenant : des sables paniseliens glauconifères, des sables ypresiens, 

entremêlés vers le bas, et des bandes argilo-sableuses blanchâtres; 
Lit épais de galets et cailloux de silex, entremêlés de fragments de psammites et de grès 

paniseliens, renfermant des Nummulites planulata peu roulées, des blocs de calcaire 

nummulitique anguleux et des ossements de mammifères quaternaires : Rhinocéros 

tichorhinus, Bos primigenius, etc.; 
Sable ypresien supérieur à Nummulites planulata, jaune verdâtre, en place. 

Fig. 3. Tranchée de Wayenberghe, 

r Remanié limoneux éboulé ; 

B Étage paniselien, partie inférieure, argile base ; 

a Étage ypresien, partie supérieure, avec banc a Nummulites planulata. 



( J ) Les deux talus de la tranchée ont été rabattus sur le plan horizontal, 



A Étage yp resien. Y 5 



Couches 



Turrilelles. 



Fig. 4. Coupe de la tranchée de Waye?iberghe. 

j3" Remanié de surface, argile altérée -, 
B Étage paniselien. P 1 { p Argile subschistoïde, gris bleu ; 

/3 Grains de gravier, dents de poissons, etc. 
« ,v Cables micacés, très fins, altérés, 

rougis ; 
oc'" Sables micacés, très fins, slrali- ■ 

fiés vers le bas ; 
«" Couche d'argilite terreuse, a Tur- 

ritella édita, etc. 
a' Lits d'argile schistoïde jaunâtre ; J Couches à 
« Banc bNummulitesplanulata t elc. jnummulites., 

Fig. 5. Sablière du moulin du mont d' Ellezelles . 

& Remanié de surface, avec silex taillés et polis ; 

£ Cailloux roulés ; 

S Remanié : argile glauconifère, sables divers et graviers ; 

y Sable de Laeken décalcifié, avec grains de quartz laiteux disséminés ; 

p Gravier base du laekenien, altéré; 

k" Sable paniselien, à stratification oblique ; 

* Sable paniselien, à stratification horizontale, avec bancs de grès rude ou poches fossi- 
lifères ; 

a Sable paniselien, à stratification horizontale, argileux ; 

Fig. 6. Sablière du mont d' Ellezelles. 

9 Remanié de surface, avec instruments préhistoriques en silex ; 
P Cailloux roulés, graviers, argile glauconifère remaniée ; 

Argile glauconifère altérée et sables de Wemmel argileux ; 

Sables de Wemmel ; 

Gravier wemmelien altéré ; 

Sable de Laeken, blanc, pointillé de noir; avec grains de quartz laiteux disséminés ; 

Sable de Laeken, jaune, pointillé de noir; avec grains de quartz laiteux disséminés ; 

Gravier laekenien altéré ; 
«" Sable paniselien, à stratification oblique, et le reste comme ci-dessus, fig. 5 . 

Fig. 7. Excavation de la tranchée de Quesnau ( ! ). 

? Limon sableux, remanié ; 

ï Cailloux de silex roulés ; 

o Sable ypresien remanié, éboulé ; 

y Bande de glauconie pressée, pure, sans mélange de sable, surmontant et surmontée de 

bandelettes minces de la même glauconie, qui occupe la place des bancs de calcaire 

à Nummulites planulata, dissous ; 
(3 Mince couche d'argile terreuse ; 
« Sable ypresien supérieur, fin, micacé, doux au toucher. 

C 1 ) On prononce ké-nio. 






. tnn.de la Soc Roy Midat.de. Betyùfu 



Tome A7X (iSSïj PLfff. 



TrcuuJh&e/ d 'JSekdriesch < 



Coupe- de la Lraiichtev de- VVautnherctkc. 



SaèUi re du TtiouUn du mont d ECUxcUcs 




Fig. 



lifiifclÉK 



EeheZU des 



„- ..M.J 1 - hl 



Echelle./ des 7uzatears 




des hcuUuu-s 



Fùj. o. H 




du. mont cL'EUacdUs 



Excavation,' de/ Waetsbraijtjt 



Excavation' d& la. trancjièe/ de, Qi 



Fttj. 




Fig. 



Tranc/v&ey de> Wayenberafie/. 




Fy. 




E Eelvaux, del 



EûheUe/ des longueurs et des hauteurs 



i des tongm 



PLANCHE IV. 

Fig. 1 . Sablière du Musiekberg. 

Y> Éboulis ; 

£ Quaternaire : cailloux, grès ferrugineux, fragments de poudingue de Renaix, sables ter- 
tiaires et argile glauconifère, remaniés ; 

S Sable de Wemmel ; 

S Gravier wemmelien altéré ; 

s Sable de Laeken ; 

/s Gravier laekenien altéré ; 

a Sable paniselien à stratification oblique, passant, vers le bas, au sable argileux, à strati- 
fication horizontale. 

Fig. 2. Chemin encaissé du Musiekberg. 

■n Remanié de surface et éboulis, limon sableux et grès ferrugineux rares ; 

£ Cailloux roulés teintés en jaune, fragments de grès limoniteux, éclats de silex, gra- 
viers, etc.; 

s Sables fins, blanc rosé, à grandes paillettes de mica blanc, en amas lenticulaires peu 
étendus ; 

£ Sable argileux glauconifère brun rouge teinté de vert, durci, stratifié, avec cailloux dis- 
séminés dans la masse ; le grain est irrégulier, moyen ; 

y Cailloux ovoïdes ou ronds, non aplatis, non cariés, non brisés, en couche d'épaisseur 
inégale, ravinant Y 

5 Argile glauconifère, bien caractérisée, offrant les trois faciès, mais ne présentant pas la 

bande noire graveleuse ; 
a Sable de Wemmel. 

Fig. 3. Chemin encaissé du Musiekberg. Extrémité orientale . 

s Gravier de quartz à gros éléments, avec grains de quartzite, pisaires ou subpisaires et 
amas de grandes paillettes de mica le tout bruni par la limonite ; 

6 Sable quartzeux grossier, jusqu'à la surface (semblable à 5) ; 

8 Sable quartzeux grossier, rouge brun, assez cohérent, renfermant, par places, des cloisons 

ou plaques limoniteuses, plus ou moins épaisses ; 
*/ Cloisons limoniteuses plus ou moins épaisses semblables a y ; 
y Cloisons ou plaques limoniteuses, plus ou moins épaisses, passant au poudingue de 

Renaix; 
P f Argile gris jaune jonquille, rose, semblable à l'argile {3, avec lits épais de paillettes de 

mica intercalés; 
(3 Argile gris jaune jonquille, rose, feuilletée, craquelée, fissurée, ne se polissant pas dans 

la coupure, avec lits épais de paillettes de mica intercalés ; 
a' Sable jaune chamois pailleté, altéré, avec cailloux cariés disséminés ; 
a Sable blanc jaunâtre chamois, pailleté de mica, altéré, avec cailloux de silex cariés, 

disséminés dans la masse. 



i 




Fig. 4. Stries et impressions observées à a surface du calcaire carbonifère au contact 
du tuffeiu landenien, dans la carrière Brébart, à Colonne. 

x Stries fines, sensiblement parallèles, orientées de 108° à 115°, ouest ; 

(3 Stries rarement parallèles, toujours larges et profondes ; 

y Dépressions irrégulières, peu profondes, reproduisant en grand les stigmates de la 
variole ; parfois ces dépressions, renferment à l'état de moule libre, un noyau de cal- 
caire altéré qui les remplit exactement. 

Fig. 5. Coupe du cimetière du Nord à Tournai. 

5 Humus et remanié sableux de surface ; 

y Remanié sableux alluvial, avec fragments roulés de calcaire; au fond de la poche : sable 
landenien remanié et deux ou trois éc'ats de silex verdis ; 

(3 Remanié marneux, formé de fortes toises altérées, h concrétions brisées, avec rares frag- 
ments de silex au sommet ; 

a Marnes nerviennes (fortes toises), avec leurs concrétions silicieuses, bien caractérisées, 
en place. 

N. B. Les dièves et le calcaire carbonifère ont été rencontrés à une faible profondeur. 

Fig. 6. Sablière de Kain. 

t Humus et remanié sableux de surface, rares grès ferrugineux et cailloux roulés ; 

ù Sable landenien argileux pailleté, jaunâtre, lavé, remanié; 

y Lits d'argile ypresienne subschistoïde, gris violacé ; épaisseur de m 20 à m 06 ; 

(3 Sable landenien glauconifère, très fin, pailleté, meuble vers le haut, stratifié vers le bas; 

blanc grisâtre, passant au verdâtre en profondeur, doux au toucher, comme celui de 

l'ypresien supérieur ; 
« Même sable, légèrement teinté de vert, que nous avons pu suivre à l m 50 en contre bas 

du sol actuel, avant que la partie inférieure de la sablière ne fût remblayée. 

Fig. 7. Coupe de la tranchée du moulin d'Ormont. 
y Gros sable d'alluvion remanié ; 



Quaternaire. 

y Cailloux de silex et fragments de roches tertiaires roulés ; 

B Étage ypresien infé- ( (3' Argile subschistoïde altérée; 

rieur. ' (3 Argile compacte subschistoïde, gris violacé ; 

a iv Lits minces ou lentilles d'argile feuilletée blanchâtre, inter- 
calés dans 
Supérieur. \ a" Sable fin glauconifère, micacé, meuble vers le haut, stratifié 
en bas ; 
A Étage landenien . \ a" Sable à gros grains, pointillé de noir, stratifié; ravinant le 

u Tuffeau sableux ou argilile glauconifère, altéré, rougi', 
Inférieur. | a Tuffeau ou argilite glauconifère, plus ou moins cohérent, 
fossilifère, avec Gyrolithes Dewalquei. 



inib.de la .Soc Roy Midav. de Beyùpu. 

Sablière du, AfusieMeiy . 




Chemin* moussa dw MusiMerg . 



Fy. 2. . g^-; 




càv MusieAberg. 

N E . 

IfiffPllf 



Fy.S. 




des longueurs -/gg 



Strùs et impressions observas a> U svrfaxxJ (hlP 

calcaire, carborufere/ aat contact/ du/ tuffeau/ (axdenùnJ 

dans tas carrure/ Brèbarb eu CcdtmruL/ 




EâitUt -h; Orientation. des 



Tome. XIX (,S8it, PI IV. 

Coupe/ du> ameUère eàt Vçrd à Tourna*/. 



Fy 



Fia. 6. 




j des longueurs 

■ , & 

^ des hauteurs 

Cmwedtla tranche* du moulin, cl ûrnwrcty. 



Fy. 



li.s folU/tt- 




PLANCHE V. 



Mont Saint-Aubère. Coupe diagramme suivant les axes AB et BC ('). 



Moderne. Dépôts meubles des 
Quaternaire. Limons d'altération 



Tertiaire. 



Étage wemmelien. 



Étage laekenien . 



Étage paniselicn, 



Étage ypresien , 



Étage landenien. 



Prélcrtiaire. 

Crétacé. Étage Turonien. 

Carbonifère. Étage Tournaisien. 



pentes. Remanié. Alluvions. 
Eboulis. Alluvions. Cailloux roulés. Remanié tertiaire. 

Sable blanc jaunâtre, pailleté de mica, avec quelques 
w fins points de glauconie ; 
Gravier altéré. 

Î altéré, rouge cinabre ; 
jaunâtre, sans mica, avec grains de quartz 
laiteux disséminés ; 
Gravier altéré. 

IArgilite supérieure, gris jaunâtre ; j 
Sables blancs, meubles, à grès lustré: 
Sables argileux, jaune verdâtre, stra- 
tifiés ; 
p 3 Argilite sableuse, glauconifère, avec psammites; 
p { Argile compacte, subschistoïde, gris bleu. 
y* Sables gris, très fins, avec banc calcaire à Numrm- 
Iïtes plamdata, banc à Turrilella édita et autres ! 
fossiles silicifiés ( 2 ) ; 
î/ 2 Argile sableuse, à poussière de mica ; 
y 1 Argile compacte subschistoïde, violacée vers le bas. j 
Sable très fin, glauconifère, micacé» avec lentilles d'ar- 
gile feuilletée, gris blanchâtre et traces ligniteus 
Z 2 Sable à gros grains, pointillé de noir, dans les dépp 
sions du tuffeau ; 
Tuffeau sableux ou argilite glauconifère, altérée, rougie 
vers le haut ; 
l l Tuffeau fin ou argilite glauconifère, avec gyrolithes; 
silex verdis à la base. 
Conglomérat à silex, peu épais, localisé dans 
dépressions ; 
FT Marne blanc bleuâtre, avec concrétions silice 

(fortes toises) ; 
C 5 Position déduite théoriquement. 



(') Voir la carte itinéraire. 

( 2 ) N P. Banc à Nummulites planulata; T E. Banc à Turritella édita. 



ArubM la Sot Roy .'/,//,,, de Bdmaa, 



Tome, XIX (i88ï> Pl.V. 



MorU- ! Sf-Aubert, 




Hanuortus • Chut 



Coup& diaœrcwvnw suivant L'axes B C. ( 'voir u carte, uùiùmrtAj 



EXPLICATION DE LA CARTE 



L'explication des numéros non renseignés ici, sera rencontrée dans le texte du compte 
rendu ou en note au bas des pages. 

Numéro 44 . Pont du chemin de fer d'Audenarde à Renaix. Cette coupe, continuée par un 
sondage, a révélé la nature des alluvions rencontrées par les travaux de 
dérivation de l'Escaut. 
15. Orifice du puits artésien de M me V e Thomas (Magerman). 

46. Id. id. de MM. Dupont, frères. 

47. Id. id. de M. Rosier- Allard. 



Id. 
Id. 
Id. 
Id. 



18. Sulsique. Affleurement de la bande noire de glauconie altérée, tenant lieu du 
banc calcaire à Nummulites planulata de l'étage ypresien supérieur. 
Id. 49. Mainvault. Affleurement similaire. 
Id. 20. Hameau du bois. Coupe citée p. 89. 
Id. 24 . Borne provinciale. Origine de coordonnées, p. 69. 




Première et deuxième journées 



CARTE DES ITINÉRAIRES PARCOURUS PAR LA SOCIÉTÉ 

pendant la session extraordinaire de Mi. 



Troisième jouT'iice 






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